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Qinaya est repartie. Ses parents adoptifs arrêtés pour enlèvement, la petite fille a été renvoyée par les services sociaux dans son Pérou natal. Après un an et demi de recherches, Gabriel, son « grand-père » de France, se rend à Lima pour la retrouver. Mais le vieux bourru va aller de désillusion en désenchantement. Car en 18 mois, la petite a changé, elle a grandi… et elle a oublié son séjour en France. Elle a oublié son « achachi », son grand-père…

Sa petite-fille Qinaya est repartie au Pérou après l’arrestation de ses parents adoptifs et l’incarcération de son fils. Le grand-père bourru met 18 mois à retrouver sa chère Qinaya à Lima et lorsqu’il la voie enfin, elle ne reconnaît pas son Achachi et elle semble surtout très heureuse entourée de sa famille biologique.

Gabriel est déçu, Qinaya n’a aucun souvenir de lui, sa femme va mal et son fils est en prison. Quel gâchis ! C’est alors qu’il rencontre Marco, un veuf, à la recherche de la dépouille de sa fille, qui a péri lors du tremblement de terre et qu’il veut enterrer près de lui en Belgique…

Alors que le premier volume nous présentait Gabriel en papy un peu ours mais fortement attaché à Qinaya à la fin du récit, au moment même où elle est arrachée à sa famille française, accusée de l’avoir enlevée.

Le second tome débute avec la quête de Gabriel à la recherche de Qinaya dans son pays natal et cette recherche va être une source de désillusions pour lui mais elle va aussi lui délivrer un beau message et lui faire prendre conscience combien il a été un père absent pour ses enfants.

C’est en effet l’amer constat que fait Gabriel à des milliers de kilomètres de la France, il n’a jamais su être présent auprès de ses enfants, et il prend conscience que la chose qu’il venait chercher au Pérou se trouvait en réalité depuis le début tout près de lui.

Le scénario de Zidrou nous emmène là où on ne l’attendait pas, d’où la déception de certains lecteurs, surpris par la fin de cette duologie. Le changement d’ambiance entre les deux tomes de cette histoire touchante est, il faut le dire, important.

Si l’humour et la joie de vivre étaient omniprésents dans Qinaya notamment grâce au personnage de la petite fille espiègle et vive, la tristesse et le deuil prennent le pas dans La garua pour donner une tonalité beaucoup plus amère à cette duologie.

Outre le changement d’ambiance, je pense aussi que la déception de beaucoup de lecteurs vient du fait que cette histoire aurait pu se conclure en un seul volet car la première partie de La garua est en fait l’épilogue du premier volume.

La seconde partie se concentre sur les rapports père/fils, mère/fille et sur l’absence de Gabriel dans la vie de ses enfants, trop accaparé par son métier et sa boutique qu’il devait faire tourner, au détriment de sa vie de famille.

Petit bémol pour les passages en espagnol qui auraient pu être traduits et que j’ai passés, faute de comprendre, mais sans doute est-ce une volonté de Zidrou de nous immerger totalement dans le ressenti de Gabriel, à la dérive au Pérou.

Les dessins de Arno Monin sont toujours aussi beaux et sa mise en couleurs, toujours aussi soignée et à-propos.

Une duologie touchante que je vous recommande même si je préfère le premier volume au second, les deux sont de qualité, et je ne suis absolument pas déçue par le point final de cette histoire !

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Lorsque Qinaya, une orpheline péruvienne de 4 ans, est adoptée par une famille française, c’est la vie de tous qui est chamboulée. Mais pour Gabriel, ce sera encore plus compliqué : il lui faudra apprendre à devenir grand-père, lui qui n’a jamais pris le temps d’être père. Des premiers contacts un rien distants aux moments partagés, Gabriel et Qinaya vont peu à peu nouer des liens que même le vieux bourru était loin d’imaginer. heart_5l-adoption-tome-1-quinaya-zidrou-monin

A Arequipa au Pérou, un tremblement de terre de magnitude 8,4 sur l’échelle de Richter, fait près de 40 000 victimes, laissant de nombreux orphelins. En France, la famille Van Oosterbeek découvre cette catastrophe à la télévision. Tout le monde s’émeut puis le quotidien reprend le dessus.

Quelques temps plus tard, Alain et sa femme Lynette, deux quadragénaires qui depuis des années espèrent en vain avoir un enfant, adoptent la petite Qinaya et la ramènent du Pérou au grand dam de Gabriel, le père d’Alain qui les trouve trop vieux pour devenir parents.

Qinaya a quatre ans et elle va bouleverser le cœur de son grand-père qui pourtant ne fera rien pour que l’orpheline l’aime. Cet ancien boucher, qui travaillait trop pour s’occuper de ses enfants, ne compte pas à son âge jouer les papys gâteaux avec sa nouvelle petite-fille ! Il préfère la compagnie de ses deux meilleurs amis, Gaston et Gérald, respectivement anciens fromager et boulangers.

D’abord fuyant, Gabriel va devoir investir son rôle de grand-père pour aider son fils et sa belle-fille et le vieil homme bourru mais finalement au cœur bien tendre va peu à peu se laisser attendrir et apprivoiser par Qinaya.

C’est totalement par hasard que j’ai emprunté cette bande dessinée à la médiathèque, à vrai dire la seule mention de Zidrou m’a décidée, enchantée par ma lecture de ses précédents scénarios.

A chaque fois, Zidrou m’émeut, me faire rire et c’est encore une fois le cas ici avec le premier tome de L’adoption pour lequel j’ai eu le coup de cœur.

Le scénario mitonné par Zidrou est comme toujours aux petits oignons, oscillant entre humour et tendresse et je dois dire que la très belle relation entre ce grand-père et sa petite-fille du bout du monde m’a vraiment émue et m’a rappelé les liens particulièrement forts que j’entretenais moi aussi avec mon grand-père.

Séduite aussi par les planches de Arno Monin que je découvre à cette occasion, des pages pleines de couleurs chaudes avec des visages très expressifs qui sont l’autre point fort de ce premier opus et servent formidablement bien l’histoire imaginée par Zidrou.

Qinaya est une petite merveille qui m’a fait rire et pleurer et dont j’attends la suite avec impatience, un album que je vous recommande chaudement !

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