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Posts Tagged ‘donatella rizzati’

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Après avoir été diplômée en langue et littérature étrangère, titulaire d’un master de traduction littéraire, Donatella Rizzati est devenue traductrice. La Petite Herboristerie de Montmartre est son premier roman, et a déjà été publié dans plusieurs pays.

A deux pas de la rue Lepic, à Montmartre, Viola Consalvi passe pour la première fois la porte d’une herboristerie. Cette romaine qui a refusé le destin tout tracé par son père, un chirurgien réputé, a abandonné ses études de médecine et s’est découvert un vif intérêt pour les médecines alternatives.

Pour cette passionnée de naturopathie, la découverte de ce lieu hors du temps est un véritable coup de foudre. Au contact de cet endroit magique et de sa propriétaire, Gisèle, la jeune étudiante est confortée dans son choix d’étudier la médecine alternative, choix que n’a, hélas, pas accepté sa famille.

Son diplôme en poche, Viola retourne à Rome et rencontre l’amour en la personne de Michel. S’ensuivent six ans de bonheur, qui volent en éclat quand Michel décède brutalement d’un arrêt cardiaque.

Bouleversée, anéantie, Viola se sent basculer. Au plus fort de la tourmente, une idée lui traverse soudain l’esprit : et si elle retournait à Paris, là où tout a commencé ?

J’avais trouvé La petite herboristerie de Montmartre dans une boite à livres il y a un an tout pile, il était donc grand temps d’en sortir, ayant envie d’une lecture plus légère après quelques romans plus exigeants. Donatella Rizzati nous propose ici une lecture détente, rien de transcendant ou de bien neuf mais pour s’aérer la tête, elle remplit parfaitement son rôle.

Vous connaissez mon goût pour les feel-good books mais je dois bien reconnaître que je commence à me lasser, déplorant de lire peu ou prou les mêmes histoires, avec les mêmes ressorts et les mêmes dénouements. Ce fut le cas avec cette lecture qui aborde le deuil, la reconstruction et le nouveau départ, comme quasiment à chaque récit feel-good.

Ce qui change un peu ici c’est le décor : une herboristerie, laissée dans son jus depuis des décennies et que Viola va dépoussiérer pour proposer en plus des plantes, des tisanes… des consultations de naturopathie, des séances de reiki et des ateliers pour fabriquer ses cosmétiques. Cet aspect est ce qui m’a le plus intéressé ici.

Ce récit est également porté par des sujets plus culturels puisque la naturopathie, le reiki, l’iridologie. Pour moi qui suis novice en ces matières, j’ai appris des choses. L’autrice nous propose aussi des fiches avec des recettes de tisanes et de cosmétiques à faire soi-même et j’ai trouvé que ça changeait un peu des recettes de cuisine dont on nous abreuve habituellement.

Parmi ces médecines alternatives, l’iridologie est celle qui revient le plus, car c’est la science favorite du défunt mari de Viola, et l’autrice s’attache à nous prouver que la vue joue un rôle très important, je n’ai pas été convaincue mais peut-être le serez-vous davantage que moi.

Mises à part ces thématiques, Donatella Rizzati ne sort guère des sentiers battus : elle nous sert une romance que l’on voit venir dès le départ, de ce côté-là on n’est pas surpris, dommage pour nous. Ses personnages sont plus agaçants qu’attachants. Il y a aussi un énorme secret de famille qui n’apporte, à mon sens, rien à l’histoire.

Un sympathique roman que je vais vite oublier, plein de facilités et une histoire vue et revue qui m’a fait passer un bon moment mais n’en attendez rien de plus.

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