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Posts Tagged ‘eva rice’

Lu dans le cadre des 12 pavés que j’aimerai sortir de ma pal, du Mois anglais

et du challenge 1 pavé par mois :

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Eva Rice, auteur d’un essai et de trois autres romans dont un publié en France en 2007, L’Amour comme par hasard, est née et évolue dans une famille de musiciens; elle-même chante et écrit des chansons. Son roman précédent a été finaliste pour les British Book Awards et fut un bestseller en Angleterre à plus de 200 000 exemplaires. Dans ce nouveau roman, sans qu’il s’agisse d’une suite à proprement parler, on retrouve, pour notre plus grand bonheur, certains des personnages du précédent roman, dix ans plus tard.

Tara Jupp, adolescente un peu fantasque dont l’enfance a été assombrie par la mort tragique de sa mère, vit avec son père vicaire et ses sept frères et soeurs dans un presbytère de cornouailles. Si elle est régulièrement éclipsée par la beauté de sa soeur aînée Lucy, sa voix exceptionnelle la fait clairement sortir du lot et fait d’elle la vedette de la chorale paroissiale.

Quand, lors du mariage de Matilda, elle est invitée à chanter, le mari de la mariée, Bill Laurier, un producteur de disques, craque pour sa belle voix et lui propose de partir à Londres afin d’enregistrer un disque.

Sa vie tranquille de jeune provinciale va alors basculer. Bientôt, accompagnée de sa soeur Lucy, ravissante jeune femme qui brise tous les coeurs mais qui ne rêve que de vieilles pierres, elle partira pour Londres où elle enregistrera un disque et connaîtra le succès artistique, en même temps que ses premiers amours avec un photographe de mode.

Les deux soeurs seront plongées dans le bouillonnement culturel du Londres des « swinging sixties ». Lucy va même se rapprocher d’un certain chanteur et joueur d’harmonica qui deviendra par la suite l’une des plus grandes icônes de l’histoire du rock…

Il y a sept ans déjà, j’avais beaucoup aimé L’amour comme hasard d’Eva Rice, Londres par hasard, qui n’est en aucun cas une suite mais dont on retrouve certains personnages comme Penelope et Inigo, a alors vite rejoint ma PAL pour y croupir toutes ces années !

Dans ce roman vintage, où les éléments de fiction et de la réalité se croisent et s’entremêlent, Eva Rice dresse un tableau saisissant et nostalgique de ces années de swinging London, nous immergeant dans l’ambiance survoltée qui accompagnait les débuts des Beatles et des Rolling Stones, quand Londres était la capitale de la musique et de la mode.

Une foule de personnages singuliers se dresse autour de Tara et de Lucy, des intrigues et imbroglios amoureux et familiaux se multiplient. Dans ce roman d’initiation, notre jeune héroïne va devoir triompher de biens de mésaventures pour tracer son chemin.

Comme dans son précédent opus, j’ai aimé l’ambiance so british, pleine de charme, le récit savamment dosé entre histoires d’amour, humour, folie douce amère, emprunt d’une joyeuse insouciance mais aussi de beaucoup de nostalgie.

Pour autant, j’ai nettement préféré toute la première partie qui se situe dans les Cornouailles et où l’on voit évoluer les deux soeurs pendant plusieurs années à la seconde qui se déroule quasi-exclusivement dans ce swinging London sur quelques semaines, qui m’a moins intéressée et que j’ai trouvé plus plate.

La plume fluide de l’autrice, sa façon de dessiner ses personnages, d’intégrer des personnes ayant réellement existés à son intrigue, de camper une atmosphère sont les atouts indéniables de ce roman, porté par Tara, une héroïne très attachante, marquée par le décès de sa mère, et que l’on a plaisir à voir grandrir et mûrir tout au long du roman.

Même si l’intrigue n’en est pas forcément une et le dénouement un peu trop prévisible à mon goût, Londres par hasard est une lecture agréable, charmante, divertissante et agréable à lire. Les pages se tournent toutes seules et je suis venue à bout de cette belle brique que j’ai refermé le sourire aux lèvres !

Vous l’avez compris, j’ai été globalement séduite par ce roman so british mais je pense qu’il ne me marquera et que je l’oublierai assez vite. Si vous souhaitez découvrir Eva Rice, je vous conseille plutôt L’amour comme par hasard, qui pour moi, est un réel bijou.

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1954, Pénélope et Charlotte, de jeunes anglaises issues de familles aristocratiques mais désargentées, sont folles du chanteur Johnnie Ray, qui fait fureur des deux côtés de L’Atlantique. Harry, le cousin de Charlotte, essaie de conquérir une extravagante actrice américaine qui s’est fiancée avec un autre. Pénélope, elle, est subjuguée par l’irrésistible Rocky Dakota, un imprésario hollywoodien de vingt-cinq ans son aîné. Mais Rocky s’intéresse-t-il à elle ou à sa mère, une veuve éblouissante qui ne s’est jamais remise de la mort de son mari bien-aimé au champ d’honneur ?

l-amour-comme-par-hasard-eva-riceauteur-éditeur-pagesAujourd’hui on fait une petite pause dans les lectures de Noël pour se plonger au coeur des années 50 et du rock’n roll avec ce très chouette roman d’Eva Rice, L’amour comme par hasard. Si vous cherchez un roman distrayant, pétillant et frais comme du champagne, ne cherchez plus, celui-ci est le livre de la situation !

Angleterre, 1954. La perfide Albion panse encore ses blessures de la Seconde Guerre mondiale et les anglais doivent toujours compter avec le rationnement. Tout commence par une rencontre fortuite à un arrêt de bus entre deux jeunes filles de 18 ans, passionnées toutes les deux par le chanteur américain Johnnie Ray, qui est alors le chanteur pour midinettes par excellence, plus pour longtemps puisque les demoiselles vont bientôt lui préférer le King. La pétulante Charlotte et la sage et réservée Pénélope vont vite devenir inséparables.

Pénélope s’étiole un peu à Milton Magna Hall, un grand manoir délabré et très célèbre de la campagne anglaise, coincée entre sa mère, une très belle veuve de guerre âgée seulement de 37 ans, et son frère cadet Inigo, fou de rock et fan d’Elvis Presley. Charlotte vit à Londres et est la dactylo attitrée de sa tante qui peine à terminer ses mémoires. Les deux jeunes filles appartiennent à la bonne société mais sont aussi passablement désargentées, et bien contentes de pouvoir profiter des largesses d’amies plus fortunées qui leur permettent de faire bonne chair au restaurant.

Eva Rice nous invite ici aux jeux de l’amour et du hasard, entre thés copieux chez l’irrésistible tante Clare, soirées arrosées de la gentry, amours contrariées, émancipation de la jeunesse qui souhaite s’amuser et oublier la guerre, fossé qui sépare les adolescents de l’après-guerre et leurs parents, la rivalité entre l’Angleterre et l’Amérique qui vit alors son âge d’or, et l’évolution de la société des années 50. L’auteure parsème son récit de quelques secrets de famille, imprime une ambiance très musicale et rythmée, et met en scène une galerie de personnages savoureux et très intéressants.

J’ai beaucoup aimé ce roman so british, plein de charme, savamment dosé entre histoires d’amour, humour, folie douce amère, emprunt d’une joyeuse insouciance mais aussi de beaucoup de nostalgie. L’amour comme par hasard est une immersion réussie au coeur des années 50 qui nous entraine dans un fol tourbillon. Un roman que je vous conseille vivement et que j’ai été bien triste de quitter, j’aurais aimé rester encore avec Pénélope, Charlotte, Inigo et tous leurs amis.

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Lu dans le cadre d’une lecture commune avec Natiora et Fanny des challenges La plume au féminin édition 2013 et God save the livre édition 2013  :

   

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