Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘chick lit’

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

challenge-un-pave-par-mois

Zoey est la soeur de Dalton et la meilleure amie d’Adrian, à qui sa tante Vic voudrait bien la voir mariée. À trente ans à peine, elle a monté sa propre entreprise de traiteur avec son assistante, devenue amie, Sally, qui aime bien Dalton.
Elle n’écoute jamais les conseils de Fran, sa mère, ou de Nana, sa grand-mère adorée, car elle préfère se confier le soir à son chat, Sushi. Sinon, la vie de Zoey
n’est pas compliquée. Encore moins quand elle rencontre Matthew Ziegler, le critique gastronomique le plus influent de New York, un type parfaitement imbuvable qui semble bien décidé à mettre sa cuisine à l’épreuve, jusque dans les moindres détails…

Zoey est une new-yorkaise d’une trentaine d’années à qui sa grand-mère Nana a donné le virus de la cuisine. A la tête de sa petite entreprise de traiteur qui connaît un joli succès, elle est secondée très efficacement par Sally qui est devenue son amie, et qui voudrait bien que sa patronne investisse un peu plus dans la communication.

Célibataire depuis que Spencer l’a quitté pour son ennemie jurée, elle s’est plongée dans le travail même si elle toujours partante pour faire la fête avec son frère Dalton, fraîchement diplômé en droit, son meilleur ami Adrian, pianiste, et Sally.

A l’occasion de la fête en l’honneur de l’anniversaire de mariage de ses parents, Zoey qui y officie en tant que traiteur, fait la connaissance de Matthew Ziegler, le critique gastronomique le plus influent de la grosse pomme avec qui elle a une altercation. Ce qui ne rebute pas le fin gastronome qui lui propose de faire plus ample connaissance…

Voilà bien longtemps que j’avais pas lu de Chick lit et je dois dire que cette comédie cent pour cent new-yorkaise, bien enlevée et pétillante, m’a bien divertie, remplissant ainsi parfaitement son rôle.

Elie Grimes nous propose avec Les gentilles filles vont au paradis, les autres là où elles veulent un chassé-croisé amoureux très actuel, avec des dialogues vifs et souvent drôles, rythmé par de nombreux rebondissements et porté par une héroïne au caractère volcanique.

Au-delà de la romance, le récit met en lumière l’amitié que se porte entre eux les différents protagonistes de l’histoire qui gravitent autour de Zoey et notamment son meilleur ami en ec qui sa grande-tante Vic voit un potentiel mari !

Les liens familiaux jouent aussi un rôle majeur, que ce soit entre Zoey et Dalton, Zoey et sa grand-mère avec qui elle est très complice, ou avec ses parents. Zoey, qui vient d’une famille traditionnelle, se sent plus proche de Nana que de sa propre mère très conventionnelle et pour qui les apparences sont importantes, leurs relations sont tendues, chacune restant campée sur ses positions.

Comme dans toute romance, il y a des situations cocasses, des scènes torrides entre Zoey et Matthew et un dénouement attendu même si l’autrice nous ménage quelques surprises. C’est frais, agréable et rempli d’humour. Les personnages sont crédibles et on peut facilement s’identifier et s’attacher à eux.

J’ai bien aimé aussi le contexte new-yorkais : les sorties le soir, le banquet à l’Ambassade, les petites échoppes de quartier…

Alors certes, le roman ne sort pas des sentiers battus et n’est en rien exceptionnel, mais il se révèle vraiment sympathique à lire et j’ai passé un bon moment avec Zoey et tous les autres et ma fois, c’est juste ce qu’on demande à de la chick lit !

Si vous recherchez un roman léger, frais, plein d’humour avec le dépaysement américain en plus, je ne peux que vous inciter à découvrir à votre tour Les gentilles filles vont au paradis, les autres là où elles veulent !

Read Full Post »

Lu dans le cadre de Ma PAL de printemps (2/10)

Julie est jeune, belle, célibataire, parisienne et journaliste pour la presse féminine. Séduisant tableau, mais sous ses talons hauts, Julie traîne une poisse aussi grosse qu’une nuée de frelons asiatiques. Quoi qu’elle dise, quoi qu’elle fasse, il y aura toujours un couac. Bref, Julie est une catastrophe ambulante ! De retour dans son Neubourg natal, petite bourgade normande où les ragots courent plus vite que les habitants, elle va devoir réapprendre à cohabiter avec sa famille : papy lubrique, mère hystérique, père gérant d’une entreprise de pompes funèbres, sans oublier Michaël, un bel et sombre inconnu bien décidé à devenir son petit ami !

Julie Dumont est une jeune femme de 26 ans vivant en colocation avec sa cousine à Paris. Elle est pigiste beauté pour des magazines féminins et constamment dans le rouge à la banque.

Un soir de beuverie, elle ramène dans son lit Michaël dont elle ne se souvient plus à son réveil. Et elle n’a pas le temps de s’éterniser car elle est attendue au Neubourg, une petite bourgade normande, afin de fêter l’anniversaire de mariage de ses parents.

Elle laisse donc à sa gentille cousine le soin de reconduire le jeune homme à la porte dès son réveil et de ne pas lui donner son numéro de téléphone.

Arrivée à destination, elle tombe sur Benjamin Stein un journaliste qui travaille pour Le Nouvel Inquisiteur, chargé d’enquêter sur le meurtre de Madame Bouvier, issue de la famille la plus riche du Nebourg.

L’homme a été passé à tabac et propose à Julie de continuer l’enquête à sa place. Comme c’est bien payé, elle accepte à son corps défendant et comme si sa journée n’était pas suffisamment pourrie, l’une des invitées de ses parents, meurt dans ses bras…

J’avais découvert Cassandra O’Donnell cet automne à l’occasion de Malenfer tome 1 La forêt des ténèbres, un roman de fantaisy pour la jeunesse. Cette fois-ci le registre est très différent puisqu’il s’agit d’une comédie policière menée tambour battant.

Les aventures improbables de Julie Dumont relatent comme son titre l’indique les aventures improbables de Julie Dumont. Issue d’une longue lignée de croque-morts, Julie a fui un destin tracé d’avance et Le Neubourg pour Paris.

Cette famille Dumont n’est pas banale il faut dire et il y a des étincelles entre la cé-li-ba-tai-re de 26 ans et sa mère, dictateur sur les bords qui compte bien lui faire épouser Michaël, le beau flic près duquel elle s’est réveillée avec une gueule de bois carabinée.

J’avais besoin d’une dose de bonne humeur après plusieurs lectures décevantes, j’ai été servie avec ce roman drôle et enlevé signé Cassandra O’donnell.

On va donc suivre pendant près de 400 pages la sympathique et gourmande Julie Dumont dans son enquête policière dans un village où tout le monde la connaît. Elle se révèle plutôt futée et courageuse, et va mener sa barque comme une grande, en prenant pas mal de risques au passage.

C’est un récit pétillant, bourré d’humour, enlevé et sans temps mort, aucun risque de s’ennuyer, que j’ai dévoré.

L’auteure reprend des codes inhérents à la chick lit avec l’héroïne sexy en diable et gaffeuse, embarquée dans un triangle amoureux mais elle sort des sentiers battus en ajoutant une trame policière qui tient la route et surtout une galerie de personnages plus vrais que nature et attachants : du gentil papa propriétaire d’une entreprise de pompes funèbres au grand-père lubrique qui lit playboy en douce en passant par la mère totalement envahissante et le beau flic parfait sous tous les rapports, on se régale en leur compagnie.

Un roman anti-déprime qui m’a bien diverti et que je vous conseille sans réserve si le genre vous plait !

Read Full Post »

Charlotte Lavigne, 33 ans, recherchiste pour une émission de télé, est une jeune femme charmante, rarement parfaite, mais ô combien divertissante : célibataire, désespérément à la recherche du mari idéal, aimant profiter de la vie et… du solde disponible sur sa carte de crédit. Et en attendant son tour devant les caméras, c’est dans sa cuisine qu’elle cherche à s’épanouir. Charlotte adore concocter de bons petits plats. Déterminée, ingénieuse et aventurière, elle est prête à tout pour séduire ses invités. Son but : réussir le souper parfait, mais encore faudrait-il qu’elle laisse de côté le vin et soit un peu moins gaffeuse… À travers ses amours tumultueuses, ses amitiés fidèles, ses relations familiales particulières et ses tribulations au bureau, Charlotte navigue sur une mer parsemée de récifs. Côtoyer Charlotte et être invité à sa table, c’est un laisser-passer pour le plaisir, mais aussi pour l’imprévu… rien n’est jamais banal !

la-vie-epicee-de-charlotte-lavigne-nathalie-roy auteur-éditeur-pagesCharlotte Lavigne est une trentenaire pétillante qui vit à Montréal. Elle est recherchiste pour une émission de télévision québécoise, Totalement Roxanne, et elle est à la recherche (pour une recherchiste quoi de plus naturel ?) de l’homme de sa vie. Elle adore magasiner, boire, elle a même une sacrée descente soit dit en passant, les soirées avec ses deux meilleurs amis, Ugo et Aïcha, et surtout cuisiner. Fin cordon bleu, elle est prête à faire des kilomètres pour trouver les meilleurs produits dont elle va ensuite régaler ses proches.

Sa mère est une cougar qui change de mec chaque mois ou presque, ils ont la particularité d’être de plus en plus jeunes. L’entente entre la mère qui refuse de vieillir et sa fille qui veut se caser et faire des enfants est d’ailleurs très difficile. Mais heureusement depuis quelques semaines, Charlotte croit avoir trouvé son futur mari en la personne de Maximilien, un diplomate français en mission au Québec pour un an. Il est divorcé, père d’une adolescente et pour l’impressionner, elle n’hésite pas à mettre les petits plats dans les grands et accessoirement cramer sa carte bleue afin de lui préparer des soupers fins et des desserts récréatifs à base de lingerie fine !

Après un diner avec des chefs d’entreprise français et l’ambassadeur de France, Maxou (le petit surnom dont elle affuble son chéri) la quitte sans ménagement et Charlotte va alors connaître son lot de galères.

Notre trentenaire québécoise, qui m’a beaucoup fait penser à Bridget Jones (serial shoppeuse, meilleur ami gay, buveuse invétérée..) nous réserve de la première à la dernière page, de tumultueuses aventures au boulot (elle rêve de devenir animatrice), avec ses amis Ugo et Aïcha mais aussi avec sa famille (sa mère, une croqueuse d’hommes ! ; son père, absent chronique !).

Nathalie Roy nous propose ici un roman de fille frais, truculent, sans prise de tête et plutôt drôle. La littérature québécoise que je ne connais pas, j’ai juste lu Le froid modifie la trajectoire des poissons, me plait décidément beaucoup.

Vous connaissez mon intérêt pour les romans culinaires et bien là je me suis régalée et découvert par la même occasion la gastronomie québécoise. Tous les ingrédients qui font le sel des romances sont réunis : charme, humour et dérision sont au menu et j’ai très envie de découvrir la suite des aventures de Charlotte dans le second tome qui vient tout juste de sortir.

Un roman idéal pour l’été et la plage que j’avais repéré chez Karine, un grand merci à toi si tu passes par ici, j’ai passé un très bon moment à Montréal avec Charlotte et ses amis.

heart_3

Lu dans le cadre du Plan Orsec 2014 pour PAL en danger :

pal-orsec-20141

Read Full Post »

Toutes les filles rêvent-elles de se marier ? Oui… Sauf celles qui l’ont déjà été ! Déborah vit avec Henri, son nouvel amoureux. De nature enjouée, elle a un caractère facile, si l’on excepte son goût pour les commérages intempestifs ou sa jalousie de pieuvre. Malgré tout, Henri le blagueur aime son impétueuse compagne. Alors, entre deux taquineries, il glisse des allusions sur le mariage. Mais pour Déborah, plus question de rigoler. Le mariage, elle connaît. Où trouver, dans ce cas, des exemples rassurants ? Auprès de son amie Daphné, jeune mariée enceinte aux prises avec sa belle-mère horripilante ? Ou de Roxane, ancien top model tiraillée entre couches sales, mari pantouflard et nostalgie de sa gloire passée ? Devant les vies exaltantes de ces femmes baguées, Déborah va-t-elle tout de même accepter la demande d’Henri ?

au-secours-il-veut-m-epouser-agnes-abecassisauteur-éditeur-pages

Je vais débuter ce billet par une confidence : il y a quelques années j’ai acheté plusieurs romans de filles comme on dit pour me remettre à la lecture avec des choses légères. Bien mal m’en a pris car ils attendent depuis des années dans ma PAL et lorsque j’en extrais un, ça se révèle une véritable catastrophe !

En tout cas, c’est la seconde fois que je lis un roman d’Agnès Abécassis, et la dernière, tellement je les trouve sans intérêt. Toubib or not toubib était vraiment très mauvais, celui-ci est un peu mieux (toute proportion gardée) mais vraiment je ne comprends pas l’engouement autour de cette romancière qui ne m’arrache pas un rire, à peine un sourire. On peut en tout cas s’accorder elle et moi de n’avoir pas du tout le même humour !

Trentenaire divorcée et mère de deux petites filles, Déborah est désormais réfractaire au mariage (comme je la comprends !). Pourtant son nouvel amoureux Henri, père divorcé d’une adolescente, qui supporte tant bien que mal sa jalousie excessive, serait pourtant prêt à refaire le grand plongeon avec elle. Mais Déborah a bien trop de questions existentielles, de doutes qui la taraudent… d’autant que ses deux meilleures amies, Roxane et Daphné, avec qui elle fait des soirées pyjama en chantant des vieux tubes des années 80, connaissent des tensions dans leurs vies conjugales. L’une s’ennuie, l’autre angoisse d’avoir son premier enfant.

Sur un postulat de départ intéressant : réussir une famille recomposée, oser aimer à nouveau après un divorce, s’interroger sur le couple, la vie conjugale et le mariage, Agnès Abécassis tombe dans la facilité et ne nous propose qu’une succession d’anecdotes souvent poussives et de clichés, un ramassis de lieux communs de la première à la dernière page.

Un roman pour célibattantes à mon sens totalement raté. Heureusement, de temps en temps, l’auteure arrive à nous tirer un sourire, ce qui sauve un peu le livre du naufrage mais il y a vraiment mieux en la matière !

heart_2

Lu dans le cadre du Plan Orsec 2014 pour PAL en danger et du challenge Marry Me !:

pal-orsec-20141     challenge-marry-me

Read Full Post »

Quand on trouve l’âme sœur, on croit que le bonheur durera toujours. C’est ce que pensait Holly jusqu’à ce que son Gerry ne meure d’une terrible maladie. A trente ans, Holly se retrouve seule, démunie, sans espoir. Mais Gerry lui réserve une ultime surprise. Il lui a laissé dix lettres qui forment une  » liste  » de choses à accomplir pour réapprendre à vivre. Par-delà la mort, Gerry lui adresse un message d’amour et de courage : elle doit apprendre à être heureuse sans lui, malgré le lien fort qui les unissait.

ps-i-love-you-cecilia-ahern

auteur-éditeur-pages

Lorsque j’ai acheté PS : I love you il y a quelques mois, je ne connaissais ni l’auteure ni le titre, j’avais été séduite par la 4è de couverture qui me promettait une comédie romantique, drôle et poignante et je dois dire que cette romance sort véritablement des sentiers battus et qu’elle est en effet drôle et émouvante.

L’histoire est originale et touchante : lorsque l’on fait la connaissance d’Holly, elle vient de perdre son mari Gerry emporté par une tumeur au cerveau, juste avant ses trente ans. Elle n’a plus de travail et se traine toute la journée en pyjama dans sa maison, incapable de reprendre le dessus malgré le soutien de Sharon, Tom et Denise.

Elle n’arrive pas à la faire le deuil de l’homme de sa vie dont elle est amoureuse depuis le lycée. Mais quelques semaines après la mort de son époux, elle reçoit une grosse enveloppe contenant des courriers à ouvrir le 1er de chaque mois, de mars à décembre. Gerry, lui a, en cachette, écrit des lettres ayant pour but de lui réapprendre à vivre sans lui et d’avancer dans la vie.

Derrière l’humour et le rythme enlevé du roman, Cecelia Ahern aborde un sujet grave : comment faire le deuil d’un être cher ? Et surtout comment continuer à vivre, rire, sourire alors qu’on a l’impression que la vie ne vaut plus le coup d’être vécue ? Comment accepter aussi que son entourage continue sa vie alors qu’on n’y arrive pas ?

Holly va en faire la douloureuse expérience : bien qu’entourée de sa famille et de ses amies, elle va avoir du mal à accepter que ces dernières puissent vivre leur vie. La célibattante Denise va rencontrer l’amour et se marier et Sharon et Tom vont avoir un bébé.

Au fil des chapitres et des nombreux rebondissements qui ponctuent la vie d’Holly au cours de ces dix mois, on apprend à connaître et à apprécier Holly. On partage sa souffrance, ses peines et on la voit dans toutes ses difficultés. Heureusement elle n’est pas seule. La galerie de portraits de ses nombreux amis et de sa famille est rafraichissante et réjouissante car il s’agit de personnages crédibles, avec leurs qualités et leurs défauts, qui font de leur mieux pour aider Holly. Pareil pour Holly, elle n’est pas parfaite mais elle essaye de faire de son mieux, d’être en accord avec elle-même.

Enfin, c’est un message d’espoir pour celles et ceux qui traversent ce genre d’épreuve et une belle leçon d’optimisme, la vie continue malgré tout, même si la douleur ne s’efface jamais vraiment.

Une romance bouleversante qui sort des sentiers battus et une auteure, Cecelia Ahern qui évite bon nombre d’écueils et de facilités, avec une mention particulière pour la fin moins prévisible que je ne le pensais ! Une magnifique histoire d’amour aussi, qui bien que tragique, fait du bien, on envie Holly d’avoir vécu un si bel amour.

heart_4

Lu dans le cadre du challenge Challenge Irlande et Littérature irlandaise et du Plan Orsec 2014 pour PAL en danger :

 challenge-irlandais     pal-orsec-20141

Read Full Post »

Lara, vingt-sept ans, est dans une mauvaise passe : son fiancé est parti tomber amoureux d’une autre, son associée fait la fête sur une plage à Bali pendant que leur business de recrutement frôle dangereusement la faillite, et la voilà forcée d’assister à la crémation d’une très vieille grand-tante qu’elle a dû voir cinq fois tout au plus. Heureusement, Lara n’est pas seule. Car voici que surgit Sadie : une fille épatante, tout droit sortie des années vingt, fan de charleston et de soirées cocktail, de belles toilettes et de beaux garçons ; une vraie diablesse qui a aussi le chic pour apparaître aux moments les plus inopportuns et qui cultive une curieuse obsession pour un mystérieux collier.

Au contact de cette nouvelle amie, Lara va comprendre qu’ajouter un peu de vintage, un brin de fantaisie et une touche de magie peut résoudre bien des soucis. Mais qui est vraiment cette très chère Sadie ?

tres-chere-sadie-sophie-kinsellaauteur-éditeur-pagesVous avez pu remarqué qu’en ce moment je traverse une funeste période de lecture, j’enchaine les lectures décevantes et j’ai eu envie de rompre cette malheureuse spirale en extirpant de ma PAL un roman léger et ma main innocente s’est portée sur Très chère Sadie de Sophie Kinsella dont j’avais bien aimé l’an dernier Les petits secrets d’Emma. Si vous avez lu la 4è de couverture, vous vous doutez bien pourquoi j’ai choisi ce roman entre tous : la référence aux années 20, une période que j’adore et c’est avec un vrai bonheur que je me suis plongée dans ce roman de fille.

Lara est une jeune femme qui approche de la trentaine et qui traverse une très mauvaise passe (comme souvent dans la chick lit) : son petit ami vient de la virer et son associée avec qui elle a fondé un cabinet de chercheurs de tête n’a rien trouvé de mieux que de la planter pour refaire sa vie à Goa ! Cherry on the cake, ses parents la forcent à assister à l’enterrement de sa grande-tante Sadie qui vient de mourir à l’âge vénérable de 105 ans et qu’elle n’a jamais vu. Au funérarium les attendent déjà le reste de sa famille, à savoir sa tante Trudy, sa cousine Diamnaté et son oncle Bill, un milliardaire particulièrement imbu de lui-même, à la tête des cafés Lighton et vénéré dans le monde entier pour avoir créer son empire.

Au cours de la cérémonie, Lara se trouve nez à nez avec le fantôme de Sadie, fraîche, resplandissante, exubérante et toute droit sortie des années folles : elle a une vingtaine d’années, un look de garçonne et un caractère bien trempé. Sadie veut récupérer son collier fétiche, celui qu’elle n’a jamais cessé de mettre toute sa vie durant. Elle supplie, puis ordonne à Lara de tout mettre en œuvre pour le retrouver. Lasse de l’entendre hurler ses ordres dans ses oreilles, Lara crie à l’assassinat de son aïeule et arrête ainsi la cérémonie funèbre, retardant l’incinération de son aïeule, car la défunte ne veut pas s’en aller sans son sautoir.

Et voici Lara qui, à défaut de monnaie sonnante et trébuchante, hérite du fantôme capricieux et fantasque de Sadie qui ne cessera de la harceler afin qu’elle l’aide à retrouver le fameux collier. Lara et son fantôme vont alors mener l’enquête à la maison de retraite et dans les rues de Londres et élaborer un plan d’action pour mettre la main sur le précieux bijou auquel s’intéresse aussi beaucoup l’oncle Bill ! Lara va aussi devoir céder aux moindres caprices de Sadie, culpabilisée de ne lui avoir jamais rendu visite lorsqu’elle était en vie. Elle devra demander un rendez-vous à un illustre inconnu qui a l’heur de plaire à Sadie, s’habiller en total look garçonne, apprendre le charleston, boire des side car, se maquiller comme dans les années folles, etc. Mais parallèlement à cette quête, Lara veut surtout reconquérir Josh, son ex-petit ami dont elle est persuadée qu’il est l’homme de sa vie, et pallier à l’absence de son associée, sous peine de mettre la clé sous la porte. Les journées de Lara ne sont donc pas de tout repos mais à toute chose malheur est bon et cette aventure lui permettra de s’épanouir, d’élargir son réseau relationnel et prendre certaines décisions professionnelles et personnelles.

Très chère Sadie est roman drôle et plein d’entrain, où l’on ne s’ennuie pas une seconde, avec des situations farfelues mais réalistes (à part le fantôme) et qui est plus profond qu’il n’y parait. L’auteure met le doigt où ça fait mal, notamment sur l’abandon des personnes de grand âge qu’on laisse se morfondre dans des maisons de retraite. Si vous êtes à la recherche d’un roman distrayant, je vous le recommande, surtout si comme moi, vous aimez les années 20, vous ne serez pas déçues !

heart_4

Lu dans le cadre des challenges La plume au féminin édition 2013 et God save the livre édition 2013  :

   

Read Full Post »

Capucine Guillon, rédactrice de questions pour jeux télévisés, maman solo de trois ados mal dégrossis, n’a pas vraiment le profil de la femme fatale épanouie ni de la businesswoman accomplie. Son irrésistible attrait pour tout ce qu’il faut éviter et son manque cruel de discernement la mettent dans des situations que certains qualifieraient de pathétiques mais qu’elle assume avec beaucoup d’humour et une pointe d’inconscience.

tout-le-monde-n-a-pas-le-destin-de-kate-middleton-fred-ballardauteur-éditeur-pagesCapucine Guillon, rédactrice de jeux pour la télévision est une quadra, trois fois divorcée, élevant seule dans un petit appartement de banlieue, ses trois garçons, Paul, Émile et Victor, nés de trois pères différents. Cette mère célibataire connaît bien la crise et tire le diable par la queue, comme bon nombre de français à l’heure actuelle, elle est harcelée par son banquier et jongle avec ses découverts car ses trois ados ne pensent qu’à manger et s’acheter des baskets dont les prix de vente frisent l’indécence. Et ce n’est pas son boulot de rédactrice de questions pour jeux télévisés qui va lui permettre de sortir son compte en banque du rouge ! Plutôt effacée, gentille et manquant de culot, elle a beau avoir de l’imagination et de la créativité à revendre, elle se fait régulièrement éclipsée par ses collègues plus jeunes et plus jolies qu’elle.

Comme toute bonne héroïne de chick lit qui se respecte, notre Capucine, bien que plus âgée que les autres héroïnes du genre, n’a de cesse de se fourrer toute seule comme une grande dans les situations les plus improbables, entrainant des catastrophes en chaine, ce qui ne manque pas de sabrer le peu de confiance en elle qu’elle peut avoir. Capucine se définit volontiers comme une parfaite looseuse, incapable d’offrir à ses enfants la vie qu’ils méritent, mais malgré ses coups de blues chroniques, elle sait rebondir et repartir de plus belle !

Fred Ballard nous propose dans Tout le monde n’a pas le destin de Kate Middleton, un titre un peu trop commercial à mon goût, une histoire sympathique et réconfortante. Le roman s’ouvre sur le mois de janvier et se termine en décembre, nous offrant une tranche de vie trépidante dans la vie de Capucine. Découpé en 12 chapitres, représentant chacun un mois de l’année, aux titres bien gratinés, rappelant nos fameux dictons : « En janvier, c’est pas gagné », En mars… c’est le tendon de la farce », etc, nous allons suivre pendant une année entière les multiples problèmes auxquels devra faire face Capucine, et des problèmes elle va en avoir à la pelle, nous régalant de situations abracadabrantes, qui n’ont pas manqué de me faire rire à plusieurs reprises.

Comme Gilles Legardinier dans Demain j’arrête !, l’auteure sait sortir des sentiers battus du genre, en nous proposant une héroïne quadra, pas obsédée par sa ligne, qui s’est un peu relâchée après trois grossesses, ni à la recherche du grand amour. Échaudée par trois mariages, elle ne souhaite pas trouver l’âme sœur, mais juste boucler ses fins de mois, déménager dans une maison et enfin être reconnue professionnellement parlant, et je dois dire que je me reconnais nettement plus en elle qu’en Bridget Jones ! Une femme proche de moi en sorte (et de la majorité d’entre nous je crois), ni belle, ni moche, qui n’a pas un métier de rêve, qui ne passe pas ses week-end à faire du magasinage comme diraient nos amis québécois, à la recherche de chaussures et de fringues haute couture comme Carrie Bradshow. Non, Capucine mène une vie très normale, en jonglant entre son job, ses enfants, ses courses, ses corvées ménagères et ses fins de mois difficiles et ça la rend forcément très sympathique.

Un roman qui se lit vite et qui se révèle divertissant et plutôt amusant mais qui n’est pas non plus inoubliable. Certaines situations ne sont pas crédibles et si les premiers mois sont savoureux, le roman se révèle lassant sur la longueur. A réserver aux adeptes de la chick lit et à celles qui souhaitent faire un petit break sympathique entre deux lectures plus consistantes.

heart_3

Lu dans le cadre d’une lecture commune avec Mon aventure litteraire et du challenge La plume au féminin édition 2013 :

Read Full Post »

Older Posts »