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Posts Tagged ‘Arsène Lupin’

En 2011 Benoît Abtey publie Don Juan de Tolède, mousquetaire du Roi chez Flammarion. En 2013, il signe avec Pierre Deschodt, Les Nouveaux exploits d’Arsène Lupin, aux éditions XO. Après une formation en communication visuelle, Christophe Gaultier travaille sur différents projets animés dont Les Triplettes de Belleville. En 2013, il commence une nouvelle collaboration avec les scénaristes Benoît Abtey et Pierre Deschodt sur un projet narrant les nouvelles aventures d’Arsène lupin.

Le jeune Arsène est un enfant de la rue. Il a 12 ans quand il est envoyé à la Haute Boulogne, sinistre maison de redressement sur Belle-île en mer. Son crime ? avoir été témoin du meurtre d’un maître de savate, Théophraste Lupin.

C’est dans ce bagne pour jeunes garçons que débutent les aventures du jeune Arsène, qui sera adopté par le comte de la Marche. Celui-ci lui assurera la formation d’un gentleman, et lui transmettra son combat personnel, la lutte contre la Confrérie des Lombards, qui gouvernent le monde en coulisses par le crime et l’argent…

Cette année, vous l’avez sans doute remarqué, c’est vraiment l’année Lupin. Après la série Netflix avec Omar Sy qui a fait un véritable carton, le gentleman cambrioleur a le vent en poupe et les éditeurs l’ont bien compris. C’est ainsi qu’est publiée en un seul volume intitulé Arsène Lupin Les origines, la trilogie Les disparus / Le dernier des romains / Il faut mourir !, initialement parue entre 2013 et 2016.

Au scénario des aventures de ce jeune Lupin, préquel aux romans de Maurice Leblanc, Benoit Abtey (dont j’avais adoré Kamarades) et Pierre Deschodt qui font des clins d’œil au canon tout en proposant de chouettes trouvailles quant à la jeunesse du héros mythique.

Comment le jeune Arsène est-il devenu Lupin, le gentleman cambrioleur, héros inoubliable ? Quelles amitiés l’ont mené des bas-fonds aux riches salons ? Quelles blessures, quelles trahisons ont fait de lui le Roi des voleurs ?

Depuis le bagne de la Haute-Boulogne jusqu’au pensionnat suisse, le parcours initiatique d’Arsène passera par le combat contre la terrible confrérie des Lombards.

Les pièces de l’échiquier se mettent en place pour une partie haletante dans laquelle Arsène, attaqué de toutes parts par un destin implacable, n’aura d’autres choix que de basculer dans l’ombre pour combattre les forces du mal et devenir le célébrissime cambrioleur.

Une saga d’aventures pleine d’humour, menée avec brio et panache, porté par un Arsène adolescent, particulièrement pugnace, courageux et combatif ! J’ai beaucoup aimé le scénario, les péripéties que doivent affronter le héros et les différents personnages qui peuplent ces trois histoires.

Les pages se tournent toutes seules tant on est pris dans l’histoire et les différentes aventures dans lesquelles baignent notre Arsène que j’ai trouvé ici terriblement sympathique.

Si le scénario m’a emballée, les dessins, eux par contre, ne m’ont pas du tout plu, surtout ceux des personnages ! Cela n’a pas vraiment gêné ma lecture mais cela m’a empêché d’avoir un coup de coeur pour cette intégrale.

Un grand merci aux éditions Rue de Sèvres pour cette lecture pleine d’entrain.

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Maurice Leblanc est né en 1864 à Rouen. Après des études de droit, il se lance dans le journalisme. En 1907 paraît son premier ouvrage « policier » : Arsène Lupin gentleman cambrioleur. Le personnage devient immédiatement populaire et Leblanc en fait le héros d’une longue série d’aventures. Au total trente récits, parmi lesquels Arsène Lupin contre Herlock Sholmès (1908), L’Aiguille creuse (1909), Le Bouchon de cristal (1912), Les Huit Coups de l’horloge (1921), La Cagliostro se venge (1935)… Maurice Leblanc est mort en 1941 à Perpignan.

Accusé de deux cambriolages, d’une escroquerie et d’un meurtre, Arsène Lupin doit faire face en 1908 au redoutable détective Herlock Sholmès, venu d’outre-Manche avec son acolyte Wilson, faire la lumière sur ces affaires… au risque de causer sa perte !

Quand deux hommes aussi intelligents s’affrontent, leur duel est un grand spectacle. Qui a volé le petit secrétaire d’acajou contenant un billet de loterie gagnant ? Qui a volé la lampe juive, le diamant bleu, joyau de la couronne royale de France ?

Qui joue les passe-murailles en plein Paris ? Arsène Lupin, toujours lui, l’éternel amoureux de la Dame Blonde, plus insolent, plus ingénieux que jamais, déjouant une à une toutes les ruses de l’Anglais par d’autres ruses plus étonnantes encore.

Après mon coup de coeur de janvier, j’avais hâte de retrouver Lupin. Ce fut chose faite avec Arsène Lupin contre Herlock Sholmès, deuxième volume des aventures du célèbre gentleman cambrioleur.

Monocle, haut-de-forme, fleur à la boutonnière et revolver en poche : depuis son apparition en 1905, la silhouette d’Arsène Lupin a effrayé et diverti des générations de lecteurs. Dandy et bagarreur, scélérat et charmeur, ce gentleman a sévi dans plus d’une vingtaine d’œuvres, nées de l’imagination de Maurice Leblanc et vous le verrez régulièrement sur le blog car je compte lire L’aiguille creuse en avril.

Si le premier opus m’a littéralement enchantée, j’ai moins été éblouie par ce second opus composé de deux histoires : La dame blonde et La lampe juive. Si la dame blonde m’a beaucoup plu, la seconde m’a légèrement ennuyée, trop ressemblante à la première à mon goût.

J’ai beaucoup aimé la confrontation entre Lupin et Sholmès. Lupin a toujours un coup d’avance car il oblige Sholmès à œuvrer sur son terrain. Mais le détective anglais est intelligent et habile, il réussit à démêler l’écheveau du gentleman cambrioleur, sans pour autant obtenir une victoire totale, Lupin s’en sort toujours par des tours de passe-passe qu’on ne comprend pas toujours.

Maurice Leblanc, en parodiant le détective de Conan Doyle n’en fait pas une victime de Lupin, l’anglais a même toute l’admiration du gentleman cambrioleur qui n’a de cesse de l’appeler Maître et de lui faire des courbettes.

Pour autant, Lupin reste malgré tout le plus fort et a toujours le dernier mot. Les deux nouvelles se ressemblent un peu et lorsqu’on les enchaîne, on reste un peu sur notre faim : la première est bien développée, la seconde un peu trop vite expédiée.

Ce qui est dommage aussi, c’est qu’Arsène est nettement moins présent, Herlock Sholmès tient la vedette et si j’aime bien cet ersatz de Holmes, c’est Lupin que j’ai envie de suivre au plus près, d’être à ses côtés.

Dommage également qu’il y ait un meurtre et que l’un des vols vise un honnête professeur désargenté alors que Lupin nous avait habitué à ne pas verser de sang et à voler aux plus riches. Enfin, c’est ainsi qu’il était resté dans mon souvenir, on verra si la suite donne raison à ma mémoire ou pas.

Ces petits bémols ne m’empêcheront pas de lire avec grand plaisir la suite des aventures d’Arsène Lupin !

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Maurice Leblanc est né en 1864 à Rouen. Après des études de droit, il se lance dans le journalisme. En 1907 paraît son premier ouvrage « policier » : Arsène Lupin gentleman cambrioleur. Le personnage devient immédiatement populaire et Leblanc en fait le héros d’une longue série d’aventures. Au total trente récits, parmi lesquels Arsène Lupin contre Herlock Sholmès (1908), L’Aiguille creuse (1909), Le Bouchon de cristal (1912), Les Huit Coups de l’horloge (1921), La Cagliostro se venge (1935)… Maurice Leblanc est mort en 1941 à Perpignan.

Vif, audacieux, impertinent, rossant sans arrêt l’inspecteur Ganimard, traînant les cœurs après lui et mettant les rieurs de son côté, se moquant des situations acquises, ridiculisant les bourgeois, portant secours aux faibles, Arsène Lupin, gentleman cambrioleur est un Robin des Bois de la Belle Époque.

Un Robin des Bois bien français : il ne se prend pas trop au sérieux, ses armes les plus meurtrières sont les traits d’esprit ; ce n’est pas un aristocrate qui vit comme un anarchiste mais un anarchiste qui vit comme un aristocrate.

Né en 1907 sous la plume de Maurice Leblanc, Arsène Lupin, n’a pas pris une ride. Il ne vieillira jamais en dépit de son chapeau haut de forme, de sa cape et de son monocle. Pour preuve qu’il est plus que jamais en vogue, la série Lupin avec Omar Sy bat tous les records sur Netflix.

Héros emblématique de la littérature policière à l’instar de Sherlock Holmes et Hercule Poirot, Arsène Lupin a connu de nombreuses adaptations au cinéma et à la télévision, incarné notamment par Romain Duris, Georges Descrieres et François Dunoyer. Et avant de découvrir la nouvelle adaptation signée Netflix, j’ai voulu renouer avec la plume de Maurice Leblanc.

Et quel bonheur que ce premier volume des aventures de ce brave Arsène Lupin gentleman cambrioleur. Au menu de cet opus, neuf histoires variées et d’un faible nombre de pages chacune, parues initialement sous formes de chroniques.

Les intrigues sont classiques et très bien écrites, on s’amuse des multiples péripéties qu’essuie notre héros sous ses nombreux costumes et identités, se tirer d’affaire au moyen de combines toujours admirablement ingénieuses.

On le voit tour à tour faire une croisière, s’évader de prison, cambrioler, se frotter à des espions, duper Ganimard et les juges, c’est un vrai régal ! C’est drôle, brillant, parfois un peu tiré par les cheveux mais quelle parenthèse enchantée que ce monde de la Belle Époque dans lequel Maurice Leblanc nous immerge le temps d’une lecture.

Si vous n’avez encore jamais lu Arsène Lupin, je ne peux que vous recommander de réparer cet oubli en lisant ce premier tome, je vais pour ma part continuer de découvrir ses aventures, enchantée par mes retrouvailles avec le gentleman cambrioleur !

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