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Posts Tagged ‘cosy mistery’

Nadine Monfils, écrivain, scénariste et réalisatrice belge (Madame Edouard avec un casting prestigieux, dont Michel Blanc, Didier Bourdon, Balasko, Lavanant, Annie Cordy) est l’auteur de près de quatre-vingt romans et polars à succès. Elle a obtenu le prix coup de cœur Saint-Maur en poche 2012 et le prix polar de Cognac pour son thriller Babylone Dream paru aux Éditions Belfond.

Enfin les vacances, direction Knokke-le-Zoute ! Le peintre Magritte et sa femme Georgette se préparent à savourer les plaisirs de la côte belge : promenades en cuistax, croquettes de crevettes et moules-frites.

Mais avant ça, ils profitent de la plage, bien installés dans leur transat. Un peu plus loin, les aboiements de leur chienne Loulou sonnent la fin du farniente. En grattant dans le sable, elle a déterré une main.

Une aubaine pour René et Georgette qui vont se livrer à leur plaisir secret : traquer le meurtrier.

Après Les Détectives du Yorkshire de Julia Chapman et Son Espionne royale de Rhys Bowen, la nouvelle pépite du cosy mystery dénichée par La Bête noire nous vient de Belgique : Les folles enquêtes de Magritte et Georgette ! Nadine Monfils est aux manettes de cette série d’enquêtes inédites menées par le peintre René Magritte et sa femme, Georgette, sans oublier Jackie leur loulou de Poméranie, avec la mer du Nord pour dernier terrain vague.

Nom d’une pipe ! s’était révélé très divertissant et j’avais hâte de retrouver nos protagonistes les pieds dans l’eau dans cette seconde enquête A Knokke-le-zoute ! que j’ai lu justement à la plage, histoire d’être raccord même si la Méditerranée n’a rien à voir avec la mer du Nord !

Comme je connais très peu la Belgique, je trouve ces cosy mysteries très dépaysants, bourrés d’humour et j’apprends une foule de choses sur les surréalistes et of course sur René Magritte. Je trouve le couple qu’il forme avec son épouse très touchant et j’aime les suivre dans leurs pérégrinations.

Les intrigues sont bien ficelées et il n’est pas évident de découvrir le coupable de cette série de meurtres qui va endeuiller la très chic station balnéaire de Knokke-le-zoute ! C’est seulement dans les dernières pages que j’ai réussi à trouver le fin mot de l’histoire.

Nadine Monfils sait très bien tricoter ses histoires et franchement je me régale. Ma maman qui adore Son espionne royale est tombée sous le charme de cette série qu’elle m’a piquée avant même que je puisse les lire, un comble ! Comme moi, elle a bien ri aux saillies de Magritte et adoré le personnage de Georgette et celui de l’inénarrable Carmen, leur femme de ménage.

Bien sûr, comme tout cosy murder qui se respecte, il y a de l’humour, des ragots, des personnages hauts en couleur, et une enquête bien soft !

Le principal atout de cette série, c’est bien entendu le couple Magritte/Georgette. Nadine Monfils a rencontré à plusieurs reprises Georgette décédée il y a une trentaine d’années, et connaît très bien la vie et l’oeuvre du peintre, contrairement à moi, et c’est ce que j’ai apprécié ici aussi, me cultiver tout en m’amusant.

Un second tome épatant que je vous conseille absolument si vous aimez les cosy crimes, il vous plaira assurément. Ce n’est pas Belette qui vous dira le contraire, elle s’est régalée autant que moi comme vous pourrez le constater ici.

Un grand merci à La bête noire pour cet envoi !

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Faith Martin, également connue sous son véritable nom, Jacquie Walton, est l’auteure de nombreux romans policiers à succès. Née à Oxford et amoureuse de la campagne anglaise, elle situe nombre de ses romans dans le cadre bucolique de la région oxonienne.

Oxford, dimanche de Pâques 1961. A Briar’s Hall, propriété de la famille de Lacey, une chasse aux œufs est organisée pour les enfants du village. Eddie Proctor, 11 ans, meilleur ami d’Emily de Lacey, disparaît.

Son corps est retrouvé dans un puit, après plusieurs heures de recherches par la police dépêchée sur place. Trudy, est en première ligne mais ne peut que constater le décès de l’enfant.

Si l’enquête du coroner conclut à un accident tragique, le Dr Clement Ryder, médecin légiste, a des doutes car l’enfant réputé obéissant et sage, n’aurait, d’après ses parents, jamais mis sa vie en danger pour glaner quelques chocolats dont il ne raffolait pas.

Lorsque Martin de Lacey, le propriétaire du manoir, vient lui faire part du souhait du père de l’enfant de relancer l’enquête, Clement obtient de la police locale que Trudy Loveday soit affectée à l’affaire. C’est tout le petit monde de Briar’s Hall et de la famille de Lacey qu’il faudra étudier de près…

Vous connaissez mon goût pour les cosy mystery et vous savez que les enquêtes de Loveday & Ryder font partie de mes cosy mysteries préférés. C’est donc tout naturellement qu’après Le corbeau d’Oxford, Un pique-nique presque parfait et Meurtre en coulisse, j’ai jeté mon dévolu sur le quatrième opus : Le secret de Briar’s Hall.

Cette série consacrée à Loveday & Ryder et écrite par Faith Martin met en scène un duo d’enquêteurs pas comme les autres, formé d’une jeune stagiaire Trudy Loveday qui rêve d’intégrer les rangs de la police en tant qu’enquêtrice à une époque où les femmes policières sont rares ; et de Clement Ryder, un ancien chirurgien devenu coroner depuis qu’il est atteint de Parkinson. Une maladie, dont il n’a informé et qu’il a de plus en plus de mal à cacher.

Cette nouvelle enquête est très réussie et le temps de ma lecture, j’ai eu l’impression de séjourner à Oxford en 1960 ! L’intrigue policière est classique mais efficace, l’autrice prend son temps pour jeter les bases de son récit, nous présenter les divers personnages. Rien de révolutionnaire mais une ambiance feutrée tellement agréable qu’on se croirait dans une enquête signée Agatha Christie.

Même si Faith Martin ne dame pas le pion à la reine du crime, elle sait fort bien tricoter ses enquêtes, j’ai soupçonné tout le monde et douté jusqu’à la fin, ne découvrant à aucun moment le mobile du crime ni l’auteur de l’assassinat du petit Eddie, un très bon point pour Mrs Martin.

Au-delà de l’enquête, toujours aussi bien ficelée, j’aime surtout les deux protagonistes principaux que je trouve éminemment sympathiques et attachants, l’ambiance bucolique d’Oxford et de ses environs, les secrets inavouables qui parsèment le récit, et la difficulté qu’ont Trudy et Clement pour comprendre la vérité.

L’histoire est prenante de bout en bout et le dénouement m’a vraiment surprise une fois de plus ! Et ma copinaute Belette, d’habitude bien meilleure enquêtrice que moi, n’y a vu que du feu et aimé autant que moi, son avis ici.

Si vous aimez les cosy murders, voilà une série qui, tome après tome, tient toutes ses promesses et que je vous conseille absolument, vous allez l’aimer c’est certain !

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Margot et Jean Le Moal est un pseudonyme choisi par ce couple qui écrit à quatre mains. Elle est Alsacienne et lui Breton, Le Moal est d’ailleurs le nom de sa grand-mère. C’est en s’amusant des différences d’habitudes entre leurs régions qu’ils ont donné vie à cette héroïne alsaco-bretonne hyper attachante.

Locmaria, tranquille petite station balnéaire ? Cathie Wald commence sérieusement à en douter quand elle découvre sur la plage proche de sa maison un cadavre rejeté par la mer.

Il n’en faut pas plus pour relancer les rumeurs les plus folles à propos de notre joyeuse quinquagénaire : après tout, avant l’arrivée de Cathie il n’y avait jamais eu de mort suspecte ici. De plus, n’est-il pas curieux que son arrivée coïncide avec un tout nouveau trafic de drogue ?

Et voilà la machine à ragots qui s’emballe. Quand les forces de l’ordre arrêtent Erwan, le cuistot de Cathie et qu’elle-même subit des menaces, elle n’a plus d’autre choix que d’enquêter.

Aidée par des amies enthousiastes et par Yann, le journaliste secrètement amoureux d’elle, elle va affronter des ennemis sans scrupule. Et leur montrer que rien ne peut faire plier une Alsacienne à la tête d’une troupe de Bretons !

Une pilule difficile à avaler est la suite directe d’Une enquête à Locmaria et le second tome de Bretzel et beurre salé, une série de cosy mysteries made in Breizh et rien que pour cela, j’ai plaisir à plonger dans ces petites enquêtes sentant bon la choucroute royale et le kouign-amann.

Dans ce second opus, nous suivons à nouveau Cathie, notre héroïne tout droit venue de son Alsace natale et qui a jeté son dévolu sur ce petit village finistérien pour implanter son restaurant de spécialités alsaciennes.

Si elle y a déjà noué de solides amitiés, elle a aussi ses détracteurs, fait aussi l’objet de rumeurs quant à sa fortune soudaine et d’une campagne de presse acharnée d’un journaliste parisien.

J’ai retrouvé avec plaisir Locmaria en cette période estivale car l’histoire se passe au mois d’août, j’étais raccord. Ses fêtes, son folklore, ses crêpes, son restaurant alsacien et ses potins font le charme de ces histoires policières douillettes.

La bêtise des clans et les rancœurs sont tenaces… Mais pas que… La période estivale rime avec fête. Et qui dit fête, dit tentations. Hélas, Locmaria est soumis aux tentations illicites, un trafic de drogue venu de Marseille envahit le petit village et le passé d’Erwan ressurgit.

Comme le premier volet, l’intrigue est plutôt bien ficelée et tient en haleine. L’enquête est menée tambour battant, et Cathie et ses amis vont damer le pion à la gendarmerie locale, un peu à la ramasse sur ce coup-là !

L’histoire est bien construite, on a plaisir à suivre les protagonistes que l’on connait de mieux en mieux et le cercle des personnages s’élargit, mettant du piment dans l’histoire.

Une série bien sympathique qui rappelle beaucoup Agatha Raisin, elle ne détrône pas mes cosy mysteries préférés mais elle se lit ma foi fort bien et je serai au rendez-vous du tome 3 lorsqu’il paraîtra.

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Nadine Monfils, écrivain, scénariste et réalisatrice belge (Madame Edouard avec un casting prestigieux, dont Michel Blanc, Didier Bourdon, Balasko, Lavanant, Annie Cordy) est l’auteur de près de quatre-vingt romans et polars à succès. Elle a obtenu le prix coup de cœur Saint-Maur en poche 2012 et le prix polar de Cognac pour son thriller Babylone Dream paru aux Éditions Belfond.

C’était au temps où Bruxelles bruxellait… À l’arrêt du tram, le célèbre peintre René Magritte, chapeau boule, costume sombre et pipe au bec, a une vision étrange : une jeune femme en robe fleurie, debout à côté de son corps !

Il en parle à Georgette, son épouse, et immortalise la scène dans un tableau. Quelques jours plus tard, cette femme prénommée Madeleine est retrouvée assassinée, avec une lettre d’amour parfumée dans son sac et un bouquet de lilas sous sa robe.

Magritte et Georgette décident d’enquêter car si Magritte et la police, penchent pour la culpabilité de Roger Dutilleul, le mari de la défunte, Georgette pense que la vérité est ailleurs.

Entre deux séances de peinture, Magritte sillonne Bruxelles en tram et joue les enquêteurs comme son idole de jeunesse Nick Carter et pour le plus grand plaisir de Georgette.

Nom d’une pipe ! est le premier tome de la nouvelle pépite du cosy mystery dénichée par l’excellente collection La Bête noire : Les Folles enquêtes de Magritte et Georgette !

On oublie la verte campagne anglaise et sa petite communauté où tout le monde se connait et où les ragots vont bon train, pour Bruxelles et l’une de ses figures les plus emblématiques : René Magritte.

Aux manettes de cette série d’enquêtes inédites menées par le peintre René Magritte et sa femme Georgette, l’autrice de polars belge Nadine Monfils, passionnée du peintre surréaliste.

Pour être franche, ma seule lecture de cette romancière ne fut pas une réussite et j’avais peur de ne pas adhérer mais heureusement ce ne fut pas le cas, je suis totalement sous le charme et je n’ai qu’une hâte : être en vacances pour lire le tome 2 les pieds dans l’eau !

Au-delà de l’intrigue policière bien ficelée, truffée de références à Jacques Brel et au cinéma, l’une des passions du peintre, cette lecture fut avant tout dé-pay-sante ! Si j’ai été à Bruxelles deux fois, je suis loin de connaître cette ville et j’ai adoré sillonné la capitale belge aux côtés de Magritte, loin des sentiers touristiques.

Les personnages principaux, Magritte et Georgette sans oublier Loulou, le loulou de Poméranie et Carmen leur femme de ménage qui fait tout sauf le ménage, sont épatants. Là encore, ce fut très dépaysant dans leur façon de parler car Nadine Monfils esseime tout au long du récit, du vocabulaire belge totalement inconnu pour moi.

Heureusement ma copinaute Belette qui m’a accompagnée dans cette lecture est bruxelloise et a joué les interprètes mais n’ayez crainte, si les mots ne vous sont pas familiers, ils n’empêchent aucunement la compréhension de l’histoire, ça apporte juste une touche truculente et authentique vraiment sympathique.

Bien sûr, comme tout cosy murder qui se respecte, il y a de l’humour, des ragots, des personnages hauts en couleur, et une enquête bien soft ! Une fois n’est pas coutume, j’ai facilement deviné le mobile des meurtres et l’identité du coupable, mais cela n’a rien ôté à mon plaisir de lecture.

Le principal atout de cette série, c’est bien entendu le couple Magritte/Georgette. Nadine Monfils a rencontré à plusieurs reprises Georgette décédée il y a une trentaine d’années, et connaît très bien la vie et l’oeuvre du peintre, contrairement à moi, et c’est ce que j’ai apprécié ici aussi, me cultiver tout en m’amusant.

Un premier tome épatant que je vous conseille absolument si vous aimez les cosy crimes, il vous plaira assurément. Ce n’est pas Belette qui vous dira le contraire, elle s’est régalée autant que moi comme vous pourrez le constater ici.

Un grand merci à La bête noire pour cette découverte, j’ai adoré cette pépite !

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Robert Thorogood est le créateur et scénariste de la série TV à succès Meurtres au paradis, suivie par 5 millions de téléspectateurs en France. Pour Les Dames de Marlow, il s’inspire de sa mère et de ses amies, qui se retrouvent le soir autour de mots-croisés en buvant du whisky. Avec une femme au foyer, une mère célibataire et une veuve de près de 80 ans, Thorogood met en lumière des femmes indépendantes, courageuses et pleines d’esprit, prêtes à tout pour résoudre des crimes.

Dans la petite ville de Marlow, en Angleterre, Judith Potts, 77 ans, mène la vie qui lui plaît. Elle boit un peu trop de whisky et se baigne toute nue dans la Tamise, et alors ? Au pays des excentriques, elle est la reine !

Un soir, alors qu’elle fait trempette dans la Tamise dans le plus simple appareil, elle entend, provenant de la maison de son voisin, Stephen, un cri suivi d’un coup de feu. Elle en est sûre : un meurtre a été commis.

Mais la police ne la croit pas. Pas d’énigme sans solution pour Judith Potts ! La vieille anglaise passionnée de mots-croisés va se lancer dans l’enquête avec, à ses côtés, Becks, la femme du vicaire, et Suzie, la promeneuse de chien et commère attitrée de Marlow.

Et elles ne sont pas au bout de leur surprise car bientôt d’autres meurtres vont secouer la petite ville anglaise et faire de nos trois héroïnes, des apprenties détectives redoutables. Vous reprendrez bien un nuage de crime avec votre thé ?

Comme je vous le disais ici, les cosy mysteries ont le vent en poupe et comme j’aime beaucoup ce genre, je n’ai pu résister à la sortie d’une toute nouvelle série Les dames de Marlow enquêtent signé Robert Thorogood, le créateur d’une série télévisée que j’aime bien, Meurtres au paradis.

Dans ce premier tome, Mort compte triple, l’auteur plante son décor, nous présente les différents protagonistes de ses prochaines histoires et bien évidemment ses héroïnes Judith, Becks et Suzie.

Trois femmes d’âge différent qui permettent aux lectrices, car ce sont les femmes qui plébiscitent les cosy crimes, de pouvoir se reconnaître au moins dans l’une d’elles, bien vu !

Même si ce tome 1 est introductif, il nous propose une histoire sympathique et bien ficelée avec une enquête qui tient toutes ses promesses avec des secrets, des fausses pistes et des rebondissements.

Et même si j’avais deviné, bien avant nos enquêtrices en herbe, le fin de mot de l’histoire, j’ai passé un agréable moment à Marlow, charmante petite bourgade anglaise au bord de la Tamise.

Comme le veut le genre auquel il appartient, Les dames de Marlow, cochent toutes les cases du cosy murder : de l’humour, une intrigue qui fleure bon à la campagne, au sein d’une communauté réduite, ici un village où les ragots vont bon train et des enquêtrices attachantes. Une histoire à déguster avec une tasse de thé et quelques scones, of course my dear. 

Robert Thogorood introduit tout de même quelques éléments un peu plus originaux car point de solo ou de duo ici mais un trio de femmes, trois grilles de mots croisées bien corsées (les amateurs.trices apprécieront) en rapport avec l’histoire.

Un premier tome prometteur qui me donne envie de découvrir la suite des aventures de Judith, Becks et Suzie. Et vous, avez-vous succombé aux dames de Marlow ?

Lu dans le cadre du Mois Anglais :

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois 

Née en Angleterre, Julia Chapman a exercé comme professeur d’anglais au Japon, en Australie, aux États-Unis et en France. Elle a même dirigé une auberge dans les Pyrénées avec son mari pendant six ans. Aujourd’hui, elle habite dans les vallons du Yorkshire, dans le nord de l’Angleterre, dont les paysages si typiques lui ont inspiré sa série de romans, Les Détectives du Yorkshire.

À la suite d’un accident mortel survenu à la foire aux bestiaux de Bruncliffe, le commissaire-priseur Harry Furness engage Samson et Delilah pour mener l’enquête car ce décès qui a tout l’air d’être accidentel pourrait avoir été provoqué par quelqu’un qui en voulait au défunt.

Mais ce qui semblait n’être qu’une simple vérification de routine prend vite un tour plus sombre quand les détectives découvrent que cet accident a probablement été provoqué…

Ajoutez à cela des vols de moutons, un dangereux chantage et un fermier amoureux, et vous aurez la recette parfaite pour une enquête explosive !

Rendez-vous avec le danger est le cinquième tome des Détectives du Yorshire, après Rendez-vous avec le crime et Rendez-vous avec le mal, Rendez-vous avec le mystère et Rendez-vous avec le poison.

Vous le savez, c’est une de mes séries préférées en matière de cosy crimes et j’adore retourner à Bruncliffe pour avoir le plaisir de retrouver le Yorkshire, Samson, Delilah, Nathan, Lucy, Joseph, Arty et tous les autres.

J’adore ces polars qui ont pour cadre la campagne anglaise et cette jolie couverture signée Emily Sutton donne le ton et surtout très envie de découvrir cette histoire signée Julia Chapman !

L’ambiance de ce petit village de fermiers où tout le monde se connaît et où aucun secret n’est bien gardé est vraiment agréable. Julia Chapman nous immerge sans problème au cœur du Yorkshire, avec sa campagne verdoyante, ses fermes et ses pubs et j’apprécie d’y retrouver les différents personnages présents au fil des intrigues.

Et je suis loin d’être déçue : le récit est de qualité, l’évolution des personnages est chouette et nos héros sont toujours aussi attachants.

On suit, comme toujours, parallèlement plusieurs intrigues : l’enquête sur la mort de Ron à la salle des ventes, les vols de mouton, le chantage sur le maire et sur le promoteur immobilier Rick Procter.

Une fois de plus Mrs Chapman sait y faire ! Les rebondissements et les fausses pistes sont nombreuses, les suspects potentiels sont légion et, or course, je me suis totalement fait berner car j’ai suspecté les innocents et innocenté les coupables.

Le style de Julia Chapman est toujours aussi agréable et fluide et si vous aimez les cosy crimes, cette série est faite pour vous car elle comporte tous les ingrédients qui font le sel de ce genre : à savoir un cadre cosy, une bonne enquête, de l’humour et des personnages sympathiques, sans oublier un duo d’enquêteurs original et attachant.

Ma copinaute Belette est sur la même longueur d’ondes, retrouvez son avis ici !

Un grand merci à la collection La bête noire des éditions Robert Laffont pour cette lecture comme toujours très réussie.

Lu dans le cadre du Mois Anglais :

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Richard Thomas Osman est un animateur, producteur, réalisateur de télévision et auteur anglais. Le Murder club du jeudi est son premier roman.

Elizabeth, Joyce, Ibrahim et Ron frisent peut-être les quatre-vingts ans, mais ils en ont encore sous le capot. Leur passe-temps favori : s’atteler, tous les jeudis, à de vieilles affaires de meurtre, pour en découvrir le fin mot là où la police a échoué.

Aussi, lorsque l’associé du directeur de leur maison de retraite est retrouvé assassiné dans sa cuisine, les quatre acolytes y voient l’occasion d’exercer leurs talents sur une affaire toute fraîche. En faisant jouer leurs relations, ils parviennent à inclure dans l’enquête une policière dont ils ont récemment fait la connaissance, Donna De Freitas, par l’entremise de laquelle ils restent au courant de l’évolution du dossier.

Bien décidé à résoudre le meurtre, ce gang d’enquêteurs plutôt atypique table sur ses méninges bien entraînées et les moyens – pas toujours très orthodoxes – à sa disposition pour découvrir l’identité du tueur.

Succès absolu au Royaume-Uni, Le Murder Club du jeudi est un cosy mystery comme je les aime car il reprend les codes du genre en instillant une petite dose d’originalité.

Il y a bien sûr l’atmosphère de campagne anglaise que j’aime tant, une communauté avec ses secrets et ses commérages, ici un village de retraités, une poignée de personnages qui mène l’enquête entre rires et larmes, ici quatre apprentis détectives de quatre-vingt ans.

Richard Osman dépeint avec brio les liens tissés au crépuscule d’une vie. Ici nos héros ne se connaissent et ne se côtoient que par leur proximité géographique puisqu’ils habitent tous une résidence sénior et sont, pour la majorité d’entre eux, veufs.

Pour autant, ils sont loin de perdre la tête et utilisent à merveille leurs petites cellules grises si chères à Hercule Poirot, bien mieux que moi puisqu’ils ont su démêler l’écheveau bien emmêlé que constitue cette enquête aux multiples ramifications ! Car lorsqu’il s’agit de tromper l’ennui et de doubler la police, il ne faut jamais sous-estimer les personnes âgées.

Des secrets, des fausses pistes, des rebondissements émaillent le récit dont le tempo est plutôt lent et un dénouement qui m’a totalement surprise sont les atouts de ce premier tome ! Si vous cherchez une histoire bien rythmée, passez votre chemin, si, en revanche, vous aimez bien prendre votre temps, cette première enquête du Murder Club devrait vous donner satisfaction.

Outre l’enquête, j’ai beaucoup aimé les différents protagonistes de ce récit que dépeint fort bien l’auteur. Il y a bien sûr les quatre piliers du Murder Club (Elizabeth, Joyce, Ibrahim et Ron) mais aussi les deux policiers à qui ils dament le pion : Donna qui rêve d’intégrer la police criminelle et qui est pour l’instant cantonnée aux missions sans intérêt (comme Trudy Loveday chez Faith Martin) et Chris, l’inspecteur chef complexé par ses bourrelets et qui rêve de trouver enfin l’amour.

Un cosy crime à la plume raffinée et à l’humour mordant, où l’on discute meurtres entre deux tasses de thé et quelques scones. Les amateurs.trices du genre vont apprécier !

Ma copinaute Belette qui m’a accompagné dans cette lecture est d’un tout autre avis, aux antipodes du mien car elle n’a pas du tout aimé !

Lu dans le cadre du Mois Anglais :

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Rhys Bowen, auteure best-seller du New York Times, a été nominée dans tous les plus grands prix de romans policiers et en a gagné de nombreux, dont les Agatha et Anthony Awards. Elle a écrit entre autres la série Son Espionne royale, qui se déroule dans les années 30 à Londres, la série Molly Murphy Mysteries, au début du XXe siècle à New York, et la série Constable Evans Mysteries, au pays de Galles. 

Londres, 1932. La reine Mary demande à Georgie de s’acquitter d’une tâche bien délicate : représenter la famille royale lors du mariage de la princesse de Roumanie et du prince de Bulgarie, qui aura lieu en Transylvanie dans le fameux château de Bran.

Georgie accepte avec plaisir, d’autant que la mariée se trouve être une ancienne camarade d’école mais craint aussi les retrouvailles avec le frère de la jeune femme, le prince Siegfried qu’elle a déjà éconduit.

Mais le château est lugubre, l’atmosphère de la région, berceau de toutes les légendes de vampires, macabre. Et le séjour de Georgie prend un tour carrément terrifiant quand, la veille de la cérémonie, l’un des invités meurt empoisonné !

C’est à elle qu’il revient de sauver les festivités nuptiales… avant que la mort ne sépare les jeunes mariés un peu plus tôt que prévu.

Son espionne royale et la fiancée de Transylvanie est le quatrième tome de la série Son espionne royale, consacrée à Lady Georgiana de Glen Garry et Rannoch. Vous le savez, j’affectionne tout particulièrement les cosy mysteries et les années 20/30, autant vous dire qu’une série qui réunit ces deux éléments ne peut que me séduire !

Comme j’avais beaucoup aimé Son espionne royale mène l’enquête,  Son espionne royale et le mystère bavarois, Son espionne royale et la partie de chasse, et Son espionne royale et les douze crimes de Noël, j’avais très envie de retrouver Georgie et de rattraper un peu mon retard dans cette série dont le tome 7 vient de paraître.

Roman d’ambiance avant d’être un roman policier à part entière, son auteure, Rhys Bowen, nous plonge avec délice dans la société aristocratique de l’entre-deux-guerres avec réussite car tout au long du récit, j’ai davantage l’impression de lire un récit de cet époque écrit par Angela Thirkell ou de Stella Gibbons qu’un roman historique, un très bon point pour moi.

Georgie est une jeune fille intelligente et attachante, on a plaisir à la voir évoluer au sein de sa famille et dans son cercle d’amis, j’aime aussi beaucoup son grand-père, policier à la retraite qui est vraiment très sympatique et protecteur envers sa petite-fille et Darcy O’Mara, homme charismatique et mystérieux qui fait battre le coeur de notre héroïne, sans oublier Queenie, la bonne impayable de Georgie.

Dans ce nouvel opus, nous quittons l’Angleterre et sa campagne, direction la patrie des vampires et le château de Vlad l’empaleur lui-même ! Autant dire que notre héroïne ne se sent pas très rassurée dans sa chambre, pas plus que Queenie qui craint d’être vidée de son sang pendant son sommeil !

Si j’adore cette série, je dois bien avouer que j’ai trouvé ce quatrième tome en-deçà des autres. L’intrigue m’a moyennement convaincue, le meurtre intervient très tardivement, l’assassin est un parfait inconnu car il ne fait pas partie des protagonistes du roman et la résolution est un peu trop expédiée à mon goût.

Pour autant, la plume de Rhys Bowen est toujours aussi fluide et enlevée, pleine d’humour, la galerie de personnages qu’elle nous propose est bien intéressante, même si certains sont davantage dessinés que d’autres pour les besoins de l’enquête.

Ce que j’apprécie aussi beaucoup dans cette série ce sont les personnages féminins qui ont des caractères bien trempés : ce sont des femmes fortes, intelligentes et indépendantes, qui savent mener leur barque ! En premier lieu notre héroïne et sa mère.

Même si je suis un brin déçue par cet opus, je reste fan de cette série que je vous recommande si vous aimez les cosy mysteries, les héroïnes pétillantes et cette période de l’histoire !

Un grand merci à Filipa et aux éditions Robert Laffont pour cette lecture so british !

Lu dans le cadre du Mois Anglais :

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Frédéric Lenormand saupoudre depuis toujours ses intrigues historiques d’un humour savoureux. Auteur des Nouvelles Enquêtes du juge Ti, il a notamment reçu le prix Arsène Lupin et le prix Historia du roman policier historique pour sa série Voltaire mène l’enquête.

Ciel ! La reine Marie-Antoinette a attrapé la rougeole. Les médecins royaux, dument rémunérés, exigent un confinement obligatoire pour sa Majesté !

L’aubaine pour la reine qui peut fuir son cher mari et la cour pour un charmant séjour à Trianon avec la bénédiction du corps médical.

Pourtant, plus que jamais, elle doit veiller aux intérêts du royaume car un traité entre la France et ses alliés sur la guerre des insurgés américains a disparu et son porteur, assassiné.

Le principal suspect, Mister Bancroft, est aussi un ami de Léonard et pour le coiffeur, pas question que celui-ci finisse sur une potence.

Rose et Léonard décident d’enquêter et surtout de retrouver le fameux document dépend le sort de la guerre d’indépendance américaine. Rien de moins ! Yes, they can !

Vous le savez si vous me suivez régulièrement, j’adore les comédies policières de Frédéric Lenormand, grand spécialiste des enquêtes en carrosses, en perruques poudrées et en robes à panier !

Je ne pouvais donc tout simplement pas résister à l’envie de découvrir La reine se confine tant j’avais apprécié les précédents opus d’Au service de Marie-Antoinette : L’enquête du BarryPas de répit pour la reine, La mariée était en Rose Bertin et La femme au pistolet d’or.

Et ce nouveau volet ne fait pas exception à la règle, j’ai adoré cette enquête truculente, délicieuse et menée tambour battant, un petit bijou d’humour et d’intelligence avec pour toile de fond cette guerre d’indépendance américaine qui a coûté bien cher à la couronne.

Pour imaginer ses personnages, l’auteur a pioché dans l’entourage même de Marie-Antoinette, et en premier lieu sa modiste et son coiffeur qui ont réellement existé. Pour la reine, ils ont rivalisé d’imagination et sont restés dans l’histoire de la coiffure et de la mode pour des tenues et des perruques extravagantes et coûteuses !

Leur duo est ici explosif car nos enquêteurs se détestent cordialement et vont sans cesse vouloir se mettre des bâtons dans les roues afin de se damer le pion : Rose est une maniaque de l’organisation, Léonard, un noceur. Rose paye ses dettes, Léonard est d’une ladrerie rare. Rose est courageuse, Léonard peureux. Et j’en passe et des meilleurs.

Ils s’insultent copieusement, se raillent, gaussent de leurs bévues respectives mais ils vont devoir s’entendre pour mener à bien leur mission et retrouver la femme au pouf orné d’un aigle, seule capable d’innocenter Mr Bancroft.

Le duo est attachant et on a plaisir à les suivre dans les rues de Paris comme dans le sillage de la reine à Versailles. L’auteur a bien travaillé la psychologie de ses personnages et certains passages sont vraiment drôles.

L’intrigue policière est bien menée, les suspects et les fausses pistes sont légion, les clins d’œil à l’Histoire de France, les saillies et les traits d’humour font mouche, les titres des chapitres en sont un bon exemple.

La toile historique est aussi très bien respectée, Frédéric Lenormand connaît très bien le règne de Louis XVI et sous sa plume, on suit les coulisses de la diplomatie, les services secrets, la politique de cette époque et la vie à Versailles.

Comme toujours avec Frédéric Lenormand, cette comédie policière est enlevée, drôle et érudite : une vraie réussite ! J’espère qu’un autre tome arrivera vite car j’ai très envie de retrouver Rose et Léonard dans une nouvelle aventure. Et si vous ne connaissez pas encore cette série, qu’attendez-vous ??

Un grand merci aux éditions La Martinière et à Babelio pour cette lecture.

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Ann Granger est une auteure de romans policiers et historiques très prolifique, avec plus de trente romans parus en Angleterre. Elle a rencontré un franc succès en Angleterre avec sa série Lizzie Martin, qui comporte déjà quatre volumes. Ann Granger a travaillé dans les ambassades britanniques de nombreux pays. Elle a rencontré son mari à Prague, lequel travaille aussi pour l’ambassade britannique, et ils ont été affectés ensemble en Zambie et en Allemagne. Ils vivent désormais dans l’Oxfordshire.

Lucas Burton déteste la campagne : de la boue, du fumier, des charognes, et c’est tout. Il a bien raison. En se rendant pour affaires dans une ferme abandonnée au milieu de nulle part, il tombe sur le cadavre d’une jeune fille.

Ses ennuis ne font que commencer : Penny Gower, qui travaille au centre équestre du coin, a vu sa Mercedes grise quitter les lieux du crime. Les choses commencent à sentir le roussi pour Lucas…

L’inspectrice Jess Campbell est chargée de l’enquête, mais entre l’absence de piste solide et son nouveau commissaire, Ian Carter qui la surveille en permanence, elle est sous pression. C’est alors qu’on découvre un nouveau cadavre…

Ann Granger est une autrice de polars historiques que j’aime beaucoup, la preuve, j’ai lu toute sa série consacrée à Ben et Lizzie Martin qui a pour cadre Londres à l’époque victorienne.

Et comme j’adore les cosy misteries, je ne pouvais qu’être tentée de découvrir Cottage, fantômes et guet-apens, la première incursion de l’autrice dans ce genre.

J’avais lu plusieurs avis assez mitigés voire négatifs sur ce roman et après la lecture de ce roman, j’avoue que je ne comprends pas pourquoi ! Enfin si, pour une raison bien précise : ce n’est pas un cosy mystery !

C’est un chouette petit polar classique à la manière d’Agatha Christie avec une galerie de personnages sympathiques et attachants.

Certes, même si l’ambiance campagne anglaise est bien là, ce n’est en aucun cas un cosy mistery comme Les détectives du Yorkshire, Agatha Raisin, Loveday & Ryder…

Ici, ce ne sont pas des détectives amateurs qui mènent l’enquête mais une inspectrice et c’est elle que nous suivons tout au long du récit.

Et ce premier opus, si il ne brille pas par son suspens ni son originalité, s’est révélé néanmoins très sympathique à lire, notamment grâce à son ambiance campagne anglaise bien agréable et ses personnages secondaires attachants.

Alors si vous recherchez une enquête classique au coeur de la campagne anglaise, ce titre pourrait vous plaire. Pour ma part je compte bien lire la suite dès qu’elle sera disponible !

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