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Posts Tagged ‘annelie wenderberg’

Lu dans le cadre du Mois anglais :

Enceinte de son pire ennemi, Anna Kronberg a repris espoir quand elle est parvenue, épaulée par Sherlock Holmes, à empoisonner Moriarty. Mais le redoutable professeur a tout mis en œuvre pour pouvoir continuer, même après sa mort, à torturer la mère de son enfant à naître : il a demandé au colonel Moran, son homme de main et grand chasseur de gibier, de mettre la main sur Anna et Holmes, puis d’attendre la naissance de l’enfant, d’enlever le nouveau-né et de tuer les deux acolytes. Commence alors une course-poursuite entre plusieurs continents, sur fond de menaces d’attaques bactériologiques, de réseaux d’espionnage et de prémisses de grand conflit mondial. Holmes et Kronberg sont prêts à tout pour contrer les funestes projets de Moriarty, même à mettre en scène une fausse-couche…

Epaulée par Sherlock Holmes et enceinte de son mari, feu James Moriarty, qu’elle a elle-même empoisonné, Anna Kronberg fuit les hommes de main du professeur et en particulier du colonel Moran qui a juré sa perte et qui veut respecter les dernières volontés de son patron : séquestrer Anna jusqu’aux trois ans de l’enfant à naître et ensuite la liquider.

Aidée du célèbre détective, de son frère Mycroft et du docteur Watson, Anna ne peut plus avorter et bien que l’idée de donner la vie à l’enfant de Moriarty lui fasse horreur, elle est contrainte de se cacher en attendant la délivrance.

Commence alors une course contre la montre avec le colonel de l’Angleterre à la Belgique, en passant par la France, sur fond de menaces d’attaques bactériologiques et de réseaux d’espionnage aux prémices d’un conflit mondial menaçant d’embraser l’Europe entière…

Après Le diable de la Tamise et La dernière expérience, L’héritier de Moriarty est le dernier volet des aventures d’Anna Kronberg, femme médecin et femme affranchie dans l’Angleterre puritaine de la fin du règne de Victoria.

Pas de meurtre, ni d’enquête à résoudre à proprement parler dans ce troisième volume qui clôt en beauté la trilogie Anna Kronberg et si j’avais été déçue par le second opus, celui-ci m’a beaucoup plu, notamment parce qu’on en apprend davantage sur cette héroïne bien singulière et surtout parce qu’il n’y a aucun temps mort !

J’aime toujours l’héroïne totalement atypique de ce roman, forte et indépendante, et l’aspect scientifique de cette série. Annelie Wenderberg a été microbiologiste, spécialisée dans les questions environnementales aux Etats-Unis, et se sert merveilleusement bien de ses connaissances en ce domaine pour nous familiariser avec l’épidémiologie et l’histoire du bioterrorisme, ce que j’ai trouvé à la fois intéressant et indigeste.

Intéressant car j’aime apprendre des choses grâce à mes lectures et indigeste car parfois l’auteure va trop dans les détails et me perd au passage.

Sherlock Holmes, que l’on ne faisait qu’entrapercevoir dans les deux premiers volumes est cette fois-ci bien présent et bien que non spécialiste du détective consultant, je trouve que cette histoire s’intègre bien au canon holmésien.

En effet, ce récit met en scène nos deux héros juste après la disparition de Moriarty dans les chutes de Reichenbach, et montre le travail que fait Holmes pour se débarrasser des hommes du professeur, aidé par son frère Mycroft et laissant croire au docteur Watson, qu’il a lui-même péri.

La fin, bien qu’elle clôture en beauté ce cycle comme je le disais plus haut, est suffisamment ouverte pour permettre à l’auteure de poursuivre les aventures d’Anna, sans Sherlock cette fois-ci. Je serai pour ma part ravie de la retrouver si jamais Annelie Wenderberg continue à lui donner vie.

Vous l’aurez compris, je vous conseille de découvrir à votre tour cette trilogie même si pour moi le second volume était bien en-deça des premier et troisième opus, Anna Kronberg est une héroïne qui vaut le détour.

Belette a aimé elle aussi, qu’est-ce qu’il nous arrive ? Cela fait deux lectures de suite que nous sommes du même avis, pourvu que ça dure.

Merci à Anne et aux éditions Presses de la cité pour leur confiance !

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Après une première enquête menée avec Sherlock Holmes, Anna Kronberg s’est retirée dans son cottage du Sussex. La jeune femme médecin pensait qu’elle et son célèbre coéquipier étaient parvenus à annihiler une organisation secrète qui expérimentait des bactéries pour en faire des armes de guerre. Mais le professeur Moriarty, véritable dirigeant de l’organisation, a survécu. Et il a décidé d’utiliser Anna pour entamer des recherches sur la peste…
Pour arriver à ses fins, Moriarty kidnappe Anna ainsi que son père. Si la jeune femme veut revoir ce dernier en vie, elle devra obéir. Vivant désormais sous haute surveillance entre la demeure luxueuse de son geôlier à Londres et un entrepôt où elle réalise ses expériences, Anna tente de trouver un moyen pour prendre contact avec Holmes. Alors qu’elle fomente le meurtre de Moriarty, une relation ambiguë s’instaure avec cet homme violent, manipulateur et effrayant.

Pour oublier Holmes dont elle est amoureuse et qui l’a rejeté, Anna Kronberg s’est retirée dans la solitude de son cottage du Sussex. Pendant un an, elle se contente de peu, oubliant la médecine et la bactériologie, sa spécialité, menant une vie simple, retirée, jusqu’à ce que l’ennemi juré de Holmes l’enlève.

Le professeur Moriarty la séquestre en sa demeure et pour arriver à ses fins, c’est-à-dire contraindre Anna à mettre au point une arme bactériologique à partir du bacille de la peste, il a également enlevé son père vivant en Allemagne, pour le séquestrer en Angleterre.

Anna doit donc faire sembler d’accepter ce chantage et mettre au point une maladie ô combien mortelle afin que son père ait la vie sauve mais également entrer en contact avec Holmes afin qu’il déjoue les plans macabres de Moriarty…

Comme vous le savez déjà si vous me lisez depuis longtemps, j’avais beaucoup aimé l’an dernier le premier opus de cette série : Le diable de la Tamise, un quasi coup de cœur tant j’avais adoré l’atmosphère, l’héroïne et le drôle de duo qu’elle formait avec notre consulting détective préféré.

Je m’attendais donc à passer un très bon moment en compagnie de Anna Kronberg et de Sherlock Holmes mais hélas, avec ce deuxième opus, je me suis plutôt ennuyée…

Pas de meurtre, ni d’enquête à résoudre à proprement parler dans La dernière expérience mais une guerre psychologique entre la bactériologiste et le professeur Moriarty. Et Sherlock dans tout ça ? Presque inexistant, c’est frustrant !

Tout au long du récit, Annelie Wenderberg, fait se confronter deux personnalités dominantes et manipulatrices qui vont se livrer une guerre psychologique sans merci afin mutuellement de se dompter.

J’aime toujours l’héroïne totalement atypique de ce roman et rien que pour cela je ne regrette pas ma lecture et vous encourage à découvrir cette série. Une jeune femme qui gomme toute sa féminité en se bandant les seins et en arborant une chevelure courte, en adoptant la gestuelle masculine, à moduler son timbre pour exercer le métier qu’elle aime par-dessus tout : la médecine.

L’aspect bactériologiste du roman qui ne m’avait pas déplu dans Le diable de la Tamise fut pour moi un peu indigeste par moment, il y a des choses intéressantes bien sûr et c’est toujours sympathique d’être éclairé sur un domaine dont on ne sait rien mais pour moi, ce nouvel opus se perd un peu trop dans la psychologie et manque singulièrement d’action.

Bien que l’on assiste aux travaux d’Anna et à ses tentatives d’échapper à Moriarty, il ne se passe pas grand chose pendant près de 300 pages et j’ai eu l’impression de lire un tome de transition plutôt qu’une véritable histoire à suspens.

Beaucoup de joutes verbales et de jeux de dupes dans ce huis clos entre Anna et Moriarty et une histoire qui ne me laissera pas un souvenir inoubliable. Petite déception donc en ce qui me concerne après un premier opus excellent mais je lirai la suite c’est certain !

Merci à Anne et aux éditions Presses de la cité pour leur confiance !

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Lu dans le cadre du Mois anglais :

mois-anglais

Londres, 1889. Quand une victime du choléra est retrouvée dans la Tamise, le Dr Anton Kronberg, bactériologiste de son état, est appelé pour confirmer les causes du décès. Toutes les précautions sont prises pour éviter une épidémie. Les choses auraient pu en rester là si les résultats intrigants de l’autopsie n’avaient poussé Kronberg à s’intéresser de plus près à cette affaire. Alors que Scotland Yard souhaite classer ce cas, Kronberg se rapproche de Sherlock Holmes. Et il ne faut que peu de temps au célèbre détective pour percer le secret du médecin qui, en réalité, est… une femme. Un secret qui pourrait la mener droit en prison s’il venait à être révélé. Mais tous deux vont unir leurs forces pour débusquer un criminel aussi redoutable que Jack l’Éventreur…heart_4auteur-editeur-pagesle-diable-de-la-tamise-annelie-wendeberg

Londres, 1889. Jack l’éventreur a cessé son œuvre macabre depuis quelques mois déjà lorsque le docteur Anton Kronberg, bactériologiste réputé de l’hôpital Guy, est appelé pour constater si le cadavre d’un homme retrouvé sur les bords de la Tamise, près de l’usine de traitements des eaux de Hampton, est bel et bien mort du choléra.

Sur place, Kronberg retrouve l’inspecteur Gibson de Scotland Yard qui l’a fait demander et fait la connaissance de Sherlock Holmes dont l’aide a également été requise par Gibson.

Le consulting détective, dont les dons d’observation ne sont plus à démontrer, perce aussitôt à jour le docteur Kronberg qui cache un lourd secret. Sous cette apparence masculine, se cache en réalité Anna Kronberg, une jeune allemande qui a du se travestir en homme pour suivre ses études de médecin et exercer cette profession réservée aux hommes.

De retour à l’hôpital Guy, le docteur Kronberg, constate après autopsie minutieuse du cadavre inconnu, que l’homme n’est pas mort du choléra, il était même en bonne voie de guérison, mais du tétanos.

Comment a-t-il pu s‘empoisonner ainsi ? Scotland Yard s’en fiche comme d’une guigne mais Holmes et Cronberg vont enquêter dans les bas-fonds de Londres pour découvrir la vérité.

Comme vous le savez déjà, j’adore les romans policiers historiques et lorsque j’ai vu celui-ci dans le catalogue des Presses de la Cité, je l’ai aussitôt demandé et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’a pas eu le temps de moisir dans ma PAL.

Il faut dire qu’un polar historique qui se passe dans le Londres victorien avec Sherlock Holmes himself, je n’ai pas boudé mon plaisir. L’auteure dont c’est ici son premier roman est microbiologisite et le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle s’y connaît. Ce n’est donc pas un hasard si l’héroïne de Le diable de la Tamise est bactériologiste et la science s’immisce beaucoup dans l’intrigue de ce récit et même moi qui n’est pas d’appétence pour cette discipline, j’ai quand même beaucoup apprécié ma lecture.

Annelie Wenderberg nous sert ici un récit relativement court et serré, pas de temps mort donc, pas le temps de s’ennuyer grâce à cette plongée dans le Londres des bas-fonds que j’ai trouvé très réussie avec un contexte bien rendu.

Autre point fort pour moi : l’héroïne totalement atypique de ce roman. Une jeune femme qui gomme toute sa féminité en se bandant les seins et en arborant une chevelure courte, pour exercer le métier qu’elle aime par-dessus tout, ce n’est pas si courant.

Et elle n’a pas choisi la facilité car si son secret était éventé, elle risquerait gros, en commençant par une lourde peine de prison. Aussi, chaque jour, elle quitte son meublé dans un quartier misérable en Anna, pour un garni dans lequel elle se transforme en Anton avant de filer à l’hôpital, chaque matin et chaque soir, la peur au ventre d’être suivie.

Sherlock dans tout ça ? Conforme au personnage créé par sir Athrur Conan Doyle, enfin pour moi mais je ne suis pas holmésienne, peut-être que les puristes crieront au scandale, mais j’ai apprécié qu’il soit à la fois présent dans le récit mais aussi secondaire puisque celle que l’on ne quitte pas c’est Anna.

Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé ce polar historique rudement bien fichu, premier tome d’une trilogie, même si il ne faut pas vous attendre à un suspens à couper le souffle, l’important est ailleurs.

Un grand merci à Anne et aux éditions Presses de la cité pour cette belle lecture !

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