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Posts Tagged ‘feel-good book’

Jeanne s’apprête à fêter ses 49 ans, seule dans son appartement parisien, avec un macaron beurre salé en guise de gâteau d’anniversaire. Mais sa vie monotone et bien rangée est bousculée par le décès de sa tante.
Elle quitte Paris pour assister aux obsèques dans son village natal, en Bretagne. Un lieu où elle n’était pas retournée depuis 26 ans, après avoir coupé les liens avec sa famille. Jeanne voulait que rien ne lui rappelle Pierre, son fiancé décédé brutalement la veille de leur mariage. Là, elle croise des amis d’enfance et respire des parfums qui lui rappellent tant de souvenirs… Sans oublier Gabin, le frère de son ancien fiancé, aujourd’hui propriétaire d’une chocolaterie qui sait si bien éveiller les sens. Jeanne, qui ne croit plus guère au bonheur, va découvrir qu’on a tous droit à une deuxième vie…

Paris, Jeanne va fêter ses 49 ans et compte bien souffler son unique bougie plantée sur son macaron Ladurée préféré (caramel au beurre salé) lorsqu’elle apprend le décès de sa tante Euphrasie qu’elle surnommait affectueusement tante Ronchon. Sur un coup de tête, elle décide de laisser ses classes de prépa littéraire pour assister aux obsèques de la vieille dame en Bretagne.

Elle retrouve à Plémey-Les-Grèves sa famille très étonnée qu’elle ait fait le déplacement alors que depuis 26 ans, elle se contente de venir trois jours à Noël. Depuis le décès de son fiancé dans un tragique accident la veille de leur mariage, elle a quitté sa famille, ses amis et son village pour refaire sa vie à Paris.

Elle a repris ses études, passé son agrégation, poussée par sa chère tante Ronchon. Depuis, elle a intégré un prestigieux établissement parisien, adopté une chatte persane mais sa vie amoureuse est un véritable désert car Jeanne ne veut pas oublier Yannick.

Dans la foule rassemblée sur le parvis de l’église, elle aperçoit la famille de son défunt fiancé et Gabin, son petit frère, qui est fou d’elle depuis toujours. Et si la vie lui offrait enfin une seconde chance…

Vous le savez, j’aime beaucoup lire les romans qui ont pour cadre ma région la Bretagne, c’est la raison principale pour laquelle j’ai accepté de recevoir Chocolat et fleurs de sel et aussitôt reçu, aussitôt lu !

Pour son second roman, Joëlle Loeuille nous propose un feel-good book comme je les aime avec de l’humour, de l’émotion et un sourire aux lèvres lorsqu’on le referme. Alors certes, l’histoire n’est pas follement originale mais quelques petites choses sont tout de même à souligner.

L’âge des protagonistes : Jeanne, l’héroïne, flirte avec la cinquantaine, un âge sous représenté dans les romans d’une manière générale et Gabin a quarante-quatre ans.

Il est beaucoup question de deuil dans ce roman, celui de son premier amour pour Jeanne, un deuil impossible qui l’empêche de vivre réellement. Depuis vingt-six ans, elle vit dans le souvenir de son amour perdu : elle met les sweats de Yannick pour se réconforter et elle passe chaque nouvel an à Venise avec son fantôme. Là-bas, elle se fait belle et sensuelle, parcourt la ville, dîne dans de grands restaurants et imagine la vie qu’ils auraient pu avoir si ils avaient vécu.

Ces passages sont extrêmement émouvants et m’ont beaucoup touchée, j’ai eu la larme à l’œil plusieurs fois pas parce que Joëlle Loeuille tombe dans le pathos, mais parce que ça sonne vrai.

Ce qui m’a beaucoup plu aussi, c’est la double vie de Jeanne : madame travail et sévérité pour ses élèves qui en ont une trouille bleue la semaine et le week-end, elle écrit des polars à la sauce M.C Beaton avec lesquels elle rencontre un certain succès mais dans l’anonymat le plus complet car elle ne veut pas que ses prépas le sachent.

Il y a aussi la relation très touchante qui unit Jeanne à l’une de ses élèves qui l’a prend pour modèle et qu’elle va épauler du mieux qu’elle peut pour la sortir de son anorexie mentale.

Autres points forts : les personnages, celui de Jeanne bien sûr mais aussi Gabin, l’ancien baroudeur reconverti en chocolatier, les parents de Jeanne, sa chatte persane obèse, la tante Ronchon qui intervient depuis le paradis…

Vous l’aurez compris, j’ai passé un excellent moment avec Chocolat et fleurs de sel, j’ai ri, j’ai pleuré et j’ai aimé. Si vous aimez ce genre, les thématiques abordées, le chocolat et la Bretagne, car il en est aussi beaucoup question, je ne peux que vous le recommander et remercier les éditions City pour cette lecture iodée !

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Un roman breton où la tendresse ne reste pas poste restante, où les liens du sang n’accusent pas réception, où le bateau du courrier est porteur de bien des surprises, où les boites aux lettres recèlent de lourds secrets.

Élevée dans le culte d’un père mort par accident, Chiara, 25 ans, apprend fortuitement que son père biologique vit n’est peut être pas celui qu’elle croit. Quelques jours après le décès de son mari, sa mère Livia, a passé une nuit avec un marin venu de Groix en Bretagne.

Chamboulée par cette révélation, Chiara part à sa recherche sur l’île aux grenats. Sur place, elle se lie d’amitié avec Urielle, une jeune groisillonne, qui ne supporte plus le stress de Paris, et Perig, un vieux correspondant de presse dont le fils a disparu en mer.

Hébergée par Didier et Rozenn, les parents d’Urielle, elle en vient à remplacer la factrice, en congé maladie, pour s’intégrer à la communauté groisillonne et mener son enquête. Car sur place, Chiara se rend compte que les Tonnerre, nom de famille de son possible géniteur, sont légion à Groix et en distribuant le courrier, elle l’espère les approcher.

Mais tout se complique lorsque la jeune femme apprend que deux frères Tonnerre étaient sur l’île en même temps que sa mère vingt-cinq ans plus tôt. Alors que l’île l’envoûte et l’invite à rester, elle rencontre Gabin, un écrivain Corse qui prête sa plume à des romanciers célèbres…

Aussitôt acheté, aussitôt lu, c’est assez rare pour être souligné ! Il faut dire que cette couverture estivale est un véritable appel à la lecture et que je ne me voyais pas lire Poste restante à Locmaria en plein hiver.

Cette lecture m’a permis de retrouver Lorraine Fouchet que j’avais découverte dans L’agence et Les couleurs de la vie. Médecin généraliste de profession, auteure d’une dizaine de romans, elle prend volontiers pour cadre la Bretagne et notamment l’île de Groix, qu’elle aime tant.

L’auteure nous propose ici un joli roman sur la place du père. Les deux héros, Chiara et Gabin, ont grandi sans la présence d’un père. Si Alice, la mère de Gabin, a été une maman pleine d’amour trop tôt disparue, celle de Chiara, Livia, a été distante, reprochant sans cesse à sa fille d’être née « J’aurais préféré l’avoir, lui, plutôt que t’avoir, toi. », incapable de toucher sa fille, de l’aimer.

Sur ce bout de terre où tout le monde se connaît, Chiara va mener son enquête, croiser la route de personnes authentiques, avec leurs failles et leurs forces. J’ai eu plaisir à retrouver l’île de Groix, à quelques kilomètres de chez moi, et à suivre les différents personnages de ce roman.

C’est d’ailleurs la force de cette autrice : nous proposer des personnages attachants et complexes, une histoire touchante même si elle est loin d’être originale, et un cadre qui devient un personnage à part entière.

Lorraine Fouchet s’attarde bien évidemment davantage sur Chiara et Gabin dont elle nous raconte la vie passée et présente, mais les personnages secondaires sont bien esquissés.

L’intrigue nous interroge sur la force et la place des liens du sang avec des chapitres assez tristes et poignants où l’on mesure la souffrance qu’ont enduré nos deux héros, sevrés d’amour et de tendresse.

L’auteure manie à la fois l’humour et l’émotion tout au long de son roman, nous donne aussi matière à réflexion et je serai volontiers restée sur l’île de Groix encore un peu même si j’ai parfois levé les yeux au ciel.

Car s’il y a de jolies trouvailles, il y a également des facilités en pagaille, c’est ce qui m’a un peu déçue, tout est tellement facile pour Chiara qui, en ne connaissant personne sur lîle, trouve un hébergement le jour même de son arrivée, un travail et un amoureux, en l’espace de quelques jours seulement !

Un roman avec des secrets de famille, qui, bien que traversé par des thématiques sombres, est résolument optimiste et chaleureux. Il ne me restera pas longtemps en mémoire car il manque de force et d’évènements marquants mais il se révèle idéal pour une lecture de vacances !

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Jeannine, 80 ans passés, a la mémoire qui s’effiloche. Les jours sont comptés avant que ses souvenirs plient bagage. Alors Jeannine fait des listes, toutes sortes de listes. Et surtout, elle consigne dans un carnet ce qu’elle n’a jamais osé raconter. L’histoire d’un secret, d’une rencontre, d’un mensonge. Elle se confie à Julia, sa petite-fille. Quand celle-ci la rejoint en Provence, elle découvre une maison de retraite très animée. Tandis que Jeannine semble déjà partie bien loin, le précieux carnet s’offre à Julia comme un cadeau du destin. Entourée d’une bande de joyeux pensionnaires, la jeune femme va tenter de faire la lumière sur les zones d’ombre du récit. Et lever le voile sur l’histoire d’amour bouleversante qui a marqué la vie de sa grand-mère.

Dans un petit village de Provence, vit Jeannine âgée de près de 90 ans. Elle vit seule depuis le décès de son mari de nombreuses années auparavant. Son fils habite désormais aux Etats-Unis et sa petite-fille Julia, est une trentenaire parisienne bien occupée par son job d’auteure pour une maison d’édition.

La vieille femme a décidé de coucher dans un carnet sa vie et notamment sa grande histoire d’amour pendant la dernière guerre dont sa famille ignore tout, avant que sa mémoire ne lui échappe tout à fait car elle souffre d’Alzheimer.

Une mauvaise chute dans son jardin la contraint à rentrer dans une maison de retraite très animée où les pensionnaires sont particulièrement bien choyés. Julia débarque et fait la connaissance du personnel et notamment de Félix qui s’occupe de sa grand-mère, et des autres résidents, dont Madeleine, une tricoteuse et Gisèle, une adepte d’internet.

En rangeant la chambre de sa grand-mère, elle tombe sur son carnet et la lettre qui l’accompagne lui enjoignant de le lire, c’est ainsi qu’elle va découvrir un pan entier de la vie de sa chère mamie et quelques secrets de famille bien cachés…

Même les méchants rêvent d’amour est le troisième roman de la pétillante Anne-Gaëlle Huon (que j’ai découverte sur Instagram), après Buzz ! et Le bonheur n’a pas de rides.

J’ai beaucoup aimé cette histoire tendre, pleine d’humour et d’émotion que lui a inspiré le carnet de sa grand-mère, elle-même atteinte d’Alzheimer et qui vit en Provence comme Jeannine.

On sent que l’autrice a beaucoup d’amour pour sa grand-mère et que les personnes âgées la touchent particulièrement, les personnages sont décrits avec beaucoup de tendresse et de douceur par Anne-Gaëlle Huon, c’est le point fort du roman.

Cette adorable grand-mère, les pensionnaires hauts en couleur de la maison de retraite où elle se trouve, sa petite-fille, la Provence, les listes de Jeannine… tout était réuni pour que ce roman soit un joli moment de lecture et ce fut le cas.

Je n’attendais pas grand chose de ce roman et ce fut une agréable surprise : Anne-Gaëlle Huon nous invite à des rencontres chaleureuses et émouvantes, baignées d’humour et de soleil qui fera comprendre à ceux qui ne l’ont pas encore assimilé qu’il est important de passer du temps avec ceux qu’on aime et notamment avec ses grands-parents lorsqu’on a la chance de les avoir encore auprès de nous.

Au-delà de cette première intrigue, il y en a une seconde qui a pour cadre la deuxième guerre mondiale et qui nous relate une très belle histoire d’amour entre Jeannine et Jean, séparés par le conflit. Pourquoi cet amour n’a pas débouché sur un mariage ? C’est ce que vous découvrirez si vous lisez ce roman.

Pour ma part, j’ai été complètement happée par la plume fluide et enlevée de l’autrice et une fois ma lecture entamée, je ne l’ai pas lâchée, trop impatiente de découvrir les secrets de Jeannine et de Lucienne, sa plus vieille amie et par crainte de dire au revoir à tous ces personnages attachants.

Deux petits bémols toutefois : l’histoire d’amour entre Julia et Antoine, le trufficulteur qui n’était pas indispensable et le personnage de Félix, l’aide-soignant de Jeannine, qui est génial et qui aurait mérité un peu plus d’importance dans ce récit.

Ceci mis à part, Même les méchants rêvent d’amour est une histoire simple et émouvante qui fait un bien fou, une échappée belle en Provence que je vous recommande vivement !

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Les hommes sont omniprésents dans cet immeuble de femmes… dans leurs nostalgies, leurs blessures, leurs colères et leurs désirs enfouis. Cinq femmes unies par un point commun fort : elles ne veulent plus entendre parler d’amour et ont inventé une autre manière de vivre… Jusqu’au jour où une nouvelle locataire vient bouleverser leur quotidien. Juliette est séduite par leur complicité, leur courage et leurs grains de folie. Mais elle, elle n’a pas du tout renoncé ! Et elle le clame haut et fort. Va-t-elle faire vaciller les belles certitudes de ses voisines ?

Carla, Simone, Guiseppina et Rosalie habitent dans le même immeuble à Paris qui appartient à la Reine, une ancienne ballerine. Elles sont d’âges et d’univers différents mais ont un point commun : elles ont renoncé à l’amour.

Le seul individu masculin de cet immeuble pas comme les autres s’appelle Jean-Pierre et c’est un chat car la Reine a accepté de leur louer un longement à une seule condition : aucun homme, quelqu’il soit, ami, fils, frère… ne doit en franchir le seuil. Même les plombiers, médecins et autres réparateurs doivent être de sexe féminin.

Lorsque Carla part se ressourcer en Inde, elle propose à Juliette de séjourner chez elle. La jeune femme n’a pas renoncé aux hommes, elle, mais est séduite par leur complicité et a plaisir à passer son dimanche en leur compagnie.

Pour autant, elle est toujours en quête de l’âme sœur et tenter d’ouvrir les yeux de ses voisines : quelle folie de renoncer à l’amour !

J’ai découvert la plume de Karine Lambert l’année dernière avec Un arbre, un jour et Eh bien dansons maintenant ! et poursuivi au printemps avec son dernier né, Toutes les couleurs de la nuit.

Il ne manquait plus à mon tableau de chasse que son premier roman L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes, bien que les avis que j’avais lus étaient plutôt négatifs mais l’ayant trouvé d’occasion à moins d’un euro, je n’ai pas hésité à le prendre.

Hélas, je dois bien admettre que je rejoins le cohorte des déçu(e)s car je ressors très mitigée de cette lecture. Si le thème est original, il n’est pas assez étoffé et ne comble pas les lacunes de ce roman.

Karine Lambert nous propose ici une somme d’histoires somme toutes très banales, portées par des personnages simplement esquissés. Elle s’attarde surtout sur la Reine et Juliette, fil conducteur du récit.

Le roman se lit facilement et sans déplaisir grâce à la plume fluide de l’auteure, les chapitres sont courts, de ce côté-là rien à redire heureusement car l’histoire se révèle plate et sans intérêt.

Ce récit, loin de servir la cause des femmes, est bourré de clichés et de situations caricaturales. Car les raisons pour lesquelles toutes ces femmes ont renoncé à l’amour semblent bien minces et m’ont laissé sur ma faim.

Je peux comprendre les raisons qui ont poussé la Reine à prendre cette décision, se retirant des hommes et du monde à l’instar d’une Greta Garbo, pour les autres, franchement, je suis étonnée car leurs raisons sont identiques à peu de choses près alors que je pense qu’il y avait matière à faire mieux !

Je ne me suis attachée à aucune de ces femmes, elles sont un peu tête-à-claques pour tout vous dire et leurs histoires personnelles sont tellement répétitives que ça en devient vite lassant. Heureusement, ce roman est très court sinon je l’aurai abandonné.

Un roman, vous l’aurez compris, que je ne vous conseille pas mais les autres titres de Karine Lambert, oui !

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Lu dans le cadre du Mois Anglais :

Sans être un conformiste forcené, Arthur Pepper est anglais. Il puise donc un certain réconfort dans l’idée que chaque chose est à sa place et boit du thé à heure fixe. Quand il a rencontré Miriam, il a tout de suite su que c’était la bonne. Ils se sont mariés, ont eu des enfants. Lorsque sa femme meurt après quarante ans d’un vie sans histoire, Arthur se calfeutre chez lui pour échapper aux visites de sa voisine, championne du monde de la tourte, qui, faute de pouvoir le réconforter, s’est mis en tête de le nourrir. Le voilà condamné à vivre seul avec ses souvenirs et la plante verte dont sa femme a pris soin pendant des années. Ses proches lui conseillent d’aller de l’avant. Aller de l’avant ? Mais pour aller où bon sang ?

Comme tout anglais qui se respecte, Arthur Pepper voit son thé à heure fixe. Mais depuis que Miriam est morte, rien ne va plus. Il se terre dans sa maison, fuit les gens et se réfugie dans une stricte routine.

Lorsque le jour anniversaire de la mort de Miriam arrive, il consent à tourner la page et à se séparer des affaires de sa femme et trouve alors, dans une botte, un bracelet qu’il n’avait jamais vu auparavant.

Huit breloques sont suspendues aux épaisses mailles en or massif : un éléphant, un tigre, un livre, une palette de peinture, un anneau, une fleur, un dé à coudre et un cœur et sont autant d’énigmes qui lui donnent envie de mener l’enquête.

Car lui qui pensait tout connaître de la femme avec qui il est resté marié quatre décennies, découvre au fil de ses tribulations, qu’elle recélait bien des zones d’ombres.

Ainsi commence un périple riche en rebondissements qui réserve à Arthur de surprenantes révélations et remises en question…

Les fabuleuses tribulations d’Arthur Pepper est un feel-good book comme je les aime, à la fois drôle et émouvant que j’ai savouré de la première à la dernière page.

Je me suis attachée à Arthur, veuf inconsolable depuis la mort de celle qu’il a chéri pendant quarante ans. Des amours aussi sincères et véritables, personnellement, ça m’émeut toujours à notre époque où les divorces et les unions kleenex sont légion !

J’ai été bouleversée par le chagrin de cet homme de 69 ans qui n’arrive plus à avancer, qui se terre chez lui, fuit âme qui vive, blessé par l’absence de ses enfants le jour de l’enterrement de leur mère.

La découverte du bracelet va être déterminante et va l’amener à faire un périple qui va dynamiter sa routine et sa façon de penser, lui permettre de rencontrer toute une galerie de personnages qui vont l’aider à cheminer sur le long chemin du deuil.

Bernadette, sa voisine, elle-même veuve et mère de Nathan, encore lycéen, est une précieuse alliée. Grâce à sa patience et à ses bons petits plats, il va sortir peu à peu de sa coquille et découvrir qu’il s’est trop replié sur lui-même, engoncé dans son chagrin, un chagrin qui ne lui permettait plus d’être attentif aux autres.

Phaedra Patrick nous propose un road trip initiatique tardif avec son héros quasi septuagénaire naïf et chaste qui découvre l’aventure grâce à des breloques. Chacune d’entre elle va lui faire connaître une facette de sa défunte épouse et le pousser à se remettre en question.

Quelques ficelles çà ou là tout de même car l’enquête d’Arthur se révèle un peu trop facile, surtout une quarantaine d’années après les faits, mais je n’ai pas boudé mon plaisir car le récit est frais et léger, et de temps en temps, ça fait tout simplement du bien.

Au-delà de l’histoire, ce que j’ai préféré ici, ce sont les personnages : Arthur bien sûr mais aussi Lucy, sa fille, Bernadette la voisine, Nathan, le fou de cuisine, qui va initier Arthur à Google et aux réseaux sociaux.

Une chouette histoire que je vous conseille si vous recherchez une lecture qui met du baume au cœur.

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M. Baxter a quatre-vingt-quatorze ans lorsqu’une chute dans son escalier le condamne à la maison de retraite. Cet homme qui a vécu mille vies s’accommode mal de la routine de Melrose Gardens. Ses vieux jours, il veut en profiter à tout prix, et troquer la télévision, le thé, et les antidouleurs contre du bon vin, de la bonne musique et des divertissements dignes de ce nom. Accompagné d’un jeune infirmier qui traverse une période sombre, Baxter se lance dans une folle équipée pour rendre hommage à son amour perdu. À mesure que le vieillard lui raconte ses souvenirs, son compagnon de route comprend que la vie n’est pas destinée à être subie ; que le monde est vaste et magnifique ; que la gentillesse est une force. Et que la meilleure façon d’honorer les morts est de vivre pleinement.

Baxter est un ancien professeur de 94 ans qui, suite à une chute dans son escalier, doit séjourner dans la maison de retraite de Melrose Gardens. Mais il n’a pas l’intention d’y croupir car avant de rendre son dernier soupir, il a quelque chose à faire.

Greg est un jeune homme brillant, promis à de grandes études, qui à la suite du suicide de son frère, a perdu pied. Il se querelle sans cesse avec son père qui n’a jamais compris Michael.

Le jeune homme de vingt ans, voit arriver Baxter lors de son premier jour à la maison de retraite comme infirmier. Ils vont se lier d’amitié et au fur et à mesure de leurs échanges, le vieil homme va se confier…

Pour son premier roman, Matthew Crow a choisi avec Le dernier voyage de monsieur Baxter de nous raconter une histoire toute simple, celle de Baxter, qui à l’âge de 94 ans, dit enfin au revoir à Thomas, porté disparu pendant la seconde guerre mondiale.

Un récit touchant mais aussi très drôle qui nous permet de voir évoluer Baxter, un vieil homme fantasque, épicurien en diable, dans son quotidien mais aussi dans son passé qui nous emmène en 1939.

L’auteur alterne en effet le présent et des flash back dans le passé de Baxter et nous raconte l’histoire d’amour entre Baxter et Thomas, unis par la musique, à une époque où l’homosexualité était considérée comme un crime, passible de prison.

Parallèlement à lui, il y a l’histoire de Greg Cullock, qui est dans une grave dépression depuis le suicide de son petit frère Michaël. Son cadet et lui étaient diamétralement opposés mais s’adoraient. L’aîné était populaire tandis que le second était harcelé à cause de son homosexualité.

J’ai beaucoup aimé ce duo, qui au premier abord, n’a rien en commun, ces deux hommes se révèlent très touchants par leurs parcours, leurs failles. Les autres personnages sont également attachants : Winnifred, la plus vieilles amie de Baxter, ainsi que le personnel de Melrose Gardens.

L’homosexualité et l’homophobie sont, vous l’aurez compris, les thèmes centraux du roman. Et bien que les mentalités et les mœurs évoluent, l’homosexualité n’est de nos jours plus pénalisée heureusement, les homosexuels restent tout de même harcelés, battus, pour ce qu’ils sont et parfois, poussés au suicide, c’est bien triste de faire ce constat au 21è siècle et on ne peut qu’espérer que ce type de romans contribue à ce que les choses changent.

Quelques bémols toutefois : le scénario est un peu cousu de fil blanc et j’ai été gênée par la mise en page de ce roman car dans un même chapitre il y a multiplicités de narrateurs et alternances d’époques sans que cela soit clairement signalé, à certains moments, l’auteur m’a perdu.

Un premier roman touchant, plein d’espoir, tendre, drôle à souhait, un feel good book facile à lire, dommage que la fin soit expéditive car je suis restée un peu sur ma faim et surtout j’aurai bien aimé savoir ce qu’il advient des personnages, une fois ce dernier voyage accompli.

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Le diagnostic est irrévocable. D’ici trois semaines, Vincent aura perdu la vue. Confronté à son destin, ce prof de tennis de trente-cinq ans qui avait tout pour être heureux expérimente le déni, la colère et le désespoir. Comment se préparer à vivre dans l’obscurité ? Sur qui compter ? Alors que le monde s’éteint petit à petit autour de lui et que chaque minute devient un parcours d’obstacles, il se réfugie à la campagne où il renoue avec ses souvenirs d’enfance. Les mains plongées dans la terre, Vincent se connecte à ses sens, à l’instant présent et aux autres. Il tente de gagner le match de sa nouvelle vie.

Vincent est un professeur de tennis de 35 ans qui file le parfait amour avec Emilie, ensemble, ils ont de grands projets : acheter un appartement et faire un bébé. Mais depuis quelques temps, il voit trouble.

Pour savoir ce qu’il en est, il consulte une ophtalmologue qui lui annonce qu’il a une maladie orpheline et que d’ici trois semaines, cinq au plus, il deviendra totalement aveugle. Il n’y a pas de traitement, il va falloir qu’il soit courageux.

Vincent est sonné. Pourquoi faut-il que ça tombe sur lui, qui a toujours eu une vie saine et une vue jusqu’alors parfaite ? Depuis sa plus tendre enfance, alors qu’on lui demandait si il préférerait être sourd ou aveugle, il répondait invariablement : sourd.

Que va-t-il devenir ? La seule chose qu’il sait faire dans la vie c’est jouer au tennis. Et Emilie, peut-il lui demander de passer sa vie aux côtés d’un handicapé ? Un déluge d’autres questions l’assaillent et, cachant à tout son entourage sa terrible maladie, il se réfugie dans la maison de son grand-père adoré…

J’ai découvert la plume de Karine Lambert l’année dernière avec ces deux précédents romans : Un arbre, un jour et Eh bien dansons maintenant !, qui m’avaient beaucoup plu. J’ai donc été ravie de recevoir son tout nouvel opus Toutes les couleurs de la nuit.

Avec sa plume fluide, l’auteure nous embarque dans l’histoire de Vincent et une fois ma lecture entamée, il m’a été bien difficile de la lâcher. Il faut dire que le sujet traité est très intéressant même si il est également difficile mais grâce à Karine Lambert, on ne sombre jamais dans le désespoir.

Ce roman nous offre un autre regard sur le handicap, devenir malvoyant peut effectivement arriver à tout âge de la vie à cause de la maladie, d’un accident ou de la vieillesse.

Un handicap entraine de fait la dépendance et la solitude. Lorsque le diagnostic tombe, notre héros entre dans le déni, ce n’est pas possible qu’une telle chose lui arrive. Il se replie sur lui-même et lorsqu’enfin il l’aborde avec ses proches, c’est encore plus difficile.

Car il faut bien se l’avouer : comment réagirait-on si notre frère, sœur, amie(e), fils, fille… nous annonçait une telle chose ? Et si c’était à nous qu’on l’annonçait ? Je dois bien vous avouer que je ne saurai vous le dire. Comme Vincent, je le vivrai très mal mais j’espère que je saurai rebondir comme il le fait, en refusant tout assistanat et en prenant malgré tout ma vie à bras le corps.

On pourrait reprocher à l’auteure de nous proposer un roman trop lumineux avec un dénouement attendu, pour ma part j’ai beaucoup aimé cette histoire pleine d’espoir et de lumière.

Karine Lambert nous montre qu’avec de la bienveillance, de l’entraide et de l’amour, on peut continuer à avoir une belle vie malgré le handicap, qu’on peut se réinventer, faire à nouveau des projets, aimer…

Une jolie histoire qui met du baume au cœur et que je vous recommande pour passer un joli moment. Il est disponible dès aujourd’hui dans toutes les bonnes librairies, n’hésitez pas à le découvrir !

Un grand merci aux éditions Calmann-Lévy pour cette lecture, j’ai adoré !

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