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Licenciée en Journalisme et Communication de L’Université Libre de Bruxelles, Chantal van den Heuvel est auteure de romans et de contes pour enfants, ainsi que de scénarios pour la BD, la télévision et le cinéma.

Aurore Dupin, alias George Sand, grande amoureuse et « homme de lettres », mais aussi journaliste et égérie du socialisme. Tout à la fois ! Femme libre avant tout et avant toutes les autres, qui bouscule les genres, le masculin et le féminin.

Paris fit sa gloire et l’Europe entière la célébra. Mais toujours George revint à son port d’attache, ses racines : Nohant, le domaine enchanté où elle passa son enfance et sa jeunesse auprès de sa grand-mère Marie-Aurore de Saxe, fille naturelle du beau maréchal Maurice de Saxe, général des camps et armées de Louis XV.

Nohant, l’écrin de cette personnalité de génie où demeurent l’empreinte de Chopin, son amant, et celle de ses amis, de Flaubert à Delacroix, en passant par Liszt ou Balzac.

Après La mystérieuse affaire Agatha Christie, Chantal van den Heuvel au scénario et Nina Jacqmin aux dessins font revivre l’autrice la plus importante du XIXè siècle dans George Sand : Ma vie à Nohant.

Une maison d’écrivain reste un lieu emblématique et toujours intéressant à découvrir même longtemps après la mort de son ou de sa propriétaire et cette bande dessinée nous fait entrer par la grande porte dans la demeure berrichonne chère à George Sand.

Les frasques de George Sand sont fameuses : ses liaisons hors mariages, son rejet de la bienséance hypocrite, son accoutrement masculin, son retentissant et passionné combat en faveur de l’émancipation et des droits de la femme… L’autrice fait parler d’elle, résonner sa voix et, en s’adressant par l’écriture au monde, elle est aussi et avant tout célébrée pour son œuvre prolifique.

Dans ses textes, la campagne berrichonne a une place primordiale. Ses livres décrivent l’atmosphère campagnarde d’un monde qui n’existe plus mais qui fut le sien. George Sand, si elle a fréquenté Paris, a passé la majorité de son existence dans sa demeure de Nohant.

Ce domaine familial, où elle a grandi et vécu à partir de ses quatre ans, lui a donné l’amour des grands espaces et de la liberté. C’est dans cette maison qu’elle s’est passionnée pour les histoires, c’est dans cette maison qu’elle a fait son éducation mondaine et paysanne.

C’est là-bas qu’elle a vu mourir tant de ses proches, et c’est là-bas qu’elle-même, elle mourra. Lieu isolé, paradis rupestre, cette bâtisse accueillera Liszt, Balzac, Delacroix, Flaubert ou même Chopin pendant presque dix ans. Nohant est, pour George Sand et ses invités, un lieu où peut fleurir la créativité.

Dans cet album qui revient sur l’existence de la célèbre autrice, Chantal Van den Heuvel et Nina Jacqmin insèrent en toute subtilité un second personnage principal : le domaine de Nohant. Témoin essentiel de l’existence de tant d’artistes, ses murs contiennent l’écho de voix qui continuent à passionner les esprits du monde entier.

J’ai beaucoup aimé le scénario de Chantal van den Heuvel qui nous propose un très beau portrait de George Sand et si, comme moi, vous êtes peu au fait de la vie de la romancière, vous apprendrez une foule de choses sur sa vie intime mais aussi « professionnelle », son engagement en faveur de la république et des pauvres.

Et vous découvrirez aussi Nohant, un lieu foisonnant de création artistique, que j’aimerai beaucoup visiter maintenant que je sais combien il fut important pour Sand et ses amis.

Les dessins de Nina Jacqmin sont toujours aussi beaux, à la fois soignés, vivants et élégants tant au niveau des personnages que des décors, ils sont la cerise sur le gâteau de cet album réalisé en partenariat avec Le Centre des Monuments Nationaux.

Un titre que je vous recommande vivement et une très bonne initiation à George Sand !

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Licenciée en Journalisme et Communication de L’Université Libre de Bruxelles, Chantal van den Heuvel est auteure de romans et de contes pour enfants, ainsi que de scénarios pour la BD, la télévision et le cinéma.

Décembre 1926. Agatha Christie, alors écrivaine à succès, disparaît sans laisser de traces. Toute la presse britannique s’empare du drame et une véritable enquête, digne de ses meilleurs romans, est menée pour la retrouver.

Suicide d’une femme délaissée, meurtre commandité par son époux infidèle ou coup de publicité d’une romancière voulant renforcer le succès de ses livres ? Les hypothèses ne manquent pas pour élucider l’affaire et surtout tenter de résoudre l’énigme Agatha Christie…

Romancière de génie, femme libre et indépendante, le personnage d’Agatha Christie n’a cessé de fasciner, tant par son œuvre que par ce qu’elle a incarné pour la société anglaise et pour son époque.

La mystérieuse affaire Agatha Christie est unebiographie graphique écrite par Chantal van den Heuvel et mise en image par Nina Jacqmin. L’ouvrage, construit comme une enquête de la romancière, nous raconte autant le destin d’une femme d’exception qu’il est une ode à l’écriture et à la capacité de créer.

Les autrices se sont davantage attachées à l’Agatha intime plutôt qu’à la fabuleuse production littéraire de la reine du crime. Une Agatha dont le riche imaginaire, qui puise ses racines dans une enfance pleine de fantaisie, lui a permis d’affronter le réel, les pertes qu’inflige la vie, les amours trahies.

Car derrière l’image « so british » d’une respectable lady se cachait sans doute une petite fille qui n’a pas voulu grandir. Et s’il était là, le mystère de Dame Agatha Christie et de sa prodigieuse créativité ?

En un peu plus de soixante-dix de pages, les autrices reviennent sur le parcours de celle qui a écrit 80 romans et nouvelles vendus à deux milliards d’exemplaires dans le monde et créé des personnages aussi emblématiques du roman policier que sont Hercule Poirot, Miss Marple, Ariadne Oliver (son double de papier) et Tommy et Tuppence Beresford.

Résumer la vie complète de Dame Agatha en si peu de pages est impossible, Chantal van den Heuvel et Nina Jacqmin préfèrent revenir en détails sur les pans les plus importants de sa vie.

L’ouvrage débute sur la disparition brutale et mystérieuse de la romancière en 1926 qui a fait couler beaucoup d’encre à l’époque. Une disparition mise en scène par Agatha Christie pour se venger des infidélités de son premier mari.

Elles reviennent aussi sur son enfance choyée, son rôle pendant la première guerre mondiale, ses deux mariages, la naissance de sa fille, ses voyages archéologiques en compagnie de son second époux… ce qui nous permet d’appréhender dans les grandes lignes ce que fut sa vie.

Mais ce qui est passionnant c’est de découvrir la femme derrière l’auteure éclipsée par ses personnages, sa psychologie. Nous avons l’image d’une vieille dame la concernant, volontiers conservatrice, alors qu’elle était en fait une femme moderne, éprise de liberté et d’indépendance.

Mettre ainsi toute une vie sous forme dessinée a quelque chose d’attrayant, les planches de Nina Jacqmin sont simples mais très jolies, on a plaisir à les parcourir et à découvrir la vie extraordinaire de la reine du crime.

Toutefois, si vous connaissez déjà la vie de la romancière sur le bout des doigts, vous ne découvrirez rien à la lecture de cette bande dessinée mais si vous êtes néophyte, ce titre est une bonne entrée en matière pour se familiariser avec la personnalité de cette romancière.

Si pour ma part, je n’ai rien appris de nouveau, j’ai passé un agréable moment de lecture !

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Flora, la quarantaine, vient de divorcer avec pertes et fracas après 20 ans de mariage. Pour remonter la pente, elle peut compter sur le soutien de ses copines, Roxane (baba cool fan de jardinage), Léa (carreer woman infatigable) et aussi son vieux voisin, Vénérable. Comme ses amies, Flora voudrait trouver l’âme soeur, mais ce n’est pas si simple. Flora fait quelques rencontres prometteuses, mais une fois les premiers moments idylliques passés, ses amoureux s’évanouissent dans la nature… heart_2auteur-editeur-pagesflora-et-les-etoiles-filantes-van-den-heuvel-collignon

Flora est une quadra divorcée qui vit seule avec son fils adolescent Tommy à la campagne. Ses plus proches voisins sont un vieux monsieur qu’elle a surnommé Vénérable et son amie Roxane, divorcée et mère d’un ado elle aussi.

Chaque dimanche, elle passe d’ailleurs la journée autour d’un brunch avec Roxane et Léa, célibataire également. Ses deux copines la poussent à s’inscrire sur un site de rencontres pour trouver l’âme seule et rompre sa solitude. Flora se met donc en quête de l’oiseau rare…

Présentée comme une comédie romantique par ses auteure et illustratrice, Flora et les étoiles filantes fut pour moi, non pas une comédie romantique, mais surtout une déception.

Non seulement le scénario de Chantal Van Den Heuvel manque terriblement d’originalité (une divorcée de 40 ans cherchant l’amour sur internet) mais il accumule clichés et stéréotypes sur les célibataires de plus de 40 ans et surtout sur le fait d’être célibataire, comme si le fait de ne pas être en couple était une tare et qu’il valait mieux être mal accompagnée que seule.

L’héroïne Flora n’est pas attachante, sa quête d’un homme ne m’a pas touchée, ses relations avec son fils et ses amies à peine effleurées, tout ça manque de saveur et de relief, de profondeur en somme !

Ses proches sont stéréotypés au possible : entre la copine executive woman, la copine baba cool et le bourru au grand cœur, franchement tout ça sent le réchauffé.

Ensuite, les dessins de Daphné Collignon ne m’ont pas plu non plus : les couleurs sont assez sombres et seuls les personnages sont esquissés, les situations simplement suggérées, ce que je trouve dommage car l’histoire est censée se passer l’été à la campagne et les planches manquent clairement de chaleur et de soleil.

Vous l’aurez compris j’ai trouvé l’ensemble bien plat, heureusement quelques dialogues sont bien vus mais honnêtement, ce n’est pas la bd de l’année et elle ne restera pas dans mes annales !

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