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Posts Tagged ‘grand prix des lectrices ELLE’

Quels sont les 3 livres au menu de ce mois de novembre en lice pour le prix ELLE des lectrices 2014 ? Mes co-jurées ont livré leur verdict et sélectionné :

Catégorie roman : Cherchez la femme d’Alice Ferney. Je n’ai jamais lu cette romancière qui suscite des avis très tranchés, j’espère être séduite par l’histoire de ce couple mais je vous avoue quand même que cette auteure ne m’attire pas du tout…

Le sujet : Serge est brillant, entreprenant, narcissique. Marianne est sincère, ardente, déterminée au bonheur. Cherchez la femme raconte “l’histoire totale” de leur couple. Sous les yeux du lecteur, il se forme, s’établit, procrée, s’épanouit, subit l’épreuve du temps et la déchirure de l’infidélité…

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Catégorie document : Fitzgerald le désenchanté de Liliane Kerjean. Alors là je suis emballée !!! J’ai beaucoup aimé Gatsby lu au printemps et j’ai hâte d’en savoir plus sur ce grand romancier, d’autant qu’ensuite je pourrai lire Alabama Song, déjà dans ma PAL.

Le sujet : Cette biographie très alerte fait fi des clichés qui accompagnent la vie de Francis Scott Fitzgerald. D’un côté, un jeune écrivain talentueux, beau, marié à une femme excentrique, emblématique de toute une époque, qui, à l’âge de 24 ans publie un premier roman, L’envers du paradis, au succès foudroyant. De l’autre, la chute vertigineuse, qui passe par l’alcool, l’argent, la folie.

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Catégorie policier : Absences d’Alice LaPlante. Jusqu’à présent les romans policiers sélectionnés m’ont beaucoup plu, j’espère qu’il en sera de même pour celui-ci, le sujet est intéressant et j’espère qu’il sera bien traité.

Le sujet : Amanda O’Toole, soixante-quinze ans, a été retrouvée morte à son domicile, amputée des quatre doigts de la main droite. La police soupçonne la voisine et amie d’Amanda, le docteur Jennifer White – chirurgien orthopédiste à la retraite – d’être l’auteur de ce meurtre. Mais Jennifer est atteinte de la maladie d’Alzheimer et ne sait pas elle-même si elle est coupable. Elle partageait une relation extrêmement intime avec Amanda, même si ces deux femmes énergiques et orgueilleuses avaient été aussi par moments des adversaires redoutables. Amanda entendait parfois régir la vie de son amie et, sous prétexte d’honnêteté, dévoiler certains secrets qui auraient dû rester enfouis, relatifs notamment au mari de Jennifer, James, avocat retors, décédé depuis peu. Sans enfant et marraine de Fiona, la fille de Jennifer, Amanda instaurait une rivalité et un rapport de forces constant avec son amie, plus brillante, plus gâtée qu’elle par la vie. C’est la voix de Jennifer qui raconte cette amitié complexe et sa vie passée, de façon fragmentée, par des bribes, des souvenirs, des conversations, ou encore par le biais d’un journal qu’elle tient pour tenter de combattre la détérioration de son esprit et où ses enfants et amis sont amenés à témoigner de temps à autre. Ils émergent également de ce brouillard de la conscience, tour à tour confuse et lucide, de Jennifer : Amanda, bien sûr, Fiona, mais aussi Mark, le fils de Jennifer, ambigu comme son père, ou encore Magdalena, la garde-malade dévouée mais qui a des secrets, elle aussi. Jennifer White finira-t-elle par retrouver dans sa mémoire malade des révélations sur le meurtre d’Amanda ? Est-ce elle qui l’a tuée et lui a ainsi mutilé la main ? Pour quelle raison ? Face à une personnalité aussi imprévisible et tourmentée, la vérité ne peut être simple.

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Une troisième sélection qui me séduit davantage que les précédentes, j’espère qu’elle me réserve de belles lectures. Et vous, avez-vous lu ces livres, aimeriez-vous les lire ?

Et je finis ce billet en ayant une pensée pour Denis Diderot dont on fête aujourd’hui le tricentenaire de la naissance. Le père de l’Encyclopédie est né à Langres le 5 octobre 1713, alors je file relire Regrets sur ma vieille robe de chambre, une réflexion douce-amère sur le destin des philosophes face à la prospérité et les compromis auxquels l’intellectuel vieillissant qu’il est, peut se laisser aller. A l’heure où il endosse une robe de chambre toute neuve, il pleure l’ancienne. Celle dans laquelle l’a peint Van Loo est magnifique, vous ne trouvez pas ?

Denis-DiderotBon week-end et belles lectures à vous toutes, en compagnie de Diderot ou pas !

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