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Posts Tagged ‘caroline vermalle’

La trentaine séduisante, Frédéric Solis est un brillant avocat qui collectionne les succès et les tableaux impressionnistes. Son assistante, Pétronille, n’a d’yeux que pour lui mais il ne la voit pas, tout à son ambition et à son appétit de collectionneur… jusqu’au jour où un notaire lui annonce qu’il a fait un mystérieux héritage. Persuadé d’avoir touché le jackpot, Frédéric tombe de haut lorsqu’il découvre que son legs consiste en quelques tickets de métro et en une étrange carte aux trésors. Et puis la chance tourne. Quelques mauvaises affaires, et le voilà acculé : ses clients disparaissent et ses biens sont saisis. Il ne lui reste plus qu’à suivre la trace de l’étrange héritage, tandis que dans l’ombre Pétronille fait tout pour l’aider. De rencontre en rencontre et de surprise en surprise, le jeu de piste légué par un défunt bienveillant lui permettra de regarder, enfin, la vie au fond des yeux. Quand un flirt avec la dérive se transforme en aventure trépidante et savoureuse, généreuse et… amoureuse.

Tout semble réussir à Frédéric Solis, brillant avocat parisien et collectionneur amateur de toiles impressionnistes, une coûteuse passion qui lui vaut quelques ennuis avec les huissiers. Jusqu’il y a quelques mois de cela, il filait le parfait amour avec Marcia, une top model qui l’a quitté lorsqu’il a refusé de lui faire un enfant.

Le fringuant quadragénaire porte en lui une blessure et une absence, celle de son père, qui s’est volatilisé quelques jours avant Noël lorsqu’il avait six ans. Il s’est alors juré de n’être jamais père et reste célibataire depuis leur rupture, le cœur en miettes.

Mais, maintenant qu’il réalisé l’un de ses rêves, posséder un Sisley, laissant ses comptes en banque exsangues, il doit trouver de l’argent frais à tout prix. C’est alors qu’il est contacté par un huissier pour l’ouverture d’une succession.

L’homme de loi lui apprend qu’il est le seul héritier de Fabrice Nile, un parfait inconnu. Peu importe, il se dit que la chance a enfin tourné mais, à sa grande surprise, ce n’est pas de l’argent qui l’attend, mais un étrange jeu de piste qui le conduit sur les pas des peintres impressionnistes et d’un célèbre tableau de Monet, La pie.

Aidé par sa fidèle assistante Pétronille, qui en passe un peu pour lui, Frédéric se pique d’une aventure qui va bouleverser sa vie à jamais…

L’été dernier j’avais lu et beaucoup apprécié L’île des beaux lendemains pour son histoire et pour la jolie plume de Caroline Vermalle et plusieurs d’entre vous m’avaient alors conseillé Une collection de trésors minuscules, je l’avais noté et lorsque je suis tombée dessus d’occasion, je l’ai empoché et sitôt lu.

Et je remercie celles et ceux qui m’avaient soufflé ce titre car ce fut une belle découverte. L’histoire se révèle très addictive et tient en haleine jusqu’au point final. L’autrice tricote un récit avec du suspens, des rebondissements, des secrets en veux-tu en voilà, des personnages étonnants et attachants qui nous interrogent sur l’essentiel.

Il y a Frédéric bien sûr, la douce Pétronille et ses choux à la crème, Jamel, Maurice et les autres, on a plaisir à faire la connaissance de chacun d’entre eux, découvrir les liens qui les unissent et l’amitié inattendue qui va surgir entre Jamel et Frédéric.

Le héros, obsédé par sa réussite professionnelle, va côtoyer au fil de sa quête, des personnages qui vont lui démontrer que l’argent n’est pas tout et que l’essentiel est même ailleurs.

Nous suivons Frédéric dans cette chasse au trésor assez intrigante au départ qui l’amène à explorer la passion qu’il voue aux impressionnistes. Il y a la beauté des tableaux bien sûr mais surtout le lien qu’il avait avec son père, lui-même passionné par Monet et notamment son tableau La pie.

Cette chasse aux trésors n’est qu’un prétexte pour se trouver lui-même, surmonter ses faiblesses et ouvrir les yeux sur la réalité. Je me suis laissé charmée par cette histoire chaleureuse, tendre, qui se déroule à quelques jours de Noël, lors d’un hiver neigeux et glacial.

C’est un roman charmant, touchant, tendre et plein d’espoir qui nous rappelle que chacun est maître de sa vie et de son destin. Une histoire en apparence bien ordinaire mais qui m’a beaucoup touchée et émue. Je vous le recommande !

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À soixante-treize ans, Jacqueline découvre que son cœur en a dix-sept et abandonne tout, décidée à remonter le temps vers les promesses de sa jeunesse. Marcel, son époux délaissé, affronte la descente de la Loire et toutes les rivières de l’enfer pour partir à sa recherche. Leurs chemins croisent ceux de Paul, ancien prêtre et amateur astronome, fasciné par une étoile morte à l’aube du monde, et de Nane, aristocrate gouailleuse et rebelle, qui panse les plaies des âmes en peine avec les douceurs de l’Île-D’yeu. C’est auprès d’elle que Jacqueline fera le plus beau des apprentissages : celui de la liberté. Ils ont trois cents ans à eux quatre, et leur aventure commence tout juste.

Eté, Erquy en Bretagne. Jacqueline Le Gall, soixante-treize ans, et son époux marcel, près de quatre-vingt, reçoivent à dîner leurs amis Paul, ex-prêtre passionné d’astronomie et sa femme Renée.

Les invités sitôt partis, Jacqueline fait le bilan de sa vie, une existence bourgeoise et étriquée où elle s’ennuie ferme. Mariée depuis cinquante ans à son mari, elle regrette de ne pas avoir eu d’enfant ni d’avoir pu épouser l’homme qu’elle aimait passionnément.

Sans nouvelle de sa cousine depuis son mariage, elle décide d’aller rendre visite à Nane, résidente sur l’Île-D’yeu. La vieille aristocrate excentrique est surprise de sa visite mais l’accueille tout de même à bras ouverts.

Avec Nane et sa dame de compagnie Arminda, Jacqueline va enfin découvrir ce qu’est la liberté et peut-être oser prendre son envol après une existence bien rangée.

Marcel, après quelques jours d’incompréhension face à ce départ, décide de réaliser son rêve : descendre la Loire depuis sa source au Mont Gerbier des Joncs jusqu’à l’Île-D’yeu…

L’île des beaux lendemains était dans ma PAL depuis trois ans tout pile, acheté à l’occasion de mes vacances 2015 et un peu oublié depuis je dois le dire, la faute à un autre roman de Caroline Vermalle, Les amis du Paradis, qui m’avait bien déçue.

Pas de déception ici mais une belle surprise au contraire que ce récit qui met en scène des héros septuagénaires passés à côté de leurs vies et qui découvrent enfin ce qu’est la liberté après une existence passée à respecter les règles et à faire ce qu’on attendait d’eux.

Une belle histoire sur la vieillesse et les recommencements, agréable à lire et bien servie par la plume poétique de l’auteur, qui a la bonne idée de prendre pour narrateurs un cortège de papillons, qui tour à tour, nous rapportent les faits et gestes de Jacqueline, Marcel et Paul.

Le récit bien mené par l’auteure qui vient nous rappeler qu’il n’y a pas d’âge pour être heureux, amoureux et recommencer sa vie si celle que l’on mène ne nous plaît pas ou ne nous convient plus. Caroline Vermalle nous livre un message simple : chacun est responsable de sa vie et personne ne doit décider à notre place de ce qui est bon ou pas pour nous.

Les personnages que croque l’auteure sont attachants et se sont laissés prendre au piège des conventions, Jacqueline en tête, qui a laissé ses parents prendre les rênes de son existence, sans jamais oser se rebeller, au point d’épouser Marcel qu’elle n’a jamais aimé.

C’est un roman charmant, touchant, tendre et plein d’espoir. Une histoire en apparence bien ordinaire mais un véritable hymne à la vie qui fait un bien fou et que je vous recommande vivement.

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Antoine est un jeune homme timide qui rêve d’être un héros. Rose est une violoncelliste de talent, mais qui a perdu sa flamme intérieure. Et le Paradis est un somptueux cinéma, où le vieux Camille invite à rêver en projetant des films tous les dimanches soirs. Lors d’une nuit glaciale, une tempête de neige enveloppe le petit village, et Camille meurt. C’est à Antoine qu’il revient de continuer à faire vivre le Paradis, seule animation du village. Mais des choses étranges se passent. Dans le cœur solitaire d’Antoine, Camille n’a pas disparu, il est même là qui lui parle et le conseille chaque fois qu’Antoine se retrouve seul dans le cinéma, presque abandonné. Et puis surtout la mairie décide de vendre le Paradis, et le promoteur qui compte l’acheter va le détruire pour profiter du terrain. Soudainement Antoine n’est plus seul et c’est tout le village qui va se battre pour sauver le cinéma de Camille, la mémoire du village. Même Rose, la discrète musicienne, revenue dans la maison de son enfance depuis quelques semaines… Se souviendra-t-elle d’Antoine avec qui elle avait joué, enfant, aux châteaux de sable, plusieurs juillets de suite ? heart_3auteur-editeur-pagesles-amis-du-paradis-caroline-vermalleVillerude-sur-Mer est une petite station balnéaire de Vendée qui, comme toutes les villes du bord de mer, vit au dès que les estivants ont plié bagage à la fin de l’été. En ce début janvier, Antoine, mécanicien au chômage et touche-à-touche hors pair, est appelé par Camille le projectionniste du cinéma du village, joliment prénommé le Paradis, en référence au célèbre film de Marcel Carné, Les enfants du Paradis.

Une fois encore, la machine s’est enrayée et Antoine arrive à la rescousse pour que le film en cours de projection ne connaisse pas d’interruption. Dans la salle, quelques adhérents des Amis du Paradis et Rose, de retour au village après de nombreuses années d’absence.

La jeune femme passait en effet toutes ses vacances d’été chez ses grands-parents mais n’était pas revenue depuis leur décès, accaparée par sa carrière de violoncelliste internationale. La voilà qui revient justement de Hong Kong avec dans ses bagages son instrument fétiche qu’elle compte bien revendre pour acquérir sa liberté, lasse de sa vie, en quête d’une joie et d’un bonheur qu’elle a perdu en cours de route.

Antoine la reconnaît aussitôt, lui qui est amoureux d’elle depuis ses dix ans, elle non. Rose se souvient avec tendresse de Titi mais ne reconnaît pas Antoine, l’homme adulte, qu’il est devenu.

Ce soir-là, Camille rend son dernier soupir, le veuf inconsolable est parti rejoindre sa chère Odette et c’est Personne, son chien, qui donne l’alerte. Antoine se retrouve donc avec un chien sur les bras et un fantôme par-dessus le marché car Camille a décidé de rester au Paradis avec Antoine, promus projectionniste…

Cela faisait quelque temps que je souhaitais découvrir la plume de Caroline Vermalle dont j’avais lu beaucoup de bien, j’avais d’ailleurs acheté cet été L‘île des beaux lendemains, toujours dans ma PAL, et en voyant son dernier roman à la médiathèque, je me suis dis que le moment était venu !

Pour tout vous dire, je ressors de cette lecture mitigée parce que la première moitié du livre m’a enchantée mais la seconde m’a déçue, j’ai trouvé que l’auteure tournait en rond, qu’il ne se passait pas grand chose et je trouve ça dommage.

Ça partait pourtant bien : une histoire romantique, un vieux cinéma qui ne projette que des grands classiques (Les enfants du Paradis, Quai des brumes, Casablanca, La vie est belle…) menacé de disparition par un prometteur voulant le convertir en parking. Oui mais voilà, si la plume de Caroline Vermalle, élégante et délicate m’a séduite, les personnages ne m’ont pas touché.

Entre l’antiquaire sans scrupule amoureuse du gentil mais convoitée par le méchant, le gentil super gentil, le méchant super méchant, la violoncelliste parfaite… j’avoue que ces personnages trop lisses et caricaturaux à mon goût ont fini par me lasser.

L’histoire d’amour aussi, j’ai fini par m’en lasser, tellement tracée d’avance que je suis restée à la marge. Pour autant, il y a de jolies choses dans ce roman : un bel hommage à la musique classique et aux films anciens, de la solidarité, de l’amitié intergénérationnelle…

Autant le début du roman est pétillant est charmant autant à la moitié, j’ai commencé à m’ennuyer ferme. Bref, à vous de vous faire votre avis car le mien reste, comme je vous le disais, très mitigé.

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