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Posts Tagged ‘bande dessinée jeunesse’

Si les mythes nous parlent encore aujourd’hui, c’est qu’ils racontent à la fois la nature humaine et l’aventure de la vie. Ces histoires sont peuplées de personnages auxquels on peut s’identifier, de héros aussi forts et admirables que poltrons et méprisables, de terribles monstres qui révèlent nos peurs et nos faiblesses.

Avec Mythique panthéon, Jean-michel Billioud propose de nous raconter les récits légendaires des héros de l’Olympe. De la naissance de la mythologie grecque jusqu’aux grands épisodes narrés par Homère, de Cronos à Zeus, des Titans aux nymphes… l’auteur nous invite à une véritable initiation à la mythologie grecque.

Découpé en quatre parties, cet album brillamment illustré par Benoit Perroud revient sur Les dieux de l’Olympe, Les demi-dieux et les héros, Les grands mythes grecs et La guerre de Troie.

Idéal pour les collégiens qui étudient le monde grec antique et les récits d’Homère qui figurent aux programmes de français et d’histoire, Mythique panthéon permet aussi à leurs parents de (re)découvrir tous ces mythes qui nous parlent encore aujourd’hui : les douze travaux d’Hercule, Thésée et le minotaure, l’odyssée d’Ulysse, Méduse, Prométhée, Jason et les argonautes, le roi Midas, Orphée, etc.

Ces histoires sont peuplées de personnages auxquels on peut s’identifier, de héros aussi forts et admirables que poltrons et méprisables, de terribles monstres qui révèlent nos peurs et nos faiblesses. Des récits qui restent finalement très actuels de par leurs thématiques.


Cet ouvrage se révèle non seulement pédagogique mais aussi passionnant pour les enfants comme pour les adultes car l’auteur ne cherche pas seulement à raconter les histoires : il les explique aussi sous un angle historique, géographique et culturel, pour aider le lecteur à mieux comprendre le sens de chacune de ces légendes.

Le lecteur découvre également ce que signifiaient ces histoires pour les Grecs dont elles étaient, à l’époque, le quotidien, les mots de notre vocabulaire et expressions d’aujourd’hui qui découlent de ces épisodes : sortir de la cuisse de Jupiter, bonnet phrygien…

Le style de l’auteur est fluide et va droit au but, chacun de ses portraits est synthétique et donne la bonne dose d’informations afin de susciter l’intérêt des enfants sans avoir besoin de les noyer sous un flot de texte inutile.

Cerise sur le gâteau, Jean-Michel Billioud n’oublie pas d’insérer l’arbre généalogique des dieux et de leurs descendants afin qu’on s’y retrouve ainsi que leurs caractéristiques et leurs correspondances romaines.

En une centaine de pages, ce n’est pas moins de 58 histoires qui nous sont relatées, toutes d’une précision et d’une clarté limpide qui permet de réellement appréhender la mythologie grecque, ses mythes fondateurs, les dieux et héros qui font encore le bonheur des jeunes lecteurs d’aujourd’hui car cette thématique reste très bien représentée dans la littérature jeunesse.

Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé cet ouvrage, mes enfants l’ont dévoré aussi et je ne peux que vous recommander de plonger à votre tour dans la lecture de Mythique panthéon si vous avez envie de renouer avec les mythes grecs.

Une belle idée cadeau pour les 9 / 12 ans qui pourront à la fois enrichir leur savoir et se divertir avec cette lecture.

Un grand merci à Clémentine et aux éditions Saltimbanque pour cette lecture passionnante !

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Caché au coeur d’un Muséum d’Histoire Naturelle se trouve le cabinet d’Enola, une vétérinaire hors du commun. Sa spécialité ? Les animaux des contes et légendes ! Centaures, trolls et autres licornes n’ont aucun secret pour elle. Avec son compagnon de route Maneki et à l’aide des inventions du génial Archibald, elle parcourt le monde pour soigner les maux des créatures extraordinaires. La petite souris n’est pas passée ? Votre minotaure semble égaré ? Demandez conseil à Enola, elle saura vous aider !

Quelque part dans l’Himalaya, Enola, accompagnée de son inséparable chat Maneki, a été appelée par le vénérable d’un temple bouddhiste. L’objet de leur venue est un yéti qui est aux abonnés absent.

L’animal légendaire protège depuis des siècles les habitants de la vallée des attaques des tigres des neiges mais depuis quelques temps, les offrandes des moines restent intactes.

Enola, Maneki et leur jeune sherpa Tao se lancent à la recherche du yéti malgré la tempête qui fait rage…

Après La gargouille qui partait en vadrouille, La licorne qui dépassait les bornes et Le kraken qui avait mauvaise haleine, mon Sami-Chameau et moi-même avons retrouvé Enola, la vétérinaire attitrée des animaux de contes et légendes, dans le quatrième volume de la série, Le yéti qui avait perdu l’appétit.

Aux manettes de ce nouvel opus toujours l’excellent Joris Chamblain, auteur d’une série que j’adore Les carnets de Cerise, ici en binôme avec l’illustratrice Lucile Thibaudier avec qui il écrit la série Sorcières Sorcières aidée dans la mise en couleur par Camille.

L’histoire de ce yéti est toute simple, cet animal fabuleux, qui dans cette histoire, vit au Tibet, est un animal gentil, ne mangeant que des fruits, et la proie des chasseurs occidentaux voulant ramener la preuve de son existence.

Le méchant n’est donc pas celui qu’on croit, à savoir l’animal, ici en danger, mais les hommes blancs. Si le yéti n’existe pas, cette histoire ne peut que sensibiliser les enfants à protéger les espèces en danger, qui ne manquent pas sur cette planète hélas.

Cette série destinée aux 8 / 12 ans est mignonne à souhait tant par ses illustrations, toujours soignées et très belles de Lucile Thibaudier, que par son scénario abordable et adapté à son jeune lectorat car les bulles sont faciles à lire grâce à la police de caractère très bien choisie.

Tout est en fait très bien pensé pour que les enfants se sentent bien dans cette série : le format est plus court, une trentaine de pages, les bulles et la typographie sont plus grosses et le texte est plus simple et court, adapté à un lectorat très jeune.

Enola est une héroïne intelligente et futée, et elle va faire preuve une fois de plus d’une grande perspicacité pour résoudre aider ce yéti en danger.

Comme le titre de la série l’indique, l’univers est teinté de fantastique. Enola qui travaille dans un Muséum d’Histoire Naturelle n’est pas une vétérinaire ordinaire comme vous l’avez sûrement compris. Elle est spécialisée dans le bestiaire fantastique : phénix, dragons, licornes, trolls et autres créatures de contes de fées n’ont pas de secret pour elle.

Vous l’aurez compris, un quatrième tome réussi même si il aurait pu être nettement plus étoffé et une série que je recommande aux plus jeunes mais aussi à celles et ceux qui ont gardé leur âme d’enfant.

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Voilà les histoires que nous devrions lire à nos filles et à nos garçons. Un Best seller international au rayon jeunesse. Plus d’un million d’exemplaires vendus dans le monde entier ! 100 portraits de femmes extraordinaires 100 histoires pour rêver en grand

Elles sont pirates, scientifiques, espionnes, sportives, chanteuses, guerrières, reines, romancières… 100 femmes aux vies extraordinaires qui ont brisé les stéréotypes et encouragent filles et garçons d’aujourd’hui à suivre leurs rêves.

Elena Favilli & Francesca Cavallo, aidées de nombreuses illustratrices, nous racontent donc en un peu plus de 200 pages 100 destins de femmes extraordinaires à travers l’histoire et le monde : Rosa Parks, Marie Curie, Serena Williams, Malala Yousafzai, Anna Politivskaïa, les soeurs Brontë, Mary Anning, Florence Nightingale, Michelle Obama, les sœurs Williams…

Ces femmes du monde entier, de l’Europe à l’Amérique en passant par l’Asie, l’Afrique ou l’Océanie, toutes époques confondues, connues ou inconnues, jeunes et moins jeunes, ont toutes un parcours étonnant.

Dans la même veine que Culottées tome 1 et tome 2, les auteures mettent en lumière des femmes qui, pour la plupart, sont restées dans l’ombre. Elles font aussi la part belle aux jeunes héroïnes contemporaines qu’elles soient militantes, sportives ou rappeuses.

Comme cet album est à destination des jeunes lecteurs, les portraits sont très succins et synthétiques, abordent très brièvement la vie de leurs sujets et leur domaine de prédilection. Des biographies rapides qui donneront sans nul doute envie aux lecteurs d’aller voir au-delà des quelques lignes qui sont consacrées aux personnes qui les auront le plus intéressés.

Jeunesse oblige, les auteures ont édulcoré les fins parfois tragiques de ces héroïnes du féminisme pour ne retenir que le positif de chacune de ses vies, essayant d’insuffler un exemple à suivre pour les enfants.

Vous n’êtes pas sans savoir que j’adore les destins de femmes, l’histoire des femmes m’intéresse beaucoup, je me devais donc de découvrir Histoires du soir pour filles rebelles : 100 Destins de femmes extraordinaires et cet opus s’est révélé instructif à bien des égards bien qu’il laisse aussi l’adulte que je suis sur sa faim mais je ne peux que saluer l’initiative de ces deux auteures italiennes de mettre en lumière des femmes restées dans l’ombre de l’Histoire avec une grand H.

D’autant plus que Elena Favilli & Francesca Cavallo ont fait l’effort louable de balayer les époques pour nous proposer des héroïnes de toutes les époques ou presque et sur tous les continents, ne se contentant pas de mettre le focus sur les européennes et les américaines des 19è et 20è siècles.

En conclusion, que vous connaissiez ces femmes ou pas, je vous recommande cet ouvrage et vous encourage à le feuilleter et à lire sans modération, surtout si vous vous avez des enfants autour de vous !

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Calpurnia Tate a onze ans. Dans la chaleur de l’été, elle s’interroge sur le comportement des animaux autour d’elle. Elle étudie les sauterelles, les lucioles, les fourmis, les opossums. Aidée de son grand-père, un naturaliste elle note dans son carnet d’observation tout ce qu’elle voit et se pose mille questions. Pourquoi, les chiens ont-ils des sourcils ? Comment se fait-il que les grandes sauterelles soient jaunes, et les petites, vertes ? Nous sommes dans le comté de Caldwell, au Texas, en 1899. Tout en développant son esprit scientifique, Calpurnia partage avec son grand-père les enthousiasmes et les doutes de ses découvertes, elle affirme sa personnalité entre six frères et se confronte aux difficultés d’être une jeune fille à l’aube du XXe siècle. Apprendre la cuisine et les bonnes manières ou se laisser porter par sa curiosité insatiable ? Et si la science pouvait ouvrir un chemin vers la liberté ?

Eté 1899, comté de Caldwell, au Texas. Calpurnia Virginia Tate (Callie V.) a 12 ans et a trois frères ainés et trois frères cadets : Harry 17 ans, Sam Houston 14 ans, Lamar 13 ans, Travis 10 ans, Sul Ross 8 ans et Jim Boure 3 ans.

Seule fille de la fratrie, elle subit la sévérité de sa mère qui entend bien en faire une future femme d’intérieur accomplie alors que Callie ne rêve que d’être dehors. Son père est rarement là et dirige la fabrique de coton de Fentress.

Elle vit donc dans une famille on ne peut plus traditionnelle et en côtoyant Bon-Papa, son grand-père, féru de science, de naturalisme et qui passe son temps dans son propre laboratoire, elle va ouvrir son esprit à d’autres horizons que celui de son foyer et surtout fonder l’espoir de pouvoir s’accomplir professionnellement, ce qui est très difficile en cette fin du 19è siècle.

Calpurnia est un joli roman apprentissage que j’ai lu au printemps, j’ai donc eu envie de découvrir si l’adaptation en bande dessinée était fidèle au roman éponyme, d’autant qu’elle est signée Daphné Collignon, une illustratrice talentueuse que j’aime beaucoup.

J’avais trouvé le roman charmant même si il y avait trop de longueurs à mon goût et cette adaptation fidèle au roman de Jacqueline Kelly n’a pas ce travers, j’ai donc passé un excellent moment avec cette bande dessinée qui reprend la trame du roman et qui fait la part belle à l’héroïne, sa découverte de la nature et à la belle relation qui l’unit à son grand-père.

Les planches de Daphne Collignon sont comme toujours superbes, ses dessins tout en rondeur sont un régal pour les yeux, sa maîtrise des couleurs (noir et blanc, sépia ou ocre) fait merveille et c’est un vrai plaisir que de parcourir les pages, de la première jusqu’à la dernière.

Les personnages sont très expressifs et les planches, variées : tantôt sous forme de cases, tantôt sous forme de planches naturalistes, quant à la police de caractère façon écriture manuscrite, elle est très lisible et agréable à lire.

Comme le roman, l’adaptation aborde très intelligemment l’adolescence, la condition féminine et l’envie d’émancipation de son héroïne qui déteste jouer au piano, faire du crochet ou converser en français, entre autres choses, tout ce que sa mère considère comme essentielles à une jeune fille.

Il faut dire qu’à l’époque la science était un domaine réservé aux hommes et peu de femmes ont alors accès aux études supérieures mais Bon-Papa croit en elle et refuse pour sa petite-fille vive d’esprit, qu’elle soit cantonnée aux tâches ménagères.

Une première partie qui donne envie de découvrir la seconde et dernière de ce diptyque consacrée à Calpurnia, une jeune fille très attachante que j’aurai le plaisir de retrouver dès la parution du deuxième volume.

Un grand merci aux éditions Rue de Sèvres pour cette lecture pleine de charme !

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Qu’on se le dise, Merlin n’est pas mort ! D’ailleurs, équipé de ses fameux champignons trompe-la-mort, il espère bien tromper l’Ankou un bon moment.
Mais celui-ci a plus d’un tour dans son sac et pétrifie d’un sort Merlin et Morgane, toujours en train de se chamailler, à défaut de pouvoir tuer Merlin.
Aliénor et Lancelot vont devoir venir à leur rescousse et, pour cela, aller affronter l’Ankou dans son domaine, dont l’un des étangs débouche, dit-on, sur les portes de l’enfer…

Particulièrement sensible au hurlement des racines de mandragore, le druide Merlin y a succombé. Deux fois. Pour ramener son cher papa à la vie, Aliénor a provoqué l’Ankou, le serviteur de la mort.

Mais bien déterminé à punir l’audace de la jeune fille, l’Ankou, qui s’est juré d’emporter l’âme de Merlin, la précipite dans le Youdig avec les âmes damnées.

La jeune magicienne se voit en fait ouvrir les portes d’Avalon, accueillie par Moronoe, l’une des neufs fées de l’île d’Avalon, qui entend bien se venger de Merlin…

Après avoir assisté à la mort, puis la résurrection, puis de nouveau à la mort de son père Merlin dans Merlin est mort vive Merlin !, avoir combattu un dragon avec le jeune Lancelot dans Trompe-la-mort, revoilà notre jeune héroïne aux prises avec l’Ankou dans Les portes d’Avalon.

Ce troisième tome fait à nouveau la part belle à Aliénor et à Merlin, plus en forme que jamais ! J’aime beaucoup l’humour, le caractère irascible de Merlin et les joutes verbales qui l’opposent à Morgane, des saillies bienvenues dans une histoire où la mort joue un rôle de premier plan.

Ceci mis à part, l’aventure m’a semblé manquer de pep’s et plutôt embrouillée, j’ai eu du mal à me passionner pour cette nouvelle histoire alors que les deux précédents volumes m’avaient davantage séduits.

Reste que l’ensemble se lit bien grâce à l’humour déployé par Séverine Gauthier et surtout aux planches de Thomas Labourot, une fois de plus très réussies et qui servent bien l’aspect fantaisy du récit, elles sont aussi très agréables à regarder, ce qui ne gâte rien.

Les personnages restent intéressants : Aliénor est une héroïne attachante, Merlin est un vieux ronchon au grand cœur, Morgane n’est pas aussi méchante qu’elle voudrait le faire paraître et l’Ankou, est loin de faire peur mais ressemble davantage à un butler snob et autoritaire.

Comme pour les précédents opus, Séverine Gauthier et Thomas Labourot nous proposent à la fin du volume, L’écho de Brocéliande, avec un bestiaire, le guide de l’île d’Avalon, un point sur la légende des neufs sœurs et un petit tutoriel pour réaliser un thaumathrope.

Un troisième tome qui m’a plu même si pour moi il est en deçà des volumes précédents mais je persiste, Aliénor Mandragore est une série à suivre assurément, elle a le mérite de remettre au goût du jour la légende arthurienne et surtout le mythe de Merlin l’Enchanteur !

Un grand merci aux éditions Rue de Sèvres pour cette parenthèse enchantée !

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1916. Encore une année qui passe. Quand on n’a pas encore atteint l’âge adulte, une année c’est presque une vie. Orphelins, laissés à leur propre destin dans un monde entré en guerre, les Lulus poursuivent leur chemin de survie.

Après la mort de Hans, qui leur servait de père de substitution, le monde des Lulus a basculé brutalement dans la réalité de cette guerre qu’ils évitaient jusqu’alors si bien. En s’enfonçant dans la forêt, ils découvrent une cabane qui se présente comme un nouveau signe d’espoir.

Hélas pour eux, Gaston le sabotier qui vit en ermite ne peut les garder avec lui, les temps sont durs et après leur avoir offert le couvert, il leur conseille de tenter leur chance à Guise, la grande ville. Là bas, ils pourront trouver un refuge…

Mois après mois, je poursuis la lecture des aventures des orphelins Lucien, Lucas, Luigi et Ludwig et de leur amie d’infortune, Luce. Après les tomes 1 La maison des enfants trouvés et 2 Hans, voici le 3e opus de la série, Le tas de briques, surnom de la familistère des poêles Godin où ils vont se cacher.

Une fois encore mon Sami-Chameau et moi avons été séduits par cette histoire en continuité des précédents mais plus sombre puisque dans ce volume, nos Lulus vont devoir faire face à la guerre et se retrouver aux prises avec l’occupation allemande.

La fin du volume précédent nous avait laissé K.O, nous avions donc hâte de retrouver nos jeunes héros et voir ce que le scénariste Régis Hautière avait prévu pour eux.

Ce troisième tome reste fidèle à l’esprit des précédents et nous plongent davantage dans la réalité du conflit même si les Lulus ont la chance de ne pas être à côté du front, ils vont vivre la peur au ventre d’être pris par l’ennemi et envoyés pour les aînés en Allemagne. Et nous allons trembler avec eux à chaque rebondissement et péripétie qu’ils vivent.

Nos Lulus grandissent de tomes en tomes, les plus jeunes ont quitté le monde de l’enfance pour l’adolescence et les deux aînés sont quasiment des adultes. La seule fille du groupe s’affirme de plus en plus et devient une vraie jeune fille.

Les dessins de Hardoc s’accordent parfaitement à l’histoire, les teintes se font plus sombres et il a un vrai talent pour représenter les différents protagonistes de l’histoire, croquer leurs expressions…

Les dialogues entre les soldats allemands sont nombreux et traduits en bas de page et c’est un vrai plus car ils rendent encore plus tangibles la réalité de la guerre pour leurs jeunes lecteurs.

Vous l’aurez compris un troisième tome tout aussi réussi que les précédents, nous allons donc poursuivre cette série qui compte cinq volumes, ça tombe bien le 4è opus est déjà dans ma PAL !

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Cerise vit seule avec sa mère et rêve de devenir romancière. Elle a déjà commencé à écrire ses carnets ! Son sujet favori : les gens, et surtout les adultes. Elle les observe pour tenter de deviner leurs secrets les plus enfouis Au fil de ses enquêtes, elle a compris à quel point son passé lui manquait et faisait tout pour ressurgir. À travers une correspondance avec sa mère, Cerise va replonger dans ses souvenirs, dans son enfance des premières rencontres aux premiers mensonges… Ce voyage lui dévoilera le secret de ses carnets et on comprendra enfin pourquoi elle déteste tant que les adultes dissimulent quelque chose…

Cerise a maintenant 12 ans et depuis sa dernière aventure, elle s’est rapprochée de sa maman avec qui elle a eu des rapports difficiles ces dernières années. Cette fois-ci, son enquête va la mener dans son propre passé, à la recherche de son père qui est décédé alors qu’elle n’avait que 4 ans.

Depuis, elle se reproche sa fin tragique, mort dans son sommeil, le cœur fatigué malgré son jeune âge. Persuadée qu’elle est responsable de ce décès prématuré, elle en veut aussi à sa mère de n’avoir pas vu les signes qui montraient que son père était malade…

Comme vous le savez si vous me suivez depuis quelques temps déjà, j’adore la petite Cerise et je n’ai qu’un regret : qu’une telle série n’existât pas lorsque j’étais enfant !

Tous les volumes Le zoo pétrifié, Le livre d’Hector, Le dernier des cinq trésors et La déesse sans visage ont été des coups de cœur et ce cinquième opus n’échappe pas à la règle, je suis définitivement sous le charme de cette série et de sa jeune héroïne.

Le scénario de Joris Chamblain tient une fois encore toutes ses promesses, à la fois captivant et plein d’émotions. L’histoire Des premières neiges aux Perseides est bouleversante avec cette thématique du deuil et de l’absence d’un père pour grandir, traitée ici avec beaucoup de sensibilité et de pudeur.

Dans ce dernier tome, Cerise nous emmène dans son passé, sur les traces de ce papa trop tôt disparu et dont le souvenir s’efface peu à peu de sa mémoire. Sa mère va l’aider à retrouver son père et avec elles, nous plongeons dans leurs souvenirs à la fois pleins d’amour, de tendresse et de tristesse.

Touchante et espiègle, le personnage de Cerise se révèle tome après tome très attachant et j’ai été forcément très émue par cette histoire qui clôt en beauté cette série très réussie aussi bien du point de vue des histoires que des illustrations.

Graphiquement bien sûr comme toujours, les planches d’Aurélie Neyret sont un régal pour les yeux, son travail autour de la couleur est magnifique une fois de plus et le mélange bande dessinée, journal intime de Cerise, collage, dessins de la jeune fille font toujours mouche.

C’était un plaisir de côtoyer une dernière fois Cerise, sa maman et ses amies Line et Erica, de découvrir comment elles sont devenues inséparables et de comprendre pourquoi les relations entre la jeune fille et sa mère sont aussi compliquées et douloureuses. Je quitte à regret cette série que j’ai adoré découvrir tome après tome.

Vous l’aurez compris, je suis une fois de plus totalement emballée par Les carnets de Cerise qu’il faut absolument mettre dans les mains des jeunes lectrices de 9 à 12 ans !

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