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Posts Tagged ‘crimes de noël anne perry’

Lu dans le cadre du Cold Winter challenge

Anne Perry, née en 1938 à Londres, est aujourd’hui célébrée dans de nombreux pays comme la reine du polar victorien grâce au succès de ses deux séries, les enquêtes du couple Charlotte et Thomas Pitt, et celles de l’inspecteur amnésique William Monk. Elle s’est depuis intéressée à d’autres périodes historiques telles que le Paris de la Révolution française (A L’ombre de la guillotine), la Première Guerre mondiale (la saga des Reavley), ou encore Byzance au XIIIe siècle (Du sang sur la soie). Anne Perry partage sa vie entre Inverness (Écosse) et Los Angeles.

Lorsque le jeune Dominic Corde et sa femme Clarice, arrivent à Cottisham, un charmant village de la campagne anglaise, pour remplacer Mr. Wynter, le pasteur pendant la période de Noël, ils ont immédiatement le sentiment d’avoir découvert le lieu de leurs rêves.

La beauté du paysage, l’accueil chaleureux des habitants, le confort du presbytère, tout les incite à se réjouir de ce séjour… jusqu’à la découverte du cadavre de Mr. Wynter dans la cave de leur maison.

Le médecin conclut à une mort accidentelle mais Clarice, alertée par d’étranges indices, n’y croit pas une seconde. Qui a pu tuer un homme aimé de tous ?

Obstinée et courageuse, plus soucieuse d’écouter sa conscience que de se plier aux bonnes manières de la société victorienne, Clarice entreprend de percer les secrets les mieux cachés de ses adorables voisins…

Comme vous le savez sans doute si vous êtes un(e) fidèle de ce blog, Anne Perry est une auteure de polars historiques que j’affectionne tout particulièrement, j’adore sa série consacrée à Thomas et Charlotte Pitt et je continue mon exploration de ses petits crimes de Noël, qui bien qu’ils soient moins bons que ses romans, sont mes petits plaisirs coupables de fin d’année.

Après La disparue de Noël, Un Noël à New York et La détective de Noël, place au Secret de Noël.

Dans ce nouveau récit de Noël, j’ai eu le plaisir de retrouver Dominic Corde, le mari de la sœur aînée de Charlotte Pitt, assassinée lors du premier opus de la série consacrée aux Pitt.

Ici, c’est plus particulièrement sa nouvelle épouse, Clarice, qui est mise en lumière. Ce petit récit permet de la découvrir et de dessiner le portrait de cette jeune femme qui a quelques points communs avec Charlotte Pitt.

Eperdument amoureuse de son mari, qui va s’improviser détective lorsqu’elle découvre que le pasteur que son époux remplace n’est pas parti en vacances mais a été assassiné.

On ne va pas se mentir, les intrigues policières de ces petits crimes de Noël ne brillent pas par leur efficacité, on devine assez rapidement l’identité du coupable mais l’important est ailleurs.

Ce qui est intéressant chez Anne Perry c’est le contexte historique, la société victorienne qu’elle dépeint comme personne et les thématiques qu’elle développe et notamment la place des femmes, thème central de ses histoires.

L’autrice met bien ici l’accent sur le tabou de cette époque : le divorce. L’histoire illustre aussi fort bien le sort réservé aux femmes de la bonne société victorienne et notamment celles abandonnées par leurs époux.

Elle s’attarde également beaucoup sur la vie à la campagne et plus particulièrement celle des pasteurs et de leurs épouses et leurs rôles au sein de leurs communautés.

Contrairement à ses romans, l’intrigue policière n’est ici qu’un prétexte mais les découvertes et les révélations qui nous permettent de comprendre le mobile du crime se révèlent très intéressantes.

Une histoire plaisante que je vous recommande malgré un dénouement un peu prévisible !

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Lu dans le cadre du Cold Winter challenge

– Je refuse ! s’écria Mariah Ellison, indignée. L’idée lui était intolérable.
– Je crains qu’il n’y ait guère le choix, dit Emily.
Elle portait une ravissante robe vert d’eau, avec de grandes manches à la mode et une jupe qui frôlait le sol. Avec son teint délicat de blonde, cette tenue la faisait paraître plus jolie qu’elle ne l’était, et d’avoir épousé un homme fortuné lui donnait des airs de grande dame, bien au-delà de sa condition.
– Mais si ! rétorqua Grand-maman en levant les yeux de son fauteuil. Il existe toujours un autre choix ! Au nom du ciel, pourquoi voudrais-tu aller en France ? Nous ne sommes plus qu’à huit jours de Noël !
– Neuf, corrigea Emily. Nous avons été invités à passer Noël dans la vallée de la Loire.
– Peu importe où en France ! De toute façon, ce n’est pas l’Angleterre. Il faut traverser la Manche. La mer sera agitée, et nous serons tous malades.

Pour Mariah Ellison, la grand-mère acariâtre et austère de Charlotte Pitt, ces fêtes de Noël s’annoncent comme un véritable cauchemar ! Être exilée contre son gré chez son ancienne belle-fille et son nouveau mari, au bord de la Manche, avait déjà mis ses nerfs à rude épreuve.

La voilà maintenant obligée de supporter l’arrivée d’une invitée de dernière minute, Maude Barrington. Cette aventurière a passé sa vie à parcourir le monde et selon Mariah, l’existence même de cette personne est une insulte aux convenances victoriennes.

Mais elle ne pourra s’empêcher d’être touchée par sa joie de vivre et va finalement éprouver beaucoup d’amitié pour elle. Lorsqu’elle découvre un matin son corps sans vie, son sang ne fait qu’un tour.

Le médecin a beau avoir conclu à une mort naturelle Mariah Ellison, n’y croit pas : cela ne fait aucun doute, Maude a été empoisonnée.

Dans le plus grand secret, elle décide d’enquêter et se rend en cette veille de Noël dans la famille de la victime…

Comme vous le savez sans doute si vous êtes un(e) fidèle de ce blog, Anne Perry est une auteure de polars historiques que j’affectionne tout particulièrement, j’adore sa série consacrée à Thomas et Charlotte Pitt et j’ai découvert ses fameuses histoires de Noël l’an dernier, lors de ma lecture de La disparue de Noël et Un Noël à New York.

Dans ce nouveau récit de Noël, La détective de Noël, l’héroïne principale n’est autre que Mariah Ellison, la grand-mère acariâtre de Charlotte Pitt que l’on croise à plusieurs reprises dans les romans de cette série.

Ce petit récit permet de mieux l’appréhender et de dessiner le portrait de cette vieille femme, reine de la dissimulation. On découvre une femme âgée aigrie qui a beaucoup souffert dans sa vie conjugale et qui va se prendre d’amitié pour une femme à la trajectoire diamétralement opposée de la sienne.

On comprend sous la plume de l’auteure que Mariah aurait bien aimé s’affranchir des conventions sociales mais qu’elle en a été incapable, préférant endosser le rôle de parangon de vertu aux yeux de sa famille.

Ici, c’est elle qui mène l’enquête, persuadée que sa nouvelle amie a été assassinée par sa famille qui pourtant ne la côtoyait plus depuis plusieurs décennies.

On ne va pas se mentir, les intrigues policières de ces petits crimes de Noël ne brillent pas par leur efficacité, on devine assez rapidement l’identité du coupable mais l’important est ailleurs.

Ce qui est intéressant chez Anne Perry c’est l’atmosphère historique et so british qu’elle imprime à ses romans et les thématiques qu’elle développe et notamment la place des femmes, thème central de ses histoires.

L’autrice met bien ici l’accent sur l’importance des apparences et la fausseté des relations sociales. L’histoire illustre aussi fort bien le sort réservé aux femmes de la bonne société victorienne et malheur à celles qui sortent des sentiers battus et osent vivre une vie libre à une époque où la place de la femme était au foyer.

Contrairement à ses romans, l’intrigue policière n’est ici qu’un prétexte mais les découvertes et les révélations qui nous permettent de comprendre le mobile du crime se révèlent très intéressantes.

Une histoire plaisante que je vous recommande malgré un dénouement un peu prévisible !

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Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge 2018 – PAL CWC : 10/20

Jemina Pitt, la fille du célèbre directeur de la Special Branch, a 23 ans durant l’hiver 1904. Elle décide d’accompagner sa jeune amie Delphinia Cardew à New York, sur le point de se marier avec l’aristocrate Brent Albright. Dans la haute société new-yorkaise, ce mariage est une grande affaire qui liera deux familles prodigieusement riches. Mais Jemina détecte une ombre mystérieuse planant sur la célébration. Maria, la mère de Delphinia, est absente de la fête et les Albright refusent de mentionner son nom. Et quand le frère du marié demande à Jemina de l’aider à retrouver Maria afin de prévenir un scandale, elle n’hésite pas à se lancer dans une enquête aussi inattendue que périlleuse.

Hiver 1904, New York. Jemina Pitt, la fille de Thomas Pitt, le directeur des services secrets britanniques et de son épouse Charlotte, prend la mer pour rejoindre New York.

Avec elle, son amie Delphinia Cardew, qu’elle chaperonne jusqu’en Amérique, car la jeune femme y est attendue par l’associé de son père, dont elle doit épouser le fils cadet, Brent Albright.

La famille jouit d’une grande fortune et la jeune fille est folle amoureuse de son fiancé. Seule ombre au tableau, Maria Cardew, la mère de Delphinia, qui a quitté l’Angleterre alors que sa fille n’était qu’un bébé, et qui n’a pas bonne réputation.

Harley, le fils aîné de Rothwell Albright, craint que Maria ne fasse un esclandre à l’occasion du mariage et demande l’aide de Jemina…

Comme je vous le disais il y a peu, Anne Perry est une auteure de polars historiques que j’affectionne tout particulièrement, j’adore sa série consacrée à Thomas et Charlotte Pitt mais j’ai découvert ses fameuses histoires de Noël il y a seulement quelques jours de cela, lors de ma lecture de La disparue de Noël.

Dans ce nouveau récit de Noël, l’héroïne principale n’est autre que Jemina Pitt, que l’on a vu grandir de tome en tome et que j’ai été ravie de réellement découvrir à l’occasion de Un Noël à New York.

Ce petit récit permet de mieux l’appréhender et de dessiner le portrait de cette jeune femme indépendante qui souhaite tout comme sa mère Charlotte faire un mariage d’amour et qui a d’autres préoccupations que sa toilette ou faire tapisserie dans les salons.

Ici, c’est elle qui mène l’enquête, bien malgré elle, puisqu’elle se retrouve accusée de meurtre. Heureusement pour elle, l’inspecteur Patrick Flannery, un irlandais ayant émigré aux Etats-Unis, la croît innocente et ils ne seront pas trop de deux pour se mettre dans les pas de la défunte afin de découvrir le mobile du crime.

On ne va pas se mentir, les intrigues policières de ces petits crimes de Noël ne brillent pas par leur efficacité, on devine ici tout de suite l’identité du coupable mais l’important est ailleurs.

Ce qui est intéressant chez Anne Perry c’est l’atmosphère historique et so british qu’elle imprime à ses romans et les thématiques qu’elle développe et notamment la place des femmes, thème central de ses histoires.

L’autrice met bien ici l’accent sur l’importance des apparences et la fausseté des relations sociales et des amitiés de l’époque. L’histoire illustre aussi fort bien le sort réservé aux femmes de bonne famille qui n’ont pas trouvé chaussure à leur pied, éternelles célibataires à la merci de leur frère ou de leur neveu, obligées de remplacer la maitresse de maison défunte, rôle fragile qu’elles devront laisser ensuite à l’épouse de leur neveu.

D’autres thématiques sont également abordées comme la guerre de Sécession, le chemin de fer clandestin qui permettait aux noirs de fuir les plantations, la fin de l’esclavagisme…

Contrairement à sa série des Pitt, l’intrigue policière n’est ici qu’un prétexte mais les découvertes et les révélations qui nous permettent de comprendre le mobile du crime se révèlent très intéressantes.

Une histoire plaisante que je vous recommande malgré un dénouement prévisible !

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