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Posts Tagged ‘bande dessinée première guerre mondiale’

Il y a 102 ans, la guerre 14-18 prenait fin après quatre années de batailles dans les tranchées. Un conflit et une époque qui m’intéresse beaucoup, cela ressent dans mes lectures.

Aussi, si vous souhaitez commémorer l’armistice et vous souvenir des poilus et de toutes les victimes de la  « der des der », voici quelques titres lus et approuvés par mes soins qui ont pour cadre le conflit mondial totalement ou en partie.

  • Pour les enfants et adolescents :

Elles aussi ont fait la grande guerre de Pauline Raquillet & Valentine Del Moral (document)

Sylvestre s’en va-t-en guerre de Stéphane Heinrich (album)

11 novembre de Paul Dowswell (roman)

Le choix d’Adélie de Catherine Cuenca (roman)

Dans la nuit blanche et rouge de Jean-Michel Payet (roman)

Il s’appelait comme moi de Jeanne Taboni Misérazzi (roman)

Carnet de poilu de Renefer (album)

Là où tombent les anges de Charlotte Bousquet (roman)

14 – 14 de Silène Edgar et Paul Beorn (roman)

La fée de Verdun de Philippe Nessmann (roman)

La marraine de guerre de Catherine Cuenca (roman)

Celle qui voulait conduire le tram de Catherine Cuenca (roman)

Balto le dernier des valets de coeur de Jean-Michel Payet (roman)

Mémoire à vif d’un jeune poilu de quinze ans d’Arthur Ténor (roman)

La guerre des Lulus tomes 1, 2, 3, 4 et 5 de Régis Hautière & Hardoc (bd)

  • Pour les adultes :

14 de Jean Echenoz (roman)

Par un matin d’automne de Robert Goddard (roman)

Les carnets de guerre de Victorien Mars de Maxence Fermine (roman)

La chambre des officiers de Marc Dugain (roman)

Les âmes grises de Philippe Claudel (roman)

Mes sœurs et moi de Judith Lennox (roman)

Bifteck de Martin Provost (roman)

Dernier été à Mayfair de Theresa Revay (roman)

Mauvais genre de Chloé Cruchaudet (bd)

1, rue des petits-pas de Nathalie Hug (roman)

Le sang des bistanclaques d’Odile Bouhier (roman policier)

La femme aux fleurs de papier de Donato Carrisi (roman)

Je voulais te dire de Louisa Young (roman)

Le collier rouge de Jean-Christophe Ruffin (roman)

Veuve noire de Michel Quint (roman policier)

Les Crèvecoeur tome 1 Edith d’Antonia de Medeiros (roman)

La faute au midi de Jean-Yves Le Naour (bd)

L’homme qui habillait les mariées de Jean-Michel Thibaux (roman)

Facteur pour femmes de Didier Quella-Guyot (bd)

L’ambulance 13 cycle 1 de Patrick Cothias, Patrice Ordas, Alain Mounier & Sébastien Bouet (bd)

L’ambulance 13 cycle 2 de Patrick Cothias, Patrice Ordas, Alain Mounier & Sébastien Bouet (bd)

Les nuits blanches de Léna de Madeleine Mansiet-Berthaud (roman)

Quand soufflera le vent de l’aube d’Emma Fraser (roman)

Le chagrin des vivants d’Anna Hope (roman)

L’été avant la guerre d’Helen Simonson (roman)

Les yeux de Sophie de Jojo Moyes (roman)

Mademoiselle Papillon d’Alia Cardyn (roman)

Le retour du capitaine Emmett d’Elizabeth Speller (roman policier)

Le dimanche des mères de Graham Swift (roman)

Le soldat oublié de Diney Costeloe (roman)

Léon et Louise d’Alex Capus (roman)

Sans même un adieu de Robert Goddard (roman)

Rendez-vous au 10 avril de Benoit Séverac (roman policier)

Dans les bras de Verdun de Nick Dybek

Les retournants de Michel Moatti (roman policier)

Seules les femmes sont éternelles de Frédéric Lenormand (roman policier)

Les taxis de la Marne de Jean-Yves Le Naour & Claude Plumail (bd)

Au revoir là-haut de Pierre Lemaitre (roman)

J’espère que cette sélection de romans, de documents, de bandes dessinées et d’albums vous aura donné envie d’aller plus loin et si vous avez des titres à me suggérer, je serai ravie que vous me les proposiez.

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Lu dans le cadre du challenge Première guerre mondiale  :

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Septembre 1914. Les Allemands avancent vers Paris, l’armée française recule et le gouvernement abandonne la capitale au général Gallieni qui ne pourra tenir longtemps face à l’ennemi. Mais Gallieni découvre que les Allemands délaissent Paris pour poursuivre les soldats français en retraite. C’est l’occasion inespérée de lancer une attaque avec la garnison de Paris ! Mais cette contre-offensive ne pourra fonctionner que si l’armée française fait front. Problème : Joffre, le général en chef, a du mal à accepter les conseils de Gallieni. Alors que la France tangue comme un bateau ivre, se dessine la bataille de la Marne qui va changer le sort du pays et le destin du monde. heart_4les-taxis-de-la-marne-jean-yves-le-naour

Septembre 1914, les français et leurs alliés essuient échecs sur échecs depuis le début de la guerre et les allemands marchent inexorablement sur Paris. Le ministre de la guerre rappelle alors le général Gallieni qui avait pris sa retraite six mois auparavant et le charge de seconder le Généralissime Joffre.

Mais les relations entre les deux hommes ne sont pas au beau fixe et Joffre refuse tout conseil de son aîné et ancien commandant. Alors que le gouvernement quitte Paris pour Bordeaux car les allemands sont à Meaux, Gallieni remarque une erreur tactique de Von Kluck et engage alors la plus grande bataille de l’histoire…

Après La faute au midi qui nous relatait un épisode fort méconnu de la première guerre mondiale, brièvement abordé ici, l’historien qu’est Jean-Yves Le Naour nous dévoile dans Les taxis de la Marne, les dessous de la bataille de la Marne.

Cent ans après les faits, Jean-Yves Le Naour et Claude Plumail s’attachent à montrer les relations entre les deux généraux Joffre et Gallieni et rendent un bel hommage à ce dernier qui ne voulait pas que ses hommes soient de la chair à canon, un homme qui avait une vraie vision de la tactique militaire et qui savait aussi se faire diplomate pour convaincre ses adversaires.

En l’empruntant, j’ignorais tout du contenu de cette bande dessinée et je pensais qu’elle aurait pour sujet la bataille de la Marne proprement dite et le rôle qu’ont joué les fameux taxis de la Marne mais il n’en est rien puisque le récit s’achève au moment où hommes et machines vont livrer bataille.

Dans Les taxis de la Marne, Jean-Yves Le Naour se focalise sur le politique au plus haut sommet de l’état, montre le manque de vision, de tactique de l’état-major de l’époque et combien l’armée et le gouvernement étaient peu préparés au conflit, au point d’être à deux doigts de sacrifier Paris sans l’ombre d’un regret, contrairement à Gallieni qui aurait du être généralissime à la place de Joffre mais qui avait refusé cet honneur, se jugeant trop âgé.

A lire Jean-Yves Le Naour, il ne fait nulle doute que la guerre aurait sans doute été plus courte et moins coûteuse en vies humaines si Gallieni avait eu l’armée sous ses ordres et on se prend à regretter un siècle après les faits la trop grande probité de cet homme qui aurait damé le pion à ses adversaires, bien mieux que l’a fait Joffre.

Un cahier à la fin de l’ouvrage remet les événements dans le contexte de l’époque et complète de très belle façon le propos de cette bande dessinée, véritable leçon d’histoire pour tous.

Vous l’aurez compris Les taxis de la Marne est un ouvrage riche d’enseignements à mettre entre toutes les mains, d’autant que le propos est bien mis en valeur par les dessins de Claude Plumail de facture classique mais très réussis !

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