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Posts Tagged ‘Karine Lambert’

Elle aime Françoise Sagan, les éclairs au chocolat, écouter Radio Bonheur et fleurir les tombes. Il aime la musique chaâbi, les étoiles, les cabanes perchées et un vieux rhinocéros solitaire. Marguerite a toujours vécu dans l’ombre de son mari. Marcel a perdu celle qui était tout pour lui. Leurs routes se croisent, leurs coeurs se réveillent. Oseront-ils l’insouciance, le désir et la joie ?

Marguerite était depuis cinquante-cinq ans et dix-sept jours l’épouse d’Henri Delorme, notaire respecté. Toute sa vie durant, Marguerite a fait ce que l’on attendait d’elle : elle a épousé un bon parti, lui a donné un héritier et a obéi sans broncher à son mari.

Maintenant qu’elle est veuve, c’est son fils qui prend la relève et tire les ficelles de sa vie, lui disant ce qu’elle doit faire ou pas, lui donnant l’argent dont elle a besoin, reprenant scrupuleusement les consignes de son feu père pour laquelle il a la plus grande admiration.

Marguerite a eu peu d’occasions de se réjouir, son mari ne lui témoignait aucune affection, ne voulait pas qu’elle travaille, lui disait comment s’habiller, se coiffer et souhaitait par dessus tout qu’elle garde sa taille de jeune fille.

Marcel a quitté l’Algérie jeune homme, amoureux de la fille des voisins, Nora, qui va le rejoindre en Métropole pour l’épouser. Toute sa vie, il va travailler au zoo en tant que gardien et à la retraite, il va se passionner pour le scrabble. C’est lors d’une partie à Nice, que Nora se noie. Fou de douleur, il n’a plus goût à rien et sa fille l’inscrit en thalasso.

C’est ainsi qu’il va faire la connaissance de Marguerite à Bagnères-de-Bigorre…

J’ai découvert la plume de Karine Lambert ce printemps en lisant son dernier roman Un arbre, un jour, un court récit qui m’avait beaucoup plu. J’ai donc profité de mes vacances pour découvrir son précédent : Eh bien dansons maintenant ! qui attendait bien sagement dans ma PAL depuis l’an dernier.

Je ressors de ma lecture sous le charme de cette histoire très simple mettant en scène deux septuagénaires récemment veufs mais qui fait du bien, exactement ce que j’attends d’un roman feel-good !

Karine Lambert nous propose ici un roman choral tendre, empli d’espoir et d’émotions. Et nous démontre qu’à soixante-dix ans passés, le cœur peut se remettre à battre la chamade et la vie devenir belle à nouveau.

Grâce à Marcel, Marguerite va enfin oser prendre sa vie en main, et Marcel aimer à nouveau. Ils sont très différents de par leurs caractères et leurs goûts mais vont se compléter merveilleusement.

Avec sa plume fluide et pleine d’humour, l’auteure nous embarque dans son histoire et une fois ma lecture entamée, il m’a été bien difficile de la lâcher. Il faut dire que Marcel et Marguerite sont tellement attendrissants qu’on n’a plus envie de les quitter.

Ce roman nous offre un autre regard sur la vieillesse, la dépendance et la solitude. Avec ses deux personnages si attachants et bien dessinés, Karine Lambert nous montre avec bienveillance, douceur et poésie que vieillir, ce n’est pas mourir à petit feu, c’est goûter la vie jusqu’à son dernier souffle, profiter de chaque instant et que chaque année qui reste en vaut dix.

Une jolie histoire d’amour sans prétention qui met du baume au cœur et que je vous recommande pour passer un joli moment.

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Du haut de mes trente-deux mètres, je les regarde vivre sur la place du village. Depuis cent trois ans, je partage leurs nuits et leurs jours, j’effeuille leurs amours et parfois j’envie leurs cris de joie.

En ce matin du 1er mars, François Lebrun, l’employé municipal zélé cloue un avis d’abattage sur le platane centenaire qui ombrage ce village de Provence. Lorsque Clément Pujol aperçoit le papier en rentrant de l’école, il le déchire et le jette à terre.

Décidé à sauver cet arbre, le jeune garçon particulièrement culotté et effronté, entraine avec lui Suzanne la patronne du bar PMU, Fanny une styliste culinaire, Manu un travailleur saisonnier, Raphaël un dentiste, Adeline et Violette pour mener la fronde contre le maire qui a signé l’arrêté municipal condamnant l’arbre centenaire à l’arrachage le 21 mars, jour du printemps !

Ensemble, ils s’unissent pour combattre cette sentence absurde, tandis que l’arbre les observe et vibre avec humour et philosophie au rythme de leurs émotions et de leurs conflits.

Qui l’emportera ? Le pouvoir ou la solidarité des villageois ?

Un arbre, un jour… est le troisième roman de Karine Lambert qui a déjà connu le succès avec L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes et Eh bien dansons maintenant ! (dans ma PAL). C’est pour ma part ma première rencontre avec l’auteure et je ressors de ma lecture sous le charme de cette histoire très simple mais qui fait du bien, exactement ce que j’attends d’un roman feel-good !

Karine Lambert nous propose ici un roman choral tendre et plein d’émotions. Du 1er au 21 mars, nous suivons le quotidien parfois difficile de huit habitants de ce petit village provençal et leur combat pour défendre l’arbre qui les a vus naître et grandir. Tour à tour François, Clément, Suzanne, Adeline, Violette, Manu, Raphaël, prennent la parole et se racontent. Des hommes et des femmes ordinaires avec leurs défauts et leurs qualités, qui, par la force des choses, peuvent se révéler extraordinaires et capables de se battre pour ce en quoi ils croient.

Mais le platane n’est pas en reste et livre lui aussi ses sentiments et les souvenirs qui ont émaillé sa vie depuis le moment où il a été arraché à sa famille jusqu’à aujourd’hui. Il crie son envie de vivre et de continuer à côtoyer les hommes, à être témoin de la grande comme de la petite histoire, comme il a toujours fait depuis cent ans qu’il trône sur la place du village.

On pourrait croire en commençant le roman que le récit va être ultra léger mais il n’en est rien. Si il met du baume au coeur en montrant la belle solidarité entre les habitants du village pour sauver leur arbre, cette lutte contre le pouvoir municipal va libérer la parole et faire resurgir des sentiments cachés, des choses tues depuis des décennies et va permettre aussi des réconciliations.

L’auteure nous questionne également sur le végétal et la place des arbres et de la nature dans nos vies, des réflexions intéressantes que l’on ne retrouve pas souvent dans nos lectures et j’ai aussi beaucoup aimé cet aspect-là du roman.

Des thèmes intéressants, des personnages attachants et bien dessinés, un vrai suspens autour de l’abattage de l’arbre (aura-t-il lieu ou sera-t-il sauvé ?), vous l’aurez compris, une lecture doudou que j’ai dévoré, un moment doux et tendre que j’ai beaucoup aimé. Je ne peux que vous encourager à découvrir à votre tour Un arbre, un jour… avec lequel j’en suis sûre vous passerez un délicieux moment.

Un grand merci aux éditions Calmann-Lévy pour cette jolie lecture !

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