Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘bande dessinée jeunesse’

Silvia Vecchini est autrice d’albums illustrés et de romans jeunesse, elle écrit également des poésies, et des bandes dessinées. Elle a publié plusieurs livres en France dont Gaspard et Berlingot avec Sualzo. En parrallèle elle réalise des rencontres et lectures dans les bibliothèques et les écoles. Elle vit en Italie.

Sualzo est auteur de bandes dessinées et illustrateur. Il a publié de nombreux livres en Italie et à l’étranger; dont en France les albums jeunesse Gaspard et Berlingot et l’album L’Improvisateur.

La fin du monde est prévue pour le 15 Août, dans 21 jours exactement d’après l’homme qui circule toute la journée à vélo avec une pancarte décomptant les jours.

Fin du monde ou pas, Lisa partage son temps entre le café de sa mère à qui elle donne un coup de main et ses entraînements de karaté. Alors qu’elle vient d’enfiler son karate-gi, elle reçoit une visite inattendue.

C’est Aless, son ami d’enfance, elle le reconnaît aussitôt mais ne lui ouvre pas. Ils étaient inséparables lorsqu’ils étaient enfants jusqu’à ce que sa mère décède. Père et fils ont alors quitté le village pour ne plus revenir.

Quatre années ont passé depuis qu’il est parti et pourtant la complicité revient très vite entre eux. Ils reprennent leurs jeux et leur projet de construire un radeau dont les premières pièces sont encore là, abandonnées.

Peu à peu, Lisa réalise que pour Aless ce n’est plus un jeu. Quelque chose a changé, des non-dits semblent préoccuper son ami. Cela aurait-il à voir avec le décès de sa mère et le départ précipité d’Alex et son père des années plus tôt ?

Que s’est-il vraiment passé le 15 août de cet été-là sur le lac ? Lisa a 21 jours pour le découvrir, 21 jours avant qu’Alex ne reparte pour de bon. Entre cours de karaté, questionnement, événements inattendus et souvenirs enfouis, Lisa et Alex devront affronter leurs plus grandes peurs pour découvrir la vérité, en sortir grandis, et devenir encore plus amis.

21 jours avant la fin du monde est un roman graphique à destination des adolescents écrit par Silvia Vecchini et illustré par Sualzo. Ce récit, c’est celui des retrouvailles entre deux adolescents séparés par la vie depuis le décès de la mère d’Aless.

L’autrice aborde en deux cents pages des thèmes sensibles, traités avec pudeur et sans pathos dont le deuil d’un parent. Celui, réel d’Aless, dont la mère est morte dans des conditions troubles. Mais aussi celui de Lisa, dont le père a quitté le foyer pour fonder une nouvelle famille, en coupant les ponts avec sa fille.

Tous deux enfants uniques, ils mènent une existence solitaire et cet été va leur permettre de renouer leur amitié en dépit du refus du père d’Aless que les adolescents se revoient.

Celui-ci craint que son fils ne découvre la vérité sur le décès de sa mère, secret que les inséparables vont percer à jour pour grandir et combattre les fantômes du passé.

Lisa va combattre sa peur des chiens pour aider son ami, sa gentillesse et sa générosité sont très touchantes. Le duo est sympathique et les jeunes lecteurs pourront facilement s’identifier à eux, qu’ils soient touchés par le deuil ou non.

L’intrigue que nous propose Silvia Vecchini est vraiment prenante, sans temps mort, bien servie par les illustrations simples mais pleines de couleur, de chaleur signées Sualzo. Les pages se tournent toutes seules et je ne peux que conseiller cette bande dessinée aux ados, je compte d’ailleurs la faire lire aux miens.

Un bémol toutefois : le karaté qui est le fil conducteur de ce récit, n’étant pas sensible aux arts martiaux, je n’ai pas aimé cette présence sous forme de fil rouge mais cela n’a pas terni ma lecture, ce qui est le principal/

Un grand merci à Doriane et aux éditions Rue de Sèvres pour cette lecture !

Read Full Post »

Lu dans le cadre du Mois anglais

Après sa participation à quelques albums collectifs, Philippe Charlot publie Bourbon Street, son premier projet au long cours dessiné par Alexis Chabert et dans lequel il réunit ses deux passions : musique et écriture.
Xavier Fourquemin est diplômé de l’académie des Beaux-Arts de Tournai. Avec Dieter au scénario, il lance sa première série, Alban, aux éditions Le Téméraire puis chez Soleil, puis entame Outlaw chez Glénat. En septembre et octobre 2007, avec le scénariste Jean-Christophe Derrien, son diptyque Miss Endicott paraît au Lombard pour la collection « Signé ». Suivront La Légende du Changeling (2008-2012) et Le Train des orphelins (2012-2013).

Lord Harold Alaister Cunningham Talbot, douzième du nom, est l’héritier de l’une des plus grandes familles de l’Angleterre victorienne. Il vit avec ses vieilles tantes, son chien et ses domestiques au petit soin pour lui.

Mais alors que ses nobles ascendances lui assureraient un train de vie confortable et sans effort, ce grand amateur de littérature romanesque décide de se plier à la dure loi du travail en mettant les fruits de sa prestigieuse éducation au service de la police.

Et pas n’importe où : le voilà propulsé inspecteur novice à Blackchurch, l’un des quartiers les plus mal famés de tout Londres ! En arrivant sur place avec son chien Hermès qui ne le quitte pas d’une semelle, le candide Harold va découvrir un univers bigarré, peuplé d’escrocs et de fieffés forbans, où l’unique loi qui vaille est celle du silence.

Ses trop bonnes manières risquent de ne pas passer inaperçues… surtout auprès des trois jeunes femmes qui semblent tenir cette zone de non-droit où règnent la pègre, la débauche et où commissaire et agents locaux ont depuis longtemps décidé de laisser faire par lâcheté ou par cupidité plutôt que de faire leur métier…

Avec Blackchurch, Philippe Charlot au scénario et Xavier Fourquemin aux dessins, lancent Lord Harold douzième du nom, une nouvelle série enlevée dans la fascinante Londres de l’époque victorienne.

Ces chroniques policières d’un héros en décalage total avec son environnement, source de quiproquos mais surtout d’aventures est destinée à la jeunesse d’où le scénario léger et le héros candide et gaffeur !

Ce premier tome sert évidemment à planter le décor, à nous dévoiler les différents protagonistes de la série et le fonctionnement d’un poste de police vérolé par la corruption. Mais il possède tout de même une bonne dose de mystère qui a éveillé mon intérêt et qui promet d’intéressants développements dans les volumes suivants !

Le scénario est sympathique à suivre, les dessins sont simples mais efficaces. La trame historique est bien documentée et permettra aux jeunes lecteurs d’avoir une idée des bas-fonds de la capitole anglaise sous la reine Victoria.

Avec un humour et un flegme tout britanniques, Lord Harold se révèle être un héros attachant et j’espère que les prochains volets nous en apprendront davantage à son sujet. Un détective concurrent de Sherlock Holmes dans le Londres victorien qui devrait plaire aux lecteurs dès 12 ans. Pour ma part, je serai au rendez-vous du tome 2 !

Read Full Post »

Lu dans le cadre du Mois anglais

Loïc Clément est scénariste de bandes dessinées pour les adultes et la jeunesse et auteur de romans et albums illustrés. Il est né en 1981 et réside en Bretagne. Anne Montel est graphiste et illustratrice pour la bande dessinée et les beaux livres. Elle a étudié la communication visuelle à l’ÉSAA Duperré, suivi une FCIL illustration au Lycée Corvisart de Paris. Elle partage son temps de travail entre les livres illustrés pour la jeunesse et la bande dessinée.

Charity est une petite fille débordante de curiosité, assoiffée de contacts humains, de paroles et d’échanges, elle est impatiente de créer et de participer à la vie du monde. Mais voilà, une petite fille de la bonne société anglaise des années 1880 doit se taire et ne pas se faire remarquer ou à l’église, à la rigueur.

Les adultes qui l’entourent ne font pas attention à elle, ses petites soeurs sont mortes. Charity se réfugie alors au troisième étage de sa maison en compagnie de Tabitha, sa bonne.

Pour ne pas mourir d’ennui, ou sombrer dans la folie, elle élève des souris dans la nursery, dresse un lapin, étudie des champignons au microscope, apprend Shakespeare par coeur et dessine inlassablement des animaux qui conduiront Miss Charity vers son destin, tout d’abord naturaliste, puis, illustratrice de livres pour enfants mondialement connue.

Après avoir lu le roman éponyme de Marie-Aude Murail pour lequel j’avais eu un coup de cœur, j’étais très impatiente de découvrir l’adaptation graphique qu’en ferait un duo que j’aime beaucoup : Loïc Montel au scénario et Anne Montel aux illustrations.

Et je dois dire que je ressors charmée de ma lecture du premier tome, L’enfance de l’art, splendide version naturaliste du chef d’œuvre de Marie-Aude Murail. Rue de Sèvres continue d’adapter de grands romans au format graphique et c’est tant mieux car la qualité est toujours au rendez-vous et je me régale de chacune de mes lectures. Celle-ci n’a pas fait exception.

Le scénario de Loïc Clément est très fidèle au texte de Marie-Aude Murail que l’on retrouve ici dans ses grandes lignes. On a plaisir à retrouver Charity, une petite fille intelligente et très attachante, délaissée par ses parents qui se voue corps et âme à la science et à sa ménagerie sise dans la nursery.

Superbement mis en dessins et couleurs par Anne Montel dont les aquarelles insufflent de la délicatesse et de la poésie au récit, on en prend plein les yeux.

Les couleurs sont chaudes et douces et on retrouve bien l’ambiance du roman. Sous son pinceau, les animaux prennent vie et sèment un joyeux brouhaha dans la vie bien austère de la petite fille.

L’objet livre en lui-même est très beau : les pages sont épaisses et glacées, la couverture et la quatrième de couverture soignées, quant au dos en toile épaisse bleu, il est sublime !

Que vous ayez lu le roman de Marie-Aude Murail ou non, je ne peux que vous conseiller cet album de qualité, que vous refermerez à regret dès la dernière page tournée.

J’attends désormais vivement le tome 2 pour me replonger dans cette univers onirique et so british.

Un grand merci à Doriane et aux éditions Rue de Sèvres pour ce coup de cœur, j’ai adoré !

Read Full Post »

Née en 1982, Hope Larson est considérée comme l’une des dessinatrices américaines les plus talentueuses de la jeune génération. Elle a reçu un très prestigieux Eisner Award en 2007.

New York, années 1860. Lorsque le père adoptif de Cléopâtra et Alexandre disparait, les jumeaux rejoignent le gang du Crochet Noir à la tête duquel sévit Luther, surveillé par la police pour ses multiples larcins.

Lorsque leur premier cambriolage tourne mal, les jumeaux sont arrêtés par les forces de l’ordre qui leur proposent un deal au lieu de filer tout droit en prison.

Ils acceptent donc de trahir le gang, contre un ticket de train pour la Nouvelle Orléans, où ils espèrent tourner la page.

Mais sur le chemin qui doit les mener à leur nouvelle vie, Alex est capturé et embarqué de force comme main-d’oeuvre sur un cargo faisant route pour San Francisco. Cléo prend la route sur un steamer, en passagère clandestine, pour tenter de rejoindre son frère.

Mais les deux adolescents sont loin de suspecter les dangers qui les guettent : le gang a informé une bande de pirates, redoutés et impitoyables, que les jumeaux sont en possession de deux objets constituant une carte au trésor, un couteau et une montre, seuls biens laissés par leur défunte mère.

La course commence pour nos héros : course au trésor, vers leur père et pour leur vie.

Cavale au bout du monde et Cap sur l’île aux trésors constituent la duologie Pile ou face signée Hope Larson au scénario et Rebecca Mock aux dessins. Une fois n’est pas coutume, j’ai enchaîné les deux volumes en une après-midi, captivée par cette histoire pleine d’aventures, je vous les présente donc réunis en un seul billet.

Aventure et piraterie sont au menu de ces romans graphiques pour adolescents de plus de deux cents pages chacun qui se lisent d’une traite tant l’histoire est prenante et pleine de rebondissements : les neuf chapitres se dévorent et j’aurai lu avec grand plaisir un troisième tome dans la foulée si il avait existé !

Ce diptyque est porté par un duo de héros bien attachants, à la fois courageux, pugnaces mais aussi avec des failles : Alexandre et Cléopâtra, des jumeaux âgées d’une douzaine d’années qui vont traverser une bonne partie de l’Amérique afin de retrouver leur père puis le trésor laissé par leur géniteur, un pirate décédé avant leur naissance, qui se trouverait quelque part près des Iles Marshall.

Tout au long de leurs aventures, ils seront pourchassés par Luther et par un autre pirate, le célèbre Felix Worley, qui comptent bien mettre la main sur le magot. Mais aussi aidés dans leurs quêtes par une autre paire de jumeaux et le capitaine d’un bateau.

Aucun temps mort, un scénario bien construit, des rebondissements en cascade, de l’humour, de l’aventure, des personnages attachants, une ambiance à la Tom Sawyer plairont sans nul doute aux enfants, aux ados et aux adultes.

Comme toujours chez Rue de Sèvres, l’objet livre est une vraie invitation à la lecture avec sa couverture souple à rabat, sa pagination claire, sa typographie facile à lire, son découpage varié avec différents formats de vignettes et des dessins simples et dynamiques.

Autant de points forts qui participent à la réussite de ces deux albums que je vous encourage à découvrir à votre tour.

Un grand merci aux éditions Rue de Sèvres pour cette lecture, j’ai adoré !

Read Full Post »

« Il y avait peut-être une place pour moi dans ce monde, après tout. Une place où je ne serais ni étrange ni égoïste, où je ne serais une déception pour personne. Qui pourrait être déçu par une femme qui découvrirait tant de merveilles scientifiques ? Ma mère, sans doute. Mais je ne voulais pas y penser.

Eté 1899, comté de Caldwell, au Texas. Calpurnia Virginia Tate (Callie V.) a 12 ans et a trois frères ainés et trois frères cadets : Harry 17 ans, Sam Houston 14 ans, Lamar 13 ans, Travis 10 ans, Sul Ross 8 ans et Jim Boure 3 ans.

Seule fille de la fratrie, elle subit la sévérité de sa mère qui entend bien en faire une future femme d’intérieur accomplie alors que Callie ne rêve que d’être dehors, son père dirige la fabrique de coton de Fentress.

Tout en développant son esprit scientifique, Calpurnia Tate, onze ans, continue de partager avec son grand-père les enthousiasmes et les doutes quant à ses découvertes. Elle affirme sa personnalité au milieu de ses six frères et se confronte aux difficultés d’être une jeune fille à l’aube du XXe siècle. Apprendre la cuisine, la couture et les bonnes manières, comme il se doit, ou se laisser porter par sa curiosité insatiable ? Et si elle ne voulait pas faire son entrée dans le monde comme toutes les jeunes filles de son âge ? Et si la science pouvait ouvrir un chemin vers la liberté ?

Calpurnia est l’adaptation éponyme du roman d’apprentissage signé Jacqueline Kelly. J’avais trouvé le roman charmant même si il y avait trop de longueurs à mon goût et cette adaptation très fidèle du roman n’a pas ce travers, j’ai donc passé un excellent moment avec cette bande dessinée qui reprend la trame du roman et qui fait la part belle à l’héroïne, sa découverte de la nature et à la belle relation qui l’unit à son grand-père.

Les planches de Daphne Collignon sont comme toujours superbes, ses dessins tout en rondeur sont un régal pour les yeux, sa maîtrise des couleurs (noir et blanc, sépia ou ocre) fait merveille et c’est un vrai plaisir que de parcourir les pages, de la première jusqu’à la dernière.

Les personnages sont très expressifs et les planches sont variées : tantôt sous forme de cases, tantôt sous forme de planches naturalistes, quant à la police de caractère façon écriture manuscrite, elle est très lisible et agréable à lire.

Comme le roman, l’adaptation aborde très intelligemment l’adolescence, la condition féminine et l’envie d’émancipation de son héroïne qui déteste jouer au piano, faire du crochet ou converser en français, entre autres choses, tout ce que sa mère considère comme essentielles à une jeune fille.

Il faut dire qu’à l’époque la science était un domaine réservé aux hommes et peu de femmes ont alors accès aux études supérieures mais Bon-Papa croit en elle et refuse que sa petite-fille si vive d’esprit, soit cantonnée aux tâches ménagères.

Un second volume tout aussi réussi que le précédent que je conseille à tous et plus particulièrement aux jeunes filles qui délaissent souvent les études scientifiques, Calpurnia, personnage très attachant, les fera peut-être changer d’avis !

Un grand merci aux éditions Rue de Sèvres pour cette lecture pleine de charme !

Read Full Post »

A peine remis des émotions provoquées par les évènements d’Avalon, Aliénor et Lancelot se voient confier une mission par Morgane : aller chercher un mystérieux objet que la fée avait confié autrefois au roi des Korrigans. Mais pour pouvoir le récupérer, nos héros vont devoir relever de nombreux défis et survivre à une série d’épreuves, sous peine d’être à jamais prisonniers des geôles de pierre de ce royaume souterrain.

Brouillée avec son ami Lancelot, qui la tient responsable des cornes qui lui ont poussé sur la tête après leurs aventures dans le monde souterrain des Korrigans, tiraillée entre l’héritage druidique de Merlin et son attirance grandissante pour la magie des fées, Aliénor ne sait plus où elle en est.

Et si la seule personne susceptible de l’aider était l’ermite ? Et si les réponses à ses questions se trouvaient là où personne n’oserait aller les chercher ? Dans le Val sans retour…

Après avoir assisté à la mort, puis la résurrection, puis de nouveau à la mort de son père Merlin dans Merlin est mort vive Merlin !, avoir combattu un dragon avec le jeune Lancelot dans Trompe-la-mort, découvert Excalibur dans Les portes d’Avalon et affronté les Korrigans dans Le chant des Korrigans, revoilà notre jeune héroïne, sans son ami Lancelot, dans Le Val sans retour.

Ce cinquième tome clôt la série consacrée à la très attachante fille de Merlin, Aliénor Mandragore, et fait la lumière sur les origines de la jeune fille. On apprend les circonstances de sa naissance, l’identité de sa mère et l’autrice répond aux questions que l’on se posait depuis le premier tome.

Dans cette histoire, Séverine Gauthier nous fait explorer une fois encore le territoire de Brocéliande et plus particulièrement le célèbre Val sans retour, lieu d’où l’on ne revient pas comme son nom l’indique.

L’histoire s’assombrit une fois de plus mais la lumière revient en fin de tome, pour autant, elle se lit formidablement bien grâce à l’humour déployé par Séverine Gauthier par petites touches et surtout aux planches de Thomas Labourot, une fois de plus très réussies et qui servent bien l’aspect fantaisy du récit, elles sont aussi très agréables à regarder, ce qui ne gâte rien.

Les personnages restent intéressants : Aliénor est une héroïne attachante, Merlin est un vieux ronchon au grand cœur, Morgane n’est pas aussi méchante qu’elle voudrait le faire paraître et Lancelot, toujours prêt à aider son amie.

Comme pour les précédents opus, Séverine Gauthier et Thomas Labourot nous proposent à la fin du volume, L’écho de Brocéliande, avec un bestiaire, l’interview de l’ermite, le petit guide de la forêt, des révélations sur Merlin…

Un cinquième tome réussi, qui vient clore en beauté cette saga jeunesse originale, avec des personnages attachants et hauts en couleur dans un monde féérique et magique où peuple, druides et fées cohabitent.

Une série jeunesse bien sympathique que je vous invite à découvrir si vous aimez la Bretagne et son folklore, la légende arthurienne et surtout le mythe de Merlin l’Enchanteur !

Un grand merci aux éditions Rue de Sèvres pour cette parenthèse enchantée !

Read Full Post »

Tourne beau carrousel. Pour démarrer la nouvelle année, rien de plus merveilleux qu’un abécédaire au beau look vintage signé Anne Montel.

Attrapeuse de chat dans la gorge, barbier de barbe à papa, cultivateur de cœur d’artichaut… de A à Z, chacune des vingt-six lettres de l’alphabet, a droit à son métier imaginaire.

Après Les jours sucrés et Chaussette, j’étais ravie de retrouver Anne Montel, sans Loïc Clément pour cette fois, avec Abécédaire des métiers imaginaires.

Dans ce très bel album, l’illustratrice nous propose des métiers tantôts loufoques tantôt poétiques que parents et enfants auront plaisir à découvrir le soir à la veillée.

Chaque double page présente un métier imaginaire, sa lettre majuscule dessinée au pinceau, sa lettre minuscule à la plume, son dessin aquarellé… et son histoire merveilleuse.

Anne Montel met comme toujours beaucoup de délicatesse et de poésie dans ses illustrations. L’imagination de ses textes nous enchante et j’ai tourné les pages de cet album avec une certaine avidité, pressée de découvrir les vingt-six métiers imaginaires et les proposions de l’autrice qui joue à merveille avec les mots et expressions de la langue française.

Les textes sont à la fois poétiques et amusants, propices aux rêveries des enfants. Certes, les plus jeunes ne saisiront pas forcément toute la beauté et la portée des textes mais qu’importe, la beauté des aquarelles emporte l’adhésion des enfants qui rêveront peut-être d’être peintre de feuilles d’automne, marchand de sable ou saleuse d’eau de mer.

Avec Abécédaire des métiers imaginaires, découvrez que chaque métier imaginaire a son histoire extraordinaire, j’ai pris beaucoup de plaisir à le lire et à le feuilleter, et je vous conseille sans réserve cet album à découvrir absolument.

Un grand merci aux éditions Little Urban pour cette merveille, j’ai adoré.

Read Full Post »

Né en juillet 1969, Régis Hautière est un scénariste d’origine bretonne résidant dans les Hauts-de-France. Il rejoint les éditions Casterman en 2010 avec l’album De briques et de sang, coréalisé avec David François, puis avec la série La Guerre des Lulus, mise en images par Hardoc. Scénariste prolifique, il reprend chez Delcourt la mythique série Aquablue. Il compte à son actif une soixantaine de titres parmi lesquels les séries Abélard, Perico, Les Trois Grognards ou encore Les Spectaculaires. En 2018, en co-écriture avec Régis Goddyn, il crée pour Mohamed Aouamri sa première héroïne pour la jeunesse : Zibeline.

Décembre 1910. Le Palais de l’Elysée est victime d’un cambriolage. Le Président Fallières découvre son coffre-fort pillé : bijoux et liasses de billets ont disparu, mais plus important encore, des documents ultraconfidentiels, susceptibles de mettre en péril la sécurité du pays, ont été dérobés.

Seule une carte de visite avec un lapin dessiné, est retrouvée dans le coffre-fort. Pas de doute, il s’agit de l’œuvre d’Arsène Lapin, gentleman cabrioleur.

Les Spectaculaires se voient alors confier une curieuse mission : pour récupérer ces précieux papiers, la joyeuse troupe doit remporter, sans tricher, la grande course automobile qui reliera Paris à Berlin, au printemps prochain !

Sans quoi Arsène Lapin menace de divulguer ces documents aux rédactions des plus grands journaux d’Europe.

L’enjeu est de taille pour notre fine équipe, embarquée contre leur gré dans une folle aventure qui les conduit de Paris à Bruxelles, Amsterdam et Berlin. Parviendront-ils à remporter la grande course ? Attention, ça risque de décoiffer !

Quel plaisir de retrouver l’une de me séries chouchoutes dans ce quatrième opus hyper réussi et particulièrement désopilant.

Après Le cabaret des ombres, La divine amante, Les spectaculaires prennent l’eau, voici donc Les spectaculaires dépassent les bornes dans lequel nous retrouvons avec bonheur le professeur Pipolet, ses inventions avant-gardistes rarement fiables et la fine équipe des Spectaculaires que sont Eustache, l’homme fort, Félix le lycantrope, Evariste l’homme volant et Pétronille, qui n’a besoin d’aucun artifice pour être spectaculaire comme le dit si bien la divine Sarah Bernhardt.

Cette troupe d’artistes de cabaret un peu ratés emmenée par l’inénarrable professeur Pipolet à la mémoire vacillante et aux inventions farfelues, doit, dans ce quatrième tome, remporter une course automobile afin de récupérer les secrets d’état dérobés par le célèbre gentleman cambrioleur, Arsène Lapin !

Et comme toujours, Pétronille mise à part, ils ne se révèlent pas futés pour un sou et bataillent sec avec les inventions de Pipolet toujours aussi approximatives en diable, et qui sont censées leur permettre de battre leurs concurrents à plates coutures, à condition de pouvoir franchir la ligne de départ et d’arrivée dans les temps, ce qui ne sera pas d’une simplicité biblique pour l’équipe.

J’a trouvé ce quatrième volume absolument épatant : très amusant, avec des clins d’œil à des personnages de bandes dessinées ou à la pop culture bien vues, des péripéties et des rebondissements en pagaille pour nos héros et un dénouement spectaculaire, le suspens est une fois de plus mené jusqu’au bout, ce qui est un bon point pour les amateurs d’aventures et d’énigme.

Autre bon point pour moi la narration pleine d’humour qui se révèle très plaisante pour les adultes avec des dialogues savoureux et un vocabulaire argotique du début du 20è siècle qui nous plonge avec délectation dans une ambiance Belle Epoque très réussie.

Je trouve que le scénario de Régis Hautière est formidable, riche idée que de nous proposer une intrigue autour des premières courses automobiles, traitées ici à la manière de La grande course autour du monde de Blake Edwards ou de Ces merveilleux fous volants dans leurs drôles de machines de Ken Annakin, deux grands classiques des années 60. Une course qui permet au professeur d’étoffer sa gamme d’inventions plus ou moins ratées de façon exponentielle.

Quant aux dessins d’Arnaud Poitevin, je les trouve toujours très réussis et rythmés, ils servent parfaitement l’intrigue mitonnée par Régis Hautière et mettent en valeur les personnages.

Toutes les scènes de courses sont très réussies et on tourne les pages avec bonheur jusqu’à la dernière case et on quitte à regret ces spectaculaires en se disant qu’il faudra attendre un an de plus pour découvrir leurs nouvelles aventures.

Les quatre Spectaculaires sont décidément sympathiques en diable et le professeur Pipolet, savant particulièrement barré aux inventions scabreuses, apporte la touche humoristique indéniable qui font de ce quatrième volume, un formidable divertissement.

C’est frais, pétillant, avec une ambiance burlesque réussie et des rebondissements à la clé, je ne peux que vous recommander cette excellente série destinée aux 12 ans et plus, vous passerez un très bon moment.

Un grand merci à Doriane et aux éditions Rue de Sèvres pour cette lecture amusante et pleine de peps.

Read Full Post »

Édimbourg, 1958. Pour Scotland Yard, la disparition de David Archer n’a rien d’inquiétant. Après quatre mois d’absence, tout laisse penser qu’il a volontairement quitté le domicile familial pour refaire sa vie à Londres. L’affaire est classée sans suite par la police et sa mère va de l’avant en prenant un travail afin de subvenir à leurs besoins.

Mais pour Jeffrey, son fils de 13 ans, la police fait fausse route. Son père lui avait promis de revenir à temps pour assister à l’entrée en ville de la Reine et il n’a jamais manqué à sa parole.

Et s’il n’est pas revenu, c’est qu’il lui est arrivé quelque chose. D’ailleurs, il se souvient que la veille de son départ, son père avait évoqué une mission mystérieuse.

Et si c’était un agent secret ? Et s’il était retenu en otage quelque part ?

C’est décidé, puisqu’il ne peut pas compter sur les adultes, il mènera sa propre enquête accompagné de son chien Sherlock !

Le train de 16h54 est le premier tome d’une toute nouvelle série, Lord Jeffrey, signée Joël Hemberg pour le scénario et Hamo pour les dessins.

Cette bande dessinée policière à destination des 12 ans et plus nous plonge dans une ambiance british comme je les aime à la fin des années 50. Le titre rappelle celui d’un célèbre roman d’Agatha Christie et le chien a le même prénom que le plus célèbre des détectives, le ton est donné d’emblée, pour mon plus grand plaisir !

Ce premier volume est très introductif, il nous présente les différents protagonistes et plante le décor pour ceux à venir, ce qui est assez frustrant car toutes les questions restent sans réponse.

Ceci mis à part, j’ai beaucoup aimé l’ambiance de cette bande dessinée, les dessins classiques mais élégants de Hamo et les personnages proposés par l’auteur, notamment Jeffrey et son chien.

Dommage que le personnage de la mère soit si effacé et cantonné à sa cuisine, mais vue l’époque de l’intrigue, ce n’est guère étonnant !

Le scénario est intéressant et bien rythmé, Joël Hemberg nous plonge dans une atmosphère d’espionnage pleine de secrets, de mystères et je suis vraiment curieuse de connaître la suite de cette intrigue passionnante à suivre.

Le suspens est bien maitrisé, les scènes d’action succèdent à des scènes plus réfléchies, le tout avec un équilibre bien dosé.

En bref, un premier opus prometteur, vivement le tome 2 !

Merci à Babelio et aux éditions Kennes pour cette lecture.

Read Full Post »

La mère d’Ernest est morte et son père a disparu. Ernest a été recueilli par Précieuse, sa grand-mère. Aujourd’hui, à dix ans, il ne connaît que la vie ennuyeuse qu’il partage avec elle. Excellent élève, Ernest prend garde à rester éloigné des autres. Jusqu’au jour où Victoire arrive dans sa classe. Elle a treize frères, ce n’est pas Ernest qui va l’impressionner. Au contraire, la voilà qui le sort de la monotonie pour le projeter dans la vie…

Ernest a dix ans. Dix ans qu’il s’ennuie seul, élevé par sa grand-mère Précieuse et la gouvernante Germaine depuis le décès de sa mère en le mettant en monde. Son père, a depuis lors, disparu de la circulation.

La vie n’a pas épargné Précieuse qui vit dans le souvenir de ses chers disparus et fait vivre à son petit-fils une existence bien triste, sans distraction ni sortie pour égayer son quotidien.

Les heures sans saveur s’écoulent ainsi jusqu’au jour où Victoire de Montardent fait une entrée fracassante dans sa classe et dans sa vie d’enfant unique, soufflant un vent d’amour et de folie sur ce quotidien morose.

Victoire, seule fille après 13 garçons, tombe immédiatement amoureuse d’Ernest et lui prédit qu’ils se marieront une fois adultes. En attendant, elle est bien décidée à faire entrer son amoureux dans la modernité en lui faisant découvrir le téléphone, la télévision et surtout la joie de vivre.

Armé de sa plume et aidé par Victoire, Ernest va rompre ces silences depuis trop longtemps installés et tenter de remonter le fil de ses origines familiales…

Rue de Sèvres et Nicolas Pitz continuent leurs adaptions de romans emblématiques édités par L’école des loisirs et cette fois-ci, c’est au tour du titre de Susie Morgenstern, Lettres d’amour de 0 à 10, de prendre vie sous forme de roman graphique.

Je ne saurai vous dire si le scénario est totalement conforme au roman éponyme ou si l’intrigue a été simplifiée puisque je ne l’ai pas lu mais j’ai trouvé cette bande dessinée tout simplement délicieuse, mon seul bémol : qu’elle soit trop courte tant j’ai adoré !

Sous des traits irrésistibles à la manière du petit Nicolas, Thomas Baas nous fait découvrir Ernest et Victoire. Le début de l’histoire est un peu triste puisque l’on voit le morne quotidien d’Ernest, excellent élève, mais terriblement seul.

Heureusement pour lui et pour nous, Victoire vient vite égayer sa vie et notre lecture par sa truculence, sa vivacité et sa grande joie de vivre. Ses frères et ses parents vont accueillir à bras ouverts Ernest et sa grand-mère, permettant au petit garçon de découvrir ce qu’est une vie de famille et d’oser enquêter sur ses origines.

L’histoire est toute simple et douce, et pourtant, on se laisse vite prendre par ce récit pour les enfants notamment grâce aux protagonistes de ce roman graphique qui sont particulièrement attachants et très touchants.

L’autre point fort de cette adaptation, c’est bien sûr le talent indéniable de Thomas Baas que je découvre ici. J’ai beaucoup aimé son coup de crayon, son utilisation des couleurs, le découpage des planches, tout m’a plu. Il a su croquer à merveille les visages et leurs expressions, a mis du dynamisme dans ses dessins, des atouts pour le public visé : les 10 ans et plus.

En bref, un bon roman graphique pour les enfants, l’adulte que je suis y a également trouvé son compte, je vous recommande donc vivement ce titre qui frôle le coup de cœur.

Un grand merci à Doriane et aux éditions Rue de Sèvres pour cette chouette lecture !

Read Full Post »

Older Posts »