Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘feel-good book’

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

challenge-un-pave-par-mois

Et si, pour reprendre goût à la vie, vous remettiez votre destin aux mains d’un inconnu ? Jonathan, la quarantaine, divorcé, s’enferme dans son train-train quotidien. Hannah, au contraire, éternelle optimiste, profite de chaque instant et ne tient pas une minute en place. Mais ce premier janvier chamboule tout pour eux.
Jonathan trouve sur son vélo un mystérieux agenda rempli d’étranges invitations : marcher pieds nus dans l’herbe, dormir à la belle étoile, manger des gâteaux jusqu’à en avoir mal au cœur… S’il considère ces activités comme plus extravagantes les unes que les autres, il finit par se prendre au jeu, curieux de voir ce qui se passera. En quelques mois, il est changé. Se pourrait-il qu’il soit heureux ? Son conjoint ayant disparu, Hannah, elle, est plus perdue que jamais.
Jonathan ignore cependant qui est l’auteur de ces pages et qu’il s’agit là d’une ultime déclaration d’amour, une déclaration à laquelle Hannah n’est peut-être pas étrangère.

Hambourg, 1er janvier. Jonathan N. Grief, a, comme chaque matin à 6h30 précises, chaussé ses tennis, enfourché son VTT en dépit du froid glacial pour son tour quotidien au lac Aubenalster.

Après sa séance de sport, il revient à son vélo et voit un sac accroché dessus. Intrigué, il découvre un agenda. Il interroge un homme à l’allure d’Harry Potter et d’autres passants mais ne retrouve pas le propriétaire du filofax.

Persuadé qu’il s’agit d’une erreur, il fouille l’agenda de fond en comble sans résultat, le nom du possesseur n’y est pas. Il pense amener l’agenda aux objets trouvés mais en découvrant 500 euros dedans y renonce, préfèrant se rendre le 4 janvier au rendez-vous dument noté et le rendre ainsi à qui de droit.

Deux mois plus tôt, Hannah est sur le point d’ouvrir son agence de garde d’enfants et d’organisation d’évènements avec son amie Lisa. En ce jour d’inauguration de Galopins & Co, elle compte sur son amoureux depuis 5 ans, Simon, pour apporter les ballons et tout le matériel à bord de sa voiture.

A quelques minutes de l’ouverture, toujours pas de Simon. Hannah fonce chez lui et le découvre au lit. Il a beau arguer une grande fatigue et de la fièvre, elle le tire du lit pour jouer un clown le temps d’une après-midi comme prévu.

Simon la suit mais bientôt, un malaise le prend et il est emmené aux urgences. Lorsque les résultats tombent, ils sont sans appel, Simon a un cancer déjà métastasé et seulement quelques mois à vivre.

Marqué par cette maladie qui a emporté ses parents, Simon préfère rompre et rendre sa liberté à Hannah qui ne l’entend pas de cette oreille. Elle lui concocte une année parfaite avec des rendez-vous précieusement notés sur un agenda qu’elle lui offre le 31 décembre.

Mais le 1er janvier au matin, Simon a disparu et son agenda avec lui…

Ton année parfaite est le premier roman de la journaliste allemande Charlotte Lucas qui jusqu’alors s’était cantonné aux thrillers sous le nom de Wiebke Lorenz. Voilà un feel-good book comme je les aime qui se conforme aux attentes du genre tout en s’écartant des sentiers battus pour être un peu plus original et c’est très réussi.

Prenant comme base la liste de choses à faire, sujet ô combien rebattu, l’héroïne la transpose sous forme d’agenda et de pensées positives afin de donner envie à son amoureux l’envie de se battre contre son cancer et de ne pas accepter l’inéluctable.

Hannah est une éternelle optimiste. Mais quand son conjoint disparaît, elle se sent totalement perdue. Jonathan est un quadragénaire divorcé qui s’enferme dans sa routine. Président d’une maison d’édition prestigieuse, il n’a aucun goût pour le travail et aucun ami. Et lorsqu’il trouve l’agenda l’invitant à découvrir des actions simples qui l’aideraient à retrouver le bonheur : marcher pieds nus dans l’herbe, regarder les étoiles ou manger des gâteaux, il le fait sien et l’applique à la lettre.

Charlotte Lucas nous propose ici deux histoires parallèles avec deux héros bien distincts que l’on va suivre pendant plusieurs mois, celles de Hannah et de Jonathan qui vont finir par se rejoindre grâce à l’agenda.

Cet outil qui devait redonner goût à la vie à Simon va aider Jonathan à revoir son quotidien, ses bonheurs et l’amener à s’interroger sur sa mère qui a préféré abandonner son fils unique pour retourner dans son pays l’Italie et dont il est sans nouvelle depuis près de trente ans.

Une jolie histoire pleine de lumière et d’espoir, d’amour aussi, qui fait du bien, bien que traitant de sujets assez graves comme le cancer, le deuil, l’abandon, le divorce, l’alcoolisme ou la pauvreté et que je vous recommande pour cet été. Il saura vous divertir mais aussi vous interroger sur ce que vous pourriez faire si vous étiez confronté à ces problématiques.

Un grand merci à Anne et aux éditions Presses de la cité pour cette lecture, j’ai adoré et bravo pour cette couverture très jolie signée Constance Clavel !

Publicités

Read Full Post »

Du haut de mes trente-deux mètres, je les regarde vivre sur la place du village. Depuis cent trois ans, je partage leurs nuits et leurs jours, j’effeuille leurs amours et parfois j’envie leurs cris de joie.

En ce matin du 1er mars, François Lebrun, l’employé municipal zélé cloue un avis d’abattage sur le platane centenaire qui ombrage ce village de Provence. Lorsque Clément Pujol aperçoit le papier en rentrant de l’école, il le déchire et le jette à terre.

Décidé à sauver cet arbre, le jeune garçon particulièrement culotté et effronté, entraine avec lui Suzanne la patronne du bar PMU, Fanny une styliste culinaire, Manu un travailleur saisonnier, Raphaël un dentiste, Adeline et Violette pour mener la fronde contre le maire qui a signé l’arrêté municipal condamnant l’arbre centenaire à l’arrachage le 21 mars, jour du printemps !

Ensemble, ils s’unissent pour combattre cette sentence absurde, tandis que l’arbre les observe et vibre avec humour et philosophie au rythme de leurs émotions et de leurs conflits.

Qui l’emportera ? Le pouvoir ou la solidarité des villageois ?

Un arbre, un jour… est le troisième roman de Karine Lambert qui a déjà connu le succès avec L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes et Eh bien dansons maintenant ! (dans ma PAL). C’est pour ma part ma première rencontre avec l’auteure et je ressors de ma lecture sous le charme de cette histoire très simple mais qui fait du bien, exactement ce que j’attends d’un roman feel-good !

Karine Lambert nous propose ici un roman choral tendre et plein d’émotions. Du 1er au 21 mars, nous suivons le quotidien parfois difficile de huit habitants de ce petit village provençal et leur combat pour défendre l’arbre qui les a vus naître et grandir. Tour à tour François, Clément, Suzanne, Adeline, Violette, Manu, Raphaël, prennent la parole et se racontent. Des hommes et des femmes ordinaires avec leurs défauts et leurs qualités, qui, par la force des choses, peuvent se révéler extraordinaires et capables de se battre pour ce en quoi ils croient.

Mais le platane n’est pas en reste et livre lui aussi ses sentiments et les souvenirs qui ont émaillé sa vie depuis le moment où il a été arraché à sa famille jusqu’à aujourd’hui. Il crie son envie de vivre et de continuer à côtoyer les hommes, à être témoin de la grande comme de la petite histoire, comme il a toujours fait depuis cent ans qu’il trône sur la place du village.

On pourrait croire en commençant le roman que le récit va être ultra léger mais il n’en est rien. Si il met du baume au coeur en montrant la belle solidarité entre les habitants du village pour sauver leur arbre, cette lutte contre le pouvoir municipal va libérer la parole et faire resurgir des sentiments cachés, des choses tues depuis des décennies et va permettre aussi des réconciliations.

L’auteure nous questionne également sur le végétal et la place des arbres et de la nature dans nos vies, des réflexions intéressantes que l’on ne retrouve pas souvent dans nos lectures et j’ai aussi beaucoup aimé cet aspect-là du roman.

Des thèmes intéressants, des personnages attachants et bien dessinés, un vrai suspens autour de l’abattage de l’arbre (aura-t-il lieu ou sera-t-il sauvé ?), vous l’aurez compris, une lecture doudou que j’ai dévoré, un moment doux et tendre que j’ai beaucoup aimé. Je ne peux que vous encourager à découvrir à votre tour Un arbre, un jour… avec lequel j’en suis sûre vous passerez un délicieux moment.

Un grand merci aux éditions Calmann-Lévy pour cette jolie lecture !

Read Full Post »

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

challenge-un-pave-par-mois

– J’en ai ras le bol des mecs. J’en ai plus qu’assez de vos sales coups ! C’est votre tour de souffrir !
Et là, trempée, titubante, je prends une décision sur laquelle je jure de ne jamais revenir : je ne vais plus rien leur passer. On remet les compteurs à zéro. Je vais me venger de tout. Puisque aucun bonheur ne descendra d’un ciel illusoire, je suis prête à aller chercher le peu qui me revient jusqu’au fond des enfers.
La gentille Marie est morte. C’est la méchante Marie qui est aux commandes. Désormais, je renvoie les ascenseurs. Les chiens de ma chienne sont nés et il y en aura pour tout le monde. La vengeance est un plat qui se mange froid et je suis surgelée. La rage m’étouffe, la haine me consume.

Marie vit depuis dix ans avec Hugues. Dix ans qu’elle accepte de vivre au jour le jour, sans faire de projets d’avenir, tout ça par amour pour lui. Dix ans qu’elle ne voit plus ses amis et quasiment plus sa famille, Hugues l’ayant coupé de tous ceux qu’elle aime.

Heureusement, il reste Petula, fidèle au poste, sa meilleure amie qui enchaîne les déceptions sentimentales, et qui travaille avec Marie pour un créateur de matelas haut de gamme.

C’est alors qu’elle pensait qu’il allait enfin lui mettre la bague au doigt, que Hugues la quitte pour une femme plus jeune et surtout plus jolie qu’elle. Non content de la jeter tel un kleenex, le mufle l’a met à la porte illico presto puisque leur nid douillet lui appartient et qu’il est pressé d’y amener sa nouvelle conquête.

Et comme un malheur n’arrive jamais seul, le directeur de sa boîte décide de dégraisser sa masse salariale afin que les actionnaires s’en mettent plein les poches et confie cette délicate mission à Marie, en charge du service du personnel.

Mais Marie n’a aucune envie de priver de leur travail ses collègues et décide de prendre la tête de la fronde. Et là, au milieu de cette agitation sociale, sans crier gare, voilà que débarque un admirateur secret, avec son lot de lettres anonymes remplies d’amour…

J’avais beaucoup aimé Demain j’arrête ! et Complètement cramé !, j’étais donc ravie de retrouver Gilles Legardinier à l’occasion de Ça peut pas rater ! qui attendait sagement dans ma PAL depuis près de deux ans.

Vous le savez, j’aime beaucoup les feel-good books qui sont à la fois drôle et apportent font beaucoup de bien au moral et je dois dire que ce roman remplit très bien son rôle même si je le trouve nettement moins bon que les deux précédents.

La faute sans doute à un humour plus lourd, une histoire assez plate et surtout à l’héroïne de ce récit qui m’a un peu tapé sur les nerfs. J’ai trouvé intéressants les moments passés dans la société de Marie et de Petula, et je pense que Gilles Legardinier aurait pu se contenter de creuser cette partie et nous épargner le jeu de pistes qui nous conduit à l’amoureux transi de Marie.

L’auteur a voulu cocher toutes les cases du cahier des charges du roman feel good book et finalement pèche par ses excès. C’est franchement dommage car le roman pouvait tenir sur l’humour et la contestation sociale, ce qui l’aurait sorti des sentiers battus et en aurait fait un roman plus original.

Comme je vous le disais plus haut, c’est pour l’instant le roman de Gilles Legardinier que j’aime le moins, ce qui ne m’empêchera pas de tenter cet auteur à nouveau, en espérant être davantage séduite.

Ces bémols mis à part, Ça peut pas rater ! est une comédie qui réserve de bons moments où l’on rit et qui se lit formidablement bien grâce à l’écriture fluide de Gilles Legardinier, ses chapitres courts, ses alternances de moments drôles et tendres.

Belette qui m’a accompagné dans cette lecture l’a bien aimé aussi et vous pouvez retrouver son ici.

Read Full Post »

Traverser la France en covoiturage… Camille s’en souviendra longtemps ! Son chauffeur, un vrai goujat, l’a abandonnée comme une malpropre sur une aire d’autoroute. En plus, elle n’a vraiment pas envie de participer à la réunion familiale annuelle dans le Midi. Qui aurait envie d’entendre à nouveau la litanie : « Ah, toujours pas de bébé ? Même pas de fiancé ? »
Mais pour le moment, elle doit attendre sagement au bord de l’autoroute que sa cousine vienne la chercher. Mais elle ne l’attend pas seule. À ses côtés, Julien, un inconnu qui lui a offert un café. Ils discutent toute la nuit, et au matin, chacun reprend sa route, sans échanger de nom ni d’adresse.

Comme chaque été, Camille s’apprête à rejoindre ses parents pour une semaine d’agapes dans le sud. Elle passe une dernière soirée avec la concierge de son immeuble, madame Bonabonheur, avec qui elle a lié une solide amitié, malgré leur différence d’âge.

Le lendemain matin, elle rejoint le point de ralliement convenu avec le propriétaire de la voiture qu’elle a réservé sur une plate-forme de covoiturage. Le voyage promet d’être long car Alfred Demusset est particulièrement tatillon sur l’attitude de ses passagers et sur la ponctualité.

Au premier arrêt, Camille angoisse à l’idée de remonter dans le véhicule de celui qui est loin d’être un poète et lorsqu’elle sort de la station, il pleut averse. Elle s’engouffre dans le monospace et se rend compte alors qu’elle s’est trompée de voiture et que ce maudit Alfred est reparti sans elle !

Elle fait ainsi la connaissance de Julien qui revient d’un séminaire de travail et entre eux le courant passe tout de suite, un vrai coup de foudre ! Leur chemin se sépare pourtant au bout de quelques heures sans qu’ils aient échangé leurs coordonnées…

Le bonheur arrive toujours sur la pointe des pieds est le premier roman de Tiphaine Hadet et je l’espère pas le dernier tant j’ai eu plaisir à le lire. Lauréate de plusieurs concours d’écriture, elle a été remarquée et encouragée par Agnès Martin-Lugand, rien que ça !

Voilà en tout cas un joli roman que j’ai dévoré en quelques heures, une histoire bien agréable, portée par des personnages attachants, quoiqu’un peu trop caricaturaux, qu’on suit avec plaisir.

Le récit commence avec Camille et dès sa rencontre avec Julien, l’auteure alterne alors les chapitres entre les deux héros, menant ainsi deux récits en parallèle. L’histoire tient à la fois de la romance et du feel-good book car s’il y a beaucoup de romantisme et d’émotions, l’auteure a aussi un bon sens de l’humour et parsème son récit de situations cocasses et d’une bonne dose de culture mainstream.

J’ai accroché immédiatement à l’histoire de Camille et surtout à la plume de Tiphaine Hadet que j’ai trouvé fluide et dynamique et qui nous propose ici un roman très frais, idéal pour passer un bon moment en ce début de printemps.

Si les héros ne sortent guère des sentiers battus : des trentenaires qui ne croient plus en l’amour, l’histoire en elle-même est originale avec l’apport du covoiturage et l’auteure se sert très habilement de cette singularité.

Une romance drôle et pleine de rebondissements mais pas que. Au-delà de ce coup de foudre et de tout ce qui en découle, Tiphaine Hadet raconte également l’histoire d’amour avortée de la concierge de Camille et ce volet-là, secondaire au demeurant, est bourré d’émotions et m’a fait versé ma petite larme.

Une très bonne surprise et une romance que je vous conseille, entre drôlerie, situations cocasses et d’autres plus dramatiques, j’ai à la fois ri et pleuré et surtout passé un excellent moment en compagnie de Tiphaine Hadet et de ses personnages.

Un grand merci à Elise et aux éditions City pour cette lecture, j’ai adoré !

Read Full Post »

À tout juste trente ans, Rose s’est enfermée dans une vie terriblement routinière, et elle sent la vie lui filer entre les doigts. Rose rêverait de pouvoir tout quitter et tout recommencer. Loin du métro parisien, du boulot et des habitudes qui l’emprisonnent. Un jour, sa mère l’inscrit à un concours et, miracle, elle gagne le gros lot : six mois offerts sur une île en Australie. Rose n’hésite pas longtemps, elle va enfin réaliser son rêve. Vivre différemment, ailleurs. A l’autre bout du monde, elle rencontre des personnages excentriques qui la poussent à se remettre en question. Au fil de ses aventures, entre rires et larmes, elle repart à la conquête du bonheur. Et sa vie en est transformée à tout jamais…

Rose est une jeune parisienne de trente ans, amoureuse de James Blunt, qui travaille dans les ressources humaines. Depuis que son père a quitté le domicile familial vingt-cinq ans plus tôt, elle a développé d’une phobie particulièrement handicapante, que son psychiatre a baptisé « le syndrome de Rose » puisqu’elle semble être la seule au monde à être atteinte : elle ne peut jamais rien quitter.

Son quotidien professionnel, amoureux, amical… sa vie tout simplement est très compliquée puisque quelqu’un doit lui donner l’autorisation pour se lever le matin, sortir de sa chambre, se déshabiller, éteindre son ordinateur, sortir de son bureau ou des toilettes… Un véritable engrenage qui virerait à l’enfer si elle ne pouvait pas compter sur sa mère Jeanne avec qui elle habite, Clara et Julie, ses meilleures amies et Arnaud, son collègue qui lui porte une attention particulière.

Rose souffre de cette situation mais se sent incapable d’en sortir. Mais lorsqu’un beau matin, son chef lui apprend qu’elle est licenciée, sa mère lui propose de participer à un concours. L’heureux(se) gagnant(e) deviendra gardien d’une île d’Australie pendant six mois.

Poussée par Jeanne, elle envoie sa candidature et contre tout attente, gagne. Elle devra pendant six mois vivre totalement isolée, sans pouvoir compter sur l’aide de personne pour lui donner l’autorisation de quitter quoique ce soit.

Après la très belle surprise que fut Rêver n’est pas un vilain défaut, j’étais très heureuse de retrouver une des publication des éditions City avec Là où la vie t’emmène… de Alban Gallée. J’avais trouvé la quatrième de couverture plutôt originale et je m’attendais à un feel-good book comme je les aime et ce ne fut pas tout à fait le cas.

Autant la première partie qui a pour cadre Paris et le quotidien de Rose avec sa mère, ses amies et ses collègues, m’a bien plu par son côté feel-good à souhait mâtiné de romance mais dès que notre héroïne pose les pieds sur l’île déserte, ça se gâte.

La phobie dont souffre Rose et ses conséquences est bien traitée à Paris mais lorsqu’elle se retrouve seule sur son île, on tourne vite en rond puisque personne n’est là pour autoriser Rose à faire des choses : elle reste donc cloîtrée à l’intérieur, sans voir personne, ni visiter l’île.

Le summum étant que quelques jours après son arrivée, elle allume son ordinateur pour publier son premier article sur le blog que les organisateurs du concours ont mis en place et qu’elle doit alimenter, et ne peut le quitter. Pendant plusieurs jours, elle va donc rester sur sa chaise sans boire ni manger, ce qui n’est pas crédible puisqu’elle est tout de même dans un climat caniculaire et que dans ce cas-là, elle aurait été sévèrement déshydratée.

Ce qui faisait le charme du roman à Paris devient inintéressant à partir du moment où elle est en Australie. J’attendais beaucoup de ce séjour qui devait, en tout cas je le pensais, permettre à Rose à tenter de dépasser sa phobie mais au lieu de ça elle se trouve dans des situations abracadabrantesques qui l’obligent à garder les mêmes vêtements pendant la quasi totalité du séjour.

L’histoire n’est plus crédible à partir de ce moment-là, en tout moi je n’y ai pas cru, devinant facilement les tenants et aboutissants du concours même si j’ai été surprise par un twist que je n’avais pas vu venir mais qui ne m’a pas convaincue, je suis trop rationnelle pour apprécier l’aspect fantastique que l’auteur a mis dans son dénouement.

Vous l’aurez compris, j’ai un avis mitigé sur ce roman. J’ai apprécié le personnage de Rose et dans l’ensemble tous les protagonistes de ce récit, la première partie à la fois drôle et attendrissante mais la seconde, m’a laissé de marbre.

Merci à Elise et aux éditions City pour cette lecture !

Read Full Post »

À bientôt trente ans, Elisabeth a des rêves plein la tête. Elle aimerait être écrivain, voudrait être un peu moins enrobée et ne plus être l’éternelle célibataire que l’on regarde avec pitié. Mais voilà, elle fait partie des femmes qui passent inaperçues.
Trop c’est trop ! Invitée à la soirée de gala des anciens étudiants (qu’elle n’a pas revu depuis dix ans), elle décide qu’elle n’ira pas toute seule pour ne pas subir les moqueries de ses anciennes camarades. Il lui faut un petit ami, et vite. La seule solution ? Engager un acteur !

Elisabeth Wood vit à New York depuis qu’elle a plaqué l’Angleterre et ses études de droit. Elle travaille pour la petite librairie d’Alice à Brooklyn et rêve d’être écrivain. En attendant, elle habite l’immense appartement de sa belle-mère dans Manhattan.

Sa vie amoureuse est d’un calme plat et sa vie sociale se résume à son amitié avec l’excentrique Kathleen, diamétralement opposée à elle qui est plutôt du genre coincé, avec quelques kilos en trop et une maniaquerie proche du TOC.

Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si la soirée de gala des anciens étudiants de sa fac ne pointait pas le bout de son nez. Impossible d’y échapper puisqu’elle est organisée par sa belle-mère mais elle ne peut se résoudre à retourner en Angleterre sans personne à son bras.

C’est alors qu’elle a l’idée d’embaucher un comédien pour jouer le rôle de son petit ami. Mauvaise idée car l’homme qu’elle a embauché a été retenu pour un film et envoie son cousin à sa place. Damon se révèle bien trop séduisant, charismatique et arrogant pour que leur couple soit crédible. Pour une fois, le destin n’aurait-il pas pu lui donner un petit coup de pouce ? Mais Elisabeth doit faire avec…

J’ai commencé le mois de février par une romance et je l’ai clôturé par une autre toute aussi réussie : Rêver n’est pas un vilain défaut de Carole Cerruti. Cette romance qui reprend tous les codes du genre tout en s’amusant aussi s’est révélée très drôle grâce à Elisabeth, un personnage très attachant, véritable poissarde de l’amour.

J’ai accroché immédiatement à l’histoire de Liz et surtout à la plume de Carole Cerruti que j’ai trouvé fluide et dynamique et qui nous propose ici un roman très frais, idéal pour passer un bon moment.

Si l’histoire en elle-même n’est pas forcément des plus originales : Liz a bientôt 30 ans, quelques kilos en trop, des vêtements qui ne la mettent pas en valeur, une vie amoureuse désertique et elle va tomber amoureuse d’un acteur ultra canon dont l’ex a le physique d’un top modèle.

Dis comme ça, vous vous dites rien de nouveau sous le soleil. Et pourtant, une fois la première page lue, difficile de lâcher Rêver n’est pas un vilain défaut jusqu’à la dernière ligne grâce au talent de l’auteure et à un récit qui n’est pas linéaire.

Un roman drôle et plein de rebondissements mais pas que. Carole Cerruti n’épargne pas son héroïne dont on rit parfois à ses dépends et lui en fait voir de toutes les couleurs mais il y a aussi beaucoup d’émotion. Liz souffre de l’absence de sa mère, décédée alors qu’elle n’était qu’une enfant, vite oubliée par son père qui s’est remarié dans la foulée à une femme qui reproche sans cesse à Liz son manque d’allure et de féminité et qui l’a doté d’une demi-sœur qui n’a de cesse de l’humilier.

Au-delà de l’histoire d’amour improbable entre une petite libraire quelconque et un très bel acteur en passe de réussir, j’ai beaucoup aimé le lien qui unit l’héroïne à sa grand-mère, une vieille dame qui vit ses dernières heures et qui voudrait tant que sa petite-fille se réalise enfin en tant qu’écrivain.

C’est aussi ça qui fait le charme de l’histoire : tout ne se résume pas à l’histoire d’amour entre Liz et Damon et surtout, le roman aborde bien d’autres thématiques comme le deuil, la confiance en soi… et jusqu’à la fin, on se demande comment l’auteure va clôturer son récit car l’intrigue est menée de telle sorte, qu’il y a toujours un rebondissement qui relance le roman.

Une très bonne surprise et une romance que je vous conseille, entre drôlerie, situations cocasses et d’autres plus dramatiques, j’ai à la fois ri et pleuré et surtout passé un excellent moment en compagnie de Carole Cerruti et de ses personnages.

Un grand merci à Elise et aux éditions City pour cette lecture, j’ai adoré !

Read Full Post »

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

challenge-un-pave-par-mois

Californienne de trente-quatre ans, mère de deux adorables chipies et illustratrice pour une super maison d’édition, Lili semble mener une vie rayonnante. Pourtant, derrière son sourire et son grand sens de l’autodérision, la jeune femme peine à se remettre du décès accidentel de son mari, trois ans plus tôt. Depuis, et au grand dam de Rachel, sa sœur cadette qui s’évertue à placer de sémillants célibataires sur son chemin, le cœur de Lili est en stand by.
Mais un vent nouveau s’apprête à souffler. Chargée d’illustrer une encyclopédie de botanique, la jeune femme se voit imposer des cours de jardinage, le samedi matin, au beau milieu d’un parc de L.-A. L’heure est venue pour la jeune femme de troquer pyjama et télé contre une paire de bottes et du compost ! Mais comment tisser des liens avec des inconnus ? Lili est-elle vraiment prête à quitter sa zone de confort ?

Lilian Girvan habite Los Angeles, elle est maman de deux fillettes Annabelle et Clare et veuve depuis quatre ans. Inconsolable depuis la mort accidentelle de son mari, décédé quasi sous ses yeux, elle a fait une croix sur sa vie de femme pour se consacrer à ses enfants âgées de cinq et sept ans.

Illustratrice pour Poplar Press, une maison d’édition spécialisée dans les manuels scolaires, Lili mène une vie très routinière entre d’un côté son job et de l’autre sa vie de maman.

Heureusement, elle peut compter sur sa sœur cadette Rachel qui s’incruste chaque soir pour le diner et qui a pris le relai de sa sœur auprès des filles lorsque Lili a fait une terrible dépression et a du être internée dans un hôpital psychiatrique pendant plusieurs mois.

Un beau matin, sa chef Roberta, la convoque dans son bureau. Lili est persuadée qu’elle va être licenciée car Poplar Press est en difficulté mais en fait elle lui offre une nouvelle mission confiée par la société Bloem : illustrer une encyclopédie de botanique entièrement consacrée aux légumes.

Pour ce faire, elle a carte blanche mais doit suivre un cours de jardinage orchestré par le séduisant Edward Bloem…

Les cœurs brisés ont la main verte est un feel good book comme je les aime, plein d’émotion, que j’ai littéralement dévoré. Il faut dire que la plume fluide et vive de l’auteure nous fait tourner les pages toutes seules et qu’il renferme tous les ingrédients nécessaires à un roman doudou : de l’amour, de l’humour, des personnages attachants et cabossés par la vie.

Abbi Waxman nous livre aussi un très beau roman sur le deuil, sans jamais tomber dans le pathos, à travers Lili, qui peine à refaire sa vie après la mort de son mari, qui n’a pas envie de l’oublier ni de le remplacer. Mais aussi à travers les deux fillettes : Annabelle qui souffre beaucoup de l’absence de son père et qui considère ses parents toujours unis par les liens du mariage. Elle n’avait que trois ans à la mort de son père et son souvenir s’efface peu à peu et elle en souffre. Quant à Annabelle qui n’était qu’un bébé, elle n’a bien évidemment aucun souvenir de Dan et estime que sa mère peut se remarier.

A travers Rachel également, une brillante avocate célibataire, qui a mis sa vie amoureuse entre parenthèse pour mieux épauler sa sœur et ses nièces. Les deux jeunes femmes ont une relation fusionnelle et Rachel ne cesse de dire à Lili qu’elle doit tourner la page et qu’en le faisant, elle ne trahira pas Dan pour autant. Elle adorait son défunt beau-frère qu’elle considérait comme son meilleur ami et ne supporte plus que sa sœur passe à côté de sa vie en s’oubliant à ce point et lui organise des rendez-vous malgré elle !

Ce roman aborde aussi l’amitié, celle de Lili avec les autres participants du cours de jardinage, tous cabossés par la vie, tous très différents et attachants, qui apprennent à cultiver l’amitié en même temps que les légumes.

Malgré le thème principal du roman, le deuil, le récit ne tombe jamais dans le pathos comme je l’ai dit plus haut, il est au contraire bourré d’humour et finit par lorgner du côté de la romance, sans qu’elle ne soit jamais au premier plan.

On pourra sans doute reprocher à Abbi Waxman de ne pas sortir des sentiers battus et de nous offrir une galerie de personnages biens comme il faut : les profs retraitées et lesbiennes, le trader malade du cœur, le geek surdoué qui vit dans une caravane, la mère célibataire issue du ghetto, etc. mais on lui pardonne bien volontiers tant son roman met du baume au cœur et le sourire aux lèvres.

Si vous avez envie d’un bon roman feel good, avec des personnages attachants, de l’émotion, de l’humour et de l’amour, je ne peux que vous conseiller Les cœurs brisés ont la main verte, il vous fera passer un joli moment, assurément !

Read Full Post »

Older Posts »