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Posts Tagged ‘Karine lebert’

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Au nom de la vérité, Gemma, New-Yorkaise, a fait voler en éclats son quotidien trépidant de femme d’affaires. Sous le charme de la Normandie, elle part depuis Honfleur sur les traces de son aïeule, Philippine, cinquante ans après, grâce à ceux qui l’ont connue.
Par amour, celle-ci a tout quitté, sa famille, sa Normandie. Pour Ethan, un beau GI rencontré à l’été 1944, Philippine a rejoint sa belle-famille en Louisiane. Passé le choc de la découverte du Nouveau Monde, le bonheur s’offrira-t-il à la jeune exilée, mariée, enceinte, loin des traditions de son pays natal ?
Gemma veut savoir : quelle était la vie de Philippine, là-bas, à La Nouvelle-Orléans ? Pourquoi est-elle rentrée en France ? Seule ?…

Août 2000, en partant sur les traces de sa grand-mère normande, Gemma, jeune new-yorkaise, ne s’attendait pas à faire voler en éclats sa vie trépidante de femme d’affaires américaine.

Tombée amoureuse de la Normandie, et en particulier de Honfleur, elle veut reconstituer toutes les étapes du passé trouble et romanesque de Philippine mais aussi comprendre auprès de témoins, d’amis et d’autres war brides de l’époque, les raisons qui ont poussé sa grand-mère à abandonner sa fille unique Lauren, la mère de Gemma.

Presque cinquante ans plus tôt, Philippine a quitté la Normandie contre l’avis de ses parents en choisissant l’aventure au bras d’Ethan, son beau G.I. Elle débarque en Louisiane chez sa belle-famille cajun qui l’accueille favorablement.

Mais la vie quotidienne auprès des Reed se révèle décevante : leur plantation de coton, qui a connu son heure de gloire avant la guerre de Sécession, périclite et son mari, qui bien que ravi de la naissance de Lauren, préfère passer ses soirées à se saouler avec ses copains…

Ayant adoré Les amants de l’été 44 l’an dernier, il fait même partie des 12 romans à retenir de l’année écoulée, j’avais une très grande hâte de retrouver Philippine et Gemma et de connaître enfin le fin mot de l’histoire à l’occasion du second tome, Pour l’amour de Lauren.

Autant vous dire qu’il n’a pas eu le temps de prendre la poussière puisqu’il a été lu dès sa réception, ce qui m’arrive très rarement. Quel plaisir de retrouver ce roman à deux voix, avec deux héroïnes bien distinctes : Philippine pour la trame historique et Gemma, sa petite-fille, pour la partie contemporaine.

Karine Lebert nous dresse avec ce roman deux beaux portraits de femmes comme elle sait si bien le faire, avec leurs forces et leurs faiblesses, leurs fêlures, leurs aspérités. Entre l’an 2000 et 1945, la Louisiane et la Normandie, elle nous propose les destins croisés de deux femmes courageuses et audacieuses en terre inconnue.

A travers Philippine et ses compagnes de traversée, j’ai découvert ce qu’était une war bride, le quotidien américain si différent de la France, auquel elles se sont confrontées, la difficulté d’être auprès d’hommes souvent très différents de de ce qu’elles imaginaient.

De ce point de vue, cette duologie est très intéressante et nous révèle que beaucoup de ces unions franco-américaines se sont révélées friables et n’ont pas résisté à la réalité. Certaines d’entre elles n’ont d’ailleurs même pas pu poser le pied en Amérique, abandonnées par leurs époux en cours de route.

Epouses d’hommes souvent très pauvres, fermiers pour la plupart, Philippine et ses compagnes d’infortune ont très vite déchanté, obligées de rester aux Etats-Unis à cause de leurs enfants ou parce qu’elles n’avaient pas l’argent pour retraverser l’Atlantique ! Un sujet méconnu dont s’est emparée avec brio Karine Lebert et que j’ai trouvé passionnant sous sa plume d’autant qu’elle évite les habituels écueils pour nous livrer une intrigue très réaliste, très éloignée des romances.

Deux femmes, deux destins, deux continents, deux époques. L’une est en quête, la seconde se raconte. L’écriture est fluide, addictive, l’histoire de Philippine, émouvante et captivante. Je me suis sentie happée par les mots de l’auteure, ne pouvant me résoudre à refermer ce livre tant le suspense est fort et tient en haleine jusqu’à la dernière page.

Si vous aimez les romans historiques et les secrets de famille, je ne peux que vous recommander cette duologie composée de Les amants de l’été 44 et Pour L’amour de Lauren, vous l’apprécierez autant que moi.

Un grand merci à Yéléna et aux Editions Presse de la Cité pour cette lecture passionnante et émouvante, j’ai adoré !

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Gemma est une jeune New-Yorkaise vive, séduisante, pragmatique, travaillant avec passion dans l’entreprise familiale de produits alimentaires. A la mort de sa mère, en 2000, elle découvre que sa « vraie » grand-mère était française ; elle décide alors de partir, seule, sur ses traces. Ce voyage à la recherche de ses origines la conduit en Normandie. En sillonnant la région, Pont-l’Evêque, Le Havre, Barfleur, Colleville, l’Américaine recueille les témoignages de ceux qui ont connu Philippine. Tout commence en 1944, quand, en faisant du marché noir à Deauville, la jeune Normande rencontre Ethan, un GI, cajun de Louisiane. Deux destins de femmes, deux continents, deux époques… L’une est en quête, la seconde se raconte. Gemma trouvera un nouveau sens à sa vie et comprendra comment Philippine a payé le prix de sa liberté. Avec en filigrane cette question douloureuse : pourquoi a-t-elle abandonné sa fille aux Etats-Unis ?

Août 2000, Gemma est une jeune new-yorkaise célibataire, travaillant pour l’entreprise familiale. Elle mène une vie trépidante de citadine workaholic et une histoire d’amour sans passion avec un architecte, ami de son père.

Elle découvre avec stupéfaction lors du décès de sa mère Lauren que sa grand-mère Philippine était française. Elle faisait partie des fameuses war brides françaises ayant contracté un mariage avec un G.I à la fin de la seconde guerre mondiale.

Gemma s’envole alors pour la France afin d’en savoir plus sur Philippine, en début du refus ferme de son père de la voir sillonner la Normandie.

Août 1944 dans une Normandie dévastée par la guerre, Philippine fait la connaissance d’Ethan, un G.I cajun de Louisiane. Les jeunes gens dont les belles années ont été gâchées par la guerre se plaisent, se revoient à l’insu des parents de Philippine et tombent fou amoureux.

Malgré le refus de ses parents, vent debout contre le mariage de leur fille unique et d’un soldat américain, Philippine finit par s’enfuir…

J’avais bien aimé Ce que Fanny veut… et Les saisons du mensonge, j’ai donc été ravie de retrouver Karine Lebert à l’occasion de son nouveau roman : Les amants de l’été 44.

Changement de décor et d’époque pour cet opus puisqu’il s’agit d’un roman à deux voix avec deux héroïnes bien distinctes : Philippine pour la trame historique et Gemma, sa petite-fille, pour la partie contemporaine.

Le récit historique se déroule entre août 1944 à octobre 1945, entre Pont-L’évêque et Le Havre, et met en scène Philippine, une jeune fille à qui la guerre a volé son adolescence et ses années d’insouciance.

Lorsque le récit commence, elle a 20 ans, et son frère vient de se faire abattre par erreur par un G.I. Son père, à la tête d’une cidrerie, va reporter toute sa colère et sa haine sur les américains et va refuser l’union entre sa fille et Ethan.

Le récit contemporain se déroule de juin à octobre 2000 de New-York à Pont-L’Evêque. Gemma, après la mort brutale de sa mère, découvre que cette dernière avait engagé un détective privé pour enquêter sur sa mère Philippine.

La jeune femme déjà très francophile va ressentir le besoin de découvrir cette partie de l’histoire familiale et va partir en quête de Philippine dans le but de comprendre pourquoi la jeune femme qui avait quitté famille et pays, a abandonné sa fille unique.

Karine Lebert nous propose avec ce roman deux beaux portraits de femmes comme elle sait si bien le faire, avec leurs forces et leurs faiblesses, leurs fêlures, leurs aspérités.

La romancière alterne la narration entre le présent et le passé, entre Gemma et Philippe, en donnant tour à tour la parole à ses deux héroïnes et aborde un sujet assez méconnu de la seconde guerre mondiale : les war brides.

Deux femmes, deux destins, deux continents, deux époques. L’une est en quête, la seconde se raconte. J’ai beaucoup aimé ce roman que j’ai dévoré et dont l’histoire m’a passionné, j’ai hâte que le second tome paraisse pour retrouver Gemma et Philippine et connaître enfin le fin mot de cette histoire.

Je savais que des françaises avaient contracté des unions avec des G.I mais j’ignorai qu’il y en avait eu autant et cet aspect historique m’a vraiment intéressé d’autant qu’il est bien traité par Karine Lebert qui nous dévoile la vie de ces jeunes femmes au camp du Havre puis leur traversée vers leur nouvelle patrie, les Etats-Unis, dont beaucoup reviendront déçues.

L’écriture est fluide, addictive, l’histoire de Philippine, émouvante et captivante. Je me suis sentie happée par les mots de l’auteure, ne pouvant me résoudre à refermer ce livre tant le suspense est fort et tient en haleine jusqu’à la dernière page.

J’ai adoré retrouver au cours de ma lecture des endroits que je connais bien comme Pont-L’évêque, Honfleur, Trouville… c’est une région que j’affectionne et j’ai aimé retrouver tous ces lieux le temps d’un roman.

Si vous aimez les romans historiques et les secrets de famille, je ne peux que vous recommander Les amants de l’été 44.

Un grand merci à Laëtitia et aux Editions Presse de la Cité pour cette lecture passionnante !

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Lorsqu’elle revient dans son village natal de Lyons-la-Forêt, Candice a décidé d’y poser, – pour toujours ? – ses bagages. Elle qui jusqu’alors sillonnait, en brillante archéologue, le monde entier pour superviser des chantiers réinvestit la maison maternelle et accepte un métier de guide de tourisme bien en deçà de ses compétences. Elle puise dans ce quotidien tranquille une sérénité perdue.

Mais pourquoi Candice cherche-t-elle à effacer les traces de sa vie d’avant, à se soustraire à la curiosité des autres, de ses anciennes amies, de son ex-amant ? Pourquoi, également, s’intéresse-t-elle autant à ces sépultures d’enfants enterrés loin du cimetière ?

Bien malgré elle, Candice va devoir lever un voile sur un épisode de son passé qui s’est déroulé neuf ans plus tôt, en 2004… heart_3auteur-editeur-pagesles-saisons-du-mensonge-karine-lebert

Candice est une archéologue reconnue lorsqu’elle décide, suite au décès de sa mère des suites d’une longue maladie, de revenir s’installer dans la maison de son enfance à Lyons-La-Forêt, en Normandie.

Habituée aux chantiers de fouilles prestigieux, cette trentenaire a pourtant décidé de laisser sa vie parisienne derrière elle, son ex-mari Fabrice et sa meilleure amie, pour démarrer une nouvelle vie en intégrant l’office du tourisme de sa petite ville.

Elle va alors renouer avec ses deux amies d’enfance Marion et Valentine et son premier amour David. Mais la vie de Candice est émaillée de zones sombres et de lourds secrets qu’elle semble bien décidée à ne garder que pour elle. Que cache-t-elle donc et pourquoi s’intéresse-t-elle autant aux sépultures d’enfants datant de centaines d’années ?

J’avais découvert l’an dernier Karine Lebert à l’occasion de son roman historique Ce que Fanny veut… Changement de décor et d’époque puisqu’il s’agit ici d’un roman contemporain et même si ils ont en commun le destin d’une femme, celui de Candice est bien éloigné de celui de Fanny.

Le récit se déroule le temps de quatre saisons, d’où son titre, Les saisons du mensonge, commence en été au moment où Candice s’installe à Lyons et se termine le printemps suivant, au moment où le dénouement a lieu, retraçant ainsi la nouvelle vie de la jeune femme et dévoilant tous ses mystères et zones d’ombres, un par un.

Karine Lebert signe ici un roman éminemment dramatique et nous propose un beau portrait de femmes avec ses forces et ses faiblesses, ses fêlures, ses aspérités. La romancière alterne la narration au présent et les flash-back, en italique, dans la vie de Candice une dizaine d’années auparavant, au moment où sa vie parfaite de femme et d’épouse comblée, a basculé dans l’horreur, loin de la France, en Amérique du Sud.

Dans l’ensemble, j’ai plutôt bien aimé ce roman même si j’ai trouvé les passages liés aux flashbacks peu crédibles, j’ai préféré cette plongée au cœur de Lyons-la-Forêt qui m’a l’air d’être un charmant village et l’aspect historique du roman, avec les recherches que fait l’héroïne autour des sépultures antiques, j’aurai aimé que Karine Lebert approfondisse cet aspect qui m’a beaucoup plu et nous parle davantage d’archéologie et de fouilles.

Si vous aimez les histoires dramatiques et les secrets de famille, Les saisons du mensonge devrait vous plaire.

Merci à Laëtitia et aux Editions Presse de la Cité pour cette agréable lecture !

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Paris, fin du XIXe siècle, entre la butte Montmartre et les quartiers chics de la capitale, Fanny, jolie fleur ambitieuse et maligne de bientôt seize ans, met tout en œuvre pour s’extraire de sa condition. Elevée par une fille-mère, ancienne prostituée et alcoolique, elle gagne sa vie en posant pour des peintres en mal de gloire en espérant un avenir meilleur. Pour parvenir à ses fins, elle mise sur sa beauté, son culot, et trois hommes : Geoffroy, le bel aristocrate, Nathan, le médecin philanthrope, et Sam, compagnon de route de toujours… Elle parviendra à se hisser à la condition enviée de nourrice dans une belle maison bourgeoise, en sacrifiant sa propre famille, mais Fanny, imprévisible, n’en a jamais assez…

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Montmartre, fin du 19è siècle. La jeune et belle Fanny vit sur la Butte avec sa mère Abigaëlle, un modèle qui ne l’a jamais aimé et son beau-père Henri, artiste peintre, qui lui apporte un peu d’affection mais qui n’a pas encore rencontré le succès.

La petite famille vit chichement et Fanny, qui a quitté très tôt les bancs de l’école, pose pour les peintres et se fait courtiser par Sam, l’un de ses voisins. Mais Fanny ne veut pas de cette vie de gagne-petit et a de l’ambition à revendre, elle veit s’élever socialement et rejoindre les belles avenues de la capitale. Sa beauté lui permet de caresser son rêve de très près lorsqu’elle croise le chemin de Geoffroy, un bel aristocrate qui achète quelques toiles d’Henri.

Fanny se met alors en tête de séduire Geoffroy et de s’en faire épouser. Hélas pour elle, l’aristocrate est un coureur et doit faire un beau mariage. Nathan, l’ami de Geoffroy l’avait bien mise en garde mais elle n’a eu cure et la voilà dans de beaux draps…

Ce que Fanny veut… est une romance historique agréable et une belle balade dans le Paris et le Montmartre de cette fin du 19è siècle. Karine Lebert nous conte la trajectoire d’une femme, sans instruction, servie par sa seule beauté, qui refuse sa condition.

L’auteure dresse aussi le portrait social de cette fin de siècle à travers les différents protagonistes du roman : les aristocrates à bout de souffle qui épuisent leurs derniers privilèges, les ouvriers qui rêvent d’une vie meilleure et les bourgeois qui prennent le pouvoir.

D’un point de vue historique, je ne suis pas déçue, je trouve que le roman de Karine Lebert restitue bien cette époque, on a même droit à un chapitre sur l’incendie du Bazar de la Charité (le sujet du roman de Gaëlle Nohant La part des flammes).

D’un point de vue romanesque par contre, rien de bien nouveau sous le soleil. L’intrigue et les personnages sont plutôt attendus, quant à l’héroïne, si on se ressent de la sympathie pour elle au début, elle finit par nous agacer par son entêtement et son égoïsme.

Pour autant, Ce que Fanny veut… ne manque pas de charme si on est à la recherche d’un roman léger (à lire l’été par exemple) ou un amateur de romance historique.

Merci à Laëtitia et aux Editions Presse de la Cité pour cette promenade montmartroise !

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