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Posts Tagged ‘feel-good book’

Sophie Horvath fait partie des « vieilles » blogueuses ; à force de parler des livres des autres sur son site « C’est quoi ce Bazar ? », ça devait arriver : est venu le temps de coucher à son tour des histoires sur le papier.
D’abord disponible en numérique, « La Fleur de Clémentine » devient « Le Quartier des Petits Secrets », paru le 10 avril 2019 chez Flammarion. Dans « A l’Ombre du Grand Marronnier » (toujours disponible en numérique) il sera question du quotidien d’un petit village atteint par les remous de l’Histoire.

Clémentine est fleuriste à Bordeaux, dans un quartier en retrait de l’effervescence urbaine. Sa plus proche amie, Nicole, tient le café sur la place et, ensemble, elles s’amusent à observer les habitudes de chacun.

De cet homme qui commande exactement les mêmes bouquets chaque semaine. De ce bouquiniste qui ne sort jamais. De « L’Inspectrice » qui passe en faisant claquer son parapluie…

Et puis il y a Viviane, bien sûr, qui s’échappe régulièrement de sa maison de repos pour venir passer un moment dans son jardin imaginaire, la boutique de Clémentine, où elle coupe, tranche, éventre…

Viviane est adorable mais ses pertes de repères ne favorisent pas le commerce. Pourtant, lorsque cette dernière ne se présente plus, Clémentine s’inquiète et se rend à sa maison de retraite. Une mauvaise chute empêche la charmante massacreuse de venir ratiboiser ses bouquets. Malgré sa faiblesse, elle trouve la force de dessiner une fleur étrange que Clémentine ne parvient pas à identifier.

Quelle est donc cette variété qui semble tellement importante pour la dame âgée ? Il n’en faut pas plus pour que Clémentine commence son enquête.

Le quartier des petits secrets est le premier roman de Sophie Horvath qui nous propose ici un récit bien agréable dans la droite lignée de Virginie Grimaldi, Lorraine Fouchet et Aurélie Valognes.

L’histoire est toute douce, tendre, pleine de poésie et de fleurs, portée par des personnages attachants avec en fil rouge une enquête botanique bien agréable. Le style de Sophie Horvath est simple mais efficace, elle décrit formidablement bien le quotidien des commerçants bordelais qu’elle a pris pour héros, et je me suis bien sentie en leur compagnie tout au long des deux cents pages que dure ce roman, enveloppée par une douceur et une tendresse bien sympathiques.

Dans ce roman, on suit plus particulièrement Clémence et Viviane, deux femmes liées par l’amour des fleurs, et issues de la bonne bourgeoisie. La jeune femme a des relations tendues avec ses parents, spécialement avec sa mère, qui attendent d’elle une bonne situation familiale et professionnelle.

Hélas pour eux, leur fille demeure célibataire et a opté pour les fleurs plutôt que la médecine ou le barreau, ce qui est une faute de goût évidente pour eux. Madame mère n’a de cesse de lui répéter qu’elle est une fille décevante et en dépit de ses reproches continuels, Clémence continue à honorer de sa présence les déjeuners dominicaux, en jeune fille bien élevée qu’elle est.

Viviane est en maison de retraite, choyée par un infirmier bâti comme une armoire à glaces, en rupture avec sa famille bourgeoise qui l’a rejetée pour avoir choisi d’être une femme libre plutôt qu’une femme au foyer docile.

Entre elles d’eux, de nombreux points communs et quelques secrets de famille que Clémence va mettre au jour.

L’intrigue n’est pas nouvelle et ne sort guère des sentiers battus, l’histoire est un peu trop légère pour moi, je ne la garderai pas longtemps en mémoire c’est certain. Mais Le quartier des petits secrets est un roman doudou réconfortant qu’on lit avec plaisir et ce n’est déjà pas si mal.

Un sympathique feel-good book que je vous recommande si vous appréciez ce genre, vous passerez un bon moment en compagnie de Clémence et de tous les autres.

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Lu dans le cadre du Cold Winter challenge

Ève Borelli vit dans le sud de la France, où elle est professeure de lettres. Elle est notamment l’auteure de La Lanceuse de couteaux (Charleston, 2017). Sa Majesté des fèves, présenté lors du premier Mazarine Book Day en 2016, a remporté la faveur du jury grâce à son univers fantasque et ses personnages émouvants.

Lucien Bigorneau est au bout du rouleau. Dernier fabricant de fèves de France, il se désespère : l’âge d’or des féviers est révolu, il vient de mettre la clef sous la porte et pour couronner le tout, sa petite amie choisit ce moment-là pour plier bagage.

Heureusement, sa sœur Cristalline ne l’entend pas de cette oreille. Pour une lanceuse de disque de son niveau, la défaite n’est pas une option. Elle met donc au point un plan follement insensé pour sauver son frère et pour cela, destination Londres pour rencontrer la reine Élisabeth, grande adepte de galettes des rois et la convaincre d’engager Lucien comme févier officiel !

Commence alors un périple rocambolesque en compagnie de Roméo, le fils de Cristalline, qui traîne un vague à l’âme inexplicable, mais aussi de son terrible caniche Micheline Ostermeyer. Sans oublier Twix, un ex-détenu au cœur d’artichaut et Maguelonne, une danseuse boiteuse à la beauté renversante.

Drôle d’équipe aussi tendre que dépareillée ! Mais ces êtres cabossés par la vie ont une revanche à prendre et comptent bien parvenir à leurs fins…

Sa majesté des fèves est un feel-good book réussi, road-movie à la fois tendre et désopilant qui nous mène d’un petit village près de Montpellier jusqu’au cœur de la monarchie anglaise.

Menée par une truculente équipe de bras cassés, cette histoire fait la part belle à la famille, aux relations humaines (amitié, amour, amour fraternel) et à l’entraide. Au fil des chapitres, Eve Borelli dévoile les passés, fêlures, espoirs, doutes, colères et rêves de ses personnages et au fur et à mesure, on s’attache à l’ensemble de ses protagonistes.

Et même si je me doutais du dénouement, j’ai été jusqu’au bout de ce roman avec beaucoup de plaisir, entrainée par la plume fluide et légère d’Eve Borelli qui construit habilement son histoire de la première à la dernière page.

Si le projet de Lucien semble fou et rocambolesque et qu’il amène à beaucoup d’humour, il y a aussi de jolies touches d’émotions liées à la reconstruction de chaque personnage cabossé par la vie : Maguelonne, qui ne peut plus danser, Twix, qui après la perte d’une partie de ses doigts et son séjour en prison, ne trouve plus de travail, Lucien, qui ne s’imagine pas faire autre chose que des fèves.

Des tranches de vie touchantes, des confidences émouvantes, des personnages hauts en couleur, une histoire farfelue et légèrement barrée font de cette comédie un chouette moment de lecture.

L’autrice aborde des thèmes de façon habile et plus profonde que l’on s’en attendrait dans ce genre de roman. Dommage que le dénouement soit si prévisible et qu’elle ait affublé ses personnages de prénoms aussi invraisemblables, je ne m’y suis jamais faite tout au long de ma lecture.

Reste que si vous êtes à la recherche d’un feel-good book réconfortant, Sa majesté des fèves est fait pour vous !

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Lu dans le cadre du Cold Winter challenge

Jenny Colgan est une romancière britannique auteur de nombreuses comédies romantiques, et d’autant de délicieuses recettes de cuisine. Après La Petite Boulangerie du bout du monde (2015), Jenny Colgan a publié, chez Prisma, Une saison à la petite boulangerie (2016), puis Noël à la petite boulangerie (2017). En 2017, elle a entamé une nouvelle série avec la parution de Rendez-vous au Cupcake Café chez le même éditeur. Le second tome, Le Cupcake Café sous la neige, a paru en 2018. Une saison au bord de l’eau inaugure une troisième série, et Une rencontre au bord de l’eau, la suite, a paru en 2019 chez le même éditeur.

Depuis qu’elle a ouvert son Cupcake Café à Londres, Izzy est heureuse mais elle n’a plus une seconde de répit. À l’approche de Noël, quand la ville scintille de guirlandes colorées et que flotte dans l’air un doux parfum de gingembre et de cannelle, les commandes affluent et c’est encore pire.

Alors qu’elle comptait sur son petit ami Austin pour la réconforter, celui-ci lui apprend qu’il a décroché un poste à New York. La jeune femme voit son univers douillet et gourmand se fissurer.

Comment ignorer les milliers de kilomètres qui séparent le couple ? Une chose est sûre : armée de sa bonne humeur et de sa poche à douille, Izzy est prête à tout pour que la magie de Noël opère une fois encore…

Vous le savez si vous êtes fidèle à ce blog, j’aime beaucoup les romans Jenny Colgan à la fois réconfortants et gourmands. C’est donc avec beaucoup de plaisir que j’ai découvert Le cupcake café sous la neige qui correspond en tout point à ce que j’attends d’un roman de Noël.

Ce titre est la suite directe de Rendez-vous au cupcake café, je vous conseille donc de lire d’abord en premier même si les deux peuvent se lire indépendamment d’autant que l’autrice nous rappelle les grandes lignes du tome un en début d’ouvrage, heureusement d’ailleurs car je ne me souvenais plus de grand chose.

L’histoire se passe à Londres à quelques semaines de Noël et les protagonistes de ce roman sont confrontés à des situations délicates. Pearl manque d’argent et son petit Louis veut absolument le cadeau à la mode, hors de portée de son budget. Caroline se débat toujours dans les modalités de son divorce et a du mal à se faire à l’idée de réduire son train de vie.

La banque qui emploie Austin souffre de la crise économique et lui offre une porte de sortie en lui proposant d’intégrer leur succursale new-yorkaise. Et pour ne rien arranger, son petit frère Darny est sur le point de se renvoyer de son collège, une fois de pls.

Quant à Izzie, elle se retrouve seule à Londres avec la peur terrible de perdre Austin. Quant à sa meilleure amie Helena, elle sature de son rôle de femme au foyer.

Heureusement, malgré les écueils qu’ils traversent, le roman se révèle plutôt joyeux et surtout, il nous plonge dans une atmosphère noëlique à souhait.

Chaque début de chapitre s’ouvre sur une recette qui nous met l’eau à la bouche et Jenny Colgan met l’accent sur la solidarité, l’amitié et la chaleur humaine tout au long du récit.

J’ai adoré retrouver tous ces personnages à Londres et à New-York à une période de l’année qui fait particulièrement rêver. L’ambiance est bien rendue, on arrive au point final, le sourire aux lèvres et on passe clairement un chouette moment bien cocooning.

Vous l’aurez compris, une lecture parfaite de détente en ce mois de décembre, je ne peux que vous inviter à découvrir Izzy et ses amis si ce n’est pas encore chose faite !

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Jeanne s’apprête à fêter ses 49 ans, seule dans son appartement parisien, avec un macaron beurre salé en guise de gâteau d’anniversaire. Mais sa vie monotone et bien rangée est bousculée par le décès de sa tante.
Elle quitte Paris pour assister aux obsèques dans son village natal, en Bretagne. Un lieu où elle n’était pas retournée depuis 26 ans, après avoir coupé les liens avec sa famille. Jeanne voulait que rien ne lui rappelle Pierre, son fiancé décédé brutalement la veille de leur mariage. Là, elle croise des amis d’enfance et respire des parfums qui lui rappellent tant de souvenirs… Sans oublier Gabin, le frère de son ancien fiancé, aujourd’hui propriétaire d’une chocolaterie qui sait si bien éveiller les sens. Jeanne, qui ne croit plus guère au bonheur, va découvrir qu’on a tous droit à une deuxième vie…

Paris, Jeanne va fêter ses 49 ans et compte bien souffler son unique bougie plantée sur son macaron Ladurée préféré (caramel au beurre salé) lorsqu’elle apprend le décès de sa tante Euphrasie qu’elle surnommait affectueusement tante Ronchon. Sur un coup de tête, elle décide de laisser ses classes de prépa littéraire pour assister aux obsèques de la vieille dame en Bretagne.

Elle retrouve à Plémey-Les-Grèves sa famille très étonnée qu’elle ait fait le déplacement alors que depuis 26 ans, elle se contente de venir trois jours à Noël. Depuis le décès de son fiancé dans un tragique accident la veille de leur mariage, elle a quitté sa famille, ses amis et son village pour refaire sa vie à Paris.

Elle a repris ses études, passé son agrégation, poussée par sa chère tante Ronchon. Depuis, elle a intégré un prestigieux établissement parisien, adopté une chatte persane mais sa vie amoureuse est un véritable désert car Jeanne ne veut pas oublier Yannick.

Dans la foule rassemblée sur le parvis de l’église, elle aperçoit la famille de son défunt fiancé et Gabin, son petit frère, qui est fou d’elle depuis toujours. Et si la vie lui offrait enfin une seconde chance…

Vous le savez, j’aime beaucoup lire les romans qui ont pour cadre ma région la Bretagne, c’est la raison principale pour laquelle j’ai accepté de recevoir Chocolat et fleurs de sel et aussitôt reçu, aussitôt lu !

Pour son second roman, Joëlle Loeuille nous propose un feel-good book comme je les aime avec de l’humour, de l’émotion et un sourire aux lèvres lorsqu’on le referme. Alors certes, l’histoire n’est pas follement originale mais quelques petites choses sont tout de même à souligner.

L’âge des protagonistes : Jeanne, l’héroïne, flirte avec la cinquantaine, un âge sous représenté dans les romans d’une manière générale et Gabin a quarante-quatre ans.

Il est beaucoup question de deuil dans ce roman, celui de son premier amour pour Jeanne, un deuil impossible qui l’empêche de vivre réellement. Depuis vingt-six ans, elle vit dans le souvenir de son amour perdu : elle met les sweats de Yannick pour se réconforter et elle passe chaque nouvel an à Venise avec son fantôme. Là-bas, elle se fait belle et sensuelle, parcourt la ville, dîne dans de grands restaurants et imagine la vie qu’ils auraient pu avoir si ils avaient vécu.

Ces passages sont extrêmement émouvants et m’ont beaucoup touchée, j’ai eu la larme à l’œil plusieurs fois pas parce que Joëlle Loeuille tombe dans le pathos, mais parce que ça sonne vrai.

Ce qui m’a beaucoup plu aussi, c’est la double vie de Jeanne : madame travail et sévérité pour ses élèves qui en ont une trouille bleue la semaine et le week-end, elle écrit des polars à la sauce M.C Beaton avec lesquels elle rencontre un certain succès mais dans l’anonymat le plus complet car elle ne veut pas que ses prépas le sachent.

Il y a aussi la relation très touchante qui unit Jeanne à l’une de ses élèves qui l’a prend pour modèle et qu’elle va épauler du mieux qu’elle peut pour la sortir de son anorexie mentale.

Autres points forts : les personnages, celui de Jeanne bien sûr mais aussi Gabin, l’ancien baroudeur reconverti en chocolatier, les parents de Jeanne, sa chatte persane obèse, la tante Ronchon qui intervient depuis le paradis…

Vous l’aurez compris, j’ai passé un excellent moment avec Chocolat et fleurs de sel, j’ai ri, j’ai pleuré et j’ai aimé. Si vous aimez ce genre, les thématiques abordées, le chocolat et la Bretagne, car il en est aussi beaucoup question, je ne peux que vous le recommander et remercier les éditions City pour cette lecture iodée !

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Un roman breton où la tendresse ne reste pas poste restante, où les liens du sang n’accusent pas réception, où le bateau du courrier est porteur de bien des surprises, où les boites aux lettres recèlent de lourds secrets.

Élevée dans le culte d’un père mort par accident, Chiara, 25 ans, apprend fortuitement que son père biologique vit n’est peut être pas celui qu’elle croit. Quelques jours après le décès de son mari, sa mère Livia, a passé une nuit avec un marin venu de Groix en Bretagne.

Chamboulée par cette révélation, Chiara part à sa recherche sur l’île aux grenats. Sur place, elle se lie d’amitié avec Urielle, une jeune groisillonne, qui ne supporte plus le stress de Paris, et Perig, un vieux correspondant de presse dont le fils a disparu en mer.

Hébergée par Didier et Rozenn, les parents d’Urielle, elle en vient à remplacer la factrice, en congé maladie, pour s’intégrer à la communauté groisillonne et mener son enquête. Car sur place, Chiara se rend compte que les Tonnerre, nom de famille de son possible géniteur, sont légion à Groix et en distribuant le courrier, elle l’espère les approcher.

Mais tout se complique lorsque la jeune femme apprend que deux frères Tonnerre étaient sur l’île en même temps que sa mère vingt-cinq ans plus tôt. Alors que l’île l’envoûte et l’invite à rester, elle rencontre Gabin, un écrivain Corse qui prête sa plume à des romanciers célèbres…

Aussitôt acheté, aussitôt lu, c’est assez rare pour être souligné ! Il faut dire que cette couverture estivale est un véritable appel à la lecture et que je ne me voyais pas lire Poste restante à Locmaria en plein hiver.

Cette lecture m’a permis de retrouver Lorraine Fouchet que j’avais découverte dans L’agence et Les couleurs de la vie. Médecin généraliste de profession, auteure d’une dizaine de romans, elle prend volontiers pour cadre la Bretagne et notamment l’île de Groix, qu’elle aime tant.

L’auteure nous propose ici un joli roman sur la place du père. Les deux héros, Chiara et Gabin, ont grandi sans la présence d’un père. Si Alice, la mère de Gabin, a été une maman pleine d’amour trop tôt disparue, celle de Chiara, Livia, a été distante, reprochant sans cesse à sa fille d’être née « J’aurais préféré l’avoir, lui, plutôt que t’avoir, toi. », incapable de toucher sa fille, de l’aimer.

Sur ce bout de terre où tout le monde se connaît, Chiara va mener son enquête, croiser la route de personnes authentiques, avec leurs failles et leurs forces. J’ai eu plaisir à retrouver l’île de Groix, à quelques kilomètres de chez moi, et à suivre les différents personnages de ce roman.

C’est d’ailleurs la force de cette autrice : nous proposer des personnages attachants et complexes, une histoire touchante même si elle est loin d’être originale, et un cadre qui devient un personnage à part entière.

Lorraine Fouchet s’attarde bien évidemment davantage sur Chiara et Gabin dont elle nous raconte la vie passée et présente, mais les personnages secondaires sont bien esquissés.

L’intrigue nous interroge sur la force et la place des liens du sang avec des chapitres assez tristes et poignants où l’on mesure la souffrance qu’ont enduré nos deux héros, sevrés d’amour et de tendresse.

L’auteure manie à la fois l’humour et l’émotion tout au long de son roman, nous donne aussi matière à réflexion et je serai volontiers restée sur l’île de Groix encore un peu même si j’ai parfois levé les yeux au ciel.

Car s’il y a de jolies trouvailles, il y a également des facilités en pagaille, c’est ce qui m’a un peu déçue, tout est tellement facile pour Chiara qui, en ne connaissant personne sur lîle, trouve un hébergement le jour même de son arrivée, un travail et un amoureux, en l’espace de quelques jours seulement !

Un roman avec des secrets de famille, qui, bien que traversé par des thématiques sombres, est résolument optimiste et chaleureux. Il ne me restera pas longtemps en mémoire car il manque de force et d’évènements marquants mais il se révèle idéal pour une lecture de vacances !

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Jeannine, 80 ans passés, a la mémoire qui s’effiloche. Les jours sont comptés avant que ses souvenirs plient bagage. Alors Jeannine fait des listes, toutes sortes de listes. Et surtout, elle consigne dans un carnet ce qu’elle n’a jamais osé raconter. L’histoire d’un secret, d’une rencontre, d’un mensonge. Elle se confie à Julia, sa petite-fille. Quand celle-ci la rejoint en Provence, elle découvre une maison de retraite très animée. Tandis que Jeannine semble déjà partie bien loin, le précieux carnet s’offre à Julia comme un cadeau du destin. Entourée d’une bande de joyeux pensionnaires, la jeune femme va tenter de faire la lumière sur les zones d’ombre du récit. Et lever le voile sur l’histoire d’amour bouleversante qui a marqué la vie de sa grand-mère.

Dans un petit village de Provence, vit Jeannine âgée de près de 90 ans. Elle vit seule depuis le décès de son mari de nombreuses années auparavant. Son fils habite désormais aux Etats-Unis et sa petite-fille Julia, est une trentenaire parisienne bien occupée par son job d’auteure pour une maison d’édition.

La vieille femme a décidé de coucher dans un carnet sa vie et notamment sa grande histoire d’amour pendant la dernière guerre dont sa famille ignore tout, avant que sa mémoire ne lui échappe tout à fait car elle souffre d’Alzheimer.

Une mauvaise chute dans son jardin la contraint à rentrer dans une maison de retraite très animée où les pensionnaires sont particulièrement bien choyés. Julia débarque et fait la connaissance du personnel et notamment de Félix qui s’occupe de sa grand-mère, et des autres résidents, dont Madeleine, une tricoteuse et Gisèle, une adepte d’internet.

En rangeant la chambre de sa grand-mère, elle tombe sur son carnet et la lettre qui l’accompagne lui enjoignant de le lire, c’est ainsi qu’elle va découvrir un pan entier de la vie de sa chère mamie et quelques secrets de famille bien cachés…

Même les méchants rêvent d’amour est le troisième roman de la pétillante Anne-Gaëlle Huon (que j’ai découverte sur Instagram), après Buzz ! et Le bonheur n’a pas de rides.

J’ai beaucoup aimé cette histoire tendre, pleine d’humour et d’émotion que lui a inspiré le carnet de sa grand-mère, elle-même atteinte d’Alzheimer et qui vit en Provence comme Jeannine.

On sent que l’autrice a beaucoup d’amour pour sa grand-mère et que les personnes âgées la touchent particulièrement, les personnages sont décrits avec beaucoup de tendresse et de douceur par Anne-Gaëlle Huon, c’est le point fort du roman.

Cette adorable grand-mère, les pensionnaires hauts en couleur de la maison de retraite où elle se trouve, sa petite-fille, la Provence, les listes de Jeannine… tout était réuni pour que ce roman soit un joli moment de lecture et ce fut le cas.

Je n’attendais pas grand chose de ce roman et ce fut une agréable surprise : Anne-Gaëlle Huon nous invite à des rencontres chaleureuses et émouvantes, baignées d’humour et de soleil qui fera comprendre à ceux qui ne l’ont pas encore assimilé qu’il est important de passer du temps avec ceux qu’on aime et notamment avec ses grands-parents lorsqu’on a la chance de les avoir encore auprès de nous.

Au-delà de cette première intrigue, il y en a une seconde qui a pour cadre la deuxième guerre mondiale et qui nous relate une très belle histoire d’amour entre Jeannine et Jean, séparés par le conflit. Pourquoi cet amour n’a pas débouché sur un mariage ? C’est ce que vous découvrirez si vous lisez ce roman.

Pour ma part, j’ai été complètement happée par la plume fluide et enlevée de l’autrice et une fois ma lecture entamée, je ne l’ai pas lâchée, trop impatiente de découvrir les secrets de Jeannine et de Lucienne, sa plus vieille amie et par crainte de dire au revoir à tous ces personnages attachants.

Deux petits bémols toutefois : l’histoire d’amour entre Julia et Antoine, le trufficulteur qui n’était pas indispensable et le personnage de Félix, l’aide-soignant de Jeannine, qui est génial et qui aurait mérité un peu plus d’importance dans ce récit.

Ceci mis à part, Même les méchants rêvent d’amour est une histoire simple et émouvante qui fait un bien fou, une échappée belle en Provence que je vous recommande vivement !

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Les hommes sont omniprésents dans cet immeuble de femmes… dans leurs nostalgies, leurs blessures, leurs colères et leurs désirs enfouis. Cinq femmes unies par un point commun fort : elles ne veulent plus entendre parler d’amour et ont inventé une autre manière de vivre… Jusqu’au jour où une nouvelle locataire vient bouleverser leur quotidien. Juliette est séduite par leur complicité, leur courage et leurs grains de folie. Mais elle, elle n’a pas du tout renoncé ! Et elle le clame haut et fort. Va-t-elle faire vaciller les belles certitudes de ses voisines ?

Carla, Simone, Guiseppina et Rosalie habitent dans le même immeuble à Paris qui appartient à la Reine, une ancienne ballerine. Elles sont d’âges et d’univers différents mais ont un point commun : elles ont renoncé à l’amour.

Le seul individu masculin de cet immeuble pas comme les autres s’appelle Jean-Pierre et c’est un chat car la Reine a accepté de leur louer un longement à une seule condition : aucun homme, quelqu’il soit, ami, fils, frère… ne doit en franchir le seuil. Même les plombiers, médecins et autres réparateurs doivent être de sexe féminin.

Lorsque Carla part se ressourcer en Inde, elle propose à Juliette de séjourner chez elle. La jeune femme n’a pas renoncé aux hommes, elle, mais est séduite par leur complicité et a plaisir à passer son dimanche en leur compagnie.

Pour autant, elle est toujours en quête de l’âme sœur et tenter d’ouvrir les yeux de ses voisines : quelle folie de renoncer à l’amour !

J’ai découvert la plume de Karine Lambert l’année dernière avec Un arbre, un jour et Eh bien dansons maintenant ! et poursuivi au printemps avec son dernier né, Toutes les couleurs de la nuit.

Il ne manquait plus à mon tableau de chasse que son premier roman L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes, bien que les avis que j’avais lus étaient plutôt négatifs mais l’ayant trouvé d’occasion à moins d’un euro, je n’ai pas hésité à le prendre.

Hélas, je dois bien admettre que je rejoins le cohorte des déçu(e)s car je ressors très mitigée de cette lecture. Si le thème est original, il n’est pas assez étoffé et ne comble pas les lacunes de ce roman.

Karine Lambert nous propose ici une somme d’histoires somme toutes très banales, portées par des personnages simplement esquissés. Elle s’attarde surtout sur la Reine et Juliette, fil conducteur du récit.

Le roman se lit facilement et sans déplaisir grâce à la plume fluide de l’auteure, les chapitres sont courts, de ce côté-là rien à redire heureusement car l’histoire se révèle plate et sans intérêt.

Ce récit, loin de servir la cause des femmes, est bourré de clichés et de situations caricaturales. Car les raisons pour lesquelles toutes ces femmes ont renoncé à l’amour semblent bien minces et m’ont laissé sur ma faim.

Je peux comprendre les raisons qui ont poussé la Reine à prendre cette décision, se retirant des hommes et du monde à l’instar d’une Greta Garbo, pour les autres, franchement, je suis étonnée car leurs raisons sont identiques à peu de choses près alors que je pense qu’il y avait matière à faire mieux !

Je ne me suis attachée à aucune de ces femmes, elles sont un peu tête-à-claques pour tout vous dire et leurs histoires personnelles sont tellement répétitives que ça en devient vite lassant. Heureusement, ce roman est très court sinon je l’aurai abandonné.

Un roman, vous l’aurez compris, que je ne vous conseille pas mais les autres titres de Karine Lambert, oui !

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