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Posts Tagged ‘bande dessinée jeunesse’

Né en juillet 1969, Régis Hautière est un scénariste d’origine bretonne résidant dans les Hauts-de-France. Il rejoint les éditions Casterman en 2010 avec l’album De briques et de sang, coréalisé avec David François, puis avec la série La Guerre des Lulus, mise en images par Hardoc. Scénariste prolifique, il reprend chez Delcourt la mythique série Aquablue. Il compte à son actif une soixantaine de titres parmi lesquels les séries Abélard, Perico, Les Trois Grognards ou encore Les Spectaculaires. En 2018, en co-écriture avec Régis Goddyn, il crée pour Mohamed Aouamri sa première héroïne pour la jeunesse : Zibeline.

Décembre 1910. Le Palais de l’Elysée est victime d’un cambriolage. Le Président Fallières découvre son coffre-fort pillé : bijoux et liasses de billets ont disparu, mais plus important encore, des documents ultraconfidentiels, susceptibles de mettre en péril la sécurité du pays, ont été dérobés.

Seule une carte de visite avec un lapin dessiné, est retrouvée dans le coffre-fort. Pas de doute, il s’agit de l’œuvre d’Arsène Lapin, gentleman cabrioleur.

Les Spectaculaires se voient alors confier une curieuse mission : pour récupérer ces précieux papiers, la joyeuse troupe doit remporter, sans tricher, la grande course automobile qui reliera Paris à Berlin, au printemps prochain !

Sans quoi Arsène Lapin menace de divulguer ces documents aux rédactions des plus grands journaux d’Europe.

L’enjeu est de taille pour notre fine équipe, embarquée contre leur gré dans une folle aventure qui les conduit de Paris à Bruxelles, Amsterdam et Berlin. Parviendront-ils à remporter la grande course ? Attention, ça risque de décoiffer !

Quel plaisir de retrouver l’une de me séries chouchoutes dans ce quatrième opus hyper réussi et particulièrement désopilant.

Après Le cabaret des ombres, La divine amante, Les spectaculaires prennent l’eau, voici donc Les spectaculaires dépassent les bornes dans lequel nous retrouvons avec bonheur le professeur Pipolet, ses inventions avant-gardistes rarement fiables et la fine équipe des Spectaculaires que sont Eustache, l’homme fort, Félix le lycantrope, Evariste l’homme volant et Pétronille, qui n’a besoin d’aucun artifice pour être spectaculaire comme le dit si bien la divine Sarah Bernhardt.

Cette troupe d’artistes de cabaret un peu ratés emmenée par l’inénarrable professeur Pipolet à la mémoire vacillante et aux inventions farfelues, doit, dans ce quatrième tome, remporter une course automobile afin de récupérer les secrets d’état dérobés par le célèbre gentleman cambrioleur, Arsène Lapin !

Et comme toujours, Pétronille mise à part, ils ne se révèlent pas futés pour un sou et bataillent sec avec les inventions de Pipolet toujours aussi approximatives en diable, et qui sont censées leur permettre de battre leurs concurrents à plates coutures, à condition de pouvoir franchir la ligne de départ et d’arrivée dans les temps, ce qui ne sera pas d’une simplicité biblique pour l’équipe.

J’a trouvé ce quatrième volume absolument épatant : très amusant, avec des clins d’œil à des personnages de bandes dessinées ou à la pop culture bien vues, des péripéties et des rebondissements en pagaille pour nos héros et un dénouement spectaculaire, le suspens est une fois de plus mené jusqu’au bout, ce qui est un bon point pour les amateurs d’aventures et d’énigme.

Autre bon point pour moi la narration pleine d’humour qui se révèle très plaisante pour les adultes avec des dialogues savoureux et un vocabulaire argotique du début du 20è siècle qui nous plonge avec délectation dans une ambiance Belle Epoque très réussie.

Je trouve que le scénario de Régis Hautière est formidable, riche idée que de nous proposer une intrigue autour des premières courses automobiles, traitées ici à la manière de La grande course autour du monde de Blake Edwards ou de Ces merveilleux fous volants dans leurs drôles de machines de Ken Annakin, deux grands classiques des années 60. Une course qui permet au professeur d’étoffer sa gamme d’inventions plus ou moins ratées de façon exponentielle.

Quant aux dessins d’Arnaud Poitevin, je les trouve toujours très réussis et rythmés, ils servent parfaitement l’intrigue mitonnée par Régis Hautière et mettent en valeur les personnages.

Toutes les scènes de courses sont très réussies et on tourne les pages avec bonheur jusqu’à la dernière case et on quitte à regret ces spectaculaires en se disant qu’il faudra attendre un an de plus pour découvrir leurs nouvelles aventures.

Les quatre Spectaculaires sont décidément sympathiques en diable et le professeur Pipolet, savant particulièrement barré aux inventions scabreuses, apporte la touche humoristique indéniable qui font de ce quatrième volume, un formidable divertissement.

C’est frais, pétillant, avec une ambiance burlesque réussie et des rebondissements à la clé, je ne peux que vous recommander cette excellente série destinée aux 12 ans et plus, vous passerez un très bon moment.

Un grand merci à Doriane et aux éditions Rue de Sèvres pour cette lecture amusante et pleine de peps.

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Édimbourg, 1958. Pour Scotland Yard, la disparition de David Archer n’a rien d’inquiétant. Après quatre mois d’absence, tout laisse penser qu’il a volontairement quitté le domicile familial pour refaire sa vie à Londres. L’affaire est classée sans suite par la police et sa mère va de l’avant en prenant un travail afin de subvenir à leurs besoins.

Mais pour Jeffrey, son fils de 13 ans, la police fait fausse route. Son père lui avait promis de revenir à temps pour assister à l’entrée en ville de la Reine et il n’a jamais manqué à sa parole.

Et s’il n’est pas revenu, c’est qu’il lui est arrivé quelque chose. D’ailleurs, il se souvient que la veille de son départ, son père avait évoqué une mission mystérieuse.

Et si c’était un agent secret ? Et s’il était retenu en otage quelque part ?

C’est décidé, puisqu’il ne peut pas compter sur les adultes, il mènera sa propre enquête accompagné de son chien Sherlock !

Le train de 16h54 est le premier tome d’une toute nouvelle série, Lord Jeffrey, signée Joël Hemberg pour le scénario et Hamo pour les dessins.

Cette bande dessinée policière à destination des 12 ans et plus nous plonge dans une ambiance british comme je les aime à la fin des années 50. Le titre rappelle celui d’un célèbre roman d’Agatha Christie et le chien a le même prénom que le plus célèbre des détectives, le ton est donné d’emblée, pour mon plus grand plaisir !

Ce premier volume est très introductif, il nous présente les différents protagonistes et plante le décor pour ceux à venir, ce qui est assez frustrant car toutes les questions restent sans réponse.

Ceci mis à part, j’ai beaucoup aimé l’ambiance de cette bande dessinée, les dessins classiques mais élégants de Hamo et les personnages proposés par l’auteur, notamment Jeffrey et son chien.

Dommage que le personnage de la mère soit si effacé et cantonné à sa cuisine, mais vue l’époque de l’intrigue, ce n’est guère étonnant !

Le scénario est intéressant et bien rythmé, Joël Hemberg nous plonge dans une atmosphère d’espionnage pleine de secrets, de mystères et je suis vraiment curieuse de connaître la suite de cette intrigue passionnante à suivre.

Le suspens est bien maitrisé, les scènes d’action succèdent à des scènes plus réfléchies, le tout avec un équilibre bien dosé.

En bref, un premier opus prometteur, vivement le tome 2 !

Merci à Babelio et aux éditions Kennes pour cette lecture.

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La mère d’Ernest est morte et son père a disparu. Ernest a été recueilli par Précieuse, sa grand-mère. Aujourd’hui, à dix ans, il ne connaît que la vie ennuyeuse qu’il partage avec elle. Excellent élève, Ernest prend garde à rester éloigné des autres. Jusqu’au jour où Victoire arrive dans sa classe. Elle a treize frères, ce n’est pas Ernest qui va l’impressionner. Au contraire, la voilà qui le sort de la monotonie pour le projeter dans la vie…

Ernest a dix ans. Dix ans qu’il s’ennuie seul, élevé par sa grand-mère Précieuse et la gouvernante Germaine depuis le décès de sa mère en le mettant en monde. Son père, a depuis lors, disparu de la circulation.

La vie n’a pas épargné Précieuse qui vit dans le souvenir de ses chers disparus et fait vivre à son petit-fils une existence bien triste, sans distraction ni sortie pour égayer son quotidien.

Les heures sans saveur s’écoulent ainsi jusqu’au jour où Victoire de Montardent fait une entrée fracassante dans sa classe et dans sa vie d’enfant unique, soufflant un vent d’amour et de folie sur ce quotidien morose.

Victoire, seule fille après 13 garçons, tombe immédiatement amoureuse d’Ernest et lui prédit qu’ils se marieront une fois adultes. En attendant, elle est bien décidée à faire entrer son amoureux dans la modernité en lui faisant découvrir le téléphone, la télévision et surtout la joie de vivre.

Armé de sa plume et aidé par Victoire, Ernest va rompre ces silences depuis trop longtemps installés et tenter de remonter le fil de ses origines familiales…

Rue de Sèvres et Nicolas Pitz continuent leurs adaptions de romans emblématiques édités par L’école des loisirs et cette fois-ci, c’est au tour du titre de Susie Morgenstern, Lettres d’amour de 0 à 10, de prendre vie sous forme de roman graphique.

Je ne saurai vous dire si le scénario est totalement conforme au roman éponyme ou si l’intrigue a été simplifiée puisque je ne l’ai pas lu mais j’ai trouvé cette bande dessinée tout simplement délicieuse, mon seul bémol : qu’elle soit trop courte tant j’ai adoré !

Sous des traits irrésistibles à la manière du petit Nicolas, Thomas Baas nous fait découvrir Ernest et Victoire. Le début de l’histoire est un peu triste puisque l’on voit le morne quotidien d’Ernest, excellent élève, mais terriblement seul.

Heureusement pour lui et pour nous, Victoire vient vite égayer sa vie et notre lecture par sa truculence, sa vivacité et sa grande joie de vivre. Ses frères et ses parents vont accueillir à bras ouverts Ernest et sa grand-mère, permettant au petit garçon de découvrir ce qu’est une vie de famille et d’oser enquêter sur ses origines.

L’histoire est toute simple et douce, et pourtant, on se laisse vite prendre par ce récit pour les enfants notamment grâce aux protagonistes de ce roman graphique qui sont particulièrement attachants et très touchants.

L’autre point fort de cette adaptation, c’est bien sûr le talent indéniable de Thomas Baas que je découvre ici. J’ai beaucoup aimé son coup de crayon, son utilisation des couleurs, le découpage des planches, tout m’a plu. Il a su croquer à merveille les visages et leurs expressions, a mis du dynamisme dans ses dessins, des atouts pour le public visé : les 10 ans et plus.

En bref, un bon roman graphique pour les enfants, l’adulte que je suis y a également trouvé son compte, je vous recommande donc vivement ce titre qui frôle le coup de cœur.

Un grand merci à Doriane et aux éditions Rue de Sèvres pour cette chouette lecture !

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Après une petite souris, des fantômes, un enfant sauvage et le monstre du Loch Ness, Astrid décide de venir en aide au yéti !

Il neige abondamment sur la ville de New York. Les journées sont longues pour Astrid qui s’ennuie terriblement : elle ne peut sortir et personne ne veut jouer avec elle.

Aussi, quand elle entend à la radio qu’un Yéti s’est évadé du zoo et se retrouve en liberté, elle fait tout pour essayer de l’apercevoir à travers ses jumelles.

Quelle surprise lorsqu’elle l’aperçoit enfin sur sa terrasse ! Puisque aucun adulte ne la croît, elle décide d’aller capturer le fugitif elle-même.

Et si ce Yéti n’était finalement pas l’abominable et sauvage homme des neiges mais plutôt un nouveau compagnon de jeux ? L’homme des neiges sera-t-il accepté par l’entourage d’Astrid ? Saura-t-on lui faire une place dans cette vie urbaine ?

Chaque année, j’attends avec une impatience non feinte, un nouvel album mettant en scène l’irrésistible Astrid Bromure.

Souvenez-vous j’avais adoré les quatre premiers tomes Comment dézinguer la petite souris, Comment atomiser les fantômes, Comment épingler l’enfant sauvage et Comment lyophiliser le monstre du Loch Ness.

J’étais donc ravie de retrouver cette chère Astrid dans Comment refroidir le yéti, sa cinquième aventure et une fois encore, le charme a opéré car j’ai adoré cet opus tout aussi réussi que les autres.

J’ai vraiment un coup de cœur pour cette série très jeunesse plutôt destinée aux 7 / 9 ans que je trouve so vintage avec ses illustrations de style années 20 (époque où se passe les intrigues) et les dialogues savoureux des personnages qui plairont aussi bien aux adultes qu’aux enfants avec des piques, des gags et des traits d’humour à chaque page et des situations scabreuses pour notre Astrid et sa famille qui se retrouvent aux prises avec le fameux abominable homme des neiges qui est loin d’être aussi méchant qu’on le prétend !

Cette tempête de neige qui secoue New York sera l’occasion pour Astrid de vivre une chouette aventure et se faire un nouvel ami en la personne du yéti, amitié qui permettra également à son père de se débarrasser à bon compte du dernier étage de sa toute nouvelle tour dont personne ne veut pour cause de froid extrême.

Comme toujours, pas de répit ni d’ennui pour le lecteur grâce au scénario de Fabrice Parme qui multiplie les rebondissements de la première à la dernière page. Outre l’histoire et l’humour, j’adore l’atmosphère délicieusement vintage qui se dégage de cette série : le graphisme, les couleurs, la typographie, les décors, les visages expressifs… le travail de Fabrice Parme est un vrai régal pour les yeux d’autant plus que l’ensemble du travail éditorial est soigné, comme toujours chez Rue de Sèvres qui offre décidément à ses jeunes lecteurs des bandes dessinées réussies tant sur le fond que sur la forme.

Les dialogues de Fabrice Parme sont toujours aussi bons et font mouche à chaque fois par leur drôlerie et leur intelligence, avec comme toujours un joli message sur la tolérance et l’acceptation des autres. Une série qui ne s’essouffle pas et que je vous recommande chaudement que vous soyez petit ou grand !

Vous l’aurez compris Comment refroidir le yéti est une bande dessinée loufoque à mettre entre toutes les mains dès 9 ans, et ce n’est pas mon Sami-Chameau de fils qui dira le contraire car il adore aussi, et attend chaque tome avec beaucoup d’impatience ! Comme quoi, Astrid plaît aussi aux garçons…

Un grand merci à Doriane et aux éditions Rue de Sèvres pour ce coup de cœur collégial !

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Malika Ferdjoukh a séché quelques films à la Cinémathèque pour suivre des cours à la Sorbonne. Elle a publié une trentaine de romans pour la jeunesse. Elle vit entre Paris, la Normandie… et Parci-Par-là. Se vit recevoir quelques jolis prix au début de sa carrière… Puis plus rien du tout depuis… depuis… depuis… Oh, forget it, Jake ! it’s Chinatown. Ne tweete pas, ne facebooke pas, ne rézo-socialise pas (bon zut, quoi, elle a une vie.)

Aujourd’hui, 31 octobre, trois générations de Coudrier sont réunies à la Collinière, la grande demeure familiale entourée de forêts et d’étangs, pour fêter, comme chaque année, l’anniversaire de Papigrand, le patriarche.

Comme c’est aussi Halloween, Mamigrand a envoyé les petits chercher des citrouilles au potager pour les voisins américains. Mais dans le carré de cucurbitacées encore enveloppé des brumes de l’aube, il y a comme un pépin.

Un homme étendu de tout son long, plein de taches rouges, silencieux. Mort. Pour ne pas gâcher la fête, les enfants décident de cacher le corps.

Les soupçons gagnent les esprits des cousins qui observent les comportements pour le moins étrange des adultes. Tous semblent avoir un mobile qui les accuse. Peu à peu, l’écheveau se dénoue, révélant de lourds secrets de famille et plusieurs assassins potentiels…

Rue de Sèvres et Nicolas Pitz ont eu la bonne idée d’adapter le roman Sombres citrouilles de Malika Ferdjoukh et de le faire paraître pour Halloween, c’est donc entre la soirée du 31 octobre et le 1er novembre au matin que j’ai découvert cette histoire pleine de secrets de famille et de rebondissements.

Les protagonistes de ce roman graphique sont nombreux, je me suis parfois perdue entre les cousins et leurs parents, mais ceci mis à part ce fut une bonne lecture. On suit donc la famille Coudrier réunie au grand complet pour l’anniversaire de son patriarche.

L’occasion pour les cousins Hermès, Madeleine, Violette, Annette et Colin-six ans de se retrouver et pour nous de les découvrir. Il y a les ados Hermès et Madeleine qui seront les narrateurs de l’histoire et qui vont tenter de découvrir l’identité du mort et surtout le coupable du meurtre, ce qui sera loin d’être simple car cette famille cumule les secrets et les non-dits !

Côté graphisme, j’ai beaucoup apprécié le travail de Nicolas Pitz. Les planches sont bien découpées et agréables à lire, les couleurs font la part belle à l’automne avec du rouge, de l’orange, du noir et du vert.

Mention spéciale pour les scènes de nuit qui sont très réussies : toutes noires avec des traits verts, c’est très bien vu et ça permet vraiment de démarquer le jour de la nuit.

Les personnages sont bien croqués et sont facilement repérables, une fois qu’on a bien en tête les prénoms, ce qui est un très bon point vu la multiplicité des protagonistes.

Je ne saurai vous dire si le scénario est totalement conforme au roman éponyme ou si l’intrigue a été simplifiée puisque je ne l’ai pas lu mais j’ai trouvé la narration bien rythmée et fluide. Les sentiments et les animosités au sein de cette famille sont également bien reproduits et sonnent vrais.

En bref, un bon roman graphique pour les adolescents et adultes, idéal à lire en automne. Si vous ne le connaissez pas encore, c’est le moment où jamais.

Un grand merci à Doriane et aux éditions Rue de Sèvres pour cette chouette lecture !

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Après des études de graphisme à l’École supérieure d’arts appliqués de Bourgogne (2001-2005) et une expérience de directrice artistique à Paris (2006-2009), MARIANNE ALEXANDRE se consacre entièrement à l’illustration et signe ici sa première BD jeunesse.

Un nuisible fantastique vous importune ? Lothaire Flammes, chasseur de monstres et son fidèle chat sentinelle Chatterton, vous débarrasseront de vos pires cauchemars grâce à des pigments sacrés !

Car le jeune shaman chasse les monstres d’une façon très particulière, c’est avec son talent de dessinateur que le chasseur les capture dans son grimoire magique.

C’est d’ailleurs ce qu’Alierin Nera espère en faisant appel à leurs services alors qu’une mystérieuse créature terrifie le village de Wisteria.

Une affaire de routine en perspective pour Lothaire ? Certainement pas car l’aventure va se révéler pleine de rebondissement et de rencontres intéressantes pour le jeune chasseur de monstres…

Une fois n’est pas coutume, c’est mon Sami-Chameau de fils qui a repéré Lothaire Flammes en librairie et en feuilletant avec lui Chasseur de monstres, le premier tome de la série, nous avons aussitôt eu envie de l’ajouter à notre pal.

Il n’a d’ailleurs pas eu le temps de croupir sur nos étagères car mon fils l’a immédiatement lu et adoré l’aspect magique avec les incantations, et je l’ai découvert pour ma part quelques jours plus tard.

L’histoire est charmante et bien adaptée aux enfants, elle ne se révèle pas très originale si on excepte la façon dont Lothaire capture les monstres : pas d’armes ici ni d’incantations magiques, mais des dessins réalisés à l’aide de pigments sacrés.

Lothaire est un personnage attachant et les jeunes lecteurs auront plaisir à suivre les aventures de ce jeune orphelin. Bien sûr, l’adulte que je suis aurait préféré une intrigue plus étoffée et davantage inédite mais elle fait mouche auprès du public visé et c’est bien ça le plus important.

Au-delà de la magie, les dialogues sont assez drôles, les joutes verbales entre Chatterton et Lothaire sont savoureuses et j’ai vraiment passé un chouette moment avec eux même si le scénario reste très jeunesse et manque d’épaisseur pour les adultes.

Le gros point fort de cet album ce sont bien sûr les très belles illustrations de Marianne Alexandre, pleines de couleurs douces et lumineuses. Grâce à elles, les pages se tournent toutes seules et on arrive vite au point final.

J’ai d’ailleurs bien apprécié les pages complémentaires à la fin de l’histoire avec quelques exemples de créatures et les pigments que doit utiliser Lothaire pour les neutraliser.

Une série prometteuse que je conseille aux enfants, pour ma part, je lirai la suite avec plaisir lorsqu’elle paraitra.

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Faith Erin Hicks est canadienne. Elle vit à Vancouver. Avant de se consacrer pleinement à la bande dessinée depuis 2008, elle a travaillé dans le domaine de l’animation. Elle a publié plusieurs romans graphiques, et reçu le prix Eisner en 2014 pour The Adventures of Superhero Girl (First Second).

Au fil des siècles, les envahisseurs se sont succédés à ses portes, célébrant chaque fois leur victoire en rebaptisant la ville. Dandao, Yanjing ou Cambaluc, la cité a mille noms. Mais pour ses habitants, elle reste la Cité sans Nom et tous ceux qui la nomment autrement restent à jamais des étrangers.

Kaidu est l’un de ces nouveaux arrivants, né d’une famille Dao, le dernier peuple avoir pris le contrôle de la région. Il est le fils d’une chef de tribu et du général Andren qui rêve de fédérer les différentes factions en présence pour gouverner en paix.

Lors d’une balade dans le cité, il tombe sur Rate qui est, elle, originaire de la Cité sans nom. Enfant des rues et orpheline, elle est hébergée au cœur de pierre par les moines et déteste les Dao pour tout ce qu’ils représentent : des envahisseurs, juste bons à faire la guerre.

Malgré leurs antagonismes, ils vont devenir amis et s’enseigner mutuellement, l’un la natation, l’autre la course rapide. Leur destin va basculer lorsqu’ils vont être témoins d’un complot visant à renverser le pouvoir…

Une fois n’est pas coutume, ce sont mes garçons, férus de manga et de bandes dessinées qui m’ont fait découvrir la trilogie La cité sans nom de l’américaine Faith Erin Hicks.

Sans eux, je ne pense pas que j’aurai eu la curiosité d’aller vers cette saga et cela aurait été bien dommage car j’ai adoré ma lecture au point d’enchaîner les trois tomes dans la même journée, raison pour laquelle je préfère consacrer un billet commun à Menace sur l’empire Dao, Le secret du cœur de pierre et La terre déchirée, les trois volumes de cette saga.

La cité sans nom fut un défi pour Faith Erin Hicks qui signe ici le scénario et les planches et sa première histoire qui ne se déroule pas dans l’Amérique du Nord actuelle mais en Chine.

Si cette trilogie est une pure fiction, elle trouve néanmoins ses racines dans l’Empire du Milieu du XIIIè siècle. L’autrice s’est inspirée de la dynastie Yuan et la Route de la Soie pour créer ce vaste univers multiculturel où vivent Kaidu et Rate.

Faith Erin Hicks a tâché d’imaginer un monde visuellement authentique même si il n’est pas fidèle aux événements historiques de cette époque et je dois dire que c’est très réussi, j’ai eu l’impression, tout au long de ma lecture, d’être plongée au cœur de cette cité chinoise médiévale même si l’autrice a fait le choix étonnant de dessiner des visages occidentaux et non asiatiques pour l’ensemble des personnages.

Graphiquement parlant, comme vous l’avez compris, c’est très réussi. J’ai beaucoup aimé le coup de crayon de la dessinatrice : les visages sont très expressifs, les décors et les costumes bien dessinés et elle imprime à son scénario beaucoup de dynamisme.

Il y a en effet beaucoup de scènes de poursuites, de courses, de bagarres, etc qui sont très visuelles et agréables à suivre, je comprends pourquoi mes enfants en sont fans, vraiment c’est très bien fait.

Le scénario n’est pas en reste, il est bien ficelé et permet d’aborder beaucoup de thèmes importants pour les ados : amitié, acceptation de soi et des autres, intégration au sein de l’école, tolérance, trouver sa place dans la société, les relations parfois conflictuelles avec les parents…

Il y a aussi beaucoup de suspens, de rebondissements et une histoire qui file à cent à l’heure. Je ressors enchantée de ma lecture et chagrinée qu’on la voie si peu sur la blogosphère car elle vaut vraiment le détour et je ne peux que vous encourager à la découvrir à votre tour car bien qu’elle soit destinée aux ados, elle est tout à fait intéressante et lisible par les adultes mais aussi par les enfants dès 12 ans !

Un grand merci aux éditions Rue de Sèvres pour cette lecture dépaysante, j’ai adoré !

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