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Posts Tagged ‘dans les bras de Verdun’

1921. Tom, originaire de Chicago, travaille à l’ossuaire de Verdun. Un jour, il rencontre Sarah, Américaine partie sur les traces de son mari porté disparu. Dans cette petite ville défigurée par l’horreur, les deux déracinés vont vivre la passion la plus forte : celle qui s’épanouit dans l’ombre d’un absent. Des mois plus tard, Tom et Sarah se retrouvent devant un hôpital psychiatrique de Bologne, où un soldat amnésique donne espoir à bon nombre d’endeuillés. Dans l’Italie sous tension, Tom et Sarah font la connaissance de Paul, journaliste autrichien que le cas de l’amnésique intéresse aussi. Chacun d’eux a un secret. 
1950. À Santa Monica, Tom, devenu scénariste, mène une existence paisible mais morne. Lors d’une soirée à Los Angeles, il recroise Paul. Les souvenirs remontent, fulgurants, et brisent avec eux tous les mensonges passés.

1921, Tom est un ancien ambulancier de guerre et travaille désormais à l’ossuaire de Verdun. Un jour, il reçoit en rendez-vous une américaine, Sarah, partie à la recherche de son mari porté disparu.

Tom pense que l’homme est mort mais afin de réconforter sa veuve, il lui confie qu’il a connu le disparu. Cette confession ranime la flamme de l’espoir chez Sarah avec qui il a bientôt une liaison.

Quelques mois plus tard, ils se retrouvent à Bologne, dans un hôpital psychiatrique. Tom, devenu journaliste entre temps, est là pour rencontrer Mr Fairbanks, un amnésique de guerre.

Sarah est persuadé qu’il est en fait son mari tandis que Paul, un journaliste autrichien avec qui ils lient connaissance, croit qu’il s’agit d’un autre homme…

Sur le papier Dans les bras de Verdun avait tout pour me plaire. J’aime beaucoup lire des romans qui se passent pendant ou juste après la première guerre mondiale. Les thèmes de celui-ci : le mensonge, l’amnésie et les traumatismes des tranchées sur les poilus sont bien traités et ne sont pas sans rappeler la pièce de théâtre de Jean Anouilh, Le voyageur sans bagages, pièce que j’avais beaucoup aimé.

Nick Dybek, qui signe ici son second roman, met aussi l’accent sur le traumatisme des familles, désarmées face aux réponses de l’armée, sans sépulture pour enterrer leurs morts, qui battent les cimetières à la recherche des leurs, espérant que leur fils, leur frère ou leur mari soit encore vivant quelque part.

L’auteur s’inspire de faits réels pour bâtir son intrigue, il y eut plusieurs amnésiques dans les différents pays en guerre, réclamés par différentes familles comme étant l’un des leurs. Tout cet aspect est vraiment intéressant et comme je le disais plus haut bien traité par l’auteur.

Là où le bat blesse pour moi c’est le rythme très lent du récit qui fait des va-et-vient entre la guerre en elle-même, l’année 1951 et celle de 1921. Et surtout les personnages auxquels je n’ai su m’attacher à aucun moment de ma lecture. Tout est froid, clinique, distant.

L’histoire d’amour entre Tom et Sarah ne m’a pas intéressé et j’aurai préféré que l’auteur se cantonne à la guerre en elle-même, le courage des soldats et l’après-guerre et à cette année 1921 car pour moi les passages en 1951 n’apportent absolument rien au récit et sont réellement sans intérêt.

Un roman qui se révèle passionnant par son volet historique mais ennuyeux quant à son intrigue en elle-même, un récit qui manque de fluidité et de dynamisme, qui aurait gagné à aborder moins de sujets et à faire l’impasse sur l’histoire d’amour, plutôt sans intérêt finalement.

Un grand merci à Anne et aux éditions Presses de la cité pour leur confiance.

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