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Posts Tagged ‘Dominique marny’

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Au cœur des Années folles, Alice ne doit-elle pas croire en sa bonne étoile ? Stimulée par diverses rencontres artistiques, de durables amitiés et de tumultueuses amours, elle forgera son destin dans un monde où se profileront bientôt des menaces. Dominant la mer, la villa Margarita sera son plus sûr refuge en cas de fortes tempêtes. A travers les engagements et les choix d’Alice se révèlent le charme, la notoriété et les fastes de Dinard, perle de la côte d’Emeraude…

1924, Alice passe l’été chez son parrain à Dinard en attendant la reprise des cours à l’automne. La jeune femme âgée de 20 ans souhaite créer des papiers peints au grand dam de sa mère Nancy, une héritière américaine, qui ne comprend pas que sa fille puisse vouloir travailler.

Depuis la fin de la guerre, l’ambiance à la maison est délétère. Raymond, le père d’Alice, est revenu brisé du front et n’est plus que l’ombre de lui-même. Nancy ne le reconnaît plus et fuit volontiers leur appartement parisien.

Cet été-là, alors qu’elle a un souci avec sa voiture, elle fait la connaissance de Mitza, un ancien modèle qui a posé pour Foujita à Montparnasse et de son mari Pierre, de vingt ans plus âgé. Alors qu’elle dîne avec eux, elle rencontre Louis Favier, un de leurs amis intimes qu’elle va retrouver à Paris…

Un roman historique qui a pour cadre les Années Folles et la Bretagne, deux raisons valables pour moi de lire Quai de la Perle de Dominique Marny dont j’avais beaucoup apprécié le précédent roman Jeux de clés.

Changement de cadre et registre ici puisque nous délaissons Paris et l’époque contemporaine pour l’entre-deux-guerres car si il démarre en 1924, il s’achève en 1940.

Ce roman est intéressant d’un point de vue historique, Dominique Marny rend bien l’ambiance et l’atmosphère de cette époque où souffle un vent de liberté. On sent que l’auteur a fait beaucoup de recherches et j’ai particulièrement aimé tout ce qui concerne la fabrication du papier peint, l’évolution des mœurs de cette époque, la mode, la décoration et la vie culturelle des années folles jusqu’au déclenchement de la seconde guerre mondiale.

Comme Alice évolue dans un cercle privilégie, l’auteure donne l’impression que tout était relativement facile, même durant le krach de 1929, ce qui, à mon sens, n’est pas tout à fait juste même si elle aborde les changements politiques et l’arrivée des premiers congés payés en 1936.

Tout va très vite dans la vie de l’héroïne, tout semble très facile pour elle alors que l’époque dans laquelle elle vit est encore majoritairement machiste. Difficile de croire que sitôt diplôme en poche, elle trouve du travail alors que tant d’hommes cherchent aussi un emploi. Et même lorsque la crise financière est là et que le pays est plongé dans un marasme économique important, sa carrière n’en souffre pas.

Qu’importe, l’histoire se lit bien car les chapitres sont assez courts et sans temps mort même si l’écriture impersonnelle et certaines tournures de phrases bien désuètes m’ont un peu gênées.

J’ai trouvé les personnages plutôt attachants, Alice et Soizic, la gardienne de la villa Margarita, en tête mais il m’a manqué quelque chose pour être totalement emportée par ma lecture.

Reste que ce roman historique est de bonne facture avec une belle histoire d’amour sans mièvrerie qui ravira les adeptes du genre. Une lecture de vacances, certes pas très marquante, mais idéale pour un moment de détente et de dépaysement et ce n’est déjà pas si mal.

Un grand merci aux éditions Presses de la cité pour cette lecture !

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A la faveur d’un jeu, Octave et Capucine échangent les clés de leurs appartements respectifs. Le temps d’une nuit, ils vivent une expérience unique : une exploration intime de l’autre. Que naîtra-t-il de cet échange imposé ?heart_4jeux-de-cles-dominique-marny

Paris, 2015. Capucine est une trentenaire encore marquée par la mort accidentelle de Hugo, son fiancé, quelques années auparavant. Depuis lors, elle se consacre à sa société, une marque de papeterie en plein essor, qui commercialise des cartes et des jeux de société, Sentimental Corner, et a mis sa vie sentimentale de côté, s’octroyant quelques aventures sans importance.

Octave est conseiller en gastronomie française, son métier exigent et prenant l’amène à voyager à travers le monde. Divorcé et père d’un ado, ses deux priorités sont son fils et son métier même si ses fréquentes absences ont créé un gouffre entre Lucas et lui.

Lors d’une joyeuse pendaison de crémaillère chez des amis communs, Mariella et Christophe, tous les deux sont les grands perdants d’un jeu de société qui leur imposent un gage. Pour l’honorer, ils sont obligés de troquer les clés de leurs appartements parisiens. Alors qu’ils viennent de faire connaissance, ils vont devoir dormir l’un chez l’autre tout en se donnant rendez-vous dès le lendemain pour reprendre possession de leurs clés respectives.

Les éditions presses de la cité ont toujours de délicates attentions, c’est ainsi que j’ai reçu, sans l’avoir demandé, cette romance contemporaine et comme Laëtitia, leur attachée de presse a bien fait, car j’ai beaucoup aimé l’histoire de Capucine et d’Octive, sans oublier celle de leurs amis Christophe et Mariella qui essaient d’avoir un enfant. Bertrand qui a bientôt 80 ans continue de croire en l’amour et collectionne les éditions rares. Stéphanie qui élève seule son jeune fils et qui doit jongler entre job, parentalité et problèmes de fins de mois difficile. Sébastien qui se débat dans ses problèmes conjugaux et qui doit faire face à la bipolarité de son épouse, etc.

Autant de personnages intéressants et attachants pour un roman intimiste et sensible, aux résonances très actuelles puisqu’il démarre peu après les attentats de Charlie Hebdo de janvier 2015 et s’achève quelques semaines après ceux du 13 novembre.

Un roman éminemment parisien qui nous entraîne dans différents lieux de la capitale, ce que j’ai apprécié au cours de ma lecture et des thématiques très contemporaines avec le contexte sécuritaire que l’on connaît hélas mais aussi le travail de deuil d’un amour après une disparition ou un divorce, le délicat exercice qui consiste à conjuguer vie pro / vie perso, être célibataire dans une grande ville, élever seul un enfant ou avec un ex-conjoint avec lequel ou laquelle nous ne sommes plus sur la même longueur d’ondes…

Les thématiques abordés par Dominique Marny dans Jeux de clés me parlent particulièrement de part ma situation personnelle, c’est sans doute pour cette raison que ce roman tout simple m’a fait du bien et m’a autant plu. L’auteure n’a pas un style renversant mais très fluide et plaisant, les chapitres sont courts, l’histoire évolue et on ne s’ennuie pas une seconde à suivre la vie de Capucine, Octave et leurs amis, au contraire, j’y ai pris du plaisir.

Si vous êtes à la recherche d’une histoire romantique à la fois contemporaine et intelligente, donc pas cucul la praline on est d’accord, je vous conseille vivement Jeux de clés, pour ma part je l’ai dévoré presque d’une traite.

Un grand merci à Laëtitia et aux éditions Presses de la cité pour cette jolie romance !

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