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Posts Tagged ‘Évariste galois’

A quinze ans, Evariste Galois découvre les mathématiques ; à dix-huit, il les révolutionne ; à vingt, il meurt en duel. Il a connu Raspail, Nerval, Dumas, Cauchy, les Trois Glorieuses et la prison, le miracle de la dernière nuit, l’amour et la mort à l’aube, sur le pré. C’est cette vie fulgurante, cette vie qui fut un crescendo tourmenté, au rythme marqué par le tambour de passions frénétiques, qui nous est ici racontée.

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Évariste ! C’est bien sûr Évariste Gallois, un mathématicien de génie mort en duel en 1832. L’époque est trouble : Charles X, dernier roi de France, a été chassé du trône par la révolution de 1830 et Louis-Philippe est devenu roi des français.

Républicain de la première heure, Évariste monte sur les barricades, fréquente la Société des amis du peuple, s’enrôle dans la Garde Nationale et finit même dans une geôle de Sainte Pélagie pour son militantisme. Il va révolutionner les mathématiques, cinq ans seulement après les avoir découverts, à une époque où l’on préférait les belles-lettres.

Avant de vous livrer mon avis je dois vous faire une confidence : s’il y a bien une matière que j’ai haï (et ce vocable atténue encore mon ressentiment) durant toute ma scolaire ce sont les mathématiques. Une vraie bête noire, de quoi me coller des sueurs froides et faire des cauchemars.

Pourquoi diable alors vouloir lire un roman dont le héros est Evariste Galois, génie des mathématiques ? Pour sa fin tragique et terriblement romanesque à l’âge de 20 ans.

Ce roman de François-Henri Désérable m’a permis de faire plus ample connaissance avec Evariste Galois sur lequel on sait finalement assez peu de choses et qui a laissé pour testament sept pages sur lesquelles il a couché la fameuse définition des groupes formels (ne me demandez pas ce que c’est, c’est littéralement du chinois pour moi !) la nuit même où il fut tué en duel.

Par qui ? Pour qui ? On n’en sait fichtrement rien non plus ! Désérable reprend la théorie la plus courante mais on ne sait rien. Dans ce roman d’ailleurs, l’auteur ne fait qu’échafauder des théories puisque de la vie d’Evariste, on ne sait rien je le répète. D’où le « roman » en-dessous du titre et non biographie.

La courte vie de ce républicain convaincu a donc pris fin quelques semaines après son 20è anniversaire, le roman qui lui est consacré contient donc 20 chapitres et revient succinctement sur sa famille, sa scolarité à Louis-Le-Grand, à l’Ecole préparatoire et à l’Ecole Normale, sa rencontre avec les mathématiques, son engagement républicain et sa mort à l’hôpital Cochin le lendemain de son duel, touché par une balle en plein dans l’estomac.

Avec aussi peu d’éléments, François-Henri Désérable pouvait donc se lâcher et faire un grand roman, malhreusement il n’en est rien. Certes, l’homme a du talent,il fait preuve de style et manie tour à tour le moderne et le désuet, l’élégance et la vulgarité, c’est sans doute ce mélange des genres qui m’a très vite lassée, au bout de 40 pages j’ai failli jeté l’éponge mais je me suis accrochée, voulant connaître davantage Evariste.

Hélàs pour moi, me suis ennuyée ferme tout au long du récit et j’aurai mieux fait de me contenter de la page Wikipedia consacrée à Evariste, elle m’aurait appris autant et m’aurait moins ennuyée. Cet homme incompris et génial méritait mieux que ce pensum, certes court, mais que j’ai mis des jours à lire !

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