Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘jane Austen’

Dans le domaine de Pemberley, Jane Austen ouvre ses portes et invite le lecteur à plonger dans l’univers de ses romans.

Dans le domaine de Pemberley, un musée imaginaire dédié à Jane Austen ouvre pour la première fois ses portes. Les visiteurs, venus de pays et d’époques différentes, se pressent dans la première salle où ils sont accueillis par Elisabeth Bennett, l’héroïne du roman Orgueil et Préjugés.

La plus austenienne des héroïnes de Jane va les guider à travers les pièces du musée consacré à la romancière, disparue depuis maintenant 200 ans.

Avec Alice et Emma, deux jeunes filles venant de Kyoto, nous parcourons le musée en compagnie et découvrons l’univers de Jane. A chaque pièce, son roman : Orgueil et Préjugés, Raison et Sentiments, Mansfield Park, Emma, Northanger Abbey et Persuasion. Chacun d’eux est présenté par Fabrice Colin qui nous dévoile l’intrigue et les personnages des six oeuvres écrites par Jane Austen.

Voilà un album tout simplement magnifique ! J’ai adoré déambuler dans ce musée imaginaire et me plonger dans l’univers de Jane Austen que je connais si mal puisqu’à ce jour je n’ai lu qu’Orgueil et préjugés et Northanger Abbey.

En tant que néophyte, j’ai trouvé cet ouvrage passionnant et j’aurai plaisir à le lire et le relire encore, dans les années à venir et nul doute qu’il m’accompagnera dans mes futures lectures austeniennes.

Les textes concis de Fabrice Colin permettent une immersion immédiate dans l’univers littéraire de Jane Austen. En préambule, il nous retrace la courte vie de Jane Austen avant d’aborder chacun de ses romans, en commençant par le plus célèbre d’entre eux : Orgueils et préjugés, qui est le chapitre le plus développé.

Les pages richement illustrées alternent différentes approches de son oeuvre : scènes-clés emblématiques des romans (bal, mariage, rencontres), scènes de genre de la société britannique au tournant des XVIIIe et XIXe siècles, paysages romantiques, galeries de portraits sur fonds tapissés de brocard, compositions allégoriques…

Les illustrations signées Nathalie Novi sont de toute beauté. Elle mixe différentes techniques – peinture à l’acrylique sur carton, lavis à l’encre, croquis à la plume sur papiers anciens – à merveille avec une belle maîtrise des couleurs. Les planches qui sont essentiellement de pleine page, et parfois de double page ont été un vrai plaisir pour mes yeux.

J’ignore si les janéites approfondiront leur connaissance de Jane Austen et de son œuvre, en revanche, pour celles et ceux qui comme moi sont nettement moins familiarisés avec cet univers particulier, nul doute qu’ils ressortiront de cette lecture plus riches d’informations et avec l’envie de poursuivre leur découverte de ses romans.

Lorsque le fond et la forme se complètent aussi parfaitement, et rendent un si bel hommage à une auteure d’exception, dépeinte avec beaucoup de respect et d’amour, je ne peux qu’avoir un coup de cœur et vous inviter à découvrir à votre tour Le musée imaginaire de Jane Austen.

Un immense merci à Audrey et aux éditions Albin Michel Jeunesse pour m’avoir permis de lire cette pépite !

Read Full Post »

La jeune Catherine Morland visite pour la première fois la ville de Bath, en Angleterre. Elle y rencontre son amie Isabella Thorpe et son frère, mais également le captivant Henri Tilney. Ce dernier l’invite à séjourner à l’Abbaye de Northanger, propriété de son père, lieu que Catherine s’imagine à tort mystérieux et effrayant, tout droit sorti des Mystères d’Udolphe d’Ann Radcliffe.

Catherine Morland est une jeune femme naïve de dix-sept ans, la tête pleine des romans de Ann Radcliffe. Les voisins de ses parents, Mr & Mrs Allen, doivent aller prendre les eaux à Bath et ils proposent à Catherine de les accompagner dans leur villégiature.

Le séjour est prévu pour durer quelques semaines et malgré les bals, les promenades et les boutiques, la jeune fille et Mrs Allen s’ennuient un peu, faute de connaissance. C’est alors qu’elles tombent sur une vieille amie de Mrs Allen, Mrs Thorpe, qui séjourne à Bath avec ses filles.

Catherine se d’amitié avec Isabelle Thorpe, qui fréquente son frère James, au point que les deux jeunes gens annoncent très vite leurs fiançailles. La jeune fille se lie également avec Eleanor Tilney, la soeur du charmant Henry Tilney, pour lequel Catherine ressent très vite une inclination.

La villégiature s’écoule paisiblement et elle est sur le point de prendre fin lorsque les Tilney invitent Catherine à séjourner dans leur propriété familiale, l’Abbaye de Northanger…

Northanger Abbey est sans doute l’un des romans les moins connus de Jane Austen, son sujet m’attirait pourtant beaucoup mais il a néanmoins croupi de longues années dans ma PAL jusqu’à ce que ma copinaute Céline me propose de le lire avec elle, je l’en remercie vivement car c’est grâce à elle que j’ai enfin extrait cette relique de ma PAL.

Roman d’apprentissage, Northanger Abbey reprend la thématique chère à Jane Austen : le mariage. Catherine est une héroïne naïve (parfois limite un peu trop), gaffeuse mais pleine de gentillesse et de délicatesse, l’exacte opposée de Isabelle Thorpe, manipulatrice en diable et en quête d’un mari riche, qui n’hésitera pas à jouer double jeu afin d’arriver à ses fins.

Bourré d’humour, Northanger Abbey est aussi une parodie des romans en vogue à l’époque de l’écriture même de ce roman (1803) que sont les romans gothiques tels que ceux de Mrs Raddcliffe bien sûr (Udolphe, L’italien), d’Horace Walpole (Le château d’Otrante), de Matthew Lewis (Le moine) et héritiers directs des romans du XVIIIè tel que Le diable amoureux de Cazotte.

Jane Austen se moque gentiment mais avec beaucoup de verve du goût qu’a son héroïne pour les ruines et les châteaux ou abbayes médiévales, figures du préromantisme anglais, donnant lieu à des passages très drôles.

Parodie du roman gothique donc mais aussi satire savoureuse de la bonne société anglaise qui prenait ses eaux à Bath pour s’y montrer et non pour s’y soigner, Northanger Abbey est aussi le roman du double jeu, à travers les personnages des Thorpe, famille ruinée, à la recherche de beaux mariages mais aussi du général Tilney, qui invite Catherine, la pensant aussi riche que lui, et donc très intéressante pour son fils Henry.

Si ma lecture fut très plaisante, elle ne me laissera sans doute pas un souvenir impérissable car si l’ambiance m’a beaucoup plu, l’histoire en elle-même n’est pas très intéressante et les personnages se sont révélés soient horripilants soient un peu trop fades à mon goût.

Reste le style si piquant et moderne de Jane Austen vaut à lui seul le détour et que je suis ravie d’avoir pu enfin lire ce roman. Je vous invite à découvrir l’avis de Céline qui a partagé cette lecture avec moi et qui est une vraie connaisseuse de l’œuvre de Jane Austen, son billet est sans doute bien plus intéressant que le mien.

Read Full Post »

Élisabeth Bennet a quatre soeurs et une mère qui ne songe qu’à les marier. Quand parvient la nouvelle de l’installation à Netherfield, le domaine voisin, de Mr Bingley, célibataire et beau parti, toutes les dames des alentours sont en émoi, d’autant plus qu’il est accompagné de son ami Mr Darcy, un jeune et riche aristocrate. Les préparatifs du prochain bal occupent tous les esprits… Jane Austen peint avec ce qu’il faut d’ironie les turbulences du coeur des jeunes filles et, aujourd’hui comme hier, on s’indigne avec l’orgueilleuse Élisabeth, puis on ouvre les yeux sur les voies détournées qu’emprunte l’amour…

orgueil-et-prejuge-jane-austen auteur-éditeur-pages

Les cinq sœurs Bennet vivent à Longbourn avec leur père, un homme érudit et caustique, et leur mère pour le moins écervelée, qui ne cherche qu’une chose : les marier à tous prix. En ce début du 19è ne pas avoir de fils et un chapelet de filles apparaît très clairement comme une malédiction et on peut comprendre que Mrs Bennet souhaite marier ses filles dans la fleur de l’âge.

C’est l’été et le manoir voisin de Longbourn, Netherfield, vient d’être loué par M. Bingley qui désire y passer les vacances. Il arrive en compagnie de ses sœurs, pestes en diable, et de son ami intime, M. Darcy, un dandy orgueilleux. Les Bennet font aussitôt connaissance et Jane, l’aînée de la fratrie, et M. Bingley, un gentilhomme absolument charmant, nourrissent de tendres sentiments l’un envers l’autre sans toutefois oser se l’avouer. Elisabeth, sa cadette, reste totalement insensible au charme de Darcy, lui préférant ostensiblement son cousin Wickham.

Sur ces entrefaites, arrive à Longbourn, le cousin Collins, futur héritier du domaine, qui vient demander la main de Jane, mais voyant que cette dernière est amoureuse d’un autre, il jette son dévolu sur Eliza qui aura toutes les peines du monde à lui faire comprendre qu’elle ne nourrit aucun sentiment pour lui et que le mariage ne peut se faire, au grand dam de Mrs Bennet.

J’ai longtemps pensé que Jane Austen était une romancière pas faite pour moi, la faute à une vision erronée que j’avais d’elle et je repoussais sans cesse ma découverte de son œuvre à plus tard. Jusqu’à ce que je reçoive le jour de mon anniversaire Orgueil et préjugé dans cette très belle édition, cadeau de ma copinaute Céline que je remercie encore pour sa délicate attention.

Je ne pouvais plus reculer et j’ai profité du mois anglais pour lire ce roman, décrit par beaucoup d’entre vous comme son chef d’œuvre. Et je dois dire que j’ai été agréablement surprise par ce texte très moderne et le style fluide et élégant de Jane Austen. Des chapitres courts et rythmés et une histoire en avance sur son temps ont fini de me séduire même si ma lecture fut morcelée, la faute à un emploi du temps très chargé.

J’ai aussi beaucoup aimé le personnage d’Eliza, figure centrale du roman, son envie d’être indépendante et de faire un mariage d’amour détonne en ce début du 19è même si elle ne remet pas en cause la société dans laquelle elle évolue ni le mariage en lui-même mais elle tient à choisir son époux sans tenir compte des détails économiques, et en cela je la trouve très moderne pour son époque, le roman est paru en 1813 je vous le rappelle.

Jane Austen égratigne au passage les coureurs de dot comme Wickham, ceux qui obéissent aux convenances d’une façon toute à fait servile comme Collins et les jeunes écervelées comme Lydia qui se marie pour narguer ses sœurs et être la première, à seulement 16 ans, une femme mariée.

Un grand classique que je ne connaissais pas mais que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire, merci Céline pour cette belle découverte ! J’en parle sans doute très mal et il y a beaucoup à dire sur cet épais roman, j’espère en tout cas que celles qui comme moi hésitent à lire Jane Austen, trouveront dans ce billet un encouragement à sauter le pas.

heart_4

Lu dans le cadre des challenges Les 100 livres à avoir lu, Romans cultes et 1 pavé par mois, du Mois anglais

challenge-des-100-livres-chez-bianca    challenge-romans-cultes     challenge-un-pave-par-mois     le-mois-anglais-is-back

et du Plan Orsec 2014 pour PAL en danger :

pal-orsec-20141

Read Full Post »

Une veuve spirituelle et jolie, mais sans un sou, trouve refuge chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle sans scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou juste une coquette qui veut s’amuser ? Le jeune Reginald risque de payer cher la réponse à cette question…

Lady_Susan__J._Austenauteur-éditeur-pages

Lady Susan est ma première rencontre avec Jane Austen qui est, je me rends compte depuis que je blogue, l’auteure préférée de plusieurs de mes copinautes qui m’ont proposées cette lecture commune et je les en remercie. C’est l’un des premiers romans écrits par Jane Austen, vers 1795, et pour ce court récit, l’auteure a privilégié le roman par lettres, un genre particulièrement en vogue aux 17è et 18è siècle, et sur lequel je fais un gros blocage depuis la fac de lettres. Bien qu’il soit court, j’ai eu du mal à le lire, alors que le style est vif et incisif et que cette lecture fut fort plaisante, au bout de 3, 4 ou 5 lettres, j’ai eu besoin de faire une pause, on peut dire sans trop se tromper que le roman par lettres n’est vraiment pas fait pour moi. C’est d’ailleurs pour cette raison que je n’ai toujours pas lu Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates.

Lady Susan Vernon est une jeune veuve particulièrement insupportable, vaniteuse à l’orgueil exacerbé, visiblement loin d’être éplorée, à qui l’épithète veuve joyeuse irait d’ailleurs comme un gant. Elle est totalement représentative de la noblesse du 18è siècle, à la fois superficielle et égoïste, pour laquelle seule l’apparence compte. Désargentée car elle a ruiné son mari à force de dépenses somptuaires et a ruiné sa réputation par des flirts appuyés avec plusieurs hommes, dont Manwaring. C’est aussi une mère tyrannique, qui méprise sa fille Frederica, elle la trouve tout à faite sotte et souhaite lui faire épouse sir James. Elle est aussi à la recherche d’un époux et se verrait bien convoler avec le jeune frère de sa belle-sœur, sir Reginald Vernon, qu’elle a réussi à littéralement envouter.

Le roman est totalement centré sur ce personnage qui éclipse tous les autres. Composé d’une quarantaine de lettres, essentiellement entre Lady Susan et son amie Mrs Alicia Johnson, et entre Mrs Vernon (la femme de son beau-frère, née Catherine de Courcy) et sa mère Lady de Courcy qui déteste profondément Lady Susan, d’autant plus que cette dernière a tout fait pour empêcher son mariage, désireuse que son beau-frère reste célibataire, pour s’accaparer le domaine et la fortune familiales.

Cette coquette n’a pas son pareil pour manipuler les hommes, séduits par sa beauté et sa vivacité d’esprit. Elle manie très bien le verbe pour mieux arriver à ses fins et ses lettres sont un modèle d’insincérité flagrante. Sa véritable personnalité, que seule sa belle-soeur perçoit véritablement, nous est révélé, par touches, dans ses lettres à son amie Alicia, qui est toute aussi fourbe qu’elle.

Un roman simple mais qui ne manque pas d’humour et de causticité et qui me donne envie de découvrir le reste de l’oeuvre de Jane Austen !

heart_4

Lu en lecture commune avec Claire, Céline et Fanny, dans le cadre des challenges La plume au féminin, Thursday Next, God save the livre et  Le tour du monde en 8 ans :

      707219090    Challenge-anglais     tour-du-monde-1

Read Full Post »