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Née en 1978, Anne Michel enseigne les lettres à Toulon. Elle est l’auteur de Matin d’écume, son premier roman (prix Terres de France-Ouest-France 2018), paru aux Presses de la Cité.

Sabrina et Capucine étaient inséparables au lycée. La première a pu compter sur la seconde lorsque ses parents sont morts dans un accident de voiture. Mais le bac en poche, leurs vies ont pris un chemin différent : une école hôtelière pour Sabrina et celle de design pour Capucine et elles se sont perdues de vues.

Vingt ans plus tard, Sabrina vit plutôt heureuse sous le soleil de Toulon, dans le restaurant où elle travaille avec Samuel et Eric, un couple d’amis, qui connaît un joli succès. Elle s’accomode comme elle peut de son célibat même si, lors des soirées d’hiver, son chien Biplan et son chat Tranxène ne suffisent pas à combler sa solitude.

A Stockholm, Capucine s’épanouit entre son métier d’illustratrice et la famille qu’elle a fondée avec Jon, heureux parents de Louise, Mélanie et Soren. Lorsqu’elle apprend qu’elle est atteinte d’un cancer du sein, elle compte sur son amitié retrouvée avec Sabrina, et les réseaux sociaux, pour faire face à l’épreuve. Et ce, malgré la distance.

Sabrina comprend alors, en soutenant son amie dans son combat, que c’est le rapport à son propre corps qu’elle va affronter, elle qui souffre, depuis l’enfance, de ne pas se sentir belle.

Le temps est au bilan pour ces deux amies à l’aube de la quarantaine, dans leurs vies, dans leurs relations avec les autres, leur féminité.

Elles vont apprendre à faire confiance à leur force intérieure… et à la vie !

Avec Pour quelques bulles de bonheur, Anne Michel signe un roman sur le pouvoir de l’amitié et des liens du coeur. Cette jolie couverture pourrait faire croire à une comédie pour l’été mais il n’en est rien, c’est davantage un feel-good book plein d’espoir, de sensibilité et de douceur.

Même si je ressors de ma lecture plutôt charmée par l’histoire et les personnages, je dois vous avouer que c’est surtout Capucine, son quotidien à Stockholm, le couple et la famille qu’elle forme avec Jon et ses enfants, et bien évidemment son combat contre le cancer qui m’ont surtout touchée et intéressée.

La façon dont, malgré sa peur, elle fait face au crabe, ses réactions m’ont plu et m’ont paru crédibles, j’espère que si un jour j’étais confrontée à la même situation, je saurai faire preuve d’autant de courage et de pugnacité que cette héroïne et que je pourrai compte sur un homme aussi génial que son mari Jon !

Tous ses chapitres liés à Capucine m’ont beaucoup plu. Sabrina n’est pourtant pas un personnage inintéressant : elle a du faire face très jeune à la mort de ses parents, a souffert de grossophobie et même si, grâce au sport, elle a su se sculpter une belle silhouette, elle se sent toujours aussi moche et sa vie sentimentale est désertique.

Pour autant, les chapitres où elle apparait m’ont paru plus plats, plus monotones, en un mot : moins captivants et je n’ai pas réussi à m’attacher à elle, alors que je me suis attachée à Capucine dès les premières pages !

Il n’empêche que ce roman traite avec beaucoup de réalisme des thématiques dures sans jamais tomber dans le pathos ou le larmoyant et que de point de vue-là, il m’a bien plu même si c’est un peu trop survolé à mon goût.

L’amitié est également bien mise à l’honneur, ce que j’ai apprécié aussi. Tout va néanmoins un peu trop vite dans ce récit et je crains qu’il ne me reste pas longtemps en mémoire mais si ces thématiques vous intéresse, je ne peux que vous encourager à le découvrir à votre tour.

Un grand merci aux Editions Presses de la Cité pour cette lecture pleine de douceur.

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