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Posts Tagged ‘charlotte Brontë’

Le destin dramatique de Charlotte Brontë transparaît dans l’histoire de son héroïne Jane Eyre, en rupture avec le puritanisme victorien de son époque. Orpheline maltraitée, sans fortune et sans beauté, Jane entre comme gouvernante au manoir de Thornfield, pour s’éprendre du ténébreux Rochester, le maître des lieux. Entraînés par une passion sensuelle et une égale exigence morale, ils envisagent bientôt le mariage. Mais une présence mystérieuse hante ce domaine perdu entre landes et bruyères. Qui est cette femme, cette « folle » recluse dans une mansarde de Thornfield, qui menace leur union ? En plein XIXe siècle, dans l’Angleterre victorienne qui voit s’éteindre les sombres lumières du roman gothique et s’étioler les vapeurs du spleen romantique, Charlotte Brontë incarne l’audacieux combat des femmes prêtes à se battre pour leur indépendance et leur liberté.

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Voilà un roman culte, arrivé dans notre peloton de tête des 100 livres à avoir lus, qui était aussi le dernier roman à lire pour mon défi palesque. Un pavé énorme qui ne m’a malheureusement pas autant emballé que je ne l’aurais voulu. Vous m’en aviez tellement de bien les filles que je pensais être emportée dans la lande anglaise et lire les presque 800 pages en un temps record. Il n’en fut rien, j’ai tout de même mis 6 jours pour en venir à bout. Non pas que je ne l’ai pas aimé, j’ai même adoré les 3/4 du livre, à dire vrai, pour moi il aurait été parfait avec 200 pages de moins, car dès que Jane quitte Thornfield, je me suis pratiquement tout le temps ennuyée à un point mais à un point, que je n’ai pas compris pourquoi Charlotte Brontë nous infligeait Saint John. Mais avant d’aller plus loin, reprenons depuis le début.

La petite Jane Eyre, laide au possible, l’auteure et son héroïne ne cessent de nous le répéter encore et encore, est orpheline. Comme tout bon roman victorien qui se respecte, ça commence mal ! Recueillie par son oncle, frère de sa mère, pasteur comme son père, elle est pauvre et sa tante, bientôt veuve, le lui fait sentir. Son seul refuge, elle le trouve dans la lecture. La petite Jane, âgée de 10 ans, subit punitions et brimades de la part des domestiques qui craignent de déplaire à leur maitresse, de ses cousins et de Mrs Reed, sa tante, qui finit par se débarrasser d’elle en l’envoyant en pension. Jane quitte sans regret Gateshead pour Lowood. Cet établissement représente bien les orphelinats et pensions destinés aux enfants à l’époque victorienne. Tenu par l’infâme Mr Brocklehurst, d’une pingrerie rare, il affame littéralement pensionnaires et enseignantes. Jane est malgré tout heureuse car elle est curieuse d’apprendre et surtout elle peut compter sur la solidarité entre les jeunes filles, toutes logées à la même enseigne, même si faisant partie des petites, elle doit laisser aux plus grandes une bonne partie de ses repas, et sur les enseignantes, mises à part une, vraiment détestable dont je n’ai pas retenu le nom. Elle s’y fait une amie sincère, Helen Burns, qui décède de la tuberculose, contractée à cause des très mauvaises conditions de vie dans l’internat. La jeune fille ne sera pas la seule à succomber, près de la moitié d’entre elles vont en mourir. Charlotte Brontë s’est sans doute inspirée de son histoire familiale pour ce passage puisque deux de ses soeurs sont mortes en pension.

Il y a aura une conséquence heureuse à l’épidémie, les conditions de vie de l’internat changent et celui-ci devient un établissement de qualité. Après huit années passées à Lowood – six en tant qu’étudiante et deux en tant que professeur – Jane veut changer de vie et passe une annonce dans un journal pour trouver un poste de préceptrice. Mme Fairfax lui répond afin qu’elle vienne faire l’éducation d’Adèle, la pupille de M. Rochester, 40 ans, riche propriétaire de Thornfield-Hall.

Elle s’attache très vite à son élève, qui lui rappelle sur bien des points, sa propre enfance et découvre son ténébreux maître, Edouard Rochester, dont elle tombe très vite amoureuse. Consciente de son statut social et de celui de son maître, elle pense cet amour sans lendemain et sans retour, Rochester étant courtisée par les jeunes femmes bien nées de la région, en quête d’un riche mari. Jane Eyre sera-t-elle payée en retour de son amour pur et chaste ? Vous le saurez en lisant Jane Eyre. Notre Janette, comme la surnomme son maitre, va toutefois quitter Thornfield Hill un matin, et à partir de là, je me suis ennuyée ferme, j’aurais vraiment préféré qu’elle reste auprès de Rochester, même si cette fuite lui permet de retrouver ses origines et une partie de sa famille. Toutes ces digressions autour de la religion m’ont déplu et j’ai même sauté des passages car j’étais à deux doigts de l’abandonner.

Reste que Jane Eyre est un grand roman même si j’ai trouvé qu’il y avait trop de longueurs et d’atermoiements. Charlotte Brontë nous dresse ici un beau portrait de femme, qui veut être libre et indépendante, au milieu du 19è siècle, ça n’est pas si courant. Ce roman culte a bien évidemment inspiré plusieurs romancières, notamment à travers les personnages de gouvernantes pauvres et sans beauté, comme De pierre et de cendre de Linda Newbery que j’ai lu il y a peu, et bien évidemment Rebecca de Daphne du Maurier, un roman que j’ai préféré à Jane Eyre. Mrs de Winter prend vraiment racine dans Jane Eyre, si vous ne l’avez pas encore lu et que vous avez aimé Jane Eyre, vous ne pourrez qu’aimer Rebecca.

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Lu dans le cadre d’une lecture commune avec Claire et des challenges God save the livre édition 2013, Au service de, Cartable et tableau noirLa plume au féminin édition 2013, Les 100 livres à avoir lu, Thursday Next Challenge, Romans Cultes, ABC Babelio 2012-2013 et Challenge Victorien

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