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Après une petite souris, des fantômes, un enfant sauvage et le monstre du Loch Ness, Astrid décide de venir en aide au yéti !

Il neige abondamment sur la ville de New York. Les journées sont longues pour Astrid qui s’ennuie terriblement : elle ne peut sortir et personne ne veut jouer avec elle.

Aussi, quand elle entend à la radio qu’un Yéti s’est évadé du zoo et se retrouve en liberté, elle fait tout pour essayer de l’apercevoir à travers ses jumelles.

Quelle surprise lorsqu’elle l’aperçoit enfin sur sa terrasse ! Puisque aucun adulte ne la croît, elle décide d’aller capturer le fugitif elle-même.

Et si ce Yéti n’était finalement pas l’abominable et sauvage homme des neiges mais plutôt un nouveau compagnon de jeux ? L’homme des neiges sera-t-il accepté par l’entourage d’Astrid ? Saura-t-on lui faire une place dans cette vie urbaine ?

Chaque année, j’attends avec une impatience non feinte, un nouvel album mettant en scène l’irrésistible Astrid Bromure.

Souvenez-vous j’avais adoré les quatre premiers tomes Comment dézinguer la petite souris, Comment atomiser les fantômes, Comment épingler l’enfant sauvage et Comment lyophiliser le monstre du Loch Ness.

J’étais donc ravie de retrouver cette chère Astrid dans Comment refroidir le yéti, sa cinquième aventure et une fois encore, le charme a opéré car j’ai adoré cet opus tout aussi réussi que les autres.

J’ai vraiment un coup de cœur pour cette série très jeunesse plutôt destinée aux 7 / 9 ans que je trouve so vintage avec ses illustrations de style années 20 (époque où se passe les intrigues) et les dialogues savoureux des personnages qui plairont aussi bien aux adultes qu’aux enfants avec des piques, des gags et des traits d’humour à chaque page et des situations scabreuses pour notre Astrid et sa famille qui se retrouvent aux prises avec le fameux abominable homme des neiges qui est loin d’être aussi méchant qu’on le prétend !

Cette tempête de neige qui secoue New York sera l’occasion pour Astrid de vivre une chouette aventure et se faire un nouvel ami en la personne du yéti, amitié qui permettra également à son père de se débarrasser à bon compte du dernier étage de sa toute nouvelle tour dont personne ne veut pour cause de froid extrême.

Comme toujours, pas de répit ni d’ennui pour le lecteur grâce au scénario de Fabrice Parme qui multiplie les rebondissements de la première à la dernière page. Outre l’histoire et l’humour, j’adore l’atmosphère délicieusement vintage qui se dégage de cette série : le graphisme, les couleurs, la typographie, les décors, les visages expressifs… le travail de Fabrice Parme est un vrai régal pour les yeux d’autant plus que l’ensemble du travail éditorial est soigné, comme toujours chez Rue de Sèvres qui offre décidément à ses jeunes lecteurs des bandes dessinées réussies tant sur le fond que sur la forme.

Les dialogues de Fabrice Parme sont toujours aussi bons et font mouche à chaque fois par leur drôlerie et leur intelligence, avec comme toujours un joli message sur la tolérance et l’acceptation des autres. Une série qui ne s’essouffle pas et que je vous recommande chaudement que vous soyez petit ou grand !

Vous l’aurez compris Comment refroidir le yéti est une bande dessinée loufoque à mettre entre toutes les mains dès 9 ans, et ce n’est pas mon Sami-Chameau de fils qui dira le contraire car il adore aussi, et attend chaque tome avec beaucoup d’impatience ! Comme quoi, Astrid plaît aussi aux garçons…

Un grand merci à Doriane et aux éditions Rue de Sèvres pour ce coup de cœur collégial !

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Malika Ferdjoukh a séché quelques films à la Cinémathèque pour suivre des cours à la Sorbonne. Elle a publié une trentaine de romans pour la jeunesse. Elle vit entre Paris, la Normandie… et Parci-Par-là. Se vit recevoir quelques jolis prix au début de sa carrière… Puis plus rien du tout depuis… depuis… depuis… Oh, forget it, Jake ! it’s Chinatown. Ne tweete pas, ne facebooke pas, ne rézo-socialise pas (bon zut, quoi, elle a une vie.)

Aujourd’hui, 31 octobre, trois générations de Coudrier sont réunies à la Collinière, la grande demeure familiale entourée de forêts et d’étangs, pour fêter, comme chaque année, l’anniversaire de Papigrand, le patriarche.

Comme c’est aussi Halloween, Mamigrand a envoyé les petits chercher des citrouilles au potager pour les voisins américains. Mais dans le carré de cucurbitacées encore enveloppé des brumes de l’aube, il y a comme un pépin.

Un homme étendu de tout son long, plein de taches rouges, silencieux. Mort. Pour ne pas gâcher la fête, les enfants décident de cacher le corps.

Les soupçons gagnent les esprits des cousins qui observent les comportements pour le moins étrange des adultes. Tous semblent avoir un mobile qui les accuse. Peu à peu, l’écheveau se dénoue, révélant de lourds secrets de famille et plusieurs assassins potentiels…

Rue de Sèvres et Nicolas Pitz ont eu la bonne idée d’adapter le roman Sombres citrouilles de Malika Ferdjoukh et de le faire paraître pour Halloween, c’est donc entre la soirée du 31 octobre et le 1er novembre au matin que j’ai découvert cette histoire pleine de secrets de famille et de rebondissements.

Les protagonistes de ce roman graphique sont nombreux, je me suis parfois perdue entre les cousins et leurs parents, mais ceci mis à part ce fut une bonne lecture. On suit donc la famille Coudrier réunie au grand complet pour l’anniversaire de son patriarche.

L’occasion pour les cousins Hermès, Madeleine, Violette, Annette et Colin-six ans de se retrouver et pour nous de les découvrir. Il y a les ados Hermès et Madeleine qui seront les narrateurs de l’histoire et qui vont tenter de découvrir l’identité du mort et surtout le coupable du meurtre, ce qui sera loin d’être simple car cette famille cumule les secrets et les non-dits !

Côté graphisme, j’ai beaucoup apprécié le travail de Nicolas Pitz. Les planches sont bien découpées et agréables à lire, les couleurs font la part belle à l’automne avec du rouge, de l’orange, du noir et du vert.

Mention spéciale pour les scènes de nuit qui sont très réussies : toutes noires avec des traits verts, c’est très bien vu et ça permet vraiment de démarquer le jour de la nuit.

Les personnages sont bien croqués et sont facilement repérables, une fois qu’on a bien en tête les prénoms, ce qui est un très bon point vu la multiplicité des protagonistes.

Je ne saurai vous dire si le scénario est totalement conforme au roman éponyme ou si l’intrigue a été simplifiée puisque je ne l’ai pas lu mais j’ai trouvé la narration bien rythmée et fluide. Les sentiments et les animosités au sein de cette famille sont également bien reproduits et sonnent vrais.

En bref, un bon roman graphique pour les adolescents et adultes, idéal à lire en automne. Si vous ne le connaissez pas encore, c’est le moment où jamais.

Un grand merci à Doriane et aux éditions Rue de Sèvres pour cette chouette lecture !

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Après des études de graphisme à l’École supérieure d’arts appliqués de Bourgogne (2001-2005) et une expérience de directrice artistique à Paris (2006-2009), MARIANNE ALEXANDRE se consacre entièrement à l’illustration et signe ici sa première BD jeunesse.

Un nuisible fantastique vous importune ? Lothaire Flammes, chasseur de monstres et son fidèle chat sentinelle Chatterton, vous débarrasseront de vos pires cauchemars grâce à des pigments sacrés !

Car le jeune shaman chasse les monstres d’une façon très particulière, c’est avec son talent de dessinateur que le chasseur les capture dans son grimoire magique.

C’est d’ailleurs ce qu’Alierin Nera espère en faisant appel à leurs services alors qu’une mystérieuse créature terrifie le village de Wisteria.

Une affaire de routine en perspective pour Lothaire ? Certainement pas car l’aventure va se révéler pleine de rebondissement et de rencontres intéressantes pour le jeune chasseur de monstres…

Une fois n’est pas coutume, c’est mon Sami-Chameau de fils qui a repéré Lothaire Flammes en librairie et en feuilletant avec lui Chasseur de monstres, le premier tome de la série, nous avons aussitôt eu envie de l’ajouter à notre pal.

Il n’a d’ailleurs pas eu le temps de croupir sur nos étagères car mon fils l’a immédiatement lu et adoré l’aspect magique avec les incantations, et je l’ai découvert pour ma part quelques jours plus tard.

L’histoire est charmante et bien adaptée aux enfants, elle ne se révèle pas très originale si on excepte la façon dont Lothaire capture les monstres : pas d’armes ici ni d’incantations magiques, mais des dessins réalisés à l’aide de pigments sacrés.

Lothaire est un personnage attachant et les jeunes lecteurs auront plaisir à suivre les aventures de ce jeune orphelin. Bien sûr, l’adulte que je suis aurait préféré une intrigue plus étoffée et davantage inédite mais elle fait mouche auprès du public visé et c’est bien ça le plus important.

Au-delà de la magie, les dialogues sont assez drôles, les joutes verbales entre Chatterton et Lothaire sont savoureuses et j’ai vraiment passé un chouette moment avec eux même si le scénario reste très jeunesse et manque d’épaisseur pour les adultes.

Le gros point fort de cet album ce sont bien sûr les très belles illustrations de Marianne Alexandre, pleines de couleurs douces et lumineuses. Grâce à elles, les pages se tournent toutes seules et on arrive vite au point final.

J’ai d’ailleurs bien apprécié les pages complémentaires à la fin de l’histoire avec quelques exemples de créatures et les pigments que doit utiliser Lothaire pour les neutraliser.

Une série prometteuse que je conseille aux enfants, pour ma part, je lirai la suite avec plaisir lorsqu’elle paraitra.

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Faith Erin Hicks est canadienne. Elle vit à Vancouver. Avant de se consacrer pleinement à la bande dessinée depuis 2008, elle a travaillé dans le domaine de l’animation. Elle a publié plusieurs romans graphiques, et reçu le prix Eisner en 2014 pour The Adventures of Superhero Girl (First Second).

Au fil des siècles, les envahisseurs se sont succédés à ses portes, célébrant chaque fois leur victoire en rebaptisant la ville. Dandao, Yanjing ou Cambaluc, la cité a mille noms. Mais pour ses habitants, elle reste la Cité sans Nom et tous ceux qui la nomment autrement restent à jamais des étrangers.

Kaidu est l’un de ces nouveaux arrivants, né d’une famille Dao, le dernier peuple avoir pris le contrôle de la région. Il est le fils d’une chef de tribu et du général Andren qui rêve de fédérer les différentes factions en présence pour gouverner en paix.

Lors d’une balade dans le cité, il tombe sur Rate qui est, elle, originaire de la Cité sans nom. Enfant des rues et orpheline, elle est hébergée au cœur de pierre par les moines et déteste les Dao pour tout ce qu’ils représentent : des envahisseurs, juste bons à faire la guerre.

Malgré leurs antagonismes, ils vont devenir amis et s’enseigner mutuellement, l’un la natation, l’autre la course rapide. Leur destin va basculer lorsqu’ils vont être témoins d’un complot visant à renverser le pouvoir…

Une fois n’est pas coutume, ce sont mes garçons, férus de manga et de bandes dessinées qui m’ont fait découvrir la trilogie La cité sans nom de l’américaine Faith Erin Hicks.

Sans eux, je ne pense pas que j’aurai eu la curiosité d’aller vers cette saga et cela aurait été bien dommage car j’ai adoré ma lecture au point d’enchaîner les trois tomes dans la même journée, raison pour laquelle je préfère consacrer un billet commun à Menace sur l’empire Dao, Le secret du cœur de pierre et La terre déchirée, les trois volumes de cette saga.

La cité sans nom fut un défi pour Faith Erin Hicks qui signe ici le scénario et les planches et sa première histoire qui ne se déroule pas dans l’Amérique du Nord actuelle mais en Chine.

Si cette trilogie est une pure fiction, elle trouve néanmoins ses racines dans l’Empire du Milieu du XIIIè siècle. L’autrice s’est inspirée de la dynastie Yuan et la Route de la Soie pour créer ce vaste univers multiculturel où vivent Kaidu et Rate.

Faith Erin Hicks a tâché d’imaginer un monde visuellement authentique même si il n’est pas fidèle aux événements historiques de cette époque et je dois dire que c’est très réussi, j’ai eu l’impression, tout au long de ma lecture, d’être plongée au cœur de cette cité chinoise médiévale même si l’autrice a fait le choix étonnant de dessiner des visages occidentaux et non asiatiques pour l’ensemble des personnages.

Graphiquement parlant, comme vous l’avez compris, c’est très réussi. J’ai beaucoup aimé le coup de crayon de la dessinatrice : les visages sont très expressifs, les décors et les costumes bien dessinés et elle imprime à son scénario beaucoup de dynamisme.

Il y a en effet beaucoup de scènes de poursuites, de courses, de bagarres, etc qui sont très visuelles et agréables à suivre, je comprends pourquoi mes enfants en sont fans, vraiment c’est très bien fait.

Le scénario n’est pas en reste, il est bien ficelé et permet d’aborder beaucoup de thèmes importants pour les ados : amitié, acceptation de soi et des autres, intégration au sein de l’école, tolérance, trouver sa place dans la société, les relations parfois conflictuelles avec les parents…

Il y a aussi beaucoup de suspens, de rebondissements et une histoire qui file à cent à l’heure. Je ressors enchantée de ma lecture et chagrinée qu’on la voie si peu sur la blogosphère car elle vaut vraiment le détour et je ne peux que vous encourager à la découvrir à votre tour car bien qu’elle soit destinée aux ados, elle est tout à fait intéressante et lisible par les adultes mais aussi par les enfants dès 12 ans !

Un grand merci aux éditions Rue de Sèvres pour cette lecture dépaysante, j’ai adoré !

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La nouvelle série gothique et désopilante de Mr Tan !

Belle-en-joie est une ville où il fait beau vivre… si on excepte le 109 rue des Soupirs qui abritait autrefois un cimetière. Depuis, une maison y a été construite mais elle est réputée emplie de fantômes.

Lorsque Elliot et ses parents y emménagent, ils ne peuvent se douter que cette maison sinistre est réellement hantée…

Enfin, surtout Elliot, car ses parents, accaparés par leur travail, l’abandonnent vite à son sort, préférant embaucher une baby-sitter pour s’occuper de leur rejeton.

Elliot ne tarde pas à rencontrer ses colocataires plutôt spéciaux, tandis que débarque une baby-sitter pas très commode, qui semble chercher quelque chose… Des fantômes, peut-être ?

Le mois d’octobre est, il faut bien l’admettre, la période idéale pour lire des titres autour des fantômes et des spectres, c’est ainsi Fantômes à domicile, le premier tome de la série 109 rue des Soupirs paru en septembre est entré dans ma PAL d’octobre.

Cette bande dessinée à destination des 8 / 10 ans est écrite par Mr Tan à qui on doit la série mordante et désopilante Mortelle Adèle et illustrée par Yomgui Dumont qui vient du jeu vidéo et qui a illustré La brigade des cauchemars avec Franck Thilliez.

Si vous vous attendez à une histoire très développée, passez votre chemin, car c’est un récit écrit pour les enfants, assez court et ramassé, faisant la part belle aux actions.

Il ne faut pas y chercher de vraisemblance ou de réalité mais pour ma part, je l’ai trouvé bien amusante et sympathique, notamment grâce à ces personnages qui valent le détour et l’ambiance gothique bien rendue.

Le petit Elliot et les fantômes sont drôles et attachants, certains sont couards, d’autres courageux et l’histoire va à cent à l’heure, aucun temps mort, un bon point pour les enfants.

Bien que l’ambiance soit gothique et par moment un peu angoissante pour les plus jeunes, le récit est surtout axé sur l’humour, ce qui empêche les enfants d’avoir peur.

Autres atouts : son format plus court qu’une bande dessinée classique qui permet aux enfants une meilleure prise en main, la couverture à rabats est cartonnée, donc moins rigide qu’un album et les couleurs toutes dans des tonalités de blanc, de bleu et de noir sont très bien exploitées.

Mais ce qui m’a surtout plu ici c’est le graphisme de Yomgui Dumont qui m’a tapé dans l’œil lorsque je l’ai vu en librairie. J’aime beaucoup sa façon de dessiner et l’ambiance qu’il imprime au récit à la fois gothique et surnaturelle est très réussie.

Un premier tome prometteur qui m’a divertie et qui a beaucoup plu à mes garçons, je conseille donc cette bande dessinée délicieusement gothique aux enfants et à leurs parents en cette période proche d’Halloween.

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Guillaume Duprat est passionné de sciences. Ce qu’il préfère ? Rendre concepts et visions du monde accessibles à tous, même aux plus jeunes. Auteur phare de Saltimbanque éditions, il a publié en sept langues le merveilleux album UNIVERS, Des Mondes grecs aux multivers.

Savez-vous que même les créatures les plus monstrueuses ont des émotions ? Colère, amour, déception, vengeances, peur… quelque soit leur apparence, ils ont un cœur qui bat.

Guillaume Duprat nous propose avec Dans la peau des monstres les histoires pleines d’émotions de douze créatures légendaires empruntées aux mythologies scandinaves, grecques, chinoises, japonaises ou indiennes mais aussi aux légendes populaires, à la littérature ou au cinéma.

Tour à tour le Kraken, le dragon d’Enoshima, Cerbère, Nian Shou, Frankenstein, Polysème, le Yéti, le démon Ravana, la vouivre, King Kong, Mapinguari et même un extraterrestre se racontent et montrent qu’ils peuvent ressentir les mêmes émotions que les héros auxquels ils sont confrontés.

Chaque créature a droit à une double page : sur celle de gauche, un petit dessin en tête de page nous dévoile le monstre dans son entièreté et un texte en dessous raconte sous forme de récit court, l’histoire du monstre et plus particulièrement un épisode marquant de ses aventures, comme le moment où le cyclope Polyphème essaie de retrouver Ulysse dans la grotte.

Sur la page de droite, le monstre est présenté en portrait pleine page, vu de face ! Sous les flaps, un dessin nous permet de visualiser la scène selon le point de vue du monstre : comment par exemple le cyclope Polyphème voit –il le héros Grec ? Qu’est-ce que ça fait de ne voir qu’avec un seul œil ?

Un album pour les 6 / 8 ans qui n’ont pas froid aux yeux, très bien conçu, à l’esthétique soignée et qui permettra aux enfants de découvrir des créatures mythiques qui leur racontent eux-mêmes leur histoire.

Les illustrations sont très belles et le jeu des flaps permet aux jeunes lecteurs de découvrir la réelle personnalité du monstre et les émotions qu’il ressent. A chaque fois, c’est la surprise de découvrir quelle émotion domine la créature, et ça c’est véritablement bien fait et épatant.

Guillaume Duprat a eu la bonne idée de mettre en scène des créatures mythiques venant des quatre coins du globe, il y a les très célèbres que l’on connaît par nos lectures mais il y en a d’autres plus inattendues et c’est ce que j’ai apprécié ici.

Une lecture idéale pour les enfants qui découvriront sans doute pour la première fois ces douze monstres et pour leurs parents qui ne connaissent sans doute pas toutes ces légendes.

Je ne peux que vous recommander ce très bel album, l’objet livre est superbe et saluer le très beau travail de Guillaume Duprat et de son éditeur que je remercie pour cet envoi et pour cette lecture ô combien enrichissante, elle restera en bonne place dans notre bibliothèque familiale.

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Pourquoi les feuilles changent de couleur ? Pourquoi l’océan est bleu ? Qu’est-il arrivé aux dinosaures ? C’est quoi la pluie ? Pourquoi les oiseaux volent vers le sud en hiver ? C’est quoi un trou noir ? Et Surtout, pourquoi on doit dormir ?

Voilà les différentes questions que notre petite héroïne pose inlassablement le soir avant de dormir.

Son papa, plutôt que lui répondre la vérité et s’embarquer dans des explications ennuyeuses propose de curieuses réponses à ses questions.

Par exemple, à la question c’est quoi un trou noir ? Le papa répond : la gueule d’un dinosaure. Les autres réponses sont à l’avenant et se révèlent tantôt drôles tantôt poétiques comme à la question : Pourquoi les oiseaux volent vers le sud en hiver ? Le papa répond : Pour chercher des feuilles afin de rhabiller les arbres. Plutôt joli, non ?

Et sur une double page, l’auteur nous propose une foule de questions nous permettant de prolonger la lecture aux enfants en inventant des réponses, une chouette trouvaille qui permet aux lecteurs de devenir acteurs de l’histoire.

Les illustrations magnifiques de Isabelle Arsenault, qui a une merveilleuse maîtrise des couleurs, accompagnent le texte de Mac Barnett. J’aime beaucoup cette illustratrice et ici c’est un vrai régal pour les yeux que ses dessins en pleine page qui ne manqueront pas d’interpeller les petits lecteurs.

Un album à destination des petits curieux dès 3 ans qui ne se contentent pas qu’on leur réponde : « parce que ! »

Un grand merci aux éditions Little Urban pour cette lecture toute poétique.

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