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Posts Tagged ‘charlotte et thomas pitt’

Alors que la bataille fait rage entre les tenants de l’évolution des espèces de Darwin et l’Église anglicane, une jeune femme, Unity Bellwood, est engagée par un pasteur, le révérend Ramsay Parmenter, afin de l’aider à traduire des textes anciens.
Cette jeune femme, féministe convaincue, prêche également pour la théorie de Darwin. Or, après une âpre dispute avec le pasteur, elle tombe dans l’escalier et se brise la nuque…

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Après le décevant Ashworth Hall, j’avais hâte de retrouver mon couple d’enquêteurs victoriens préféré dans le tome 18 de la série Thomas et Charlotte Pitt, d’autant que comme toujours, les copinautes étaient de la partie.

Le roman s’ouvre sur la mort d’Unity Bellwood, une féministe et une athée convaincue, retrouvée au bas du grand escalier des Parmenter. La jeune femme était employée depuis plusieurs mois comme assistante du pasteur Ramsay Parmenter, chargée de traduire des textes bibliques en araméen. Le meurtre ne fait aucun doute et tout semble accabler le pasteur.

La victime, une femme libre et grande admiratrice des théories de Darwin, ne se lassait pas de tourner en ridicule le pasteur, son fils promis à la prêtrise et Dominic Corde, nouvellement vicaire.

L’affaire promet d’être délicate et c’est une nouvelle fois Pitt qui est appelé sur les lieux pour découvrir le fin mot de l’histoire car l’évêque, particulièrement abject et peu compatissant, craint par-dessus le scandale qui pourrait rejaillir sur l’église.

Si le tome précédent ne m’avait pas intéressé, trop politique à mon goût, celui-ci m’a carrément ennuyée par moments. De toute la série des Charlotte et Thomas Pitt, c’est sans doute le moins réussi. J’ai eu du mal à rentrer dans l’intrigue en raison du contexte religieux et les différents protagonistes ne m’ont pas convaincus et m’ont semblé trop caricaturaux.

Quant à l’enquête policière, je l’ai trouvé très facile à dénouer. Peut-être qu’à force de lire Anne Perry, plus rien ne me surprend, je ne saurai le dire, mais cela a ajouté à ma déception.

Heureusement j’ai eu le plaisir de retrouver dans ce 18è tome Dominic Corde, le beau-frère de Charlotte et Emilie, veuf de leur sœur Sarah que l’on avait découvert dans le tout premier tome de la série, L’étrangleur de Cater Street. Un personnage que j’aime beaucoup et dont on découvre le parcours depuis son veuvage. Un parcours chaotique qui l’a mis sur le chemin de la rédemption et qui va retrouver l’amour. En revanche, Charlotte est une fois de plus très effacée même si ses petites cellules grises, comme dirait Hercule Poirot, sont bien aiguisées et elle aide une fois de plus son mari à mettre un point final à son enquête.

Ce dix-huitième opus est une déception mais Anne Perry n’a pas son pareil pour bien faire évoluer ses personnages, ce que j’apprécie beaucoup. Je retrouverai avec bonheur les Pitt dans le tome 19,  Bedford Square !

heart_3Lu dans le cadre d’une lecture commune avec Claire, Fanny, Sybille, Belette, Lara et Céline et des challenges Anne Perry, Challenge Victorien 2013 et British mysteries  :

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Et du Plan Orsec 2014 pour PAL en danger :

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En cette fin de XIXe siècle, les dissensions politiques et religieuses en Irlande n’en finissent pas d’empoisonner le gouvernement britannique ; la guerre civile menace. Une rencontre secrète est alors organisée entre protestants et catholiques irlandais dans le superbe manoir d’Ashworth Hall, et le commissaire Pitt se voit contraint d’assurer, en toute discrétion, la sécurité du lieu. Aidé de l’inspecteur Tellman et de sa femme Charlotte, Pitt surveille le déroulement de cet événement à hauts risques tandis que la tension monte entre les invités. Lorsque l’un des convives est assassiné, l’atmosphère du château pourrait bien tourner à l’explosion de violence et mettre en péril la paix de tout le royaume.

ashworth-hall-anne-perry auteur-éditeur-pagesAprès le décevant Traitors Gate et l’excellent Pentecost Alley, place à Ashworth Hall, le 17è tome de la série Thomas et Charlotte Pitt que j’avais hâte de retrouver comme chaque mois.

Le roman s’ouvre sur la mort de Denbigh, un policier anglais, infiltré chez les Fenians, les nationalistes irlandais. Pitt est immédiatement appelé sur les lieux mais le procureur Cornwallis lui confie non pas cette enquête, mais la protection d’Ainsley Greville, un haut fonctionnaire du ministère de l’intérieur à qui on a confié la délicate mission de présider une conférence entre irlandais, protestants d’un côté et catholiques de l’autre. Cette conférence doit avec lieu à Ashworth Hall, l’une des résidences de campagne d’Emily et Jack Radley, et c’est tout naturellement qu’incombe à Pitt cette mission de protection.

Charlotte et Thomas, accompagnés de Gracie promue camériste pour l’occasion et de l’inspecteur Tellmann, qui doit faire office de valet pour Pitt, ce qui ne l’enchante guère, prennent la route pour le manoir d’Ashworth Hall. Leur mission, connue uniquement des Ridley et de Greville, se veut discrète. Mais malheureusement pour Pitt, Greville est retrouvé mort dans son bain quelques jours plus tard. Le meurtre ne fait aucun doute mais l’enquête s’avère comme toujours délicate car les apparences sont trompeuses, Greville ayant pu être tué pour empêcher un accord de surgir sur la question irlandaise mais aussi en raison de ses mœurs.

De toute la série des Charlotte et Thomas Pitt, c’est à mon sens l’un des moins réussis. J’ai eu du mal à rentrer dans l’intrigue en raison du contexte politique et de l’abondance de noms qui m’ont un peu perdus, j’ai eu du mal à les distinguer les uns des autres, à cerner leurs personnalités qui sont nettement moins développées que dans les autres romans.

L’enquête policière n’est pas très aboutie, je l’ai même trouvé plutôt brouillonne et floue et la fin, très abrupte, arrive brutalement comme si Anne Perry avait voulu en finir, faute d’idées.

Ce 17è tome est comme toujours l’occasion de retrouver les différents protagonistes et de mettre l’un d’eux particulièrement en lumière : Gracie Philipps la petite bonne des Pitt qui fait montre encore une fois d’une bonne dose de jugeote et de courage, elle forme d’ailleurs un étonnant duo avec Tellmann qui est nettement plus développé ici. M’est avis qu’on va retrouver de nouveau ces deux-là et qu’une romance entre eux ne m’étonnerait pas !  Leurs échanges ne manquent en tout cas ni de sel ni de piquant.

Ce dix-septième opus est une déception mais Anne Perry n’a pas son pareil pour bien faire évoluer ses personnages, ce que j’apprécie beaucoup. Je retrouverai avec bonheur les Pitt dans le tome 18,  Brunswick Gardens !

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Lu dans le cadre d’une lecture commune avec Claire, Fanny, Sybille, Soie, Belette, Lara et Céline et des challenges Anne Perry, Challenge Victorien 2013 et British mysteries  :

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Et du Plan Orsec 2014 pour PAL en danger :

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Deux ans après le massacre des prostituées de l’East End par Jack l’éventreur, un tueur est de nouveau à l’oeuvre dans les quartiers de Whitechapel. Meurtres rituels dans les bas-fonds de Londres ? Qui sont les membres du Hellfire Club dont un insigne a été trouvé près du corps mutilé de la fille de joie ? Et en quoi cette mort, banale pour la société de l’époque, réclame-t-elle l’intervention du Commissaire Thomas Pitt ? Ce dernier va se trouver confronté à la puissante famille des Fitzjames dont l’influence à Londres est telle qu’il n’aura pas droit au moindre faux pas : que vaut en effet la parole d’une prostituée contre celle d’un Fitzjames ?

pentecost-alley-anne-perry auteur-éditeur-pagesAprès le décevant Traitors Gate, place à Pentecost Alley le 16è tome (déjà !) de la série Thomas et Charlotte Pitt que j’avais hâte de retrouver et contrairement à l’opus précédent, l’histoire brillamment tissée par Anne Perry m’a littéralement passionnée.

Le roman s’ouvre sur la mort violente d’Ada McKinley, une jeune prostituée de Whitechapel, retrouvée étranglée et torturée. Le commissaire Thomas Pitt a été appelé sur les lieux car l’inspecteur Ewart et le docteur Lennox, les premiers arrivés sur place, ont retrouvé un bouton de manchette et un badge du Hellfire Club appartenant à Finley Fitzjames, issu de l’une des familles les plus riches et les plus influentes de Londres.

Le quartier de Whitechapel, rendu tristement célèbre par Jack l’Eventreur, vit encore dans la peur du tueur en série et dans la haine de la police qui n’a jamais mis la main sur ce meurtrier sanglant. L’intrigue se déroule donc autour de ce quartier pauvre de la capitale anglaise mais aussi, dans le sillage d’Emily Radley, qui revient ici en force en épouse désœuvrée par l’ennui, dans les beaux quartiers et plus particulièrement dans certaines soirées où se réunissent la bohème bourgeoise emmenée par Oscar Wilde.

Anne Perry revient plus particulièrement à l’occasion de cette enquête sur la prostitution, un thème qu’elle a déjà abordé à plusieurs reprises mais s’attarde ici sur les jeunes femmes qui font le plus vieux métier du monde. On découvre la dure vie des femmes des quartiers pauvres dans l’Angleterre Victorienne, condamnées à travailler dans les usines d’allumettes, où leur espérance de vie est très limitée ou dans des ateliers de couture. Veuves ou engrossées par un supérieur ou un maitre exerçant son droit de cuissage, ces femmes, vieillies prématurément par la vie, gagnent chichement leur vie, pas assez pour nourrir leur famille, et sont contraintes de faire commerce de la seule chose qu’il leur reste : leur corps, quitte à tomber sur un sadique qui les violentera.

L’assassin d’Ada sera rapidement trouvé, condamné et pendu. Tout le monde croit l’affaire close, Pitt y compris lorsque survient un second meurtre, identique au premier. Pitt devra alors faire face à la vindicte populaire, soutenu heureusement par le nouveau procureur et par son beau-frère Jack Radley désormais député à la chambre.

Comme toujours, Anne Perry nous prouve qu’elle connait sur le bout des doigts ce Londres victorien et nous offre un final explosif. Ce 16è tome est aussi l’occasion de retrouver Thomas, Charlotte, Gracie, Lady Vespasia Cumming-Gould qui fait une courte apparition mais surtout Emily qui signe ici son grand retour et qui aura une importance décisive dans la résolution de l’enquête.

Ce seizième opus est à mon avis l’un des meilleurs de la série et je retrouverai avec bonheur les Pitt dans le tome 17,  Ashworth Hall !

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Lu dans le cadre d’une lecture commune avec Claire, Fanny, Sybille, Soie et Céline et des challenges Anne Perry, Challenge Victorien 2013 et British mysteries  :

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Du Mois anglais et du Plan Orsec 2014 pour PAL en danger :

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Sir Arthur Desmond, mentor du commissaire Thomas Pitt, est retrouvé mort dans un club londonien. Accident ? Suicide ? Son fils n’y croit pas et demande à Thomas d’enquêter.
Pendant ce temps, au ministère des Colonies, un traître divulgue à l’Allemagne des informations sur la politique anglaise en Afrique. Or, Desmond travaillait aux Affaires étrangères et avait porté des accusations contre le gouvernement au sujet des colonies. Les suspects : un groupe d’hommes très influents et fort soucieux de leur réputation.

C’est alors que le corps d’une aristocrate londonienne est découvert dans la Tamise… Thomas Pitt et sa femme vont risquer leur vie dans cette intrigue qui mêle souvenirs, amitié et affaire d’État. C’est toute l’expansion de l’Empire qui est en jeu.

traitors-gate-anne-perry auteur-éditeur-pagesAprès les très bons Belgrave Square et Le crucifié de Farrier’s Lane, et le bon Le bourreau de Hyde Park, j’ai retrouvé comme chaque mois avec beaucoup plaisir notre couple d’enquêteurs victoriens et je dois dire que le 15è tome de la série Thomas et Charlotte Pitt m’a déçue, la faute à l’histoire mêlant politique et espionnage qui ne m’a vraiment pas passionnée.

Le roman s’ouvre sur le décès de sir Arthur Desmond, apparemment accidentel, de l’homme grâce à qui Pitt a pu être instruit, alors qu’il n’était que le fils du garde-chasse. L’occasion pour Thomas de retrouver son meilleur ami, Matthew, le fils de sir Arthur qu’il n’avait pas revu depuis 15 ans. Matthew est persuadé que son père a été assassiné car depuis quelques temps, il dénonçait les agissements du Cercle Intérieur en Afrique.

S’ajoute à cette première enquête, une seconde pour espionnage et une troisième pour un crime domestique, autant dire que Thomas ne va pas chômer !

Anne Perry nous gratifie, une fois n’est pas coutume, de non pas une intrigue, mais trois, plutôt bien menées et qui se singularisent des autres volumes de la série puisque ces trois intrigues sont éminemment politiques avec l’’inquiétant Cercle Intérieur omniprésent. L’auteure en profite aussi pour revenir sur l’enfance de Pitt et les liens qui l’unissent à la famille Desmond.

Ce volume nous offre une nouvelle plongée dans la société victorienne, Anne Perry s’appuie sur un contexte historique pour lequel elle semble bien se documenter, et dans cet opus, elle met l’accent sur la politique coloniale de l’Angleterre Victorienne en Afrique qui se heurte aux intérêts allemands et belges. L’analyse des colonisateurs comme Cecil Rhodes face aux « sauvages » m’a paru pertinente.

Comme toujours, ce 15è tome est l’occasion de retrouver Thomas, Charlotte, Gracie, Lady Vespasia Cumming-Gould qui fait une courte apparition et Eustace March que l’on avait découvert dans Meurtres à Cardington Crescent, un personnage détestable qui va faire équipe avec Charlotte et permettre de confondre le meurtrier de sir Arthur pour un final plein de surprise.

Ce quinzième opus est à mon avis un cran en dessous des autres mais je retrouverai avec bonheur j’en suis sûre les Pitt dans le tome 16,  Pentecoste Alley !

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Lu dans le cadre d’une lecture commune avec Claire, FannySybille, Belette et Céline et des challenges Anne Perry, Challenge Victorien 2013 et British mysteries  :

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Et du Plan Orsec 2014 pour PAL en danger :

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La découverte de corps décapités dans Hyde Park fait resurgir une peur que les londoniens n’avaient plus ressentie depuis Jack l’Éventreur. Et si Thomas Pitt, récemment promu commissaire, ne trouve pas très vite le coupable, on ne donne pas cher de sa tête ! Un premier cadavre est retrouvé sur un bateau, puis un second dans un kiosque à musique. Les indices sont bien maigres. Y a-t-il un point commun entre les victimes, un officier de marine respecté, et un musicien ? La population, la presse, les politiciens,… tout Londres réclame vengeance. Jamais Pitt n’a été autant aux abois et si curieusement réticent à effectuer une arrestation. Et au moment ou il en aurait le plus besoin, Charlotte, son épouse, semble incapable de l’aider…

le-bourreau-de-hyde-park-anne-perry auteur-éditeur-pagesAprès les très bons Belgrave Square et Le crucifié de Farrier’s Lane, j’ai retrouvé avec grand plaisir notre couple d’enquêteurs victoriens et je dois dire que le 14è tome de la série Thomas et Charlotte Pitt a tenu toutes ses promesses. Anne Perry sait décidément renouveler mon intérêt mois après mois.

L’histoire démarre sur les chapeaux de roue avec la découverte d’un cadavre dans Hyde Park. La victime, retrouvée par un couple d’amoureux venus se bécoter en toute discrétion, se trouvait sur une barque, sa tête à ses pieds. Oakley Winthrope, un capitaine de la marine royale, a en effet été assommé, puis décapité très proprement, avec l’aide de ce qui semble être un sabre.

Thomas Pitt, fraichement promu commissaire suite à la démission de Micah Drummond, contre l’avis du procureur, est chargé de l’enquête. A lui et à ses hommes de faire toute la lumière sur cette affaire qui fait déjà les gros titres des journaux d’autant plus que le bourreau n’est pas décidé à s’en tenir à ce premier meurtre et que bientôt un second puis un troisième et un quatrième vont venir s’ajouter à son palmarès.

Dès lors Pitt, qui n’a pas la confiance de ses hommes, notamment de son adjoint l’inspecteur Tellman qui espérait la même promotion que lui, doit non seulement subir les foudres du procureur mais aussi celles de la presse et des politiques en pleine campagne électorale. L’ombre de Jack L’éventreur plane toujours sur la police anglaise, jugée incompétente par l’ensemble de la société londonienne.

Et, une fois n’est pas coutume, Charlotte s’intéresse davantage à l’aménagement et à la décoration de sa future maison qu’à l’enquête menée par son mari. Le procureur menace Pitt de rétrogradation, ce qui va agir comme un électrochoc pour Charlotte, qui toute à son bonheur d’avoir une grande maison et un beau jardin, ne veut en aucun cas faire une croix dessus.

Il sera donc beaucoup question de politique dans cet opus mais aussi d’homosexualité et de femmes battues, Anne Perry met comme toujours le doigt où ça fait mal et pointe toutes les injustices faites aux femmes notamment, au cours du règne de la reine Victoria.

Comme toujours, ce 14è tome est l’occasion de retrouver Thomas, Charlotte, Gracie, Caroline Ellison que l’on retrouve mariée à Joshua Fielding, cougar assumée avant l’heure. Lady Vespasia Cumming-Gould fait une courte apparition tout comme Micah Drummond et la belle Eleonor Byam, qui sont désormais mariés. Emily a eu sa petite fille et Jack Radley voit ses efforts couronnés : il est élu député ! Je prend beaucoup de plaisir à suivre l’évolution de ces personnages récurrents au fil des tomes et il me tarde de savoir ce qu’Anne Perry leur réserve encore.

Ce volume nous offre une nouvelle plongée dans la société victorienne qu’Anne Perry connait décidément comme sa poche. L’enquête policière est aussi bien développée et intéressante même si j’ai trouvé une fois de plus le fin mot de l’histoire bien avant que nos enquêteurs ne la découvrent.

Ce quatorzième opus est donc un très bon cru et je retrouverai avec grand plaisir la team au grand complet et les Pitt dans le tome 15,  Traitors Gate !

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Lu dans le cadre d’une lecture commune avec Claire, FannySybille, Soie, Belette et Céline, et des challenges Anne Perry, Challenge Victorien 2013 et British mysteries  :

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Londres 1884. La capitale est le théâtre d’émeutes anti-juives après la découverte du cadavre d’un homme crucifié sur la porte d’une écurie, dans Farriers’ Lane. Tout accuse un jeune acteur juif, Aaron Godman. Celui-ci est condamné à mort et pendu, après avoir fait appel.

Cinq ans plus tard, l’un des juges d’appel, Samuel Stafford meurt dans une loge de théâtre, alors qu’il s’apprêtait à rouvrir le dossier. L’autopsie prouve qu’il est mort empoisonné par une dose massive d’opium. Pitt, soupçonnant que les deux meurtres sont liés, se retrouve avec deux enquêtes criminelles à mener, et doit ménager les susceptibilités de la police et de la magistrature, qui ne semblent guère disposer à l’aider. Et puis survient un nouveau rebondissement : l’agent de police qui avait découvert les preuves qui accablaient Aaron Godman est retrouvé pendu.
C’est donc à Pitt, toujours aidé de sa charmante épouse Charlotte, qu’il appartient de démêler les fils afin de faire éclater la vérité.

le-crucifie-de-farrier-s-lane-anne-perry auteur-éditeur-pagesAprès L’incendiaire de Highgate, plutôt décevant et le très bon Belgrave Square, place au 13è tome de la série Thomas et Charlotte Pitt, et on peut dire que mon intérêt pour notre couple d’enquêteurs victoriens ne faibilt pas, bien servi par le talent d’Anne Perry qui signe ici un excellent volume, une fois de plus.

Mais commençons par le début, les Pitt passent, pour une fois, la soirée au théâtre. C’est Caroline Ellison, la mère de Charlotte, qui les a conviés à voir une pièce avec des acteurs qu’elle connait bien : Joshua Fielding et Tamar Macaulay. Désormais veuve depuis 5 ans du père de Charlotte, Caroline Ellison pourtant volontiers donneuse de leçons à ses filles, retrouve une seconde jeunesse auprès du comédien Joshua Fielding dont elle est très amoureuse. Comédien, de 15 ans plus jeune qu’elle et juif de surcroit, quel scandale en cette fin du 19è siècle et quelle source de préoccupations pour Charlotte qui refuse que sa mère puisse être amoureuse.

A quelques loges des Pitt, le juge Samuel Stafford meurt empoisonné sous l’oeil impuissant de sa jeune épouse Juniper et du galant de celle-ci, Adolphus Pryce, avocat à la cour. Aussitôt notre inspecteur accourt et se voit confier l’enquête dès le lendemain par son supérieur, Micah Drummond. Il s’avère en effet que le juge, empoisonné à l’opium, souhait rouvrir le dossier d’un condamné à mort exécuté quatre ans plus tôt, Aaron Godman, un comédien juif condamné pour le meurtre et la crucifixion post-mortem de Blaine et que sa mort pourrait être liée à ce qui ressemble bel et bien à une erreur judiciaire.

L’enquête a été à l’époque rondement menée, voire précipitée, le tout dans un climat d’antisémitisme et de haine populaire et l’on a traduit en justice Godman, faut de mieux et sans preuve. L’homme a toujours clamé son innocence, même au pied du gibet, malgré un passage à tabac destiné à le faire avouer. Godman et Blaine se connaissaient bien, la victime étant l’amant de Tamar, soeur de Godman. Le défunt, déjà marié, avait promis le mariage à l’actrice alors même que son épouse attendait leur premier enfant. Godman aurait tué l’amant de sa soeur afin de préserver la pureté de sa soeur. Pour la justice en tout cas, il ne fait aucun doute que seul un juif aurait pu ajouter l’infamie d’une crucifixion à un meurtre car ce sont les juifs qui ont supplicié ainsi Jésus ! Tamar, certaine de l’innocence de son frère, ne cesse depuis lors, de harceler les juges d’appel afin qu’ils réexaminent le dossier et Samuel Stafford avait semble-t-il décidé d’accéder à sa demande.

Il sera donc beaucoup question de justice, de juge, d’avocat et de système judiciaire dans son ensemble, dans Le crucifié de Farrier’s Lane mais il sera aussi beaucoup question de religion et de préjugés entre chrétiens et juifs. Pitt, comme toujours, mène son enquête avec rigueur et impartialité, soutenu par Micah Drummond et bien aidé une fois de plus par Charlotte qui découvrira d’ailleurs le véritable meurtrier de Blaine.

Comme toujours, ce 13è tome est l’occasion de retrouver Thomas, Charlotte, sa mère Caroline que l’on retrouve ici totalement transformée par l’amour qu’elle porte à Fielding. Lady Vespasia Cumming-Gould fait une courte apparition et Anne Perry en profite pour mettre la lumière sur Micah Drummond et la belle Eleonor Byam, veuve de lord Sholto, que l’on a découvert dans le tome précédent, et qui a été mise au banc de la bonne société victorienne après la mort de son mari et le scandale qui en a découlé.

Ce volume nous offre une nouvelle plongée dans la société victorienne qu’Anne Perry connait décidément comme sa poche. L’enquête policière est aussi bien développée même si j’ai trouvé une fois de plus le fin mot de l’histoire bien avant que nos enquêteurs ne la découvrent.

Ce treizième opus est donc un très bon cru et je retrouverai avec grand plaisir la team au grand complet et les Pitt dans le tome 14,  Le bourreau de Hyde Park !

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Lu dans le cadre d’une lecture commune avec Fanny, Claire, Sybille, Soie et Céline, et des challenges Anne Perry, Challenge Victorien 2013 et British mysteries  :

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Lorsque William Weems, un obscur usurier, est assassiné du côté de Clerkenwell, une discrète jubilation se répand parmi ses clients qu’il n’hésitait pas, à sa façon, à « étrangler » sans pitié. Quand l’inspecteur Pitt trouve dans son bureau une liste comportant plusieurs noms du Gotha londonien, il prend conscience de l’ampleur de sa tâche. William Weems était en fait un véritable maître chanteur. Une fois encore, son épouse Charlotte, issue elle aussi de la meilleure société, va s’avérer la meilleure des alliés. Que ce soit au cours de bals chatoyants ou de five o’clock tea, elle va observer ce monde de passion, de pouvoir et de cupidité que la police n’est pas autorisée à voir et permettre d’identifier le coupable. Décidément, ce que femme veut…

belgrave-square auteur-éditeur-pagesAprès L’incendiaire de Highgate, décevant par son intrigue policière mais passionnant par son contexte social, place au 12è tome de la série Thomas et Charlotte Pitt, Belgrave Square, qui se révèle être un très bon cru, probablement l’un des meilleurs de la série. Anne Perry sait comme toujours bien tisser sa toile et ménager son suspens et l’évolution des personnages est vraiment intéressante à suivre.

Mais commençons par le début, un usurier de Clerkenwell, un quartier peu recommandable, est assassiné et ironie de la l’histoire, ce n’est pas une balle qui l’a tué mais des pièces d’or. Micah Drummond, sollicité par lord Sholto Byam, dessaisit le commissariat du quartier au profit de Thomas Pitt, car si ce meurtre peut sembler sans importance, les usuriers n’étant pas en odeur de sainteté auprès des petites gens comme des grands, William Weems maniait aussi le chantage comme personne.

Après l’enquête de voisinage habituelle, Pitt est persuadé que le maitre chanteur a été supprimé par un tueur particulièrement retors et issu de la haute bourgeoisie (Lord Sholto), de la magistrature (le juge Carswell) ou de la police (inspecteur Samuel Urban).

Pitt découvre également l’existence du Cercle Intérieur, dont sont membres les trois suspects ainsi que Drummond, une société secrète qui sous couvert de philanthropie, influence la politique interne et étrangère du royaume pour servir au mieux ses intérêts, n’hésitant pas à punir les membres désobéissants. Ce Cercle va se révéler un puissant ennemi de Pitt dans les prochains volumes, nous aurons donc l’occasion de le retrouver.

Comme toujours, ce 12è tome est l’occasion de retrouver Thomas, Charlotte, sa soeur Emily que l’on retrouve attendant un heureux évènement et malmenée par son début de grossesse, son mari Jack Radley qui veut être candidat à la députation pour le camp progressiste. Lady Vespasia Cumming-Gould est également présente tout comme Micah Drummond, le supérieur hiérarchique de Pitt qui va tomber amoureux de la belle Eleonor, l’épouse de lord Sholto, et ouvrir les yeux sur les agissements du Cercle.

Belgrave Square donne l’occasion à Anne Perry d’aborder la question de la candidature à la chambre, comment s’organisait une campagne électorale sous la reine Victoria, le rôle d’une épouse de politicien, les sociétés secrètes, la mauvaise réputation de la police après l’affaire de Jack l’éventreur…

Ce volume nous offre une nouvelle plongée dans les tristes réalités du Londres de l’époque Victorienne, entre taudis et maisons luxueuses des grands bourgeois et des nobles. Et la chute est cette fois-ci très surprenante, pour une fois je ne l’avais pas vu venir du tout, j’avais quelques soupçons mais je n’avais pas mis la main sur le mobile du meurtre, Anne Perry m’a bien bernée !

Ce douzième opus est donc un très bon cru et je retrouverai en tout cas avec grand plaisir les Pitt dans le tome 13,  Le crucifié de Farrier’s Lane !

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Lu dans le cadre d’une lecture commune avec Fanny, Claire, Sybille, Soie et Céline, et des challenges Anne Perry, Challenge Victorien 2013 et British mysteries  :

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Septembre 1888. Suite aux crimes commis par Jack l’éventreur, la police de Londres reçoit des renforts de tous les quartiers de la ville. Mais lorsqu’un incendie criminel ravage une maison du quartier tranquille d’Highgate, l’inspecteur Thomas Pitt vient épauler le commissariat local. La maîtresse de maison, Clemency Shaw, est morte carbonisée, pendant que son époux médecin était en train d’accoucher une de ses patientes. Pitt interroge le voisinage et seule une domestique croit avoir vu un fantôme dans le jardin. Le mystère est à son comble lorsque l’un des amis du docteur meurt à son tour dans un nouvel incendie. Dès lors, une question conditionne toutes les autres. Qui est réellement visé par le pyromane et dans quel but ?

l-incendiaire-de-highgate-anne-perryauteur-éditeur-pagesLa team Pitt est de retour avec le 11è tome de la série et une nouvelle enquête de Thomas et Charlotte Pitt, notre couple victorien préféré, comme chaque début de mois ! Après le palpitant Meurtres à Cardington Crescent lu en octobre, l’excellent Silence à Hanover Close, en novembre et le décevant L’égorgeur de Westminster bridge, place à L’incendiaire de Highgate, un bon cru même si le dénouement n’est cette fois-ci pas surprenant du tout, à moins que je ne devienne trop bonne détective, au choix !

Mais commençons par le début, le paisible et cossu quartier de Highgate a été le théâtre d’un terrible incendie qui a coûté la vie à Clemency Shaw, l’épouse d’un médecin reconnu. La maison est pratiquement réduite en cendres et l’enquête détermine rapidement qu’il s’agit d’un incendie volontaire. Est-ce l’œuvre d’un pyromane ? Si l’inspecteur Thomas Pitt pense que c’est le docteur Shaw, miraculeusement absent qui était visé, sa femme Charlotte, est persuadée que la défunte était visée en raison de ses activités humanitaires. Clemency Shaw s’était en effet depuis peu lancée dans un vaste projet : obliger les propriétaires de taudis à se déclarer. Un second incendie va toutefois relancer l’enquête et plonger Pitt dans la plus grande perplexité.

Comme toujours, ce 11è tome est l’occasion de retrouver Thomas, Charlotte, sa soeur Emily que l’on retrouve de retour de sa lune de miel, son mari Jack Radley qui se découvre un destin politique. Lady Vespasia Cumming-Gould est également présente tout comme la petite bonne des Pitt, Gracie, qui aide sa maitresse à enquêter et se révèle à cette occasion, une aide précieuse.

L’incendiaire de Highgate donne l’occasion à Anne Perry d’aborder la question des taudis où s’entassaient plusieurs familles pauvres et qui vivaient dans des conditions insalubres et souvent inhumaines. Ces taudis, loués en toute discrétion, permettaient aux plus riches de s’enrichir encore davantage, sans que l’opprobre soit jeté sur eux. Ce volume nous offre une nouvelle plongée dans les tristes réalités du Londres de l’époque Victorienne, entre taudis et maisons luxueuses des grands bourgeois et des nobles. Dur aussi pour la bonne société Londonienne d’admettre que certaines familles, particulièrement respectées et honorables, à l’image de celle de l’évêque Worlingham, ont en fait bâti leurs fortunes sur la misère des pauvres.

Si le contexte social est toujours intéressant dans ce onzième opus, j’ai trouvé cette fois-ci que le coupable était bien trop facile à deviner, c’est mon seul bémol. Je retrouverai en tout cas avec grand plaisir les Pitt dans le tome 12, surtout en compagnie de mes copinautes !

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Lu dans le cadre d’une lecture commune avec Fanny, Claire, Sybille, Soie et Céline, et des challenges Anne Perry, Challenge Victorien 2013 et British mysteries  :

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Assurément, Thomas Pitt n’avait jamais eu affaire à cadavre plus élégant ! Mais une fleur à la boutonnière fait pâle figure quand on a la gorge tranchée… À Westminster, les membres du Parlement sont la proie d’un égorgeur sans pitié. Et même avec l’inspecteur Pitt et son épouse lancés à ses trousses, le tueur ne semble pas prêt à suspendre son œuvre sanguinaire.

l-egorgeur-de-westminster-bridge-anne-perryauteur-éditeur-pagesDéjà le 10è tome de la série et une nouvelle enquête de Thomas et Charlotte Pitt, notre couple victorien préféré, comme chaque début de mois ! Après le palpitant Meurtres à Cardington Crescent lu en octobre et l’excellent Silence à Hanover Close, en novembre, qui est à mon sens le meilleur de la série pour l’instant, place à L’égorgeur de Westminster Bridge. Un roman que j’ai trouvé un peu fade et moins bon que les deux précédents avec un dénouement comme toujours très surprenant mais qui n’a pas été à mon goût.

Mais commençons par le début, un député est assassiné à la sortie de la Chambre, alors qu’il se rendait à son domicile. L’homme est retrouvé égorgé et pendu à un réverbère du Westminster Bridge. L’affaire fait immédiatement les gros titres des journaux, d’autant plus que le député en question se révèle être le secrétaire parlementaire du ministre de l’intérieur. L’inspecteur Thomas Pitt se retrouve chargé d’enquêter sur cette délicate affaire et il va rapidement être dans une impasse, suivant plusieurs pistes, sans qu’aucune n’aboutisse. L’enquête s’épaissit encore davantage lorsque deux autres députés, anciens secrétaires parlementaires du ministre de l’intérieur eux aussi, sont à leur tour égorgés à la sortie de la chambre des députés et retrouvés sur le Westminster Bridge. Les anarchistes et les Fenians irlandais sont un temps soupçonnés mais Pitt et Micah Drummond, son supérieur, se rendent compte qu’il ne s’agit pas d’assassinats politiques.

Pitt a beau se creuser les méninges, deux solutions lui semblent plausibles sans toutefois vraiment le contenter : l’œuvre d’un malade qui n’a aucun mobile à part celui de tuer ; et la vengeance, celle de Florence Ivory, une féministe divorcée qui a perdu la garde de sa fille au profit de son ex-mari, grâce à l’appui d’un des députés assassinés. Les autres meurtres ne seraient alors que des leurres chargés de brouiller des pistes. La jeune femme est hébergée par la nièce d’une des meilleures amies de Lady Vespasia et celle-ci va alors demander de l’aide à Charlotte.

Comme toujours, ce 10è tome est l’occasion de retrouver Thomas, Charlotte, sa soeur Emily que l’on retrouve en filigrane puisqu’elle est lune de miel en France et en Italie après son mariage avec Jack Radley, découvert dans les deux précédents volumes. Vespasia Cumming-Gould est également présente et un nouveau personnage fait son entrée : Micah Drummond, le supérieur de Pitt, un homme sur qui notre inspecteur pourra compter.

L’égorgeur de Westminster Bridge donne l’occasion à Anne Perry de revenir sur la question du droit de vote des femmes et le combat que mènent les suffragettes pour l’obtenir et la condition de la femme victorienne en règle générale, qui est fille, épouse et mère, mais qui n’a pas droit de disposer d’elle-même : aucune liberté de conscience politique ou religieuse, aucun droit sur les enfants ni sur l’argent, y compris celui de sa dot ou de son héritage. A travers le personnage de Florence Ivory, on découvre toute la détresse d’une mère qui, en divorçant de son mari, a perdu ses enfants et l’ensemble de ses biens et qui est contrainte de vivre avec une amie pour avoir un toit sur sa tête et à manger dans son assiette.

L’auteure sait comme toujours ménager les fausses pistes pour conserver son suspens mais ici le dénouement est frustrant car le meurtrier ne figure pas sur la liste des suspects, il sort de nulle part, ce que je trouve un peu dommage,  et surtout ce sont les innocents qui paient un lourd tribu à cause de l’opiniâtreté d’un seul homme. Un peu déçue par cette enquête mais je retrouverai avec grand plaisir les Pitt dans le tome 11 !

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Lu dans le cadre d’une lecture commune avec Fanny, Claire, Sybille, Soie et Céline, et des challenges La plume au féminin édition 2013, God save the livre édition 2013, Anne Perry, Challenge Victorien 2013 et British mysteries  :

        anneperry2-copie-1    challenge-victorien-2013    2168108069.2

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Londres, 1887. L’inspecteur de Scotland Yard Thomas Pitt est chargé de reprendre l’enquête sur un cambriolage meurtrier commis trois ans plus tôt, au cœur du très chic quartier d’Hanover Close. Un parfum d’espionnage plane autour de l’affaire et Thomas aura une fois de plus besoin de l’aide de sa femme Charlotte et de sa belle-sœur Emily. Dans un milieu très fermé, leur enquête va s’avérer complexe mais aussi très dangereuse et les menaces de mort violente vont aller crescendo, y compris contre Thomas…

silence-a-hanover-close-anne-perryauteur-éditeur-pagesA chaque mois, son Anne Perry ! Comme vous le savez déjà, mes copinautes et moi lisons ensemble une enquête de Thomas et Charlotte Pitt, notre couple victorien préféré. Après le palpitant Meurtres à Cardington Crescent lu en octobre, place au neuvième opus de la série, Silence à Hanover Close, qui est à mon sens le meilleur de la série pour l’instant. Un roman foisonnant et plein de rebondissements, où il sera beaucoup d’espionnage mais aussi de deux meurtres, un passage en prison pour notre inspecteur et un dénouement comme toujours très surprenant.

Mais commençons par le début, l’inspecteur Thomas Pitt se retrouve chargé d’enquêter sur une affaire vieille de trois ans : le meurtre de Robert York, un fonctionnaire du ministère des affaires étrangères, commis au cours d’un cambriolage dans le très chic quartier d’Hanover Close. Sa veuve, Veronica York, doit se fiancer à un collègue de son mari, Julian, et le Foreign Office souhaite une enquête approfondie car l’homme est en charge de dossiers sensibles et le ministère craint que Veronica soit une espionne.

Pitt se met alors sur la piste des objets volés chez les receleurs et prêteurs sur gages de Londres, mais sans succès, et il se rend très vite compte que le cambriolage n’est pas l’œuvre de professionnels mais sans doute une mise en scène visant à détourner les soupçons.  En effet une mystérieuse femme habillée de rouge cerise a été vue la nuit du meurtre, serait-elle une espionne ? A cause des risques politiques dans une affaire qui pourrait bien relever de l’espionnage au profit de puissances ennemies, le supérieur de Pitt est sur les charbons ardents et ne tarde pas à lui mettre des bâtons dans les roues et comme toujours Charlotte et Emily vont devoir s’en mêler. Charlotte se fait alors passer pour une cousine de province de Jack Radley pour s’introduire auprès de Veronica et sa famille, et sa soeur, qui ne peut faire aucune visite à cause de son veuvage, décide de se faire engager comme camériste de la veuve afin de pouvoir enquêter sur place.

Comme toujours, ce 9è tome est l’occasion de retrouver Thomas, Charlotte, sa soeur Emily, qui, malgré son veuvage, jouera un grand rôle dans cette enquête pleine de rebondissements, lady Vespasia Cumming-Gould pour la résolution de l’énigme et Jack Radley, découvert dans le précédent volume et qui sera une aide précieuse pour Charlotte. Un personnage que l’on retrouvera régulièrement puisque lui et Emily sont amoureux. Caroline Ellisson, la mère de Charlotte et Emily, fraîchement veuve elle aussi, fait également quelques apparitions et elle m’est de plus en plus antipathique d’ailleurs, son regard sur Pitt est vraiment détestable tout comme sa volonté qu’Emily fasse à nouveau un riche mariage.

Silence à Hanover Close donne l’occasion à Anne Perry de ne va pas ménager le couple Pitt et notre inspecteur se verra accusé du meurtre de Cerise et jeté en prison ! L’auteure sait comme toujours ménager les fausses pistes pour conserver son suspens jusqu’au bout et c’est Charlotte qui aura le fin mot de l’histoire lors d’un dénouement très surprenant mais aussi un peu précipité comme c’est trop souvent le cas à mon goût. Vivement le tome 10 !

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Lu dans le cadre d’une lecture commune avec Fanny, Claire, Sybille et Céline, et des challenges La plume au féminin édition 2013, God save the livre édition 2013, Anne Perry, Challenge Victorien 2013 et British mysteries  :

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