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Posts Tagged ‘jean david Morvan’

1947. Bien que l’Allemagne nazie soit tombée, le cauchemar pour les Juifs d’Europe n’est pas terminé. Persécutés par les communistes, abandonnés par les Alliés, leur route vers la terre promise d’Israël a encore des allures de long calvaire… Cette réalité, la jeune Oliwka la découvre brutalement lorsqu’on lui apprend qu’elle avait été confiée, encore bébé, à une famille adoptive pendant la guerre. Que sa véritable identité avait été changée pour échapper aux nazis. En réalité, elle s’appelle Astar Berkenbaum. Elle est juive. Et comme des milliers d’enfants, elle ne doit la vie sauve qu’à une femme : Irena Sendlerowa.

Varsovie, 1947. La guerre est finie depuis deux ans et le pays est tombé peu à peu aux mains des soviétiques. C’est l’heure pour les juifs rescapés des camps et pour les enfants sauvés par la résistance, de retrouver leur identité et une terre d’asile.

Irena Sendlerowa est membre du centre citoyen d’aide sociale polonais. Décédée en 2008, déclarée Juste parmi les nations en 1965, Irena Sendlerowa, a réellement existé. Résistante et militante polonaise, fut l’une des plus grandes héroïnes de la Seconde Guerre Mondiale, sauvant près de 2500 enfants juifs du ghetto de Varsovie.

Nous avions laissé Irena prisonnière, nous la retrouvons bien des années après la guerre sur la terre d’Israël en compagnie de Astar Berkenbaum, l’une des enfants qu’elle a pu sauver par ses actions héroïques.

Avec cette rencontre, on replonge dans les années de guerre et notamment la période, où prisonnière des allemands, elle fut chaque jour torturée afin de livrer les noms de ses complices, ce qu’elle ne fit jamais.

On voit son quotidien et celui de ces co-détenues, les exécutions sommaires pour un simple rire et comment elle parvint à s’évader et à rejoindre la clandestinité où elle continuera ses actes de résistance.

Jean-David Morvan au scénario et Séverine Tréfouël / David Evrard aux illustrations, retracent sur trois albums le combat humaniste de cette « mère des enfants de l’Holocauste », un destin incroyable et une femme exceptionnelle à tous points de vue.

J’avais eu un coup de cœur pour les deux premiers volumes de cette série : Le guetto et Les justes, ce troisième est réussi aussi et bien que sans pathos aucun, il m’a émue aux larmes car une fois de plus les auteurs ne nous cachent rien de l’horreur vécue par les captifs du ghetto et victime de l’épuration ethnique décidée par le régime d’Hitler mais aussi le sort réservé aux résistants et les séances de torture auxquels ils étaient soumis jour après jour.

Cette bande dessinée classée jeunesse n’est en aucun cas à mettre dans les mains des plus jeunes et se destine plutôt aux adolescents et aux adultes, il y a des scènes atroces de tortures et d’exécutions sommaires, de lentes agonies d’êtres humains affamés, qu’ils soient vieillards, adolescents ou enfants, assez insoutenables, rien ne nous est épargné, même si le dessin naïf et doux de David Evrard vient adoucir certaines situations.

Les pages alternent entre couleurs vives (symbolisant l’espoir) et les couleurs sombres (pour les scènes de torture avec les nazis).

Le travail de documentation des auteurs est remarquable et leur approche est très pédagogique car l’histoire se lit facilement et propose différents niveaux de lectures permettant aux adultes de prendre conscience des atrocités de cette période tout en restant accessible à des lecteurs plus jeunes qu’il faut néanmoins accompagner dans cette lecture car certains passages, vous vous en doutez, sont très durs et ne sont pas à mettre dans les mains des plus émotifs.

Il est essentiel de continuer à parler de la shoah et des Justes afin que les plus générations soient sensibilisées à l’heure où de plus en plus de pays ont la tentation du repli sur soi et du nationalisme.

Toucher, émouvoir, parler d’hier pour raconter aujourd’hui, une mission remplie haut la main par Jean-David Morvan, Séverine Tréfouël et David Evrard, je vous recommande vivement les trois volumes !

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1940, l’armée nazie a envahi la Pologne. À Varsovie, les Juifs de la ville ont été parqués dans le ghetto : un quartier entier entouré de murs. Quiconque tente de s’en échapper est abattu sans sommation ; les seuls qui peuvent y entrer sont les membres du département d’aide sociale. Parmi eux, Irena vient tous les jours apporter vivres et soutien à ceux qui sont enfermés dans cet enfer et qui souffrent de maladies et de malnutrition. Ici, tout le monde la connait, les enfants l’adorent. Car Irena est un modèle de courage : elle n’hésite pas à tenir tête aux gardiens, à faire toujours plus que ce qu’autorise l’occupant nazi. Le jour où, sur son lit de mort, une jeune mère lui confie la vie de son fils, Irena se met en tête de sortir clandestinement les orphelins du ghetto. Pour que l’innocence soit épargnée de la barbarie, elle doit être prête à risquer sa vie.

Varsovie, 1942. Irena Sendlerowa est membre du centre citoyen d’aide sociale polonais. Chaque jour, elle se rend dans le ghetto de Varsovie pour y apporter aide morale, nourriture, vêtements et médicaments.

Mais Irena, fille d’un médecin socialiste mort au combat, est révoltée par le sort de ses compatriotes juifs et se met en tête d’extraire les enfants du ghetto de Varsovie pour leur donner une chance de survivre au régime nazi.

Avec l’aide du chauffeur de l’aide sociale, de ses collègues, de prêtres et de religieuses, elle met en place une vaste opération au nez et à la barbe des gardiens du ghetto et des S.S de Varsovie…

Nous avions laissé Irena sur une table de torture, nous la retrouvons en pleine action, tremblant à chaque opération pour les enfants dont la vie est en jeu mais aussi pour ses amis et camarades qui risquent leur existence chaque jour.

Décédée en 2008, déclarée Juste parmi les nations en 1965, Irena Sendlerowa, a réellement existé. Résistante et militante polonaise, fut lune des plus grandes héroïnes de la Seconde Guerre Mondiale, sauvant près de 2500 enfants juifs du ghetto de Varsovie.

Et pourtant elle m’était totalement inconnue jusqu’à ma lecture de Irena tome 1 Le ghetto écrit par Jean-David Morvan qui a découvert son histoire en lisant par hasard un article sur elle qui a eu le déclic : sa vie devait être racontée.

Avec Séverine Tréfouël et David Evrard, ils retracent sur trois albums le combat humaniste de cette « mère des enfants de l’Holocauste », un destin incroyable et une femme exceptionnelle à tous points de vue.

Ce second tome sans pathos m’a émue aux larmes car une fois de plus les auteurs ne nous cachent rien de l’horreur vécue par les captifs du ghetto et victime de l’épuration ethnique décidée par le régime d’Hitler mais aussi le sort réservé aux résistants et les séances de torture auxquels ils étaient soumis jour après jour.

Cette bande dessinée classée jeunesse n’est en aucun cas à mettre dans les mains des plus jeunes et se destine plutôt aux adolescents et aux adultes, il y a des scènes atroces de tortures et d’exécutions sommaires, de lentes agonies d’êtres humains affamés, qu’ils soient vieillards, adolescents ou enfants, assez insoutenables, rien ne nous est épargné, même si le dessin naïf et doux de David Evrard vient adoucir certaines situations.

Les pages alternent entre couleurs vives (symbolisant l’espoir) et les couleurs sombres (pour les scènes de torture avec les nazis).

Le travail de documentation des auteurs est remarquable et leur approche est très pédagogique car l’histoire se lit facilement et propose différents niveaux de lectures permettant aux adultes de prendre conscience des atrocités de cette période tout en restant accessible à des lecteurs plus jeunes qu’il faut néanmoins accompagner dans cette lecture car certains passages, vous vous en doutez, sont très durs et ne sont pas à mettre dans les mains des plus émotifs.

Il est essentiel de continuer à parler de la shoah et des Justes afin que les plus générations soient sensibilisées à l’heure où de plus en plus de pays ont la tentation du repli sur soi et du nationalisme.

Toucher, émouvoir, parler d’hier pour raconter aujourd’hui, une mission remplie haut la main par Jean-David Morvan et un coup de coeur que je vous recommande vivement !

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1940, l’armée nazie a envahi la Pologne. À Varsovie, les Juifs de la ville ont été parqués dans le ghetto : un quartier entier entouré de murs. Quiconque tente de s’en échapper est abattu sans sommation ; les seuls qui peuvent y entrer sont les membres du département d’aide sociale. Parmi eux, Irena vient tous les jours apporter vivres et soutien à ceux qui sont enfermés dans cet enfer et qui souffrent de maladies et de malnutrition. Ici, tout le monde la connait, les enfants l’adorent. Car Irena est un modèle de courage : elle n’hésite pas à tenir tête aux gardiens, à faire toujours plus que ce qu’autorise l’occupant nazi. Le jour où, sur son lit de mort, une jeune mère lui confie la vie de son fils, Irena se met en tête de sortir clandestinement les orphelins du ghetto. Pour que l’innocence soit épargnée de la barbarie, elle doit être prête à risquer sa vie.

1940, l’armée nazie a envahi la Pologne et a y déployé ses lois antisémites en quelques mois. Peu à peu, les juifs n’ont plus aucun droit et à Varsovie, les voilà parqués dans le guetto.

Personne n’a droit d’y entrer ni d’en sortir sous peine d’être abattu sans sommation, exceptés les membres du département d’aide sociale qui viennent chaque jour apporter repas, vêtements, médicaments aux détenus souffrant de diverses maladies et de malnutrition.

Parmi le personnel, la plus engagée est sans conteste Irena Sendlerowa, elle tient sa vocation sociale et d’aide aux plus démunis de son père, un médecin mort du typhus pendant la grande guerre.

Irena est un modèle de courage, elle n’hésite pas à tenir tête au commandant nazi et s’en tient à ça jusqu’au jour où une mère mourante l’implore de prendre son fils et de l’emmener loin du ghetto.

A partir de ce jour, Irena et son collègue, risquent leur vie pour faire sortir un à un les enfants du camp…

Décédée en 2008, déclarée Juste parmi les nations en 1965, Irena Sendlerowa, résistante et militante polonaise, fut lune des plus grandes héroïnes de la Seconde Guerre Mondiale, sauvant près de 2500 enfants juifs du ghetto de Varsovie. Et pourtant elle m’était totalement inconnue jusqu’à ce que je tombe sur Irena tome 1 Le ghetto écrit par Jean-David Morvan qui a découvert son histoire en lisant par hasard un article sur elle qui a eu le déclic : sa vie devait être racontée.

Avec Séverine Tréfouël et David Evrard, il retrace sur trois albums le combat humaniste de cette « mère des enfants de l’Holocauste. » Ce premier tome sans pathos m’a émue aux larmes, le destin de cette femme hors du commun qui n’a pas hésité à mettre sa vie en danger pour sauver des enfants, est vraiment bouleversant.

Le travail de documentation des auteurs est remarquable et leur approche est très pédagogique car l’histoire se lit facilement et propose différents niveaux de lectures permettant aux adultes de prendre conscience des atrocités de cette période tout en restant accessible à des lecteurs plus jeunes qu’il faut néanmoins accompagner dans cette lecture car certains passages, vous vous en doutez, sont très durs et ne sont pas à mettre dans les mains des plus émotifs.

Porté par un dessin tout en simplicité et en sensibilité, Irena réussit le tour de force de parler sans lourdeur d’un sujet fort, poignant et profondément actuel. C’est évidemment une bande dessinée nécessaire car il ne faut jamais oublier ce que fut la Shoah et le sort des juifs et plus généralement des opposants à Hitler pendant son règne.

Elle met en lumière une oubliée des livres d’histoire car une fois de plus, l’injustice frappe les femmes qui n’ont pas le droit d’apparaitre sur les manuels scolaires, qu’Irena Sendlerowa soit totalement inconnue du grand public, voilà une injustice réparée par les auteurs.

Il est essentiel de continuer à parler de la shoah et des Justes afin que les plus générations soient sensibilisées à l’heure où de plus en plus de pays ont la tentation du repli sur soi et du nationalisme.

Toucher, émouvoir, parler d’hier pour raconter aujourd’hui, une mission remplie haut la main par Jean-David Morvan et un coup de coeur que je vous recommande vivement ! J’ai d’ores et déjà réservé le tome 2 Les justes à la médiathèque et j’ai hâte de m’y plonger !

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1720. Âgée de huit ans, une petite fille, partie du Canada, fuit l’esclavage. Arrivée à Marseille, après avoir subi viols et brimades, elle se réfugie dans les forêts de Champagne. Ainsi débute dix années d’errance jusqu’à sa capture et sa progressive réhabilitation.

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En 1720, la petite Mahwéwa, louve du peuple renard, est arrachée à sa famille et confiée à des colons français du Québec qui la ramènent en France avec eux. Cette famille, bonne et charitable, accoste en métropole à un très mauvais moment. Marseille est en effet en proie à une épidémie de peste et le navire écope d’une mise en quarantaine d’un an.

A 8 ans, et dans des circonstances mal connues, la jeune fille baptisée Marie-Angélique s’enfuit dans les bois avec une esclave noire du même âge et arrivée en même temps qu’elle. Leur errance va durer de longues années à travers une partie de la France et l’indienne est retrouvée en 1731 en Champagne, seule. Son amie éthiopienne est tuée au moment où on les découvre.

Marie-Angélique est alors totalement sauvage puisqu’elle vivait loin des hommes, ne communiquant qu’avec cette petite africaine qui ne parlait pas le français. Capturée dans la forêt de la commune de Songy par une poignée d’habitants, elle a la peau si blanche et si pure une fois lavée que les aristocrates de Songy décident de l’éduquer au nom de la chrétienté.

Emmenée dans un hospice religieux sur ordonnance du vicomte, la jeune femme va alors connaître de longues et épuisantes journées durant lesquelles elle devra se réadapter à la vie en société. Réapprendre à parler, à lire et à manger comme tout un chacun…

Sauvage, le roman graphique de Jean-David Morvan, Aurélie Bévière et Gaëlle Hersent, sous-titré « Biographie de Marie-Angélique Hersent » dépeint la vie hors du commun d’une jeune Algonquin devenue la protégée de la Reine Marie Leczinska, épouse de Louis XV.

Qui connaît de nos jours Marie-Angélique Le Blanc, la seule véritable enfant sauvage que la France ait connue ? A mon avis, pas grand monde, quant à moi son nom m’était totalement inconnu mais vous connaissez mon goût pour le siècle des Lumières, je ne pouvais pas laisser passer ce titre sans m’y intéresser de plus près.

En 200 pages, les auteurs Aurélie Bévière et Jean David Morvan relatent la vie mystérieuse de cette femme à la destinée extraordinaire mais néanmoins terrible puisqu’elle a vécu presque toute sa vie dans la solitude.

Dans un souci d’exactitude et pour faire de ce récit, un récit authentique, ils sont partis sur les traces de Marie-Angélique, de la Marne jusqu’à Paris, et ont visité les différents lieux où elle a vécu.

Des zones d’ombre subsistent sur ses origines et sur certaines époques de sa vie, les deux scénaristes ont alors essayé d’imaginer au mieux ce qu’a pu être l’existence de leur héroïne.

J’ai beaucoup aimé Sauvage et trouvé ce roman graphique particulièrement intéressant par son thème et qui nous fait entrapercevoir la colonisation du Québec mais aussi ce que fut le siècle des lumières des encyclopédistes.

Outre les scénario intelligent et bien construit, les planches de Gaëlle Hersent sont juste magnifiques, cette dessinatrice exploite les couleurs avec là aussi beaucoup d’intelligence, passant tantôt du sépia au rouge, du bleu au vert, au jaune… selon les situations et évènements vécus par Marie-Angélique.

Une bd très réussie et une héroïne très touchante à découvrir absolument, un titre à mettre entre toutes les mains !

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