Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘bande dessinée ado’

Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge

Marie Zimmer est éducatrice spécialisée durant de nombreuses années et passionnée par le théâtre, elle a fait de l’écriture son outil de travail auprès de jeunes en grande difficulté. Lotta est sa première expérience d’écriture BD.

Elena Bia est illustratrice, dessinatrice et enseignante. Son pseudo, Ofride, est une famille d’orchidées. Le terme a été choisi car elle est passionnée par la botanique.

Depuis la mort de sa femme Esther, Olaf, éleveur de rennes en Laponie, vit seul avec ses deux filles de quinze ans, Lotta et Solveig. Bien que jumelles, elles sont pourtant très différentes.

Solveig est d’allure très fragile, mutique, enfermée dans son monde et ne communique quasiment pas avec son entourage. Lotta parle pour deux. Dynamique et déterminée, elle est très attachée à sa sœur et la protège contre les éventuels dangers extérieurs.

Lotta veut devenir chamane. Mais une longue et difficile formation attend l’adolescente qui devra affronter plusieurs dangers. Elle n’espère qu’une chose : entrer en relation avec les esprits et retrouver celui perdu de Solveig.

Arrivera-t-elle à mener à bien sa formation ? Et pourra-t-elle ramener facilement l’esprit perdu de sa sœur ?

Avec Les renards de feu, Marie Zimmer nous invite à suivre le voyage fabuleux de deux sœurs dans les légendes nordiques ! Autant vous le dire tout de suite, j’ai été charmée par cette bande dessinée pour ados, aussi bien par l’histoire que par les graphismes.

Le temps de ma lecture, j’ai été plongée dans une Norvège historique, où les traditions et les esprits sont magnifiquement mis en valeur. Grâce à Lotta, on s’immerge dans le folklore traditionnel, on va à la rencontre des animaux totems, on découvre le quotidien de ce peuple du froid.

L’amour que se portent ces deux soeurs est très touchant et le combat que mène Lotta pour retrouver l’esprit de sa soeur et lui rendre la parole qu’elle a perdu depuis le décès de leur maman.

Elle veut aussi s’affranchir des projets qu’a son père pour elle car Olaf ne veut pas attendre parler de chamanisme, il compte bien obliger sa fille à devenir éleveuse de rennes à son tour. Mais elle a aussi beaucoup de colère qu’elle a bien du mal à canaliser, ce qui n’est pas digne d’une future chamane.

Ce voyage onirique nous offre d’un côté beaucoup de réalisme avec le quotidien des deux soeurs, les traditions… mais il y a aussi un versant fantastique fort lorsque Lotta lâche prise pour aller à la rencontre des animaux du bestiaire nordique afin de trouver son animal totem.

Les couleurs choisies par Ofride dans des tonalités froides et les illustrations qu’elle nous propose sont tout simplement magnifiques et concourent à nous plonger dans cet univers magique.

Un premier tome très réussi, je serai au rendez-vous du prochain opus, il me tarde de retrouver Lotta et Solveig dans leur nouvelle aventure.

Un grand merci aux éditions Jungle pour cette belle lecture, j’ai adoré !

Read Full Post »

Silvia Vecchini est autrice d’albums illustrés et de romans jeunesse, elle écrit également des poésies, et des bandes dessinées. Elle a publié plusieurs livres en France dont Gaspard et Berlingot avec Sualzo. En parrallèle elle réalise des rencontres et lectures dans les bibliothèques et les écoles. Elle vit en Italie.

Sualzo est auteur de bandes dessinées et illustrateur. Il a publié de nombreux livres en Italie et à l’étranger; dont en France les albums jeunesse Gaspard et Berlingot et l’album L’Improvisateur.

La fin du monde est prévue pour le 15 Août, dans 21 jours exactement d’après l’homme qui circule toute la journée à vélo avec une pancarte décomptant les jours.

Fin du monde ou pas, Lisa partage son temps entre le café de sa mère à qui elle donne un coup de main et ses entraînements de karaté. Alors qu’elle vient d’enfiler son karate-gi, elle reçoit une visite inattendue.

C’est Aless, son ami d’enfance, elle le reconnaît aussitôt mais ne lui ouvre pas. Ils étaient inséparables lorsqu’ils étaient enfants jusqu’à ce que sa mère décède. Père et fils ont alors quitté le village pour ne plus revenir.

Quatre années ont passé depuis qu’il est parti et pourtant la complicité revient très vite entre eux. Ils reprennent leurs jeux et leur projet de construire un radeau dont les premières pièces sont encore là, abandonnées.

Peu à peu, Lisa réalise que pour Aless ce n’est plus un jeu. Quelque chose a changé, des non-dits semblent préoccuper son ami. Cela aurait-il à voir avec le décès de sa mère et le départ précipité d’Alex et son père des années plus tôt ?

Que s’est-il vraiment passé le 15 août de cet été-là sur le lac ? Lisa a 21 jours pour le découvrir, 21 jours avant qu’Alex ne reparte pour de bon. Entre cours de karaté, questionnement, événements inattendus et souvenirs enfouis, Lisa et Alex devront affronter leurs plus grandes peurs pour découvrir la vérité, en sortir grandis, et devenir encore plus amis.

21 jours avant la fin du monde est un roman graphique à destination des adolescents écrit par Silvia Vecchini et illustré par Sualzo. Ce récit, c’est celui des retrouvailles entre deux adolescents séparés par la vie depuis le décès de la mère d’Aless.

L’autrice aborde en deux cents pages des thèmes sensibles, traités avec pudeur et sans pathos dont le deuil d’un parent. Celui, réel d’Aless, dont la mère est morte dans des conditions troubles. Mais aussi celui de Lisa, dont le père a quitté le foyer pour fonder une nouvelle famille, en coupant les ponts avec sa fille.

Tous deux enfants uniques, ils mènent une existence solitaire et cet été va leur permettre de renouer leur amitié en dépit du refus du père d’Aless que les adolescents se revoient.

Celui-ci craint que son fils ne découvre la vérité sur le décès de sa mère, secret que les inséparables vont percer à jour pour grandir et combattre les fantômes du passé.

Lisa va combattre sa peur des chiens pour aider son ami, sa gentillesse et sa générosité sont très touchantes. Le duo est sympathique et les jeunes lecteurs pourront facilement s’identifier à eux, qu’ils soient touchés par le deuil ou non.

L’intrigue que nous propose Silvia Vecchini est vraiment prenante, sans temps mort, bien servie par les illustrations simples mais pleines de couleur, de chaleur signées Sualzo. Les pages se tournent toutes seules et je ne peux que conseiller cette bande dessinée aux ados, je compte d’ailleurs la faire lire aux miens.

Un bémol toutefois : le karaté qui est le fil conducteur de ce récit, n’étant pas sensible aux arts martiaux, je n’ai pas aimé cette présence sous forme de fil rouge mais cela n’a pas terni ma lecture, ce qui est le principal/

Un grand merci à Doriane et aux éditions Rue de Sèvres pour cette lecture !

Read Full Post »