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Posts Tagged ‘anne gaëlle huon’

Anne-Gaëlle Huon a travaillé pour une grande chaîne de télévision avant de se tourner vers l’écriture. Elle aime rendre les gens heureux et rit parfois un peu trop fort. Elle vit désormais à New-York où elle écrit des romans et sculpte des citrouilles. Elle a déjà publié un premier roman, Buzz (City, 2016).

Le plan de Paulette, quatre-vngt-cinq ans, semblait parfait : jouer à la vieille bique qui perd la tête et se faire payer par son fils unique, Philippe, la maison de retraite cinq étoiles de ses rêves dans le sud de la France.

Manque de chance, sa belle-fille Corinne a d’autres projets pour elle et Paulette échoue dans une auberge de campagne tenue par monsieur Yvon, un géant au grand cœur, au milieu de nulle part.

La nouvelle pensionnaire n’a plus qu’un objectif : quitter ce trou, le plus vite possible ! Mais c’est compter sans sa nature curieuse et la fascination que les autres résidents, et surtout leurs secrets, ne tardent pas à exercer sur elle.

Que contiennent en effet les mystérieuses lettres cachées dans la chambre de monsieur Georges ? Et qui est l’auteur de l’étrange carnet trouvé dans sa bibliothèque ?

Une chose est certaine : Paulette est loin d’imaginer que ces rencontres vont changer sa vie et peut-être, enfin, lui donner un sens.

J’avais découvert l’été dernier Anne-Gaëlle Huon avec son troisième roman Même les méchants rêvent d’amour, que j’avais bien apprécié même si j’avais quelques réserves, il était donc temps pour moi de découvrir Le bonheur n’a pas de rides, présent dans ma PAL depuis plusieurs mois.

Ces dernières années, il y a plusieurs parutions autour des personnages âgées qui me sont passées entre les mains avec plus ou moins de bonheur, souvent sur le thème « il n’est jamais trop tard pour profiter de la vie » celui-ci ne fait pas partie des meilleurs pour moi, il m’a même, je dois le dire bien déçue.

L’histoire est gentillette, elle dégouline de bons sentiments et elle est un peu trop éculée et bourrée de clichés pour moi, elle manque vraiment d’originalité que ce soit dans son développement, dans les thématiques abordées ou dans les personnages, rien de nouveau sous le soleil ! Pour résumer : je n’ai pas aimé !

Madame Paulette, l’héroïne, est une mamie acariâtre en apparence mais qui possède un cœur d’or (bonjour le cliché), elle va tomber sous le charme de monsieur Georges, encore meurtri par une histoire d’amour avorté avec une célèbre danseuse du début des années 50 (encore un cliché et difficilement crédible).

Tous les personnages ont connu des drames et ont des difficultés à les surmonter : Noor, la cuisinière d’origine marocaine a quitté son mari violent, monsieur Yvon peine à se remettre de la mort de son jumeau il y a plusieurs décennies, Hippolyte est autiste (ce n’est pas dit mais on le comprend vite), Marceline, Juliette (est en deuil de sa grand-mère) et les autres ne servent que de faire-valoir à l’intrigue principale, c’est-à-dire, l’histoire d’amour qui va naître entre Paulette et Georges.

Je vous avoue que j’ai été déçue par cette histoire qui ne m’a pas intéressé, ne m’a fait ni rire ni sourire, je l’ai même trouvé finalement assez sombre. Je ne me suis attachée à aucun des personnages, j’ai même trouvé Paulette assez antipathique, ce qui ne m’a pas aidé à apprécier ce roman.

L’écriture d’Anne-Gaëlle Huon est fluide et plaisante, on sent qu’elle a mis tout son cœur dans ses personnages, qu’elle a beaucoup de tendresse pour le 3è âge mais comme je l’ai dit plus haut, ce récit sent vraiment le réchauffé et le déjà-vu.

Un roman qui ne correspond pas à mes attentes et que je vais vite oublier en tout cas ! Je pense lire Les demoiselles, le prochain roman d’Anne-Gaëlle Huon car il a pour décor le pays Basque dans les années 20 mais si il ne me plait pas, j’arrêterai avec cette autrice. Et vous, vous l’avez aimé ?

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Jeannine, 80 ans passés, a la mémoire qui s’effiloche. Les jours sont comptés avant que ses souvenirs plient bagage. Alors Jeannine fait des listes, toutes sortes de listes. Et surtout, elle consigne dans un carnet ce qu’elle n’a jamais osé raconter. L’histoire d’un secret, d’une rencontre, d’un mensonge. Elle se confie à Julia, sa petite-fille. Quand celle-ci la rejoint en Provence, elle découvre une maison de retraite très animée. Tandis que Jeannine semble déjà partie bien loin, le précieux carnet s’offre à Julia comme un cadeau du destin. Entourée d’une bande de joyeux pensionnaires, la jeune femme va tenter de faire la lumière sur les zones d’ombre du récit. Et lever le voile sur l’histoire d’amour bouleversante qui a marqué la vie de sa grand-mère.

Dans un petit village de Provence, vit Jeannine âgée de près de 90 ans. Elle vit seule depuis le décès de son mari de nombreuses années auparavant. Son fils habite désormais aux Etats-Unis et sa petite-fille Julia, est une trentenaire parisienne bien occupée par son job d’auteure pour une maison d’édition.

La vieille femme a décidé de coucher dans un carnet sa vie et notamment sa grande histoire d’amour pendant la dernière guerre dont sa famille ignore tout, avant que sa mémoire ne lui échappe tout à fait car elle souffre d’Alzheimer.

Une mauvaise chute dans son jardin la contraint à rentrer dans une maison de retraite très animée où les pensionnaires sont particulièrement bien choyés. Julia débarque et fait la connaissance du personnel et notamment de Félix qui s’occupe de sa grand-mère, et des autres résidents, dont Madeleine, une tricoteuse et Gisèle, une adepte d’internet.

En rangeant la chambre de sa grand-mère, elle tombe sur son carnet et la lettre qui l’accompagne lui enjoignant de le lire, c’est ainsi qu’elle va découvrir un pan entier de la vie de sa chère mamie et quelques secrets de famille bien cachés…

Même les méchants rêvent d’amour est le troisième roman de la pétillante Anne-Gaëlle Huon (que j’ai découverte sur Instagram), après Buzz ! et Le bonheur n’a pas de rides.

J’ai beaucoup aimé cette histoire tendre, pleine d’humour et d’émotion que lui a inspiré le carnet de sa grand-mère, elle-même atteinte d’Alzheimer et qui vit en Provence comme Jeannine.

On sent que l’autrice a beaucoup d’amour pour sa grand-mère et que les personnes âgées la touchent particulièrement, les personnages sont décrits avec beaucoup de tendresse et de douceur par Anne-Gaëlle Huon, c’est le point fort du roman.

Cette adorable grand-mère, les pensionnaires hauts en couleur de la maison de retraite où elle se trouve, sa petite-fille, la Provence, les listes de Jeannine… tout était réuni pour que ce roman soit un joli moment de lecture et ce fut le cas.

Je n’attendais pas grand chose de ce roman et ce fut une agréable surprise : Anne-Gaëlle Huon nous invite à des rencontres chaleureuses et émouvantes, baignées d’humour et de soleil qui fera comprendre à ceux qui ne l’ont pas encore assimilé qu’il est important de passer du temps avec ceux qu’on aime et notamment avec ses grands-parents lorsqu’on a la chance de les avoir encore auprès de nous.

Au-delà de cette première intrigue, il y en a une seconde qui a pour cadre la deuxième guerre mondiale et qui nous relate une très belle histoire d’amour entre Jeannine et Jean, séparés par le conflit. Pourquoi cet amour n’a pas débouché sur un mariage ? C’est ce que vous découvrirez si vous lisez ce roman.

Pour ma part, j’ai été complètement happée par la plume fluide et enlevée de l’autrice et une fois ma lecture entamée, je ne l’ai pas lâchée, trop impatiente de découvrir les secrets de Jeannine et de Lucienne, sa plus vieille amie et par crainte de dire au revoir à tous ces personnages attachants.

Deux petits bémols toutefois : l’histoire d’amour entre Julia et Antoine, le trufficulteur qui n’était pas indispensable et le personnage de Félix, l’aide-soignant de Jeannine, qui est génial et qui aurait mérité un peu plus d’importance dans ce récit.

Ceci mis à part, Même les méchants rêvent d’amour est une histoire simple et émouvante qui fait un bien fou, une échappée belle en Provence que je vous recommande vivement !

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