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Posts Tagged ‘caroline michel’

« J’ai trente-trois ans, ça y est. A quarante ans et des poussières, mon corps sera hors jeu. Il me reste donc sept grosses années pour faire un enfant, soit quatre-vingt-neuf mois. Un chiffre minuscule. A peine deux mille sept cents jours. Que peut-on faire en deux mille sept cents jours ? Rien. J’en ai déjà mis cinq à construire trois meubles Ikea. »heart_289-mois-caroline-michel

Jeanne a 33 ans et elle est contrôleuse SNCF sur la ligne Paris-Auxerre / Auxerre-Paris. Elle filait le parfait amour avec Julian depuis cinq années déjà, les tourtereaux parlaient même de faire un bébé, lorsque monsieur décide de tout arrêter.

La jeune femme, éplorée, en deuil de son amour perdu va développer une véritable obsession : devenir maman à tout prix. Son horloge biologique clic-clac à tout rompre et elle décide d’arrêter la pillule.

Seul problème : trouver un géniteur. Jeanne ne veut plus entendre parler du couple, de construire une relation qui pourrait se terminer avant même qu’elle soit enceinte.

Non, non, elle veut faire un bébé toute seule, plus exactement elle rêve d’avoir une fille qu’elle appellerait Augustine. Ses amis ont beau la mettre en garde devant une telle entreprise, rien n’y fait et Jeanne, plutôt que d’écouteur leurs conseils, saute sur tout ce qui bouge…

Voilà un premier roman qui aurait pu drôle ou émouvant, au lieu de cela je qualifierais ce roman d’ennuyeux et surtout de dangereux. Ennuyeux car tout tourne autour du désir de Jeanne, un désir si puissant, qu’il en devient obsédant.

Les personnages qui gravitent autour d’elle comme l’héroïne elle-même, sont simplement esquissés et mis à part le désir de grossesse, aucune histoire vient donner un peu de corps au récit.

On voit Jeanne surveiller son cycle comme le lait sur le feu, acheter des tests de grossesse à la pelle, provoquer des rencontres, coucher à droite et à gauche, boire des potions magiques et à lever les jambes après chaque rapport, sait-on jamais.

Dit comme ça, cela semble sympathique mais lorsqu’on lit ce roman on se demande si Jeanne a vraiment toute sa tête, d’autant que si je peux comprendre son désir de grossesse et celui de ne plus être en couple, de là à coucher avec des hommes qu’elle ne connaît pas, forcement sans se protéger puisqu’elle veut à tout prix être enceinte, c’est une attitude dangereuse. Une envie de maternité ne doit pas mettre la santé au second plan, que ce soit celle de la maman comme celle du futur enfant !

J’avoue que je suis choquée qu’une auteure puisse imaginer que son héroïne mette sa vie en danger, tout ça pour être enceinte. Je peux comprendre le désir d’enfant à tout prix étant moi-même maman, mais de là à cautionner des rapports non protégés à l’heure où les MST et le Sida sévissent toujours, ça me dépasse.

Je trouve Jeanne trop égoïste et trop jusqu’auboutiste, alors certes ce premier roman est très actuel et peut sembler sympathique, mais personnellement je ne l’ai pas aimé du tout et j’ai fini ma lecture en diagonale !

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