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Posts Tagged ‘hiver rouge’

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Dans une vallée encaissée des Pyrénées, au petit matin d’une journée glaciale de décembre, les ouvriers d’une centrale hydroélectrique découvrent le corps sans tête d’un cheval, accroché à la falaise.
Ce même jour une jeune psychologue prend son premier poste dans le centre psychiatrique de haute sécurité qui surplombe la vallée.
Le commandant Servaz, flic hypocondriaque et intuitif, se voit confier l’enquête la plus étrange de toute sa carrière.

Un matin d’hiver glacé dans les Pyrénées. Alors qu’ils prennent le téléphérique pour rejoindre leur lieu de travail, les ouvriers de la centrale hydroélectrique découvrent le cadavre d’un cheval accroché à la falaise.

L’animal, un jeune pur-sang appartenant à Eric Lombard, l’une des plus riches fortunes de France, par ailleurs propriétaire de la centrale vieillissante, est retrouvé sans tête et écorché.

La procureur, Catherine d’Humières, est appelée sur place et les ordres de la hiérarchie sont formels : cette enquête est prioritaire, Lombard a le bras long. La proc appelle Martin Servaz, commandant à Toulouse pour lui confier la direction de l’enquête conjointement avec la gendarmerie.

Si cet acte terrible fait froid dans le dos, police et gendarmerie pensent qu’ils ont mieux à faire qu’enquêter sur l’affaire mais la présence d’un asile psychiatrique renfermant de dangereux psychopathes, les contraint à prendre cet acte au sérieux.

D’autant que quelques jours plus tard, le meurtre d’un homme a lieu. Le pharmacien Grimm a été retrouvé pendu et Hirtmann, le plus dangereux patient de l’asile confie à Servaz qu’il devrait s’intéresser aux suicidés qui ont eu lieu dans la vallée une vingtaine d’années auparavant…

Voilà un thriller qui croupissait dans ma PAL depuis sa sortie en poche en 2012 et qui faisait donc partie de ma PAL d’origine, je suis plus que ravie de l’avoir enfin sorti et lu en compagnie de Belette et Stelfique que je remercie au passage.

Glacé est un pavé mais comme il est bien construit et plutôt palpitant, il se révèle être un redoutable page turner dont je suis venue à bout en cinq jours. Ce thriller est le premier roman de Bernard Minier et il met en scène un enquêteur, Martin Servaz, que j’ai trouvé très attachant.

Ce héros tout juste quadra et divorcé n’est pas tombé dans la bouteille, il n’est pas violent ni plombé par un passé trop lourd pour lui, ouf, ça change de ces flics héros récurrents qui cachent de lourds secrets.

L’intrigue est bien développée, on suit essentiellement Servaz dans son enquête, bien aidé par la gendarme Ziegler et par Espérandieu, l’adjoint du commandant, qui viendra à bout de ce mystère ayant, bien souvent, ses racines dans le passé. J’aime tout particulièrement lorsque les auteurs proposent des intrigues reposant sur deux temporalités, comme c’est le cas ici d’autant plus que l’auteur s’en tire fort bien, avec des faits crédibles.

Il y a cependant beaucoup de descriptions et de digressions dont on aurait plus se passer, notamment vers la fin, lorsque l’on veut absolument savoir si on a bien trouvé le mobile et le nom du ou des coupable(s), ces passages-là deviennent exaspérants. Une histoire un peu plus resserrée d’une centaine pages en moins aurait été encore plus efficace à mon avis.

Cependant, comme je le disais plus haut, l’histoire est prenante, crédible et les nombreux rebondissements permettent de passer un très bon moment sans le moindre ennui à l’horizon, ce qui n’est pas un mince exploit lorsque l’on propose un polar de près de 750 pages !

L’intrigue est bien ficelé, le suspens maintenu, l’atmosphère et les faits sont effectivement glaçants et même si je n’ai pas été emballée par les passages se déroulant dans l’asile psychiatriques et que j’ai trouvé la fin un peu trop expéditive, Glacé fut dans l’ensemble un excellent moment de lecture avec tous les ingrédients qui font les bons thrillers et je serai curieuse de retrouver Minier et Servaz dans une autre enquête.

Je vous invite maintenant à découvrir les avis de Belette et Stelfique dont les avis sont tout aussi positifs que le mien !

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Lu dans le cadre des challenges A year in England et 1 pavé par mois :

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1920, Russie centrale. La terreur s’est abattue sur le pays. À la mort de son frère, Nikolaï Levitski a déserté l’Armée rouge pour aller l’enterrer dans son village. Mais lorsqu’il arrive dans la petite communauté, perdue en pleine nature, c’est la stupéfaction. Les rues sont vides et silencieuses. Les hommes ont été massacrés dans la forêt alentour, les femmes et les enfants ont disparu. Nikolaï se met alors sur la piste des siens. C’est le début d’une quête aussi désespérée que périlleuse dans une nature hostile, au cœur d’un pays ravagé par la guerre civile. heart_4auteur-editeur-pageshiver-rouge-dan-smith

Novembre 1920, la Russie est en pleine guerre civile et les tchékistes font régner la terreur. Nikolaï et Alek Levitski, après avoir combattu l’Allemagne pendant la première guerre mondiale, se sont enrôlés depuis la fin des hostilités dans l’Armée rouge, persuadés d’être du bon côté de la barrière.

Mais en cet hiver où les hommes semblent devenus fous, ils ont fui leur bataillon pour retourner dans leur village. Hélas, pendant le voyage qui a duré de nombreux jours car il ne fait pas bon être déserteur, Alek a perdu la vie.

Kolia ne lâche pourtant pas son frère et entend l’enterrer auprès de leurs parents, près de l’église. Mais lorsqu’il arrive, le village est désert. Sa femme Marianna et ses fils Micha et Pavel ont disparu. Il part à leur recherche et tombe sur Galina, une vieille amie de sa mère qui erre dans la forêt à côté du cadavre de son mari, tué et atrocement mutilé.

Nikolaï la presse de questions mais la babouchka a semble-t-il perdu l’esprit. Où sont passés les habitants ? Elle affirme que c’est Kochtcheï l’immortel qui les a emmenés avec lui… un personnage de contes pour enfants, ben voyons ! Kolia enterre son frère et remonte vers le nord en quête de sa famille.

Vous connaissez mon intérêt pour l’histoire de la Russie et mon goût pour les polars, aussi je n’ai pas résisté à l’envie de lire Hiver rouge du britannique Dan Smith et je vous le dis d’emblée j’ai bien fait.

Littéralement passionnant de bout en bout, ce roman nous plonge avec brio dans la Russie post Nicolas II et en pleine guerre civile. Les russes s’entretuent allègrement et les tchékistes font régner la terreur rouge sur les civils, massacrés sous prétexte qu’ils ne sont pas de bons patriotes car ils ne veulent pas se faire spolier de leurs biens ou de leurs récoltes.

Ce roman m’a fait penser dès les premières pages à l’excellent L’œil du Tsar rouge de l’américain Sam Eastland qui se déroule lui un peu plus tard, en 1929 alors que Staline est le maitre de Moscou, et que j’avais adoré.

Pas de coup de cœur ici mais on passe pas loin et comme dans le roman de Sam Eastland, tout le roman repose sur le personnage de Nikolaï Levitski, commandant zélé de l’armée rouge qui décide d’abandonner le combat lorsqu’on lui demande de massacrer des civils innocents.

Traqué par des tchékistes qui veulent le punir de sa trahison, il cherche sa famille, espérant qu’elle ait survécu, ce dont il est loin d’être sûr. Dans sa quête, il va tomber sur un père et sa fille qui vont se joindre à lui mais aussi deux jeunes femmes de la noblesse dont les familles (époux et enfants) ont été tués.

C’est une plongée réussie et instructive au cœur de cette époque trouble, l’auteur met l’accent sur le chaos qui régnait alors et nous dévoile un contexte politique qui fait littéralement froid dans le dos.

Forcement le livre est très violent et il y a des scènes où l’horreur est bien présente mais elles ne sont pas là fortuitement mais bien au service du récit raconté, ce qui ne m’a donc pas gêné. Il y a en revanche des longueurs, je ne vous le cache pas !

Ce roman de Dan Smith est un très bon cru, plein de rebondissements et constitue un formidable page-turner que l’on a du mal à lâcher une fois qu’on l’a commencé, une réussite donc !

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