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Posts Tagged ‘anne beddingfeld’

Lu dans le cadre du Mois anglais :

La saison d’été bat son plein à Torquay, où les Hewes passent la saison estivale. Beth est très occupée par ses obligations culinaires, mais profite de ses moments de liberté pour goûter aux bains de mer, qui font fureur dans la bonne société en cette année 1900. Mais le paysage ne va pas tarder à s’obscurcir, avec la découverte sur la lande de deux cadavres qui semblent avoir fait l’objet d’une exécution en règle.
Les deux victimes, Lady Hatheirley (une amie proche de lady Hewes) et son cocher, Harry Seaton, entretenaient une liaison adultère, et l’on retrouve sur leur cadavre un message indiquant que tous ceux bafouant la morale subiront le même sort.
Quelques jours plus tard, lord Hewes échappe de peu à une agression, alors qu’il quitte un bordel notoire de Torquay. Le lendemain, Beth surprend un individu masqué en train de mettre le feu au manoir.

Bains de mer et double crème du Devon pour Lord et Lady Hewes, en ce mois d’août 1900. Brillant sous les feux du soleil, la Riviera anglaise est un bel écrin pour Beth Huntly, cuisinière en titre de la famille Hewes, qui se paie le luxe d’être à la fois aristocratique et originale.

L’été pourrait s’écouler paisiblement si il n’y avait eu un double meurtre : lady Hatheirley et son cocher sont assassinés sur la lande de Dartmoor. Pire, il semble que la jeune femme entretenait avec son cocher des relations coupables !

Entrainée sur les chemins de l’enquête par la journaliste Eleanor Rigby, libérée en diable, écartelée entre son devoir de domestique loyale et sa curiosité naturelle, Beth va tout de même prêter main forte à Elaonor, au grand dam de Rajiv…

Vous connaissez mon intérêt pour les polars historiques, spécialement ceux qui ont pour cadre l’Angleterre victorienne et qui ont pour héroïne une femme. Cet hiver j’avais découvert cette héroïne forte, qui ne s’en laisse pas compter, Beth Huntly, dans L’inconnue de Queen’s Gate et je dois dire que j’avais été séduite par ce premier tome dans la même veine que Anne Perry.

J’ai donc rempilé avec Les ombres de Torquay’s Manor, le deuxième opus de cette série et de nouveau, le charme a opéré. Anne Beddingfeld nous propose ici un polar victorien convaincant et une héroïne très attachante que j’ai hâte de retrouver dans les autres volumes de la série, même si ils semblent tous épuisés hélas !

L’action se passe donc dans la station prisée de Torquay en plein été. Dans la torpeur de ce mois d’août, cette station balnéaire ô combien tranquille d’ordinaire, va être le théâtre de plusieurs meurtres et de cambriolages, menés semble-t-il par une société secrète.

Dans ce second volume, Beth Huntley, une jeune femme passionnée de gastronomie, confirme tout le bien que je pensais d’elle. C’est une héroïne moderne, volontaire, pleine de ressources et de bon sens, qui apprend à lire et à écrire, et qui rêve d’ouvrir son propre restaurant.

Avec Rajiv, le valet de lord Hewes, qui a quitté son pays natal, l’Inde, pour entrer au service du lord, elle vit une vraie histoire d’amour mais ne veut pour autant pas sacrifier ses ambitions pour un mariage et des enfants qu’il appelle de ses voeux.

Outre ses deux personnages déjà présents dans le tome 1, on fait ici la connaissance de Eleanor Rigby, une femme affranchie des codes sociaux, une journaliste qui paie de sa personne et brave tous les dangers afin d’écrire un livre sur une bande de malfrats qu’elle a suivi à Torquay.

Anne Beddingfeld connaît bien cette époque et j’ai trouvé la trame historique vraiment passionnante. Elle montre aussi à merveille la place des femmes dans la société victorienne, les limites qu’elles ne peuvent franchir et le rôle qui leur est dévolu. L’enquête policière est originale, plutôt bien ficelée et même si j’ai découvert avant le point final, qui tirait les ficelles, je n’ai boudé mon plaisir à lire l’intrigue jusqu’au bout.

Si vous aimez, comme moi, les polars historiques façon Anne Perry et Ann Granger, je ne peux que vous recommander de découvrir les enquêtes de Beth Huntly, elles vous plairont sûrement !

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Lu dans le cadre du Challenge Cold Winter

A l’entresol du grand hôtel particulier londonien de la famille Hewes, Beth Huntly règne sur les fourneaux et trois servantes, d’une main aussi ferme que talentueuse. Un soir d’hiver apparemment comme les autres, alors qu’elle se rend au jardin pour, comme à son habitude, fumer discrètement un cigare, elle fait une macabre découverte : le corps d’une femme, inconnue, gît dans le labyrinthe, un poignard planté dans le cou. Très vite, les soupçons se portent sur le valet indien au service de Lord Hewes. Après tout, n’est-ce pas lui qui a offert l’arme du crime, un kriss malais, au maître de maison ? Mais Beth ne croit pas à la culpabilité de Rajiv – qu’elle connaît particulièrement bien puisqu’elle partage régulièrement avec lui l’exiguïté de sa petite chambre de domestique… La jeune femme au caractère volontaire est bien déterminée à découvrir qui a commis ce meurtre.

Londres, décembre 1899. Beth Huntly, une simple fille de cuisine, vient d’être promue cuisinière de la famille Hewes. La jeune femme ne sait ni lire ni écrire mais elle a un véritable don pour la cuisine et espère bien garder sa place le plus longtemps possible.

Un soir, alors que Beth fume un cigare dans le jardin, elle aperçoit une femme allongée à l’entrée du labyrinthe de l’hôtel particulier des Hewes. Elle tente de la réveiller mais s’aperçoit que l’inconnue est morte.

Beth court prévenir son amant, Rajiv, le valet indien de Lord Hewes qui réveille son maître. Ne pouvant que constater l’inévitable, Beth est chargée d’aller avertir le bobbie qui fait sa ronde dans le quartier.

Le policier prévient le superintendant James Bent qui découvre une chemise ensanglantée dans la chambre de Rajiv qui est aussitôt arrêté. Ayant de forts doutes sur la culpabilité de son amant, Beth décide d’enquêter sur sa macabre découverte…

Vous connaissez mon intérêt pour les polars historiques, spécialement ceux qui ont pour cadre l’Angleterre victorienne et qui ont pour héroïne une femme. L’inconnue de Queen’s Gate remplissant ces deux critères, il a aussitôt rejoint ma PAL et pour une fois, n’a pas eu le temps d’y trainer.

Ce roman signé Anne Beddingfeld, le pseudonyme de Anne Martinetti, spécialiste de Agatha Christie dont j’avais lu la biographie dessinée consacrée à la reine du crime, Agatha la vraie vie d’Agatha Christie lors du dernier mois anglais, nous propose ici un polar victorien convaincant et une héroïne très attachante que j’ai hâte de retrouver dans les autres volumes de la série, même si ils semblent tous épuisés hélas !

L’action se passe à Londres, en 1899, à la veille du « réveillon du siècle », principalement dans la maison des Hewes. Dans ce premier volume, nous faisons donc la connaissance de Beth Huntley, une jeune femme passionnée de gastronomie, qui vit enfin son rêve : devenir cuisinière. Elle n’est pour l’instant que remplaçante, suite à l’accident dont a été victime, Mrs Hudson, la cuisinière en titre de lord et lady Huntley.

C’est une femme pleine de ressource et de bon sens, qui ne sait ni lire ni écrire, mais qui compte bien réussir sa vie, en excellant derrière les fourneaux. Elle se révèle très attachante et j’ai pris beaucoup de plaisir à la suivre dans son enquête et son quotidien.

On découvre également Rajiv, le valet de lord Hewes, qui a quitté son pays natal, l’Inde, pour entrer au service du lord. Celui-ci a la nostalgie des pays lointains, il est friand de prostituées exotiques qu’il fréquente dans les bordels chics de la capitale anglaise. Il passe aussi beaucoup de temps dans son fumoir, perdu dans les vapeurs de l’opium, tout en contemplant avec nostalgie sa collection d’objets collectés en Inde.

Lady Hewes de son côté, s’accommode de cette situation en ne partageant plus la couche de son époux. Elle est passionnée d’art et de littérature et milite au sein d’un groupe de suffragettes nommé « femmes en colère ».

Ils ont trois enfants : leur fille aînée a épousé un avocat, méprisé par ses beaux-parents, qui ne perdent pas une occasion de le tourner en ridicule. L’héritier, Alexander, au physique ingrat, mène une vie de patachon, se contentant de dilapider l’argent de la famille sur les tables de jeu. Et enfin, Miss Kathryn, douze ans, qui aime beaucoup Beth et rôde à la cuisine, en quête de bonnes choses à manger, au grand dam de sa mère, qui, elle, surveille sa taille de guêpe.

J’ai dévoré ce roman qui aborde, au-delà de l’intrigue policière, des thèmes très intéressants et que j’affectionne comme la place des femmes dans la société victorienne au sein des différentes couches de la population et le mouvement des suffragettes, un sujet que je trouve passionnant.

Anne Beddingfeld connaît bien cette époque et j’ai trouvé la trame historique vraiment très intéressante. L’enquête policière est plutôt bien ficelée et même si j’ai découvert avant le point final l’identité du coupable, je n’ai boudé mon plaisir à lire L’inconnue de Queen’s Gate jusqu’au bout, je l’ai même dévoré.

Si vous aimez, comme moi, les polars historiques façon Anne Perry et Ann Granger, je ne peux que vous recommander de découvrir les enquêtes de Beth Huntly, elles vous plairont sûrement ! Quant à moi, j’aurai plaisir à découvrir la suite de la série si j’arrive à la trouver d’occasion.

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