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Posts Tagged ‘bd jeunesse’

Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge

Mathieu Moreau est un dessinateur et illustrateur freelance. Il développe à travers ses dessins un style moderne et dynamique, très influencé par la culture pop. Maxe L’Hermenier est un auteur au talent aussi prolifique que varié, capable d’écrire dans des univers très différents.

Violences, humiliations, animosité… rien n’arrête le comte de Morlange qui se montre particulièrement cruel envers son épouse et son peuple, seul le plaisir de ce seigneur compte, peu importe les conséquences.

Jusqu’au jour où un vieil ermite lui prédit que, s’il ne change pas sa conduite, il sera transformé en renard les nuits de pleine lune, jusqu’à ce qu’il ait fait pénitence !

Si Renaud de Morlange est un fin chasseur, Renard, lui, a bien des choses à apprendre pour affronter les dangers de la forêt…

Le renard de Morlange est un roman d’Alain Surget adapté ici en bande dessinée par Maxe L’Hermenier pour le scénario et Mathieu Moreau pour les dessins.

Ce court récit s’apparente au conte de fée dans la grande tradition de Mesdames d’Aulnoy et Leprince de Beaumont avec l’enchantement du héros, transformé en animal, pour le punir de ses mauvaises actions.

L’histoire est rapide, on entre directement dans le vif du sujet avec une succession de scènes qui nous dévoilent la cruauté du comte, l’enchantement dont il fait l’objet, sa transformation en renard les nuits de pleine lune…

Le chasseur, devient le chassé, ce qui n’est pas pour lui déplaire tant que cela ne dure qu’une nuit mais quand le sortilège devient permanent, le comte de Morlange se rend compte de ses méfaits et l’heure du repentir ne tarde pas à sonner.

N’ayant pas lu le roman d’Alain Surget, j’ignore si Maxe L’Hermenier a été totalement fidèle mais j’imagine qu’il l’est dans les grandes lignes puisque la collection Pépites des éditions Jungle se veut d’adapter en bande dessinée pour la jeunesse, le meilleur de la littérature.

Sont d’ores et déjà parues Le fantôme de Canterville (que j’avais aimé), Les misérables, La rivière à l’envers, Le baron perché (qui me tente beaucoup)…

L’histoire se lit aisément, le rythme est vif et les planches de Mathieu Moreau accompagnent très bien ce conte moral : les décors et la nature sont réussis, les animaux tout comme les humains sont expressifs et très bien croqués. Les couleurs sont bien choisies, l’atmosphère médiévale bien rendue.

Le thème intemporel plaira aussi bien aux enfants auxquels cette bande dessinée est destinée qu’aux adolescents et aux adultes. Si vous appréciez les contes de fées et le Moyen-Age, Le renard de Morlange devrait vous séduire, je l’ai pour ma part bien apprécié.

Un grand merci à Babelio et aux éditions Jungle pour leur confiance.

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Scénariste de bande dessinée adulte et jeunesse et auteur d’albums illustrés et de romans jeunesse, Loïc Clément est un passionné du livre. Il a été critique et libraire spécialisé BD, bibliothécaire et formateur autour des Métiers du livre avant de se lancer lui même dans l’écriture. Diplômée des Gobelins en 2005, Carole Maurel travaille depuis dans le domaine du cinéma d’animation, de l’édition comme storyboard artist et autrice de BD.

Pour Jeannot, la vie était simple et heureuse jusqu’à ses quarante ans, jusqu’à ce drame qui a a bouleversé sa vie et l’a changé radicalement.

Depuis, cet employé des espaces verts de sa commune, vit dans son petit pavillon et, horreur absolue pour lui, il s’est mis à entendre ce que disent les arbres et les plantes.

Cela paraît un peu fou mais il peut vraiment les entendre ! On pourrait croire à un don du ciel inestimable, mais Jeannot y voit plutôt une malédiction car les arbres sont bêtes comme leurs racines.

Son existence bien morne et monotone reprend des couleurs lorsque son chemin croise celui de Josette et de son chien Merlin…

Le duo Loïc Clément et Carole Maurel revient avec Jeannnot et nous propose un album pour les enfants bien touchant où l’on croise Chaussette, héroïne d’un précédent opus des Contes des coeurs perdus.

Le scénario de Loïc Clément tout en douceur et en émotion est une fois de plus superbement mis en dessins et couleurs par la talentueuse Carole Maurel dont j’aime tellement le coup de crayon.

L’histoire est toute simple et tient en peu de mots. Elle nous raconte avec tendresse et bienveillance, le temps qui passe, la vieillesse, la solitude et la mort.

Avec un thème principal : le deuil impossible d’un père qui demeure inconsolable du décès de sa fille unique, une vingtaine d’années auparavant. Depuis, pour lui, le temps s’est figé, l’existence n’a aucune saveur. Pas de famille ni d’amis qui ne viennent adoucir la petite mort qui l’étreint.

C’est un album touchant, tout en émotion et en réflexion sur les petits bonheurs de la vie, la résilience, raconté avec beaucoup de subtilité et une touche d’humour.

Et cerise sur le gâteau, on retrouve Chaussette que j’avais adoré il y a quelques années de cela et cela m’a fait bien plaisir de croiser à nouveau son chemin.

C’est un personnage solaire et doux qui va ramener Jeannot peu à peu à la vie. Notre héros va s’ouvrir et oser vivre à nouveau, prendre un nouveau départ et on quitte nos amoureux le sourire aux lèvres.

Une histoire toute tendre et poétique, un petit bonbon bien trop court mais que je vous recommande. Si vous aimez les histoires de Loïc Clément et les illustrations de Carole Maurel, vous ne serez pas déçu.e.s et si vous ne les connaissez pas encore, foncez !

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Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge

Marie Zimmer est éducatrice spécialisée durant de nombreuses années et passionnée par le théâtre, elle a fait de l’écriture son outil de travail auprès de jeunes en grande difficulté. Lotta est sa première expérience d’écriture BD.

Elena Bia est illustratrice, dessinatrice et enseignante. Son pseudo, Ofride, est une famille d’orchidées. Le terme a été choisi car elle est passionnée par la botanique.

Depuis la mort de sa femme Esther, Olaf, éleveur de rennes en Laponie, vit seul avec ses deux filles de quinze ans, Lotta et Solveig. Bien que jumelles, elles sont pourtant très différentes.

Solveig est d’allure très fragile, mutique, enfermée dans son monde et ne communique quasiment pas avec son entourage. Lotta parle pour deux. Dynamique et déterminée, elle est très attachée à sa sœur et la protège contre les éventuels dangers extérieurs.

Lotta veut devenir chamane. Mais une longue et difficile formation attend l’adolescente qui devra affronter plusieurs dangers. Elle n’espère qu’une chose : entrer en relation avec les esprits et retrouver celui perdu de Solveig.

Arrivera-t-elle à mener à bien sa formation ? Et pourra-t-elle ramener facilement l’esprit perdu de sa sœur ?

Avec Les renards de feu, Marie Zimmer nous invite à suivre le voyage fabuleux de deux sœurs dans les légendes nordiques ! Autant vous le dire tout de suite, j’ai été charmée par cette bande dessinée pour ados, aussi bien par l’histoire que par les graphismes.

Le temps de ma lecture, j’ai été plongée dans une Norvège historique, où les traditions et les esprits sont magnifiquement mis en valeur. Grâce à Lotta, on s’immerge dans le folklore traditionnel, on va à la rencontre des animaux totems, on découvre le quotidien de ce peuple du froid.

L’amour que se portent ces deux soeurs est très touchant et le combat que mène Lotta pour retrouver l’esprit de sa soeur et lui rendre la parole qu’elle a perdu depuis le décès de leur maman.

Elle veut aussi s’affranchir des projets qu’a son père pour elle car Olaf ne veut pas attendre parler de chamanisme, il compte bien obliger sa fille à devenir éleveuse de rennes à son tour. Mais elle a aussi beaucoup de colère qu’elle a bien du mal à canaliser, ce qui n’est pas digne d’une future chamane.

Ce voyage onirique nous offre d’un côté beaucoup de réalisme avec le quotidien des deux soeurs, les traditions… mais il y a aussi un versant fantastique fort lorsque Lotta lâche prise pour aller à la rencontre des animaux du bestiaire nordique afin de trouver son animal totem.

Les couleurs choisies par Ofride dans des tonalités froides et les illustrations qu’elle nous propose sont tout simplement magnifiques et concourent à nous plonger dans cet univers magique.

Un premier tome très réussi, je serai au rendez-vous du prochain opus, il me tarde de retrouver Lotta et Solveig dans leur nouvelle aventure.

Un grand merci aux éditions Jungle pour cette belle lecture, j’ai adoré !

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Silvia Vecchini est autrice d’albums illustrés et de romans jeunesse, elle écrit également des poésies, et des bandes dessinées. Elle a publié plusieurs livres en France dont Gaspard et Berlingot avec Sualzo. En parrallèle elle réalise des rencontres et lectures dans les bibliothèques et les écoles. Elle vit en Italie.

Sualzo est auteur de bandes dessinées et illustrateur. Il a publié de nombreux livres en Italie et à l’étranger; dont en France les albums jeunesse Gaspard et Berlingot et l’album L’Improvisateur.

La fin du monde est prévue pour le 15 Août, dans 21 jours exactement d’après l’homme qui circule toute la journée à vélo avec une pancarte décomptant les jours.

Fin du monde ou pas, Lisa partage son temps entre le café de sa mère à qui elle donne un coup de main et ses entraînements de karaté. Alors qu’elle vient d’enfiler son karate-gi, elle reçoit une visite inattendue.

C’est Aless, son ami d’enfance, elle le reconnaît aussitôt mais ne lui ouvre pas. Ils étaient inséparables lorsqu’ils étaient enfants jusqu’à ce que sa mère décède. Père et fils ont alors quitté le village pour ne plus revenir.

Quatre années ont passé depuis qu’il est parti et pourtant la complicité revient très vite entre eux. Ils reprennent leurs jeux et leur projet de construire un radeau dont les premières pièces sont encore là, abandonnées.

Peu à peu, Lisa réalise que pour Aless ce n’est plus un jeu. Quelque chose a changé, des non-dits semblent préoccuper son ami. Cela aurait-il à voir avec le décès de sa mère et le départ précipité d’Alex et son père des années plus tôt ?

Que s’est-il vraiment passé le 15 août de cet été-là sur le lac ? Lisa a 21 jours pour le découvrir, 21 jours avant qu’Alex ne reparte pour de bon. Entre cours de karaté, questionnement, événements inattendus et souvenirs enfouis, Lisa et Alex devront affronter leurs plus grandes peurs pour découvrir la vérité, en sortir grandis, et devenir encore plus amis.

21 jours avant la fin du monde est un roman graphique à destination des adolescents écrit par Silvia Vecchini et illustré par Sualzo. Ce récit, c’est celui des retrouvailles entre deux adolescents séparés par la vie depuis le décès de la mère d’Aless.

L’autrice aborde en deux cents pages des thèmes sensibles, traités avec pudeur et sans pathos dont le deuil d’un parent. Celui, réel d’Aless, dont la mère est morte dans des conditions troubles. Mais aussi celui de Lisa, dont le père a quitté le foyer pour fonder une nouvelle famille, en coupant les ponts avec sa fille.

Tous deux enfants uniques, ils mènent une existence solitaire et cet été va leur permettre de renouer leur amitié en dépit du refus du père d’Aless que les adolescents se revoient.

Celui-ci craint que son fils ne découvre la vérité sur le décès de sa mère, secret que les inséparables vont percer à jour pour grandir et combattre les fantômes du passé.

Lisa va combattre sa peur des chiens pour aider son ami, sa gentillesse et sa générosité sont très touchantes. Le duo est sympathique et les jeunes lecteurs pourront facilement s’identifier à eux, qu’ils soient touchés par le deuil ou non.

L’intrigue que nous propose Silvia Vecchini est vraiment prenante, sans temps mort, bien servie par les illustrations simples mais pleines de couleur, de chaleur signées Sualzo. Les pages se tournent toutes seules et je ne peux que conseiller cette bande dessinée aux ados, je compte d’ailleurs la faire lire aux miens.

Un bémol toutefois : le karaté qui est le fil conducteur de ce récit, n’étant pas sensible aux arts martiaux, je n’ai pas aimé cette présence sous forme de fil rouge mais cela n’a pas terni ma lecture, ce qui est le principal/

Un grand merci à Doriane et aux éditions Rue de Sèvres pour cette lecture !

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Lu dans le cadre du Mois anglais

Après sa participation à quelques albums collectifs, Philippe Charlot publie Bourbon Street, son premier projet au long cours dessiné par Alexis Chabert et dans lequel il réunit ses deux passions : musique et écriture.
Xavier Fourquemin est diplômé de l’académie des Beaux-Arts de Tournai. Avec Dieter au scénario, il lance sa première série, Alban, aux éditions Le Téméraire puis chez Soleil, puis entame Outlaw chez Glénat. En septembre et octobre 2007, avec le scénariste Jean-Christophe Derrien, son diptyque Miss Endicott paraît au Lombard pour la collection « Signé ». Suivront La Légende du Changeling (2008-2012) et Le Train des orphelins (2012-2013).

Lord Harold Alaister Cunningham Talbot, douzième du nom, est l’héritier de l’une des plus grandes familles de l’Angleterre victorienne. Il vit avec ses vieilles tantes, son chien et ses domestiques au petit soin pour lui.

Mais alors que ses nobles ascendances lui assureraient un train de vie confortable et sans effort, ce grand amateur de littérature romanesque décide de se plier à la dure loi du travail en mettant les fruits de sa prestigieuse éducation au service de la police.

Et pas n’importe où : le voilà propulsé inspecteur novice à Blackchurch, l’un des quartiers les plus mal famés de tout Londres ! En arrivant sur place avec son chien Hermès qui ne le quitte pas d’une semelle, le candide Harold va découvrir un univers bigarré, peuplé d’escrocs et de fieffés forbans, où l’unique loi qui vaille est celle du silence.

Ses trop bonnes manières risquent de ne pas passer inaperçues… surtout auprès des trois jeunes femmes qui semblent tenir cette zone de non-droit où règnent la pègre, la débauche et où commissaire et agents locaux ont depuis longtemps décidé de laisser faire par lâcheté ou par cupidité plutôt que de faire leur métier…

Avec Blackchurch, Philippe Charlot au scénario et Xavier Fourquemin aux dessins, lancent Lord Harold douzième du nom, une nouvelle série enlevée dans la fascinante Londres de l’époque victorienne.

Ces chroniques policières d’un héros en décalage total avec son environnement, source de quiproquos mais surtout d’aventures est destinée à la jeunesse d’où le scénario léger et le héros candide et gaffeur !

Ce premier tome sert évidemment à planter le décor, à nous dévoiler les différents protagonistes de la série et le fonctionnement d’un poste de police vérolé par la corruption. Mais il possède tout de même une bonne dose de mystère qui a éveillé mon intérêt et qui promet d’intéressants développements dans les volumes suivants !

Le scénario est sympathique à suivre, les dessins sont simples mais efficaces. La trame historique est bien documentée et permettra aux jeunes lecteurs d’avoir une idée des bas-fonds de la capitole anglaise sous la reine Victoria.

Avec un humour et un flegme tout britanniques, Lord Harold se révèle être un héros attachant et j’espère que les prochains volets nous en apprendront davantage à son sujet. Un détective concurrent de Sherlock Holmes dans le Londres victorien qui devrait plaire aux lecteurs dès 12 ans. Pour ma part, je serai au rendez-vous du tome 2 !

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Lu dans le cadre du Mois anglais

Loïc Clément est scénariste de bandes dessinées pour les adultes et la jeunesse et auteur de romans et albums illustrés. Il est né en 1981 et réside en Bretagne. Anne Montel est graphiste et illustratrice pour la bande dessinée et les beaux livres. Elle a étudié la communication visuelle à l’ÉSAA Duperré, suivi une FCIL illustration au Lycée Corvisart de Paris. Elle partage son temps de travail entre les livres illustrés pour la jeunesse et la bande dessinée.

Charity est une petite fille débordante de curiosité, assoiffée de contacts humains, de paroles et d’échanges, elle est impatiente de créer et de participer à la vie du monde. Mais voilà, une petite fille de la bonne société anglaise des années 1880 doit se taire et ne pas se faire remarquer ou à l’église, à la rigueur.

Les adultes qui l’entourent ne font pas attention à elle, ses petites soeurs sont mortes. Charity se réfugie alors au troisième étage de sa maison en compagnie de Tabitha, sa bonne.

Pour ne pas mourir d’ennui, ou sombrer dans la folie, elle élève des souris dans la nursery, dresse un lapin, étudie des champignons au microscope, apprend Shakespeare par coeur et dessine inlassablement des animaux qui conduiront Miss Charity vers son destin, tout d’abord naturaliste, puis, illustratrice de livres pour enfants mondialement connue.

Après avoir lu le roman éponyme de Marie-Aude Murail pour lequel j’avais eu un coup de cœur, j’étais très impatiente de découvrir l’adaptation graphique qu’en ferait un duo que j’aime beaucoup : Loïc Montel au scénario et Anne Montel aux illustrations.

Et je dois dire que je ressors charmée de ma lecture du premier tome, L’enfance de l’art, splendide version naturaliste du chef d’œuvre de Marie-Aude Murail. Rue de Sèvres continue d’adapter de grands romans au format graphique et c’est tant mieux car la qualité est toujours au rendez-vous et je me régale de chacune de mes lectures. Celle-ci n’a pas fait exception.

Le scénario de Loïc Clément est très fidèle au texte de Marie-Aude Murail que l’on retrouve ici dans ses grandes lignes. On a plaisir à retrouver Charity, une petite fille intelligente et très attachante, délaissée par ses parents qui se voue corps et âme à la science et à sa ménagerie sise dans la nursery.

Superbement mis en dessins et couleurs par Anne Montel dont les aquarelles insufflent de la délicatesse et de la poésie au récit, on en prend plein les yeux.

Les couleurs sont chaudes et douces et on retrouve bien l’ambiance du roman. Sous son pinceau, les animaux prennent vie et sèment un joyeux brouhaha dans la vie bien austère de la petite fille.

L’objet livre en lui-même est très beau : les pages sont épaisses et glacées, la couverture et la quatrième de couverture soignées, quant au dos en toile épaisse bleu, il est sublime !

Que vous ayez lu le roman de Marie-Aude Murail ou non, je ne peux que vous conseiller cet album de qualité, que vous refermerez à regret dès la dernière page tournée.

J’attends désormais vivement le tome 2 pour me replonger dans cette univers onirique et so british.

Un grand merci à Doriane et aux éditions Rue de Sèvres pour ce coup de cœur, j’ai adoré !

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Née en 1982, Hope Larson est considérée comme l’une des dessinatrices américaines les plus talentueuses de la jeune génération. Elle a reçu un très prestigieux Eisner Award en 2007.

New York, années 1860. Lorsque le père adoptif de Cléopâtra et Alexandre disparait, les jumeaux rejoignent le gang du Crochet Noir à la tête duquel sévit Luther, surveillé par la police pour ses multiples larcins.

Lorsque leur premier cambriolage tourne mal, les jumeaux sont arrêtés par les forces de l’ordre qui leur proposent un deal au lieu de filer tout droit en prison.

Ils acceptent donc de trahir le gang, contre un ticket de train pour la Nouvelle Orléans, où ils espèrent tourner la page.

Mais sur le chemin qui doit les mener à leur nouvelle vie, Alex est capturé et embarqué de force comme main-d’oeuvre sur un cargo faisant route pour San Francisco. Cléo prend la route sur un steamer, en passagère clandestine, pour tenter de rejoindre son frère.

Mais les deux adolescents sont loin de suspecter les dangers qui les guettent : le gang a informé une bande de pirates, redoutés et impitoyables, que les jumeaux sont en possession de deux objets constituant une carte au trésor, un couteau et une montre, seuls biens laissés par leur défunte mère.

La course commence pour nos héros : course au trésor, vers leur père et pour leur vie.

Cavale au bout du monde et Cap sur l’île aux trésors constituent la duologie Pile ou face signée Hope Larson au scénario et Rebecca Mock aux dessins. Une fois n’est pas coutume, j’ai enchaîné les deux volumes en une après-midi, captivée par cette histoire pleine d’aventures, je vous les présente donc réunis en un seul billet.

Aventure et piraterie sont au menu de ces romans graphiques pour adolescents de plus de deux cents pages chacun qui se lisent d’une traite tant l’histoire est prenante et pleine de rebondissements : les neuf chapitres se dévorent et j’aurai lu avec grand plaisir un troisième tome dans la foulée si il avait existé !

Ce diptyque est porté par un duo de héros bien attachants, à la fois courageux, pugnaces mais aussi avec des failles : Alexandre et Cléopâtra, des jumeaux âgées d’une douzaine d’années qui vont traverser une bonne partie de l’Amérique afin de retrouver leur père puis le trésor laissé par leur géniteur, un pirate décédé avant leur naissance, qui se trouverait quelque part près des Iles Marshall.

Tout au long de leurs aventures, ils seront pourchassés par Luther et par un autre pirate, le célèbre Felix Worley, qui comptent bien mettre la main sur le magot. Mais aussi aidés dans leurs quêtes par une autre paire de jumeaux et le capitaine d’un bateau.

Aucun temps mort, un scénario bien construit, des rebondissements en cascade, de l’humour, de l’aventure, des personnages attachants, une ambiance à la Tom Sawyer plairont sans nul doute aux enfants, aux ados et aux adultes.

Comme toujours chez Rue de Sèvres, l’objet livre est une vraie invitation à la lecture avec sa couverture souple à rabat, sa pagination claire, sa typographie facile à lire, son découpage varié avec différents formats de vignettes et des dessins simples et dynamiques.

Autant de points forts qui participent à la réussite de ces deux albums que je vous encourage à découvrir à votre tour.

Un grand merci aux éditions Rue de Sèvres pour cette lecture, j’ai adoré !

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A peine remis des émotions provoquées par les évènements d’Avalon, Aliénor et Lancelot se voient confier une mission par Morgane : aller chercher un mystérieux objet que la fée avait confié autrefois au roi des Korrigans. Mais pour pouvoir le récupérer, nos héros vont devoir relever de nombreux défis et survivre à une série d’épreuves, sous peine d’être à jamais prisonniers des geôles de pierre de ce royaume souterrain.

Brouillée avec son ami Lancelot, qui la tient responsable des cornes qui lui ont poussé sur la tête après leurs aventures dans le monde souterrain des Korrigans, tiraillée entre l’héritage druidique de Merlin et son attirance grandissante pour la magie des fées, Aliénor ne sait plus où elle en est.

Et si la seule personne susceptible de l’aider était l’ermite ? Et si les réponses à ses questions se trouvaient là où personne n’oserait aller les chercher ? Dans le Val sans retour…

Après avoir assisté à la mort, puis la résurrection, puis de nouveau à la mort de son père Merlin dans Merlin est mort vive Merlin !, avoir combattu un dragon avec le jeune Lancelot dans Trompe-la-mort, découvert Excalibur dans Les portes d’Avalon et affronté les Korrigans dans Le chant des Korrigans, revoilà notre jeune héroïne, sans son ami Lancelot, dans Le Val sans retour.

Ce cinquième tome clôt la série consacrée à la très attachante fille de Merlin, Aliénor Mandragore, et fait la lumière sur les origines de la jeune fille. On apprend les circonstances de sa naissance, l’identité de sa mère et l’autrice répond aux questions que l’on se posait depuis le premier tome.

Dans cette histoire, Séverine Gauthier nous fait explorer une fois encore le territoire de Brocéliande et plus particulièrement le célèbre Val sans retour, lieu d’où l’on ne revient pas comme son nom l’indique.

L’histoire s’assombrit une fois de plus mais la lumière revient en fin de tome, pour autant, elle se lit formidablement bien grâce à l’humour déployé par Séverine Gauthier par petites touches et surtout aux planches de Thomas Labourot, une fois de plus très réussies et qui servent bien l’aspect fantaisy du récit, elles sont aussi très agréables à regarder, ce qui ne gâte rien.

Les personnages restent intéressants : Aliénor est une héroïne attachante, Merlin est un vieux ronchon au grand cœur, Morgane n’est pas aussi méchante qu’elle voudrait le faire paraître et Lancelot, toujours prêt à aider son amie.

Comme pour les précédents opus, Séverine Gauthier et Thomas Labourot nous proposent à la fin du volume, L’écho de Brocéliande, avec un bestiaire, l’interview de l’ermite, le petit guide de la forêt, des révélations sur Merlin…

Un cinquième tome réussi, qui vient clore en beauté cette saga jeunesse originale, avec des personnages attachants et hauts en couleur dans un monde féérique et magique où peuple, druides et fées cohabitent.

Une série jeunesse bien sympathique que je vous invite à découvrir si vous aimez la Bretagne et son folklore, la légende arthurienne et surtout le mythe de Merlin l’Enchanteur !

Un grand merci aux éditions Rue de Sèvres pour cette parenthèse enchantée !

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Tourne beau carrousel. Pour démarrer la nouvelle année, rien de plus merveilleux qu’un abécédaire au beau look vintage signé Anne Montel.

Attrapeuse de chat dans la gorge, barbier de barbe à papa, cultivateur de cœur d’artichaut… de A à Z, chacune des vingt-six lettres de l’alphabet, a droit à son métier imaginaire.

Après Les jours sucrés et Chaussette, j’étais ravie de retrouver Anne Montel, sans Loïc Clément pour cette fois, avec Abécédaire des métiers imaginaires.

Dans ce très bel album, l’illustratrice nous propose des métiers tantôts loufoques tantôt poétiques que parents et enfants auront plaisir à découvrir le soir à la veillée.

Chaque double page présente un métier imaginaire, sa lettre majuscule dessinée au pinceau, sa lettre minuscule à la plume, son dessin aquarellé… et son histoire merveilleuse.

Anne Montel met comme toujours beaucoup de délicatesse et de poésie dans ses illustrations. L’imagination de ses textes nous enchante et j’ai tourné les pages de cet album avec une certaine avidité, pressée de découvrir les vingt-six métiers imaginaires et les proposions de l’autrice qui joue à merveille avec les mots et expressions de la langue française.

Les textes sont à la fois poétiques et amusants, propices aux rêveries des enfants. Certes, les plus jeunes ne saisiront pas forcément toute la beauté et la portée des textes mais qu’importe, la beauté des aquarelles emporte l’adhésion des enfants qui rêveront peut-être d’être peintre de feuilles d’automne, marchand de sable ou saleuse d’eau de mer.

Avec Abécédaire des métiers imaginaires, découvrez que chaque métier imaginaire a son histoire extraordinaire, j’ai pris beaucoup de plaisir à le lire et à le feuilleter, et je vous conseille sans réserve cet album à découvrir absolument.

Un grand merci aux éditions Little Urban pour cette merveille, j’ai adoré.

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Né en juillet 1969, Régis Hautière est un scénariste d’origine bretonne résidant dans les Hauts-de-France. Il rejoint les éditions Casterman en 2010 avec l’album De briques et de sang, coréalisé avec David François, puis avec la série La Guerre des Lulus, mise en images par Hardoc. Scénariste prolifique, il reprend chez Delcourt la mythique série Aquablue. Il compte à son actif une soixantaine de titres parmi lesquels les séries Abélard, Perico, Les Trois Grognards ou encore Les Spectaculaires. En 2018, en co-écriture avec Régis Goddyn, il crée pour Mohamed Aouamri sa première héroïne pour la jeunesse : Zibeline.

Décembre 1910. Le Palais de l’Elysée est victime d’un cambriolage. Le Président Fallières découvre son coffre-fort pillé : bijoux et liasses de billets ont disparu, mais plus important encore, des documents ultraconfidentiels, susceptibles de mettre en péril la sécurité du pays, ont été dérobés.

Seule une carte de visite avec un lapin dessiné, est retrouvée dans le coffre-fort. Pas de doute, il s’agit de l’œuvre d’Arsène Lapin, gentleman cabrioleur.

Les Spectaculaires se voient alors confier une curieuse mission : pour récupérer ces précieux papiers, la joyeuse troupe doit remporter, sans tricher, la grande course automobile qui reliera Paris à Berlin, au printemps prochain !

Sans quoi Arsène Lapin menace de divulguer ces documents aux rédactions des plus grands journaux d’Europe.

L’enjeu est de taille pour notre fine équipe, embarquée contre leur gré dans une folle aventure qui les conduit de Paris à Bruxelles, Amsterdam et Berlin. Parviendront-ils à remporter la grande course ? Attention, ça risque de décoiffer !

Quel plaisir de retrouver l’une de me séries chouchoutes dans ce quatrième opus hyper réussi et particulièrement désopilant.

Après Le cabaret des ombres, La divine amante, Les spectaculaires prennent l’eau, voici donc Les spectaculaires dépassent les bornes dans lequel nous retrouvons avec bonheur le professeur Pipolet, ses inventions avant-gardistes rarement fiables et la fine équipe des Spectaculaires que sont Eustache, l’homme fort, Félix le lycantrope, Evariste l’homme volant et Pétronille, qui n’a besoin d’aucun artifice pour être spectaculaire comme le dit si bien la divine Sarah Bernhardt.

Cette troupe d’artistes de cabaret un peu ratés emmenée par l’inénarrable professeur Pipolet à la mémoire vacillante et aux inventions farfelues, doit, dans ce quatrième tome, remporter une course automobile afin de récupérer les secrets d’état dérobés par le célèbre gentleman cambrioleur, Arsène Lapin !

Et comme toujours, Pétronille mise à part, ils ne se révèlent pas futés pour un sou et bataillent sec avec les inventions de Pipolet toujours aussi approximatives en diable, et qui sont censées leur permettre de battre leurs concurrents à plates coutures, à condition de pouvoir franchir la ligne de départ et d’arrivée dans les temps, ce qui ne sera pas d’une simplicité biblique pour l’équipe.

J’a trouvé ce quatrième volume absolument épatant : très amusant, avec des clins d’œil à des personnages de bandes dessinées ou à la pop culture bien vues, des péripéties et des rebondissements en pagaille pour nos héros et un dénouement spectaculaire, le suspens est une fois de plus mené jusqu’au bout, ce qui est un bon point pour les amateurs d’aventures et d’énigme.

Autre bon point pour moi la narration pleine d’humour qui se révèle très plaisante pour les adultes avec des dialogues savoureux et un vocabulaire argotique du début du 20è siècle qui nous plonge avec délectation dans une ambiance Belle Epoque très réussie.

Je trouve que le scénario de Régis Hautière est formidable, riche idée que de nous proposer une intrigue autour des premières courses automobiles, traitées ici à la manière de La grande course autour du monde de Blake Edwards ou de Ces merveilleux fous volants dans leurs drôles de machines de Ken Annakin, deux grands classiques des années 60. Une course qui permet au professeur d’étoffer sa gamme d’inventions plus ou moins ratées de façon exponentielle.

Quant aux dessins d’Arnaud Poitevin, je les trouve toujours très réussis et rythmés, ils servent parfaitement l’intrigue mitonnée par Régis Hautière et mettent en valeur les personnages.

Toutes les scènes de courses sont très réussies et on tourne les pages avec bonheur jusqu’à la dernière case et on quitte à regret ces spectaculaires en se disant qu’il faudra attendre un an de plus pour découvrir leurs nouvelles aventures.

Les quatre Spectaculaires sont décidément sympathiques en diable et le professeur Pipolet, savant particulièrement barré aux inventions scabreuses, apporte la touche humoristique indéniable qui font de ce quatrième volume, un formidable divertissement.

C’est frais, pétillant, avec une ambiance burlesque réussie et des rebondissements à la clé, je ne peux que vous recommander cette excellente série destinée aux 12 ans et plus, vous passerez un très bon moment.

Un grand merci à Doriane et aux éditions Rue de Sèvres pour cette lecture amusante et pleine de peps.

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