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Posts Tagged ‘frédéric Lenormand’

Panique à Paris, la peste est de retour ! Voltaire aussi !
Une maladie mystérieuse affole la capitale, et voilà notre philosophe assailli de toutes parts. Policiers et médecins sont à ses trousses, mais plus étrange encore, Voltaire est poursuivi par un Anglais nommé Hyde et par son frère Armand, religieux intransigeant avec qui on le confond sans cesse. Tandis qu’il s’efforce de répandre ses lumières sur les populations effrayées, la police continue hélas de penser que c’est encore la faute à Voltaire.

Voltaire s’ennuie à Cirey, alors il décide rebâtir à sa convenance le château de sa très chère Madame du Châtelet, sans que la marquise en soit le moins du monde informée, bien entendu !

Elle découvre le pot aux roses en arrivant sur ses terres et convainc son philosphe préféré de regagner la capitale pour venir en aide au lieutenant général de police Hérault, un comble !

La police est bien embarrassée par une série de morts suspectes : on craint la peste et on demande à Voltaire le pestiféré de tirer l’affaire au clair. Accompagné de son fidèle et encombrant secrétaire, l’abbé Linant, de sa chère marquise, il regagne la capitale où son chemin va croiser une anglais qui tente de le convaincre d’émigrer à Londres, le naturaliste Buffon et son frère, le janséniste Armand Arouet, contrôleur des épices…

Il y a avait bien longtemps (près de 18 mois) que je n’avais pas retrouvé mon enquêteur du siècle des Lumières favori : Voltaire ! Quel bonheur une fois encore de plonger dans un roman signé Frédéric Lenormand, qui écrit et décrit à merveille ma période historique préférée entre toutes avec sa plume enlevée, drôle et érudite et Docteur Voltaire et Mister Hyde ne déroge pas à la règle.

Impossible de s’ennuyer en compagnie de cet auteur et de son héros, le plus célèbre philosophe du XVIIIe siècle, François-Marie Arouet dit Voltaire, cette fois-ci aux prises avec la peste !

Quel bonheur disais-je donc de retrouver cette série dont j’ai déjà lus les cinq premiers opus : La baronne meurt à cinq heures, Meurtre dans le boudoir, Le diable s’habille en Voltaire, Crimes et condiments et Elémentaire mon cher Voltaire ! tant elle me plait car elle est à la fois brillante et dôle. J’adore voir Voltaire, se débattant aux quatre coins de Paris, avec à ses trousses un anglais qui essaie par tous les moyens de le faire émigrer de force.

Elle me permet aussi de replonger dans la période historique que je préfère comme je vous le disais plus haut, le 18è siècle, de cheminer avec Voltaire, l’une des figures phares de cette époque, que Frédéric Lenormand nous montre comme un farfadet sautillant, croulant sous le ridicule. Vous le savez déjà si vous me lisez régulièrement, cette série est pour moi une récréation, un petit bonbon que je déguste à chaque fois de la première à la dernière ligne.

Dans ce sixième tome tout aussi drôle et bien écrit que les précédents, l’enquête policière n’est qu’un prétexte comme toujours, ici l’important est ailleurs. Nous voici à nouveau embarqués dans une réjouissante aventure du philosophe le plus pétulant de l’histoire de France, plein d’esprit et de férocité pour ses contemporains, enquêteur égocentrique, jamais à court d’idées, mais toujours là pour faire éclater la vérité.

Frédéric Lenormand s’attaque à la médecine de l’époque, son incompétence flagrante étant mise en valeur par le possible retour de la peste à Paris. Docteur Voltaire, muni de son carnet empli de remèdes contre toutes les maladies, est sur tous les fronts pour tenter de savoir si la peste est bien de retour dans les rues de la capitale ou si les morts suspectes qui s’enchaînent sont le fait d’un tueur au mobile crapuleux !

Et l’intrigue policière dans tout ça ? Elle sert surtout de prétexte comme je le disais plus haut, mais elle est agréable à suivre et franchement j’ai beaucoup ri tout au long du récit.

C’est une série que j’adore, à la fois drôle, brillamment écrite et bien documentée, Lenormand connaît son Voltaire par cœur et c’est vraiment jubilatoire à lire. Si vous aimez les comédies policières, je ne peux que vous recommander Voltaire enquête !

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Au début de la guerre de 1914, un policier décide de revêtir une identité féminine pour échapper à la mobilisation. Ray Février devient  » Loulou Chandeleur « , détective privé en bas de soie et chapeau à voilette. Ray-Loulou se rend compte qu’il est aussi bon flic en robe qu’en pantalon, et peut-être meilleur homme qu’auparavant.
Aux côtés de la patronne de l’agence de détectives, la charmante Miss Barnett – qui ne connaît pas son secret –, Loulou enquête sur une intrigante affaire de lettres de menaces. Quand le maître chanteur commence à mettre son plan à exécution et que les meurtres se multiplient, notre étonnant duo plonge dans une succession de surprises et de pièges périlleux.

Paris, 1914. La guerre bat son plein depuis le mois d’août lorsque l’inspecteur Raymond Février reçoit à son tour sa lettre de mobilisation. Il doit rejoindre les tranchées de toute urgence, seulement voilà Ray, n’a aucune envie de mettre un point final à sa vie si tôt.

Car ses collègues de la maison poulagat pour l’instant mobilisés, sont tous passés de vie à trépas et il n’a aucune envie de les rejoindre dans un monde meilleur. Ray aime trop la vie pour ça.

Alors, il décide de laisser sa vie d’inspecteur de police derrière lui, de raser ses moustaches, d’épiler ses gambettes, d’abandonner les costumes trois pièces, pour les robes, les bas nylon et les talons hauts.

Et cerise sur le gâteau, il se fait embaucher par l’agence Barnett dont son fondateur est sous les drapeaux et qui survit grâce à sa fille, la douce Cecily Barnett, qui cherchait un enquêteur homme mais qui ne saura pas résister à l’irrésistible Loulou !

Vous savez mon amour pour la série Voltaire enquête et la plume spirituelle et érudite de Frédéric Lenormand, je n’ai donc pas hésité une seule seconde avant d’accepter de lire sa toute nouvelle série qui a pour décor le Paris de la première guerre mondiale, une époque qui me fascine.

Frédéric Lenormand connaît Voltaire et son époque comme sa poche, il connaît aussi parfaitement bien l’époque à laquelle vit son héros / héroïne : Ray / Loulou. Dans cette toute nouvelle série policière historique, l’auteur met les femmes à l’honneur car il ne faut pas oublier que pendant cette période de 1914 à1918, si les hommes étaient au front, les femmes faisaient vivre le pays.

Un polar historique oui mais pas que. Seules les femmes sont éternelles, raconte, au-delà de l’enquête policière qui ne manque ni de sel ni de rebondissements, l’émancipation et la difficulté d’être une femme en temps de guerre… surtout quand on n’en est pas une.

Ray se rend compte à quel point les femmes sont vulnérables dans ces temps troublés et combien il est facile pour les hommes qui restent de s’en prendre à elles. A travers Loulou, nous découvrons cette période où les hommes sont happés les uns après les autres par la guerre, et où les femmes doivent se libérer des codes et des carcans de la société de l’époque afin d’assurer la survie des leurs, découvrant ainsi combien il est doux d’être indépendante.

Elles deviennent chauffeurs de taxi ou d’omnibus, ouvrière dans les usines d’armement, marraines de guerre, infirmières bénévoles…

Pour imaginer le personnage de Ray, Frédéric Lenormand s’est inspiré de l’histoire vraie de Paul Grappe, soldat déserteur qui s’est travesti en femme pour ne pas être envoyé dans les tranchées, et dont la vie a également été racontée en bande dessinée par Chloé Cruchaudet dans Mauvais genre et adaptée à l’écran par André Téchiné dans son dernier film, Nos Années folles.

Très bien documenté, ce roman est un vrai bonheur de lecture grâce à la plume fluide, caustique, sarcastique et pleine d’humour de son auteur, qui invente en la personne de Loulou, un personnage irrésistible, comme il a su si bien le faire pour Voltaire.

En ce qui me concerne, j’en redemande donc et je continuerai à suivre Loulou Chandeleur !

Un grand merci à l’agence Anne et Arnaud et aux éditions La Martinière pour cette belle lecture, j’ai adoré.

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Qui en veut à la marquise du Châtelet ? Sa servante est brutalement assassinée, et la voilà aux prises avec la police… quand elle n’est pas occupée avec le brillant mathématicien Maupertuis, son amant. Son amant ? Voltaire ne l’entend pas de cette oreille ! Bravant l’interdit qui pèse sur lui depuis la parution des Lettres philosophiques, notre San Antonio des Lumières vole au secours de sa marquise.
Que ce soit dans les salons parisiens, dans les taudis sous les ponts de la Seine, dans les ateliers de couture ou dans les fabriques de poupées et d’automates, Voltaire ne recule devant aucun stratagème pour déjouer la mécanique du crime et démontre une fois de plus que, pour un philosophe comme lui, découvrir la vérité n’est qu’un jeu d’enfant.

Voltaire s’ennuie en Lorraine, dans le château de la marquise du Châtelet, Cirey. Ses journées sont ponctuées par les mirabelles et les sangliers qu’il consomme sous toutes les formes et franchement, il en ras la perruque Régence.
C’est alors qu’il apprend que sa chère Emilie est en danger… de tomber entre les bras du mathématicien Maupertuis. Il n’en faut pas plus à Voltaire pour s’évader à l’aide d’un tonneau, tel Diogène !
Arrivé à l’hôtel du Châtelet, il découvre la marquise en compagnie de Maupertuis mais aussi du cadavre de sa femme de chambre. Diantre, il n’avait pas prévu cela, lui qui met en péril sa liberté pour les yeux de sa belle, il ne manquerait plus qu’il tombe dans les griffes d’Herault, chargé de l’enquête.
Oui mais voilà, où se cacher dans Paris ? Personne ne veut d’un pestiféré qui a vu ses Lettres anglaises brûlées sur le bûcher. Et comme si cela ne suffisait pas, il a le tueur à ses trousses…
J’ai profité de mes vacances pour retrouver mon enquêteur du siècles des Lumières favori : Voltaire ! Quel bonheur une fois encore de plonger dans un roman signé Frédéric Lenormand, qui écrit et décrit à merveille ma période historique préférée entre toutes avec sa plume enlevée, drôle et érudite.
Impossible de s’ennuyer en compagnie de cet auteur et de son héros, le plus célèbre philodophe des Lumières, François-Marie Arouet dit Voltaire, cette fois-ci aux prises avec des automates et un mathématicien qui donne des leçons particulières à son Emilie chérie.
Quel bonheur disais-je donc de retrouver cette série découverte l’an dernier avec La baronne meurt à cinq heures, Meurtre dans le boudoir, Le diable s’habille en Voltaire et Crimes et condiments tant elle me plait car elle est à la fois brillante et dôle. J’adore voir Voltaire, se débattant aux quatre coins de Paris, avec à ses trousses un tueur en série et bien sûr le châtelet.
Elle me permet aussi de replonger dans la période historique que je préfère comme je vous le disais plus haut, le 18è siècle, de cheminer avec Voltaire, l’une des figures phares de cette époque, que Frédéric Lenormand nous montre comme un farfadet sautillant, croulant sous le ridicule. Vous le savez déjà si vous me lisez régulièrement, cette série est pour moi une récréation, un petit bonbon que je déguste à chaque fois de la première à la dernière ligne.
Dans ce cinquième tome tout aussi drôle et bien écrit que les précédents, l’enquête policière n’est qu’un prétexte comme toujours, ici l’important est ailleurs. Frédéric Lenormand redonne vie à Voltaire à la perfection, j’adore le voir malmené, se battre avec Maupertuis, vert de jalousie que Madame du Châtelet lui préfère le mathématicien.
Et l’intrigue policière dans tout ça ? Elle sert surtout de prétexte comme je le disais plus haut, mais j’avoue avoir tout de même été un peu déçue car l’auteur se disperse beaucoup au détriment de l’histoire, j’ai même eu par moment un peu de mal à le suivre !
Il n’empêche que c’est une série que j’adore, à la fois drôle, brillamment écrite et bien documentée et que je compte bien la poursuivre jusqu’au bout, en dépit du côté trop brouillon de l’intrigue policière.

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Prenez un philosophe bien à point, faites-le mariner, lardez quelques victimes, laissez mijoter les suspects, assaisonnez de quelques scandales, pimentez l’intrigue, salez les rebondissements, saupoudrez de dialogues croustillants, enrobez dans un style onctueux et servez chaud.

En pleine révolution culinaire, Voltaire enquête sur les traces d’un assassin qui sème derrière lui tartes au cyanure et ragoûts à l’arsenic. L’aide de la brillante marquise du Châtelet, experte en recherches scientifiques, et de l’abbé Linant, fin gourmet, ne sera pas de trop pour rendre l’appétit aux gastronomes !heart_3crimes-et-condiments-frederic-lenormand

Paris, 1733, Voltaire continue ses divers commerces et d’échapper au Lieutenant général de Police qui n’arrive toujours pas à mettre la main sur le livre dont tout le monde parle, Les lettres philosophiques, lorsque justement René Hérault le charge d’enquêter sur le vol des boucles d’oreilles en diamant de la princesse de Lixen.

Bien sûr tout cela est officieux car si Voltaire se fait prendre la main dans le sac, Hérault refusera de reconnaître l’en avoir chargé et bien sûr, si Voltaire échoue, la Bastille n’attend plus que lui, d’autant que le gouverneur de cette prison ne rêve que d’une chose, accueillir le philosophe dans ses murs ! Que de belles soirées il passerait alors en si charmante compagnie, ce qui n’est pas du goût de Voltaire du tout.

Les boucles retrouvées, notre philosophe n’en reste pas là puisqu’un meurtre est commis chez les Lixen et que Voltaire s’est mis en tête de marier la fille de la maison avec le duc de Richelieu, petit-neveu du cardinal, qui doit beaucoup d’argent à la société de prêts de monsieur Arouet.

Heureusement le philosophe sachant philosopher peut compter sur sa maîtresse Émilie du Châtelet qui l’épaule toujours aussi efficacement et qui lui offre un exil en Lorraine qui lui fera regretter la Bastille…

J’ai retrouvé avec un réel bonheur ce sacré Voltaire et la plume délicieuse de Frédéric Lenormand dans le quatrième volume de la série Voltaire enquête qui continue de mettre en scène le philosophe des lumières François-Marie Arouet dit Voltaire, cette fois-ci aux prises avec un empoisonneur, lui qui est en pleine révolution culinaire, diantre !

Quel bonheur disais-je donc de retrouver cette série découverte l’an dernier avec La baronne meurt à cinq heures, Meurtre dans le boudoir et Le diable s’habille en Voltaire tant elle me plait car elle est à la fois brillante et dôle. J’adore voir Voltaire, toujours mourant, aux prises avec les jansénistes, la censure et bien sûr le châtelet.

Elle me permet aussi de replonger dans la période historique que je préfère, le 18è siècle, de cheminer avec Voltaire, l’une des figures phares de cette époque, vous l’aurez compris, pour moi cette série est un petit bonbon que je déguste à chaque fois de la première à la dernière ligne.

Dans ce quatrième tome tout aussi drôle et bien écrit que les précédents, l’enquête policière n’est qu’un prétexte comme toujours, ici l’important est ailleurs. Frédéric Lenormand redonne vie à Voltaire à la perfection, j’adore le voir malmené, se battre avec son imprimeur pour qu’il ne diffuse pas Les lettres philosophiques, le confronter à sa pingrerie et sa couardise, obligé de prêter main forte au Châtelet, qui pourtant, ne veut que sa perte.

Frédéric Lenormand connaît décidément fort bien Voltaire mais aussi la gastronomie du siècle des lumières car il en est beaucoup question ici et il nous dévoile même la création de la fameuse crème Chantilly.

Et l’intrigue policière dans tout ça ? Elle sert surtout de prétexte comme je le disais plus haut, mais j’avoue avoir tout de même été un peu déçue car l’auteur se disperse beaucoup au détriment de l’histoire, j’ai même eu par moment un peu de mal à le suivre !

Il n’empêche que c’est une série que j’adore, à la fois drôle, brillamment écrite et bien documentée et que je compte bien la poursuivre jusqu’au bout.

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Voltaire a enfin trouvé un adversaire à sa mesure : le diable en personne ! Belzébuth sème des cadavres dans la capitale, au point que l’Église, soucieuse d’éviter tout scandale, fait appel au célèbre philosophe pour mener une enquête discrète. Dans un Paris des Lumières encore très empreint de croyances irrationnelles où vampires, démons et morts vivants semblent se promener à leur gré, qui d’autre envoyer sur leurs traces qu’un écrivain connu pour ne croire en rien ? heart_4le-diable-s-habille-en-voltaire-frederic-lenormand

Paris, 1733, Voltaire vient tout juste d’achever sa nouvelle tragédie, censée réformer le théâtre français, Adélaïde du Guéclin, lorsque le père Firmin Pollet, confesseur du cardinal de Fleury, premier ministre de Louis XV, le fait mander au séminaire Saint-Nicolas.

On vient en effet de retrouver le père Lestards, maître de scolastique, assassiné alors qu’il examinait, sur demande du père Pollet, Les lettres philosophiques d’Angleterre.

Le coupable a laissé derrière lui une odeur de chèvre et des marques faites par le sabot d’un bouc. Les saints hommes sont dans tous leurs états et le père Pollet décide de confier à Voltaire le soin de découvrir le fin mot de tout cela.

Voilà donc notre Voltaire embarqué dans une enquête sulfureuse avec toujours à ses trousses le chef de la police, René Hérault, qui le surveille comme le lait sur le feu.

Heureusement le philosophe sachant philosopher peut compter sur sa maîtresse Émilie du Châtelet et son secrétaire L’abbé Linant pour courir après Belzébuth…

J’ai retrouvé avec un réel bonheur ce sacré Voltaire et la plume délicieuse de Frédéric Lenormand dans le troisième volume de la série Voltaire enquête qui continue de mettre en scène le philosophe des lumières François-Marie Arouet dit Voltaire, cette fois-ci aux prises avec le diable en personne, diantre !

Quel bonheur disais-je donc de retrouver cette série découverte il y a quelques mois avec La baronne meurt à cinq heures et Meurtre dans le boudoir tant elle me plait car elle est à la fois brillante et dôle.

Elle me permet aussi de me replonger dans la période historique que je préfère, le 18è siècle, de cheminer avec Voltaire, l’une des figures phares de cette époque, vous l’aurez compris, pour moi cette série est un petit bonbon que je déguste à chaque fois de la première à la dernière ligne.

Dans ce troisième tome tout aussi drôle et bien écrit que les précédents, l’enquête policière n’est qu’un prétexte comme toujours, ici l’important est ailleurs !

Frédéric Lenormand redonne vie à Voltaire à la perfection, j’adore le voir affronter la censure, malmené, se battre avec les comédiens du Français pour qu’ils jouent sa pièce comme il le souhaite, le confronter à sa pingrerie et sa couardise, obligé de prêter main forte à l’Eglise, qui pourtant, ne veut que sa perte et qu’il passe son temps à combattre.

C’est très drôle en conséquence de le voir se démener afin de mettre la main sur le meurtrier et de mener à bien la première représentation de son Adélaïde du Géclin à laquelle il croit beaucoup et qui va lui permettre à lui tout seul, d’imposer un nouveau genre, la tragédie médiévale, et de réformer le théâtre des lumières et avec lui le jeu des comédiens, rien que ça !

Frédéric Lenormand connaît décidément fort bien Voltaire mais aussi le théâtre de cette époque. On apprend ainsi comment se monte une pièce, dans quelle circonstance elle est produite, jouée, etc, et c’est bien évidemment passionnant.

Et l’intrigue policière dans tout ça ? Elle sert surtout de prétexte comme je le disais plus haut, il ne faut pas vous attendre à une suspens haletant ou une atmophère tendue, rien de tout cela ici mais je ne peux que vous recommander chaudement Le diable s’habille en Voltaire et toute la série Voltaire enquête, très bien écrite et documentée que je compte poursuivre tant elle m’amuse et me distrait !

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Alors que la publication de ses Lettres philosophiques s annonce fracassante, Voltaire jure ses grands dieux qu il ne les a pas écrites et s empêtre à nouveau dans des affaires criminelles.
Un assassin débordant d imagination s inspire d un roman licencieux qui circule sous le manteau pour éliminer ses victimes dans la soie orientale et les loukoums.
Soucieux d amadouer le lieutenant de police Hérault, voilà Voltaire contraint de hanter les maisons de passe, les librairies clandestines, les bureaux de la censure et les parties fines, sur les traces d un illuminé qui n a guère plus de pitié pour les philosophes que pour les libertins.
L aide du bon abbé Linant et de la brillante Émilie du Châtelet ne sera pas de trop pour tenter de garder en vie l esprit le plus pétulant de son siècle.heart_4meurtre-dans-le-boudoir-frederic-lenormand

Paris, 1733, Voltaire vient tout juste d’achever ses lettres philosophiques, si décriées par la censure, un homme d’église vient s’encanailler au Boudoir rouge, une fameuse maison close. L’homme réclame qu’on lui reconstitue une scénette d’un roman libertin qu’il est en train de lire, Le tabouret de Bassora.

Làs pour lui, l’expérience tourne court et il trouve la mort. Pour le commissaire Hérault pas de doute, il s’agit d’un empoisonnement et qui mieux qu’un philosophe pour enquêter dans les milieux libertins ? Voltaire bien sûr qui n’a d’autre choix que de s’exécuter et de jouer les détectives bien malgré lui. car Hérault l’a prévenu, s’il ne l’aide pas, il ira croupir dans un cachot de la Bastille !

Et Voltaire a fort à faire entre déjouer la censure et courir après un tueur qui élimine un à un les lecteurs du fameux Tabouret de Bassora en reproduisant les scénettes contenues dans le brûlot… Qui est le plumitif qui a commis cette œuvre qu’abhorre le prude Voltaire ?

Heureusement il peut compter sur sa maîtresse la libertine Émilie du Châtelet et son secrétaire L’abbé Linant…

Second volume de la série Voltaire enquête Meurtres dans le boudoir continue de mettre en scène le philosophe des lumières François-Marie Arouet dit Voltaire, cette fois-ci aux prises avec la censure.

Quel bonheur de retrouver cette série découverte il y a quelques semaines avec La baronne meurt à cinq heures. Dans ce second volume tout aussi drôle et bien écrit que le précédent, l’enquête policière n’est qu’un prétexte, le plus truculent est bien sûr de voir Voltaire, pleutre et geignard, toujours à l’agonie, obligé d’enquêter dans un milieu qu’il n’apprécie guère, celui des libertins.

En effet, si d’autres philosophes comme Diderot se sont essayés aux romans érotiques, Voltaire s’en est toujours tenu aux sujets sérieux qu’il abordait tour à tour dans ses essais philosophiques ou historiques, sa poésie ou son théâtre.

C’est très drôle en conséquence de le voir se démener afin de mettre la main sur le meurtrier et le mystérieux auteur du Tabouret de Bassora. Ce fut un plaisir pour moi de croiser deux des auteurs les plus fameux du début du 18è siècle Crébillon père, le dramaturge, et Crébillon fils, l’auteur de romans libertins que j’aime beaucoup.

Frédéric Lenormand connaît décidément fort bien Voltaire mais aussi la littérature libertine du siècle des lumières, un genre que j’ai beaucoup lu et auquel je repense toujours avec tendresse, et qui a connu un vif succès durant la première moitié du 18è siècle avec des romans tels que Manon Lescaut, Le sopha, Les bijoux indiscrets…

Une série très bien écrite et documentée que je compte poursuivre tant elle m’amuse et me distrait !

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Lu dans le cadre du challenge  A tous prix (prix Arsène Lupin 2011) :

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A l’été 1731, Voltaire se retrouve sans protecteur et surtout sans domicile à la mort de M. de Maisons. Le philosophe, qui ne manque pas d’argent, préfère à un grand chez soi, un petit chez les autres, qui lui offrent non seulement le toit mais aussi le couvert !

Heureusement pour lui, la baronne de Fontaine-Martel, trouve amusant et flatteur, malgré sa pingrerie, d’héberger une telle célébrité chez elle. La cohabitation se passe plutôt bien jusqu’à ce qu’en ce mois si froid de février 1733, « sa » Fontaine-Martel soit assassinée !

Diantre, devra-t-il se retrouver à la rue ou pire à la Bastille ? Car le lieutenant de police Hérault, qui le surveille comme le lait sur le feu, lui annonce que s’il ne retrouve pas le meurtrier de la baronne, c’est Voltaire qui sera accusé de ce crime.

Voilà notre philosophe obligé de jouer les enquêteurs, assisté du bon et gros abbé Linant, son secrétaire, et de la marquise du Châtelet, férue de mathématiques et accessoirement très enceinte de son troisième enfant.

Voilà plusieurs années, plus exactement depuis la parution de cet opus en grand format, que je lorgne sur cette série. Vous connaissez mon amour absolu pour le règne de Louis XV et ses philosophes, cette série ne pouvait donc que m’intéresser sur le papier d’autant que son auteur, Frédéric Lenormand, est un spécialiste de cette époque !

Et je n’ai pas aimé, non non, j’ai adoré La baronne meurt à cinq heures. L’histoire, le style primesautier et plein d’humour de l’auteur, le personnage de Voltaire, égal à lui même, c’est-a-dire imbu de sa personne, persuadé qu’il est l’auteur dramatique le plus génial de son époque et que sa philosophie est sans nulle autre pareille.

Clairement Frédéric Lenormand connaît Voltaire et son époque comme sa poche, le roman est adapté à notre époque mais reste dans les pas de ceux du XVIIIè siècle, notamment les en-têtes de chapitres et par son style, ses tournures de phrases, semblables à ceux du siècle des Lumières .

Bien sûr, l’enquête policière est un prétexte mais elle se révèle plutôt bien ficelée même si je l’ai trouvé un peu trop embrouillée à mon goût, ce qui importe ici c’est Voltaire en premier lieu et sa rencontre avec sa muse et femme de sa vie, la belle marquise Emilie du Châtelet, fille du duc de Breteuil, dont il va être l’amant pendant près de vingt ans.

Le roman est brillant d’érudition, enlevé, jubilatoire, plein de bons mots et de reparties aussi drôles qu’intelligents et s’est révélé pour moi un vrai moment de pur bonheur, ce qui est assez rare il faut bien le dire.

Je ne peux que vous le conseiller si vous aimez les polars historiques, Voltaire ou le XVIIIè, vous ne serez pas déçus.

En ce qui me concerne, j’en redemande donc et je vais sans plus tarder acheter le tome 2 de Voltaire mène l’enquête, en espérant qu’il soit tout aussi bon mais avant même de l’ouvrir, j’en suis sûre !

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