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Posts Tagged ‘jacques expert’

1993 : Sophie Delalande est folle d’amour pour sa fille, Hortense, presque trois ans, qu’elle élève seule. Son ex-compagnon est un homme violent, auquel elle refuse le droit de visite. Un jour, il fait irruption chez elle et lui enlève Hortense.
2015 : Sophie mène une vie morne, solitaire. Un dimanche pluvieux, elle se fait bousculer par une jeune femme dans la rue. Persuadée qu’il s’agit d’Hortense, elle la suit. Sans rien lui dévoiler, elle sympathise avec elle. La relation qui se noue alors est pleine de mystères. Sophie ne serait-elle pas la proie d’un délire psychotique qui lui fait prendre cette inconnue pour sa fille ? Et cette jeune femme est-elle aussi innocente qu’elle le paraît ?

2015, Sophie Delalande, fonctionnaire au ministère de l’éducation, mène une vie solitaire depuis 22 ans. Depuis ce jour de 1993 où sa fille unique de presque 3 ans, Hortense, a été enlevée par son père sans qu’elle ne puisse rien y faire.

Depuis, malgré les moyens engagés par la police et la justice, et par Sophie elle-même pour retrouver la fillette, nulle trace de l’enfant et de son père, qui se sont, volatilisés.

Au fil des années, Sophie s’est aigrie, s’est coupée de sa famille qu’elle ne voit plus, de ses collègues du ministère qui pourtant s’étaient investis derrière elle à travers un comité de soutien.

Seule trouve grâce à ses yeux Isabelle, qui habite dans le Sud-Ouest et qui prend soin de son mari atteint d’Alzheimer précoce. Un jour en rentrant chez elle rue des Martyrs à Paris, près de Montmartre, elle se fait bousculer par une jolie jeune femme blonde dans laquelle elle reconnaît instantanément sa fille disparue.

Sous le choc, elle décide de la suivre et découvre que l’inconnue travaille comme serveuse à l’hôtel restaurant My Love à deux pas de chez elle. Folle de joie, elle décide d’y aller dîner le soir même afin d’observer la serveuse. Mais la jeune femme qui se fait appeler Emmanuelle, comme la mère de son ex, est-elle réellement Hortense ?

Jacques Expert fait partie de ces auteurs de thrillers régulièrement encensés, ce qui m’avait poussé à lire Adieu en 2013, un roman qui ne m’avait pas convaincue, j’en étais donc restée là.

Et puis, lorsque Hortense est sorti, de nouveau les critiques ont été dithyrambiques, j’ai tout de même attendu un an avant de l’acquérir, profitant d’une occasion et comme Belette l’avait aussi dans sa PAL, ça m’a permis de le sortir assez vite de ma pile à lire et je dois dire que ce roman s’est révélé particulièrement bon!

Comme toujours, Jacques Expert s’est inspiré d’un fait divers pour bâtir son intrigue et contrairement à ma précédente lecture, cette fois-ci j’ai adoré même si je n’adhère par à la fin qu’il a choisie.

Dans ce roman on suit une mère désespérée, à qui on a cruellement arraché sa fille avec laquelle elle vivait une relation particulièrement fusionnelle, depuis que Sylvain, le père de la fillette avait levé les voiles dès l’annonce de sa paternité. Sophie vivait en totale adoration de sa fille et lorsque Sylvain avait reparu cinq mois avant l’enlèvement d’Hortense, elle avait refusé tout rapprochement, estimant que la fille était sa fille à elle et à personne d’autre.

Impossible d’être insensible à cette détresse même si Sophie n’est pas un personnage attachant car elle est une femme très sèche, vieillie prématurément, tombée dans une immense tristesse qu’on peut comprendre vues les circonstances. Cette femme s’abîme dans sa douleur, s’y complaît et préfère rester seule afin de garder pour elle les derniers souvenirs de sa fille. Même moi, en tant que lectrice, je me suis sentie mise à l’écart.

Cette lecture fut totalement addictive et haletante, c’est ce que je demande principalement à un thriller : jouer avec mes nerfs et me mener par le bout du nez, de ce point de vue l’auteur a pour moi tout bon. Cerise sur le gâteau, le suspens est maintenu jusqu’au dernier paragraphe, ce qui fait d’Hortense un excellent thriller.

Difficile en effet de poser le roman une fois qu’on l’a attaqué, on a qu’une envie, le lire jusqu’au point final : les chapitres sont courts imprimant un bon rythme à la lecture et la tension est a son maximum.

Tout au long du récit, l’auteur m’a totalement baladé et balayé mes certitudes ! Parfois, j’étais persuadée qu’Emmanuelle était bel et bien Hortense et à d’autres moments, j’étais sûre de l’inverse, pensant que Sophie délirait et qu’elle faisait un transfert bien normal après le drame qu’elle avait vécu.

Maintenant parlons un peu de ce qui pour moi n’est pas à la hauteur du roman : sa fin ! A mes yeux, elle n’est pas crédible du tout et surtout elle laisse bien trop de questions en suspens, questions que je ne peux pas aborder ici sous peine de vous spoiler totalement le dénouement du récit, ce qui serait vraiment dommage mais je comprends les lecteurs et lectrices déçu(e)s par cette fin car elle m’a déçue aussi.

Je ne pensais pas du tout que ce roman prendrait cette tournure (je ne peux pas vous en dire plus bien sûr !) et cela m’a déplu. J’ai presque trouvé ça trop simple et surtout tiré par les cheveux. L’intrigue est bonne et je pense que la fin aurait pu être tout autre.

Ceci mis à part, je ne peux que vous conseiller Hortense que j’ai adoré lire et une fois n’est pas coutume, Belette est du même avis que moi, je vous encourage à aller lire sa chronique ici.

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2001, Châtenay-Malabry. Une mère, son fils et sa fille sont retrouvés assassinés à leur domicile. Une famille apparemment sans histoires. Le père est porté disparu. Est-il lui aussi victime ou bien coupable ? Les recherches s’organisent, sous la direction du commissaire Langelier. Un mois plus tard jour pour jour, c’est au tour d’une seconde famille, tout aussi ordinaire, d’être abattue dans des circonstances identiques. Là aussi le père est introuvable. Presse, politiques, police, les avis sont unanimes, un tueur en série est à l’oeuvre. Seul Langelier s’entête à concentrer tous ses efforts sur la piste des pères, qu’il soupçonne d’être à l’origine des massacres. Devant son obstination et son manque de résultats, son supérieur et ami, le commissaire Ferracci, est obligé de lui retirer l’affaire. Commence alors entre les deux hommes un combat larvé, chacun s’efforçant de démontrer sa propre vérité, un combat qui tourne bientôt à l’obsession et qui ne prendra fin que dix ans plus tard avec la révélation d’une incroyable réalité.

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Emprunté samedi à la médiathèque, je viens tout juste de finir Adieu de Jacques Expert, qui avait suscité mon intérêt dès sa sortie. J’ai littéralement avalé les pages mais au final ce roman me laisse un goût amer dans la bouche. J’aurais tellement aimé dire que je l’ai adoré ce polar mais ce n’est pas le cas. Les critiques ont été dithyrambiques, tant dans la presse que sur les blogs, mais moi je trouve les ficelles de Jacques Expert un peu trop grosses. Un honnête thriller certes, l’auteur a du talent, ça ne fait pas de doute, mais c’est vraiment loin d’être un chef d’œuvre du genre.

L’histoire s’inspire directement de l’affaire Dupont de Ligonnès, ce nantais soupçonné d’avoir tué sa femme et ses quatre et qui depuis court toujours. Tout commence par le premier meurtre d’une famille, des gens bien sous tous rapports, qui en apparence ont tout pour être heureux. La femme est retrouvée égorgée et ses deux enfants, étouffés. Le père est introuvable. Le commissaire Langelier est chargé de l’enquête, c’est un policier à la carrière honnête mais qui n’a aucun coup d’éclat à son actif. Il y met du sien mais il patauge. Un mois plus tard, jour pour jour, rebelote, une autre famille est tuée. Même mode opératoire. Le père est introuvable. Langelier est persuadé que l’un des pères est responsable et que l’un des massacres a été perpétué pour brouiller les pistes. Il est bien le seul à croire à cette thèse et on lui retire l’enquête. Vont s’ensuivent un 3è et un 4è massacre. Un homme est arrêté sur les lieux du 4è homicide, il se tue en prenant la fuite et est reconnu coupable de tous les meurtres. Les pères sont introuvables, tant pis, l’enquête est close, l’affaire classée. Seulement voilà, Langelier ne se satisfait pas de cette conclusion servie sur un plateau d‘argent et cette affaire, non résolue à ses yeux, va l’obséder et occulter peu à peu tout le reste. Il met une croix sur sa carrière, sa famille et va vivre une descente aux enfers.

Découpé en 3 parties, le roman démarre 10 ans après les faits, lors du pot de départ en retraite de Langelier. La première revient sur la série de meurtres jusqu’à la mort du présumé coupable. La seconde raconte les 10 ans d’enquête de Langelier, et la troisième va nous révéler la vérité.

Si l’histoire est bien construite, le dénouement, atroce, se révèle, lui, trop prévisible. On comprend malheureusement assez rapidement, à la moitié du livre pour ma part, la vérité, et du coup j’avais hâte de le terminer pour passer à autre chose. Le traitement de l’affaire est clinique, froid, très distancié et le personnage de Langelier n’est absolument pas attachant.

Trop de points négatifs pour moi et une terrible conclusion : plus je les lis les polars contemporains, plus je suis déçue !

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