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Posts Tagged ‘clarisse sabard’

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Clarisse Sabard est née en 1984 dans une petite ville située en plein cœur du Berry. Après un bac littéraire, elle s’oriente vers le commerce. Un AVC la rattrape et elle décide de réaliser enfin son rêve : écrire. Passionnée de littérature et de voyages, elle vit aujourd’hui à Nice et se consacre à l’écriture. Son premier roman, Les Lettres de Rose, a reçu le Prix du Livre Romantique 2016, et connaît un beau succès (+ de 24 000 ex. vendus). Elle est également l’auteure de La Plage de la mariée (+ de 20 000 ex. vendus) et du Jardin de l’oubli parus aux éditions Charleston.

1910. Caussières, dans l’arrière-pays niçois. La jeune Agathe, est la fille des aubergistes du village mais rêve d’une autre vie. Elle aime passer du temps dans le jardin de la propriété de Gustave d’Aumart, un industriel qui a fait fortune dans les chemins de fer, lorsque la famille est absente.

C’est ainsi qu’elle fait la connaissance, avec d’autres enfants du village dont son meilleur ami Simon, d’Alfred, le fils de Gustave.

En attendant de vivre sa plume et de côtoyer le bon monde, elle est repasseuse et c’est ainsi qu’elle fait la connaissance de la belle Otero, célèbre danseuse et cocotte de la Belle Epoque, venue en visite chez les d’Aumart.

Cette rencontre qui va bouleverser la vie d’Agathe et unir son destin à la grande horizontale qui va la prendre sous son aile…

Un siècle plus tard, Faustine, journaliste free-lance qui a plaqué son fiancé devant l’autel, se remet tout juste d’une dépression, lorsqu’elle se voit confier la rédaction d’un dossier sur la Belle Epoque. Elle se rend alors à Caussières, chez sa grand-tante.

Caroline, âgée de quatre-vingt-dix ans lui révèle que sa mère a bien connu La Belle Otero, une figure qui fascine Faustine qui a décidé d’en faire l’héroïne de son article.

En discutant avec la vieille femme, elle apprend l’histoire d’Agathe, leur aïeule hors du commun.

En plongeant dans les secrets de sa famille, la jeune femme va remettre en question son avenir. Et la présence du ténébreux mais très secret Sébastien y est également pour quelque chose…

Le jardin de l’oubli signe mes retrouvailles avec Clarisse Sabard dont j’avais beaucoup aimé le premier roman, Les lettres de Rose et qui avait su me divertir avec La vie est belle et drôle à la fois.

Ce roman me tentait vraiment car vous n’êtes pas sans savoir que la Belle Epoque est une époque que j’affectionne et je trouve fascinante les courtisanes de cette période que furent La Belle Otéro, Liane de Pougy, Eve Lavallière, Cléo de Mérode, Yvette Guilbert, Cécile Sorel ou Emilienne d’Alençon.

J’attendais donc les passages qui me plongeraient à cette époque avec une certaine délectation mais malheureusement pour moi, ils arrivent bien tard dans le roman et surtout ils sont assez peu nombreux.

J’aurai pu m’en contenter si la partie contemporaine avait été à la hauteur de mes attentes, ce qui ne fut pas le cas. Je ne me suis pas attachée aux personnages, même si je les ai trouvés au demeurant bien sympathiques, et surtout, j’ai eu l’impression que Clarisse Sabard appliquait un canevas à toutes ces histoires, qui au fond, se ressemblent étrangement.

A commencer par l’héroïne contemporaine qui est fraichement célibataire après plusieurs années de relation, qui revient dans le giron familial et qui va tomber sous le charme du beau gosse du village, bonjour les clichés !

On voit venir la romance dès le début de l’histoire et on sait très bien comment tout ça va finir : par un happy-end général.

Toute cette partie contemporaine ne m’a pas intéressé, y compris lorsque le sujet des réfugiés tombe comme un cheveu sur la soupe, j’ai eu l’impression qu’il était juste là pour valoriser les personnages qui sont tous bons comme du bon pain, comme c’est toujours le cas d’ailleurs dans les romans de cette autrice. J’ai fini par lire ces passages en diagonale tant j’étais pressée de retrouver Agathe.

Heureusement, la partie historique est nettement plus intéressante et plutôt bien documentée même si je n’ai finalement rien appris de La Belle Otero, qui est assez peu présente dans cette histoire.

Clarisse Sabard sait, par contre, ménager ses effets et ses rebondissements, distille les informations au compte-goutte et j’ai beaucoup apprécié cet aspect-là, bravo à elle même si la façon dont Faustine découvre les secrets de sa famille, m’est apparue un peu trop simple.

Vous l’aurez compris, je ressors déçue de cette lecture que bon nombre de lectrices ont adoré, j’en attendais peut-être trop, mais si vous aimez les secrets de famille, il devrait vous plaire.

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Lu dans le cadre du Cold Winter challenge

« Il me reste quelques rêves à réaliser et le moment est venu de m’y atteler. Je vous aime très fort. À très bientôt ! Maman. »

19 décembre 2017. Léna, son frère aîné Tom et sa nièce Violette débarquent chez leur grand-mère Jacotte pour Noël. Et à leur arrivée, Léna n’en revient pas : sa mère leur a posé un lapin !

Comment sa mère, qui l’a convoquée pour passer Noël dans la maison de son enfance, a-t-elle pu disparaître en ne lui laissant que ce message sibyllin : « Il me reste quelques rêves à réaliser et le moment est venu de m’y atteler. Je vous aime très fort. À très bientôt ! Maman. » ?

La voilà donc coincée dans le petit village de Vallenot au coeur des Alpes de Haute-Provence et condamnée à passer la fête qu’elle hait plus que tout, entourée de sa famille pour le moins… haute en couleur !

Mais les fêtes de famille ont le don de faire rejaillir les secrets enfouis. Les douloureux, ceux qu’on voudrait oublier, mais aussi ceux qui permettent d’avancer…

Avec La vie est belle et drôle à la fois, Clarisse Sabard nous propose une histoire de Noël faisant la part belle à la famille. Il y a certes une petite romance, mais c’est la cerise sur le gâteau et en aucun cas la trame principale.

Autant vous le dire d’emblée, on pourrait reprocher à l’autrice d’avoir eu recours à quelques facilités : l’héroïne déteste Noël, comme dans bon nombre de romances de Noël même si ici la raison pour laquelle Léna déteste Noël est compréhensive, le dénouement est un peu trop prévisible et les personnages hauts en couleur parfois à la limite du cliché mais je n’ai pas boudé mon plaisir pendant trois cent pages et j’ai quitté cette histoire le sourire aux lèvres.

Dans ce roman Clarisse Sabard privilégie les secrets de famille, les liens intergénérationnels et les relations familiales, parfois conflictuelles, ce qui est sa marque de fabrique, on peut le dire.

Les personnages qu’elle nous propose sont bien travaillés et l’ambiance noëlique et cocooning que l’on attend dans tout roman ayant pour décor Noël et les fêtes de fin d’années sont bel et bien là : la décoration du sapin, un beau village enneigé, des chants de Noël, des feux de cheminée, des petits gâteaux, du lait de poule, rien ne manque.

L’écriture de l’auteure est fluide et ne manque pas d’humour, les chapitres sont courts et l’histoire suffisamment intéressante et bien menée pour que l’on passe un bon moment de lecture et c’est tout ce que j’attends d’un roman de Noël : des personnages attachants, des secrets, un peu de suspens, une ambiance noëlique et une pointe de romance.

Une comédie de Noël réussie, pleine d’amour, d’espoir et de douceur avec des secrets de famille qui connaissent leur dénouement lors du réveillon entre la dinde et la bûche.

Une lecture que je vous conseille si vous aimez les histoires feel-good et les secrets de famille, La vie est belle et drôle à la fois devrait vous plaire.

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Lola a été adoptée à l’âge de trois mois. Près de trente ans plus tard, elle travaille dans le salon de thé de ses parents, en attendant de trouver enfin le métier de ses rêves : libraire. Sa vie va basculer lorsqu’elle apprend que sa grand-mère biologique, qui vient de décéder, lui a légué un étrange héritage : une maison et son histoire dans le petit village d’Aubéry, à travers des lettres et des objets lui apprenant ses origines. Mais tous les habitants ne voient pas d’un bon oeil cette étrangère, notamment Vincent, son cousin. Et il y a également le beau Jim, qui éveille en elle plus de sentiments qu’elle ne le voudrait… Réveiller les secrets du passé lui permettra-t-il de se tourner vers son avenir ?

Lola est une parisienne de 27 ans qui rêve d’être libraire. Adoptée à l’âge de 3 mois par un couple aimant qui tient une sandwhicherie dans laquelle elle travaille, elle file, depuis quelques temps, le parfait amour avec Peter, un australien à qui elle fait découvrir la capitale lorsqu’un beau matin, il lui annonce par SMS que leur histoire est finie car il repart dans son pays.

Pour Lola qui pensait que son amoureux l’embarquerait dans ses bagages, c’est la douche froide. Heureusement, son meilleur ami Tristan est là pour la consoler et lui faire prendre conscience que son histoire avec ce goujat n’était rien de plus qu’une amourette.

Il lui conseille plutôt de partir à la quête de ses origines, pensant que si Lola n’arrive pas à construire une vie amoureuse stable c’est parce qu’elle ignore tout de son histoire personnelle.

Mais Lola ne veut pas faire de la peine à ses parents. C’est alors qu’un notaire d’un petit village à 300 kms de là, Aubéry, lui apprend que sa grand-mère biologique Rose vient de mourir et qu’elle est couchée sur son testament. Cerise sur le gâteau, une lettre l’attend à l’étude. Et voilà la vie de Lola qui bascule dans l’inconnu…

Premier roman de Clarisse Sabard, une blogueuse niçoise, Les lettres de Rose, a été auréolé du prix du livre romantique et a connu un grand succès dès sa sortie. Les avis des lectrices étant unanimes, j’attendais avec impatience sa sortie en poche pour le lire et après avoir laissé l’honneur à ma maman de le découvrir en premier qui l’a lu en trois jours (un record pour elle !), je l’ai dévoré à mon tour dès mon retour de vacances.

Et à mon tour, j’ai passé un très bon moment avec ce livre. Vous savez que j’adore les romans avec des secrets de famille, là j’avoue que j’ai été servie. Clarisse Sabard sait ménager ses effets et ses rebondissements, distille les informations au compte-goutte, un peu comme dans un polar avec un certain suspense et franchement c’est très réussi.

L’auteure alterne les époques et les personnages avec Lola dans le présent qui découvre l’histoire de sa famille en lisant les lettres de Rose qui revient sur les éléments marquants en commençant par Louise en 1910, la mère de Rose.

Nous traversons ainsi les différentes décennies du 20è : de 1919 à la crise financière de 1929, en passant par les Années Folles, le front populaire, les trente glorieuses… Au cours de toutes ces périodes, nous voyons évoluer la famille de Lola, nous assistons aux naissances et aux décès et à différents bouleversement et drames qui la jalonnent.

Il est beaucoup question d’amour mais aussi de mode et de littérature car Rose est une grande lectrice et elle nous dévoile au fil de ses missives ses goûts littéraires.

Tout au long de 500 pages, l’auteure nous tient en haleine et cette histoire se révèle jusqu’au point final totalement passionnante. Il faut dire que Lola est une jeune femme sympathique en diable et que l’on a envie de la voir heureuse. A l’instar de Lola, l’ensemble des personnages se révèle attachant et on passe un excellent moment en leur compagnie.

On pourra peut-être reprocher à Clarisse Sabard de céder à quelques facilités : Lola trouve les lettres de Rose un peu trop facilement et ses personnages sont un peu trop gentils pour être vrais, mais il ne faut pas oublier qu’il s’agit ici d’un premier roman et que pour un premier, je trouve le défi relevé haut la main.

Si comme moi vous appréciez les secrets de famille, les histoires qui brassent les points de vue et les époques, je ne peux que vous inciter à lire à votre tour Les lettres de Rose.

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