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Posts Tagged ‘john boyne’

Lu dans le cadre du Cold Winter challenge et du challenge 1 pavé par mois  :

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Né à Dublin en 1971, John Boyne est l’auteur multiprimé de nouvelles, d’articles, et de treize romans traduits en 47 langues, dont des romans pour la jeunesse avec notamment Mon père est parti à la guerre (Gallimard, 2014) et Le Garçon en pyjama rayé (Gallimard, 2009), vendu à plusieurs millions d’exemplaires dans le monde et adapté au cinéma par Mark Herman. On lui doit également La Maison Ipatiev (L’Archipel, 2011), qui paraît chez Pocket sous le titre La Maison des intentions particulières. Critique de livres pour l’ Irish Times, il réside toujours à Dublin.

Kachine, Russie, 1915. Alors que le grand-duc Nicolaï fait une visite dans le village de Kachine, il échappe de peu à un attentat. Le jeune Kolek Tanksi, dont le père est bolchévique, pointe son fusil sur le cousin du tsar Nicolas II.

Alexeï Yachmenev, son meilleur ami, l’empêche de commettre son forfait mais signe son arrêt de mort. Cet acte de bravoure fait passer en un instant le jeune Gueorgui de simple moujik à garde du corps du tsarévitch, le jeune Alexeï atteint d’hémophilie, un secret jalousement gardé par la famille impériale.

Il quitte alors avec le grand-duc son petit village de Kachine et la rudesse du monde paysan pour les fastes du palais d’Hiver à Saint-Pétersbourg.

Désormais, son destin est lié à celui, tragique, des Romanov. C’est un nouveau monde qui s’ouvre à lui, côtoyant quotidiennement la famille du tsar et, surtout, la belle Anastasia.

Mais la révolution approche et va s’écrire dans le sang. Obligé de fuir, Gueorgui emportera avec lui bien plus que ses souvenirs de la Russie impériale…

Si vous êtes un(e) fidèle de ce blog, vous n’êtes pas sans connaître mon intérêt pour la Russie et pour le règne de son dernier tsar, Nicolas II. C’est ainsi que La maison des intentions particulières a atterri dans ma PAL, et pour une fois, aussitôt acheté, aussitôt lu.

Si vous vous attendez à un roman qui vous plonge au cœur de la cour de Nicolas II, ce roman est fait pour vous. Dans le sillage de Gueorgui, John Boyne nous donne à lire le quotidien du tsar, de la tsarine et de leurs enfants à un moment crucial : de 1915 jusqu’à l’abdication de Nicolas II.

On retrouve aussi Raspoutine et son influence sur la tsarine, l’hémophilie du tsarévitch et l’ascension des bolchevicks jusqu’à l’issue fatale de la famille Romanov, la nuit du 17 au 18 juillet 1918, à la maison Ipatiev.

Mais ce roman, ce n’est pas que cela. Une grande partie du récit raconté par Gueorgui revient sur ses années d’exil de 1918 à 1981, ce qui m’a nettement moins plu puisqu’il s’attarde beaucoup sur le cancer de sa femme Zoïa et leur mariage. J’ai très vite deviné qui se cachait sous ce sobriquet, pas de suspens de ce côté, ce qui manque en revanche c’est la façon dont le couple a pu quitter la Russie ni vu ni connu !

John Boyne prend des libertés avec l’histoire tragique des Romanov et cela m’a semblé peu crédible. Qu’un simple moujik comme Gueorgui puisse être choisi comme garde du corps du tsarévitch, passe encore puisque Raspoutine a pu s’immiscer dans l’intimité du couple royal.

Mais qu’une romance ait pu se nouer entre Gueorgui et Anastasia et qu’elle ait pu s’échapper de la maison Impatiev pour faire sa vie avec le garde du corps de son frère reconverti en bibliothécaire, cela semble totalement tiré par les cheveux. Mais, comme nous sommes dans un roman, pourquoi pas, l’auteur a le droit d’inventer tant qu’il le veut.

Partant de 1981 pour arriver au drame de la maison Ipatiev en 1918, l’auteur alterne entre souvenirs présents et passés grâce à de multiples allers retours. Si j’ai beaucoup apprécié séjourner au palais d’hiver, les passages au présent m’ont bien déçue.

Je ressors donc mitigée de ma lecture, enchantée par la Russie tsariste, malgré quelques invraisemblances, m’ennuyant dans la partie contemporaine.

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