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Posts Tagged ‘je sens grandir ma peur’

Un garçon et une fille, dans une voiture lancée à travers la campagne enneigée. Il est absorbé par la route, elle est perturbée par des souvenirs brumeux, ainsi que par d’incessants appels provenant de son propre numéro. Parfois, ils parlent. S’aiment-ils ? Quelques heures plus tard, les voilà attablés face à leurs hôtes, ses parents à lui, dans une ferme reculée. La maison est glaciale, la mère se plaint d’entendre des voix, le couple stocke au sous-sol des peintures inquiétantes. Le fossé entre les deux amants se creuse, sous le poids de tous les non-dits. Et il y aussi cette angoisse, qui a point et ne cesse de grossir, jusqu’à ce que se produise l’innommable…

Quelque part dans la campagne enneigée du Canada. C’est l’hiver. Il fait nuit. Jack et sa petite amie roulent dans un certain silence. La jeune fille se pose beaucoup de questions sur leur relation et se demande si elle ne va pas rompre.

Lui, de son côté, est heureux de montrer la ferme où il a grandi et de présenter celle qui partage sa vie depuis sept semaines à ses parents. Dès leur arrivée, alors qu’elle est transie de froid, il lui fait faire le tour complet du propriétaire.

Elle trouve les lieux sinistres et cela ne va pas s’arranger lorsqu’elle va rencontrer les parents. Elle n’a alors qu’une hâte : en finir avec cette soirée et rentrer enfin chez elle…

Je sens grandir ma peur est le premier roman du canadien Iain Reid couronné par plusieurs prix, qui s’était jusqu’à alors fait connaître pour deux ouvrages de non fiction salués par la critique. Une fois n’est pas coutume ce titre n’a pas eu le temps de croupir dans ma PAL d’autant que les premiers avis tombés étaient dithyrambiques, ce qui a titillé ma curiosité.

Hélas, ce roman si particulier, n’était pas fait pour moi. Je ne dis pas que c’est un mauvais roman car il a des qualités indéniables mais je suis totalement passée à côté alors que j’attendais à aimer ce roman présenté comme distillant une angoisse obsédante, se resserrant tel un noeud coulant jusqu’à la toute dernière page.

Je m’attendais à un thriller psychologique hyper angoissant et pour moi ce ne fut pas le cas. Tout le trajet aller en voiture s’étire, se révèle plat et assez ennuyeux, un certain nombre de passages, notamment les dialogues, sont incompréhensibles et m’ont totalement perdue. Heureusement, l’angoisse démarre dès l’arrivée de nos héros à la ferme, mais on est déjà page 81 sur 208 !

Après, comme je le disais, il a aussi des qualités. Dès lors que l’angoisse s’installe, on commence à douter de tout et de tout le monde. On sent bien qu’il y a une embrouille et que l’auteur veut nous amener dans une certaine direction mais bien sûr, sans savoir laquelle.

On ne la devine qu’en toute fin et pour tout dire elle se révèle plutôt surprenante. Malgré ces points positifs, pour moi le négatif l’emporte : trop d’ennui, pas assez d’angoisse et surtout pas le moindre frisson, pas la moindre asphyxie à la lecture de ce roman.

Pour autant, je ne vous déconseillerai pas cette lecture car elle semble plaire aux autres lecteurs. Je sens grandir ma peur n’était tout simplement pas pour moi et je n’ai jamais vraiment réussi à rentrer dedans. Petite déception donc !

Merci à Anne et aux Editions Presse de la Cité pour leur confiance.

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