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Posts Tagged ‘gabrielle zevin’

A.J. Fikry a l’un des plus beaux métiers du monde : il est libraire sur une petite île du Massachusetts. Mais il traverse une mauvaise passe. Il a perdu sa femme, son commerce enregistre ses pires résultats depuis sa création et il vient de se faire dérober une édition originale et précieuse. A.J. s’isole au milieu des livres jusqu’au soir où il découvre un couffin devant sa librairie. Un bébé que sa mère a abandonné là avec un mot :  » Je tiens à ce qu’elle grandisse entourée de livres et de gens pour lesquels la lecture compte.  » Réticent au premier abord face à l’ampleur de cette mission, le libraire tombe rapidement sous le charme du nourrisson et entrevoit avec lui la possibilité d’un nouveau bonheur.
Et si la vie valait bien qu’on lui accorde une seconde chance ?

A.J Fikry est libraire sur une petite île américaine du Massachusetts. Inconsolable depuis la mort de sa femme Nic, disparue dans un accident de voiture deux ans plus tôt, il noie sa solitude et son chagrin dans l’alcool et a fini par prendre en grippe sa petite échoppe, La librairie de l’île, qu’ils tenaient ensemble.
Et pour comble de malchance, un soir de cuite mémorable, il se fait voler une édition originale d’Edgar Allan Poe qui valait au bas mot deux millions de dollars. Quelques temps plus tard, au moment de fermer sa librairie, il découvre une petite fille dans ses rayonnages.
Elle a l’air d’avoir dans les deux ans et est porteuse de ce mot : « Je tiens à ce qu’elle grandisse entourée de livres et de gens pour lesquels la lecture compte. » Ni une ni deux, il court trouver la police qui lui propose d’appeler les services sociaux. Mais comme c’est vendredi soir et qu’une assistance sociale ne sera pas là avant le lundi matin, il garde Maya et décide de l’adopter…
C’est la couverture ô combien estivale et son titre qui m’ont donné envie de lire La librairie de l’île dont je n’avais lu aucun avis avant ma lecture et j’ai bien car en découvrant les avis dithyrambiques sur ce court roman, j’aurai été déçue, ce qui ne fut pas le cas !
Ce roman de Gabrielle Zevin est un feel-good book comme je les aime et cherry on the cake, il se passe dans une librairie, ce qui parle forcément aux amoureux des livres et de ces lieux de perdition par excellence, difficile en effet de quitter une librairie sans avoir acheté au moins un roman, en tout cas pour moi !
L’histoire est jolie même si elle ne sort pas des sentiers battus, le déroulé est prévisible même si l’auteure nous réserve quelques surprises et le personnage de Maya est vraiment attachant. On se prend d’affection pour cette petite fille abandonnée par sa mère, qui ne connaît pas son père et que l’on voit grandir.
La métamorphose de A.J Fikry qui passe de gros connard à père de l’année en quelques pages est un peu trop rapide à mon goût mais il est vrai que le roman est court et que l’auteure préfère s’attarder sur la jolie relation de ce libraire avec sa fille adoptive, et elle a bien fait car l’histoire devient très intéressante à mesure que cette relation se développe et que l’on assiste à l’éducation que procure A.J à Maya.
Il y aussi de belles pages sur le veuvage, la solitude, la solidarité et l’amitié, car il en sera beaucoup question aussi au fil du livre, les personnages habitent dans une petite île assez reculée du continent et ils se serrent les coudes.
Il sera aussi question d’amour, amour paternel bien sûr mais amour tout court aussi mais là je ne vous en dis pas plus afin de ne pas vous spoiler.
Si vous avez envie d’une lecture agréable, truffée de références littéraires, avec une belle leçon de vie, des personnages attachants, de l’émotion, de l’humour et de l’amour, La librairie de l’île est pour vous.

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La fille chérie du défunt parrain du chocolat n’a que faire de son héritage. Pour elle, la vie doit être une routine absolue. Aller au lycée, prendre soin de son frère adoré et de sa grand-mère mourante. Et surtout, éviter Gable, parfait loser et ex-petit ami. Oui, tout allait bien jusqu’à ce que cet imbécile de Gable soit empoisonné par le chocolat issu de la fabrique illégale des Balanchine. Que la police la croie coupable, passe encore. Qu’elle se retrouve à la une des journaux télévisés, inévitable. Qu’on la harcèle au lycée en la traitant de criminelle, d’accord. Mais voir revenir dans sa vie sa famille mafieuse au complet est le pire des châtiments. Anya se demande si elle ne va pas devoir renoncer aux cours et sortir son revolver, histoire de mettre de l’ordre dans les affaires…

La-mafia-du-chocolat-gabrielle-zevinauteur-éditeur-pages

Jusqu’où mes bonnes résolutions vont-elles me mener, on se le demande ! L’une d’elles était de lire des romans jeunesse, et j’avoue qu’à force d’en lire, j’y prends goût, au point de lire une dystopie, La mafia du chocolat, moi qui ai en horreur la SF et l’anticipation, il faut le faire, et une trilogie qui plus est, alors que je n’en lis jamais. Il faut dire que le sujet a forcément éveillé ma curiosité, moi qui suis une grande gourmande devant l’éternel et une croqueuse de chocolat invétérée.

En 2083, le chocolat et le café sont illégaux, le papier est difficile à trouver, l’eau est précieusement rationnée, et la ville de New York est dominée par le crime et la pauvreté. Anya est la fille du défunt criminel le plus célèbre de la ville, Leonyd Balanchine, à la tête des chocolats Balanchine et de la mafia locale. Assassiné dans son bureau, il laisse trois enfants : Léo, 19 ans, l’ainé de la fratrie, qui accuse un retard mental depuis un grave accident de la route alors qu’il avait 9 ans, dans lequel sa mère a été tuée. Ils avaient été pris pour cible par des tueurs voulant éliminer le parrain, depuis Léo est resté bloqué en enfance. Anya, 16 ans, sa fille ainée, qui a en réalité la charge de son frère et de sa jeune sœur Natalia, 12 ans. Vivent également avec eux, Galina (Nana), la mère du parrain défunt, gravement malade depuis des années et branchée en permanence à des machines qui lui permettent de survivre et Imogen Goodfellows, sa garde-malade, par ailleurs lectrice infatigable de romans victoriens.

On fait connaissance d’Anya, à la veille de la rentrée scolaire. La jeune fille va entamer sa première dans la très catholique école de la Sainte Trinité. Elle a fait vœu de rester vierge pour son mariage et son petit ami, Gable Arsley, devient trop pressant et tente de la violer. Heureusement Léo intervient et chasse l’adolescent, début des ennuis. Car dès le lendemain, il commence à répondre des calomnies sur le dos d’Anya et finit avec un plat de lasagnes sur la tête. Elle est bien sûr punie, car on ne rigole pas avec la discipline à Sainte Trinité, et c’est ensuite que tout va réellement démarrer. Anya, qui déjà n’a pas bonne réputation, est la meilleure amie de Scarlett, une apprentie comédienne, qui n’a pas elle non plus la meilleure réputation. Elles sont un peu mises au banc par les élèves et par les professeurs mais vont faire la connaissance de Win, le fils de l’adjoint du procureur, new-yorkais de fraiche date, qui suit le même cours de français que Scarlett et qui devient le binôme d’Anya en cours de science médico-légale. Un soir, en rentrant du lycée, son cousin Jacks sonne à la porte. La famille souhaite que Léo les rejoigne et travaille à la piscine, le Q.G des Balanchine, la jeune fille voit cela d’un très mauvais oeil mais fini par accepter sur les conseils de sa grand-mère même si elle n’a aucune confiance dans son cousin. Celui-ci laisse en partant un carton empli de chocolat (denrée interdite vous vous souvenez ?) pour Nana. La vieille dame offre deux tablettes d’extra-noir, le préféré d’Anya, afin qu’elle le partage avec quelqu’un qu’elle aime. Elle n’aura pas l’occasion de les savourer car Gable débarque pour soi-disant faire la paix et s’excuser, mais surtout pour se faire offrir du chocolat, puisqu’il sait qu’il y en a toujours chez les Balanchine. Elle veut se débarrasser de lui au plus vite et lui offre les deux tablettes, malheureusement pour lui, le chocolat est empoisonné et va l’envoyer tout droit à l’hôpital, et Anya, tout droit en prison, à Liberty, une maison de correction construite dans les fondements mêmes de la statue de la liberté, qui elle a disparu.

Dans ce New-York de 2083, beaucoup de choses ont disparu : les musées, les bibliothèques, les fêtes foraines et les ménages, les cafés, tous ces lieux de connaissance et de réjouissance n’existent plus. Le rationnement fait partie du quotidien et l’argent n’a plus cours : les protagonistes paient la moindre de leurs dépenses en coupons (coiffeur, eau, nourriture…). On ne fabrique plus ni livres ni vêtements, on lit sur tablette et on s’habille avec les habits de ses parents. Bien qu’ancrée dans le futur, cette histoire nous rappelle le temps de la Prohibition américaine sur les interdictions (alcool, tabac, café, chocolat), sinon elle reprend tous les codes de l’anticipation : les restrictions d’eau, de papier, de bois, d’électricité, de tissus et de matériaux. La criminalité fait rage, les autorités sont toutes puissantes, les rues ressemblent à des coupe-gorge, il y a des couvre-feu, le monde de 2083 apparait bien sombre et inquiétant.

Heureusement, il y a aussi une lueur d’espoir, avec l’histoire d’amour en Anya et Win, véritables Roméo et Juliette du futur, qui plairont davantage aux adolescents, pour qui le livre est destiné qu’aux adultes. Reste que ce roman se lit très facilement, les personnages sont attachants, surtout Anya, l’héroïne, une jeune fille bien courageuse. Ce premier tome sert surtout à planter le décor et à faire connaissance avec le personnage et le monde de 2083, il faudra attendre les tome 2 et 3 pour entrer vraiment dans le vif du sujet. Je retrouverais avec grand plaisir Anya dans le tome 2, La fille du parrain car j’ai eu beaucoup de plaisir à tourner les pages de ce roman que j’ai dévoré comme une tablette de chocolat !

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Lu dans le cadre des challenges Cartable et tableau noir et La plume au féminin édition 2013 :

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