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Posts Tagged ‘donato carrisi’

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Marcus est un pénitencier. Un prêtre capable de déceler le mal enfoui en nous. Mais il ne peut pas toujours lui faire barrage. Sandra est enquêtrice photo pour la police. Elle photographie les scènes de crime. Et ferme parfois les yeux. Face à la psychose qui s’empare de Rome, ils vont unir leurs talents pour traquer un monstre. Ses victimes : des couples. Une balle dans la nuque pour lui. Une longue séance de torture pour elle. Quel est l’être maléfique qui ne tue que des jeunes amoureux ?

Jardins du Vatican. Marcus et Clemente, deux pénitenciers, sont appelés sur les lieux d’une découverte macabre, celle du corps découpé en morceaux d’une religieuse retirée du monde.

Un an plus tard, un couple d’amoureux est retrouvé nu dans leur voiture. L’homme a été tué d’une balle dans la tête mais la jeune femme a été poignardée à de nombreuses reprises, le couteau est encore fiché dans son torse.

Sandra Vega, photographe de scènes de crimes, se rend sur place afin de méthodiquement immortaliser la scène. En visionnant ses clichés, elle se rend compte que la jeune femme est toujours vivante alors que son décès avait été constaté par le médecin légiste.

Transportée entre la vie et la mort, elle est plongée dans le coma. L’enquête est confiée à la brigade chargée des crimes violents mais Sandra trouve la faute du légiste tellement invraisemblable qu’elle décide de se rendre à nouveau sur les lieux à la nuit tombée.

Marcus a eu la même idée qu’elle et ensemble, ils se rendent compte que le tueur est revenu sur les lieux de son méfait afin de déterrer un objet. Sandra, qui soupçonne le légiste d’être de mèche, va le trouver dès le lendemain et l’homme, plutôt qu’avouer, préfère se jeter dans le vide non s’en être débarrassé au préalable, d’une petite poupée…

Rome et sa dolce vita, bon là clairement la dolce vita n’est pas au menu mais un tueur en série, bientôt surnommé Le monstre de Rome, et deux personnages principaux : Marcus, un prêtre de l’ordre des pénitenciers amnésique et Sandra, une enquêtrice photo, tous deux sur les traces du tueur. Le duo, formé dans l’un des précédents romans de Donato Carrisi, Le tribunal des âmes, se retrouve trois ans après leur première collaboration.

L’auteur, rendu célèbre dès son premier roman Le chuchoteur, est l’auteur d’une thèse sur Luigi Chiatti, le « Monstre de Foligno », un tueur en série italien. Juriste de formation, spécialisé en criminologie et sciences du comportement, il délaisse la pratique du droit pour se tourner dans un premier temps vers l’écriture de scénarios, puis de romans.

Je dois bien avouer que je n’ai plus que de vagues souvenirs du premier opus de cette série consacrée à Marcus et à Sandra mais cela n’a pas nui pour autant à ma lecture car Donato Carrisi rappelle à ses lecteurs le contexte de la série et le passé de son duo d’enquêteurs.

La trame du roman est une fois de plus la vengeance et le désir de justice, les actes du Monstre de Rome vont amener Marcus à chercher dans le passé du meurtrier afin de découvrir son identité, ce qui va l’emmener sur les traces d’un ancien hôpital psychiatrique un peu particulier, puisque ses pensionnaires étaient de jeunes enfants tous meurtriers.

L’histoire est complexe, avec des feedbacks incessants dans un passé plus ou moins proche qui nous permettent d’en savoir un peu plus sur les personnages mais il faut parfois une bonne dose de réflexion pour s’y retrouver car plusieurs histoires se mêlent à l’intrigue principale.

Donato Carrisi propose de courts chapitres qui alternent entre les points vues des deux personnages principaux et parsème son récit de fausses pistes et de mystères, de tours de passe-passe, qui relancent toutefois toujours l’intérêt, de ce point de vue, c’est un page-turner assez redoutable que j’ai dévoré en moins de deux jours malgré son épaisseur.

Quelques bémols toutefois : si vous recherchez un rythme trépident vous en serez pour vos frais, sans que le rythme soit lent, il y a assez peu d’action, et parfois quelques longueurs, mais les personnages se révèlent intéressants à suivre et la trame du récit est bien ficelée, il se lit donc très bien.

J’ai vraiment adoré ce roman que j’ai trouvé plus réussi que Le tribunal des âmes et j’aurai bien aimé continuer avec le troisième opus, Tenebra Roma, tant le suspens est à son comble à la fin de ce tome, mais je ne l’ai pas encore dans ma PAL.

Ce n’est donc que partie remise avant de retrouver Marcus et Sandra mais je vous conseille grandement Malefico, un thriller palpitant jusqu’au bout.

Belette est sur la même longueur d’ondes, vous pouvez retrouver son avis ici !

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La nuit du 14 au 15 avril 1912, tandis que le Titanic sombrait au beau milieu de son voyage inaugural, un passager descendit dans sa cabine de première classe, revêtit un smoking et remonta sur le pont. Au lieu de chercher à sauver sa peau, il alluma un cigare et attendit la mort.

Le 14 avril 1916, dans les tranchées du mont Fumo, quatre ans jour pour jour après le naufrage du Titanic, un soldat italien est fait prisonnier. À moins qu’il ne révèle son nom et son grade, il sera fusillé le lendemain à l’aube. Jacob Roumann, médecin autrichien, n’a qu’une nuit pour le faire parler. Mais le prisonnier veut diriger l’interrogatoire. Sa vie, décrète-t-il, tient non pas à une, mais à trois questions.

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Avril 1916, Jacob Roumann est un médecin autrichien dans les tranchées du mont Fumo. Il assiste impuissant à la mort de jeunes soldats dont il recueille dans un carnet les dernières paroles lorsqu’il est demandé par son commandant, un militaire de carrière imbu de lui-même qui se fiche pas mal du sort de ses hommes.

Le commandant charge Roumann d’interroger l’un des prisonniers italiens qui vient d’être capturé. A lui d’extorquer le nom et le grade de l’italien. L’homme refuse de lui répondre aussi facilement, il a la nuit devant lui mais concède qu’il répondera à trois questions : « Qui suis-je ? Qui est Guzman ? Et qui était l’homme qui fumait sur le Titanic ? » S’entame alors un huit clos passionnant avec la guerre pour décor.

Lorsque ce titre a été proposé lors de la dernière Masse Critique Babelio, je n’ai pas hésité une seconde à le demander car j’avais beaucoup aimé Le chuchoteur et Le tribunal des âmes et comme vous le savez peut-être je suis fascinée par le Titanic et son destin tragique. Mais si vous vous attendez à un thriller, vous en serez pour vos frais. Donato Carrisi signe ici un roman à mille lieux de ses précédents titres, un virage à 180° très réussi.

Changement d’époque car contrairement à ses autres romans, celui-ci a pour cadre la première guerre mondiale, ses tranchées et ses tirs d’obus qui résonnent au fil du récit.

Pas d’intrigue policière ici mais le roman recèle pour autant bien des mystères et bien malin celui qui saura démêler le vrai du faux car jusqu’au point final Donato Carrisi nous balade et joue à nous duper.

L’interrogatoire entre le médecin et le prisonnier prend très vite une toute allure, inversant les rôles au fur et à mesure du récit, un procédé intéressant permettant de mettre les deux hommes sur un pied d’égalité.

Le prisonnier captive immédiatement l’attention du médecin mais aussi la nôtre. Carrisi a un vrai talent de conteur et son histoire nimbée de tabac et de mystère se révèle envoutante même si je suis un peu restée sur ma faim.

L’auteur dit s’inspirer de faits réels, ce qui est impossible à vérifier évidemment, à commencer par l’identité de cet homme fumant un dernier cigare alors que le Titanic est en train de couler.

Un roman dont on se délecte page après page, à la fois mystérieux, enchanteur, poétique, un conte dont on ne se lasse pas une seconde. Un très beau roman que je vous recommande vivement.

heart_4Lu dans le cadre du cadre du challenge Première guerre mondiale et du défi Les 10 livres à sortir de ma PAL cet automne !! (1/10) :

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Et du Plan Orsec 2014 pour PAL en danger :

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Rome. Sa dolce vita, son Capitole, ses foules de pèlerins, ses hordes de touristes. Sa pluie battante, ses sombres ruelles, ses labyrinthes souterrains et ses meurtriers insaisissables. Marcus est un homme sans passé. Il y a un an, il a été grièvement blessé et a perdu la mémoire. Aujourd’hui, il est le seul à pouvoir élucider la disparition d’une jeune étudiante kidnappée. Sa spécialité : analyser les scènes de crime. Sandra est enquêtrice photo pour la police scientifique. Elle aussi recueille les indices sur les lieux où la vie a dérapé. Il y a un an, son mari est tombé du haut d’un immeuble désaffecté. Elle n’a jamais tout à fait cru à un accident. Leurs routes se croisent pour les conduire chacun au carrefour où il faut choisir entre la vengeance et le pardon.

le-tribunal-des-ames-donato-carrisiauteur-éditeur-pagesLe second thriller de Donato Carrisi ne pouvait que rejoindre mes étagères tant j’avais été agréablement surprise par Le chuchoteur, son intrigue très prenante et pleine de rebondissements. J’avais donc très envie de lire Le tribunal des âmes et vérifier si ce premier coup d’essai serait le seul et bien non, j’ai de nouveau été bien ferrée par cet auteur italien même si je le trouve en dessous du premier, cela reste un bon thriller, qui tient la route.

Rome et sa dolce vita, bon là clairement la dolce vita n’est pas au menu mais un tueur en série et deux personnages principaux : Marcus, un prêtre de l’ordre des pénitenciers amnésique et Sandra, une enquêtrice photo récemment veuve, tous deux sur les traces dun tueur. Pour Sandra, celui de son mari photographe et pour Marcus, le tueur en série.

On retrouve le procédé qui avait fait le succès de son premier roman, mais Carrisi sait se renouveler en nous proposant ici un contexte, une ambiance, très différents du Chuchoteur, nettement moins angoissants, ce qui me va très bien.

La trame du roman est cette fois-ci la vengeance et le désir de justice, les personnages secondaires ont à chaque fois le choix entre faire justice eux-mêmes ou laisser la justice se charger des coupables.

L’histoire est aussi nettement plus complexe, avec des feedbacks incessants dans un passé plus ou moins proche qui nous permettent d’en savoir un peu plus sur les personnages mais il faut parfois une bonne dose de réflexion pour s’y retrouver car plusieurs histoires se mêlent à l’intrigue principale.

Donato Carrisi propose de courts chapitres qui alternent entre les points vues des deux personnages principaux et parsème son récit de fausses pistes et de mystères, de tours de passe-passe, qui manquent parfois de crédibilité, qui relancent toutefois toujours l’intérêt, de ce point de vue, c’est un page-turner assez redoutable.

Quelques bémols toutefois : si vous recherchez un rythme trépident vous en serez pour vos frais, sans que le rythme soit lent, il y a assez peu d’action, et parfois quelques longueurs, les personnages sont aussi moins réussis et intéressants que dans Le Chuchoteur mais ce roman fourmille d’idées et la trame est bien ficelée, il se lit donc très bien, en tout cas moi je l’ai dévoré malgré ces points faibles.

Malgré ces petits défauts, je suis rentré dans l’histoire très vite sans jamais la lâcher et ce jusqu’au bout. Autant dire que le troisième roman de Carrisi sorti il y a quelques semaines rejoindra mes étagères aussi !

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Lu dans le cadre du Plan Orsec 2014 pour PAL en danger :

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Cinq petites filles ont disparu. Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière. Au fond de chacune, un petit bras, le gauche. Depuis qu’ils enquêtent sur les rapts des fillettes, le criminologue Goran Gavila et son équipe d’agents spéciaux ont l’impression d’être manipulés. Chaque découverte macabre, chaque indice les mènent à des assassins différents. La découverte d’un sixième bras, dans la clairière, appartenant à une victime inconnue, les convainc d’appeler en renfort Mila Vasquez, experte dans les affaires d’enlèvement. Dans le huis clos d’un appartement spartiate converti en QG, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire : tous les meurtres sont liés, le vrai coupable est ailleurs.

Quand on tue des enfants, Dieu se tait, et le diable murmure…

Avant d’ouvrir ce livre, je ne savais pas ce qu’était un chuchoteur, et c’est seulement quelques pages avant la fin, que le titre prend tout son sens et la vérité est je dois vous l’avouer assez effrayante ! Véritable fan de la série Esprits Criminels, j’ai retrouvé un peu de cette atmosphère dans ce livre qui met en scène une équipe d’enquêteurs menée par un criminologue.

L’histoire de départ peut faire frémir, voire rebuter, j’ai mis pour ma part beaucoup de temps avant de l’acheter, craignant les détails crus, mais heureusement il n’en est rien. Je ne voulais lire en aucun cas un roman qui aurait narré par le détail la torture et l’agonie d’enfants, je ne l’aurais pas supporté. Le roman est noir, l’atmosphère lourde et pesante, mais Donato Carrisi ne s’appesantit pas sur le macabre, le gore, le sensationnel.

J’avais lu beaucoup de critiques enthousiastes avant de l’acheter et je dois dire, qu’enthousiaste, je le suis aussi, car une fois la lecture entamée, il m’a été impossible de le lâcher, je l’ai littéralement dé-vo-ré !

Les personnages sont assez bien décrits, deux d’entre sont les principaux protagonistes : Goran Gavila, un criminologue dépressif depuis qu’il a été plaqué par sa femme et Mila, une policière, experte dans la recherche d’enfants disparus, qui manque totalement d’empathie. Un duo bancal, complexe et très intéressant, renforcé par trois enquêteurs. Leur but : arrêter le tueur en série surnommé Albert et retrouver vivante la 6è fillette.

Le style est fluide, facile à lire et donne l’envie de tourner chaque page, l’intrigue, prenante et cohérente même si je regrette qu’à la fin, bien trop d’éléments se bousculent et s’enchaînent, entrainant un peu de confusion. L’auteur s’est bien documenté sur les serials killers, j’y ai appris pour ma part beaucoup de choses, notamment sur leur classification et leurs caractéristiques.

Un bon thriller, à lire absolument, qui m’a donné de fausses pistes à suivre, et qui m’a bluffé !

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Lu dans le cadre des challenges ABC Babelio 2012-2013 et Il Viaggio

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