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Posts Tagged ‘Catherine mckenzie’

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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10 octobre, 10 heures. Un immeuble explose en plein centre de Chicago, faisant 513 morts et bouleversant le quotidien de milliers de personnes. 
Parmi elles, deux femmes dont la vie bascule, deux amies aux destins contraires : tandis que Cecily, dont l’image de la silhouette au milieu des décombres a fait le tour du monde, entre en pleine lumière, Kaitlyn profite de la confusion pour disparaître et refaire sa vie, sans laisser de traces. 
Un an plus tard, à l’heure des commémorations, la ville panse ses plaies. Cecily, loin d’être la veuve idéale que les médias voient en elle, se bat pour faire son deuil et s’autoriser à vivre de nouveau. Kaitlyn, quant à elle, voit surgir de son passé une femme qui prétend être sa fille cachée. Pour protéger sa famille, elle n’a pas d’autre choix que de sortir de l’ombre au risque d’exposer au grand jour les secrets qu’elle avait emportés dans sa fuite.

Chicago, 10 octobre, 10 heures. Cecily est comme toujours en retard lorsqu’elle arrive devant l’immeuble où travaille son mari avec qui elle a rendez-vous. Mais ce qu’elle découvre dépasse l’entendement : l’immeuble a été éventré par une explosion et c’est alors qu’elle est en pleine sidération, qu’elle est prise en photo.

Cette image va faire le tour des médias et celui du monde, faisant de Cecily la veuve emblématique, l’effigie du triple 10. Un rôle qu’elle a beaucoup de mal à endosser, ployant sous la culpabilité.

Un an plus tard, Teo, un réalisateur et auteur du cliché faisant de Cecily une célébrité, tourne un documentaire sur les familles endeuillées par le 10 octobre. Cecily est en première ligne ainsi que Franny Maycombe, la fille cachée de Kate, la meilleure amie de Cecily, décédée dans la catastrophe.

Pendant ce temps-là à Montréal, Kaitlyn, tente de poursuivre sa vie. Elle a profité du drame pour prendre le large, abandonnant son mari et ses deux filles, persuadés qu’elle fait partie des victimes dont on n’a pas retrouvé le corps…

Les liens du mensonge est le premier roman de Catherine McKenzie, avocate de formation, à paraître en France mais gageons que si ce titre est un succès, ses autres thrillers parviendront jusqu’à nous puisqu’elle n’en est pas à son coup d’essai !

Dans cette histoire ô combien addictive, on suit alternativement Cecily à Chicago et Kaitlyn à Montréal. Les deux héroïnes ont bien des choses à cacher et n’hésitent pas à recourir aux mensonges pour cacher leurs petits et grands secrets.

Le récit démarre sur les chapeaux de roues avec Cecily qui fait face à l’explosion de l’immeuble puis très vite, l’autrice nous projette un an plus tard, lors de la commémoration de la catastrophe.

Mais elle nous ramène aussi régulièrement un an auparavant, à l’aide de flash-back qui nous donnent des informations sur nos héroïnes et la vie qu’elles menaient avant la catastrophe.

Dans ce roman à suspens psychologique, Catherine McKenzie a très bien su tirer son épingle du jeu pour nous proposer une intrigue riche en dissimulations et en rebondissements en tous genres. Peu à peu, elle nous livre des indices qui nous mènent à deviner plus ou moins ce qu’il en est, si on est attentive car certains sont ténus.

Tout au long du roman, on a l’impression de soulever des poupées russes, chacune renfermant un secret ou un mensonge. Les révélations montent crescendo et la plus étonnante reste la dernière, qui m’a bien surprise je l’avoue.

Certains rebondissement sont prévisibles, d’autres très bien fichus au point qu’il est souvent difficile de démêler le vrai du faux, le final est réussi, ce qui n’est pas toujours le cas, même si il est un peu précipité !

Le style de Catherine McKenzie est fluide, les chapitres sont courts, le récit est rythmé, c’est un véritable page turner bien difficile à reposer tant on a envie de connaître le fin mot de l’histoire.

Pour finir, si vous aimez les thrillers psychologiques, je ne peux que vous recommander Les liens du mensonge, vous devriez y trouver votre compte.

Un grand merci à babelio et aux éditions Michel Lafon pour cette lecture addictive, j’ai adoré !

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