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Posts Tagged ‘kate Morton’

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  et du Mois Anglais :

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À l’été 1862, un groupe de jeunes peintres proches des Préraphaélites, menés par le talentueux Edward Radcliffe, s’installe au Birchwood Manor, sur les rives de la Tamise. Là, inspiré par sa muse, la sulfureuse Lily avec qui il vit une passion ravageuse, Edward peint des toiles qui marqueront l’histoire de l’art. Mais à la fin de sa retraite, une femme a été tuée, une autre a disparu, un inestimable diamant a été dérobé, et la vie d’Edward Radcliffe est brisée.
Plus d’un siècle plus tard, Elodie Winslow, jeune archiviste à Londres fiancée à un golden-boy qui l’ennuie, découvre dans une vieille sacoche deux objets sans lien apparent : le portrait sépia d’une femme à la beauté saisissante en tenue victorienne, et un cahier de croquis contenant le dessin d’une demeure au bord de l’eau. Pourquoi le Birchwood Manor semble-t-il si familier à Elodie ? L’inconnue de la photo pourra-t-elle enfin livrer tous ses secrets ? Et si, en l’entraînant sur les traces d’une passion d’un autre siècle, son enquête l’aidait à percer le mystère de ses propres origines et à enfin mener la vie qu’elle désire ?

Eté 2017, Elodie Winslow, une jeune archiviste sur le point de se marier au séduisant Alastair, découvre dans un placard de l’étude Stratton, Cadwell & Co qui l’emploie, un cartable renfermant un carnet à dessin et une photographie d’une femme, vraisemblablement confié au bienfaiteur James Stratton à la fin du XIXè siècle.

Elle découvre alors que le peintre était fiancé à Frances Brown et qu’après la mort de cette dernière à l’âge de vingt ans, assassinée à la suite d’un cambriolage à Birchwood Manor, la propriété de Radcliffe, le peintre renonça à l’art et se noya lui-même vingt ans plus tard.

La jeune femme sur la photo était-elle la fiancée tragiquement disparue ? Dans le carnet de croquis, elle découvre une propriété qui ressemble à s’y méprendre à celle d’une comptine d’enfant, que sa mère lui chantait souvent, avant qu’elle-même ne trouve la mort lors d’un accident de voiture, à quelques kilomètres seulement de Birchwood Manor.

Délaissant l’organisation de son mariage, elle décide d’enquêter sur cette propriété qui a l’air de recéler bien des secrets…

Quel plaisir de retrouver l’australienne Kate Morton que j’avais découvert avec Le jardin des secrets, Les brumes de Riverton et L’enfant du lac. La prisonnière du temps nous propose une atmosphère que ne renierait pas l’immense Daphne du Maurier car Birchwood Manor fait indubitablement penser à Manderley, tant cette demeure est la figure centrale du roman.

Si comme moi vous avez pu lire des avis en demi teinte, oubliez-les car pour ma part, j’ai adoré ce roman fleuve, sans longueurs (vous savez combien je les abhorre), avec une multiplicité d’intrigues parallèles toutes intéressantes à suivre et des personnages que j’ai beaucoup aimé. Rien n’est à retrancher, tout est utile dans cette mécanique d’horlogerie qui se révèle très addictive et chaque rouage se révèle précieux pour comprendre l’histoire dans son intégralité.

La prisonnière du temps est un roman exigeant qui requiert toute notre attention, à l’opposé des romans de plage, ici il faut bien suivre l’intrigue pour ne pas se perdre dans les nombreux méandres du récit.

C’est un roman totalement palpitant que nous propose ici Kate Morton avec en fil rouge Lily Millington, la muse d’Edward, qui fait le lien avec toutes les époques et les personnages du récit.

Qu’est-elle devenue après le vol du blue Radliffe et la mort de la fiancée du peintre dont elle semblait follement amoureuse ? Etait-elle une manipulatrice, seulement intéressée par le diamant des Radcliffe ? Pourquoi cette demeure a-t-elle une telle attraction sur les occupants qui se succèdent ?

Le récit commence en 2017 avec Elodie Winslow, une jeune archiviste qui découvre un cartable oublié au sein de son étude. Interpellée par une photographie représentant une femme, elle décide d’enquêter, au point de délaisser son fiancé et l’organisation de son mariage qu’elle délègue volontiers à sa future belle-mère, grande admiratrice de Lauren, sa propre mère, célèbre dans le monde de la musique classique et tragiquement décédée.

A partir de ce point de départ, nous ferons des sauts de puce dans le passé : 1862, 1898, 1928, 1940 au cœur d’histoires multiples qui ont toutes en commun Birchwood Manor. Des histoires tour à tour portées par Lily, Ada, Leonard ou Juliet et qui permettront à Elodie de lever le voile sur certaines zones d’ombre familiales.

Kate Morton est experte pour nous entrainer dans ces allers retours, comme elle sait si bien le faire depuis son premier roman. Dès les premières pages, le lecteur est ferré et se régale de l’histoire tricotée par la romancière à la manière d’une toile d’araignée mais aussi par les personnages bien dessinés et les superbes descriptions qui parsèment le récit.

J’ai beaucoup aimé tous les personnages et surtout Lily, élevée pour être voleuse mais qui s’intéressait à de nombreux domaines, qui saura séduire et se faire aimer du peintre Edward Radcliffe.

Avec ce roman foisonnant qui se déploient sur plusieurs siècles et nous transporte d’un Londres à la Dickens aux quartiers branchés de l’East London actuel, Kate Morton brosse le portrait croisé, lumineux et intense, de deux héroïnes fortes.

Je ne peux que vous recommander cette lecture qui m’a transportée et enchantée de la première à la dernière ligne.

Un grand merci à Anne et aux éditions Presses de la cité pour cette merveilleuse lecture !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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1933. Comment Theo Edevane, adorable poupon de onze mois, a-t-il pu disparaître durant la nuit de la Saint-Jean ? Les enquêteurs remuent ciel et terre, mais l’enfant demeure introuvable. Pour les parents comme pour les filles Edevane, la vie ne sera plus jamais la même après ce drame. La maison du lac, la propriété tant aimée, est fermée et laissée à l’abandon.

Soixante-dix ans plus tard, Sadie Sparrow, jeune détective londonienne en vacances dans les Cornouailles, curieuse et momentanément désœuvrée, s’intéresse à cette mystérieuse disparition. Elle reprend l’enquête, au grand dam de l’une des sœurs aînées de Theo, Alice, devenue écrivain à succès.

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Lors de la traditionnelle fête de la Saint-Jean des Edevane en Cornouailles en 1933, le jeune Théo, tout juste âgé de 11 mois s‘est volatilisé. La famille et la police pensent au départ à un accident mais ils ont beau fouiller les bois environnants et draguer le lac, Théo est introuvable.

2003, Sallie est inspectrice de police à Londres, en congés forcés après qu’elle ait parlé d’une affaire en cours à la presse, elle décide de rejoindre son grand-père qui vient de s’installer en Cornouailles, et au détour d’une promenade, elle découvre la maison du Lac, propriété des Endevane, désertée depuis près de 70 ans.

Intriguée par cette demeure à l’abandon et le drame qui s’est noué autour du petit Théo, Sallie décide d’enquêter sur ce fait divers. Elle fait des recherches, va à la rencontre de l’inspecteur en charge de l’affaire à l’époque et demande à rencontrer Alice, la sœur aînée de Théo, devenue auteure de romans policiers à succès.

Mais la vieille dame oppose un refus catégorique à ce qu’on vienne fouiller dans le passé de sa famille et semble craindre la vérité. Aurait-elle quelque chose à se reprocher ?

Lorsque j’ai reçu L’enfant du lac, ma copinaute Claire m’a ausitôt proposé une lecture commune. Il faut dire qu’elle est une inconditionnelle de Kate Morton, contrairement à moi. J’avais découvert la jeune romancière australienne avec Le jardin des secrets que j’avais adoré mais j’étais passée totalement à côté de son autre titre Les brumes de Riverton, ce qui m’avait refroidi.

Quelques 640 pages plus tard, je suis réconciliée avec Kate Morton. Certes, pour moi L’enfant du lac est moins bon que Le jardin des secrets, mais l’auteure nous livre ici une histoire très intéressante même si j’ai quelques bémols !

Tout d’abord, le récit a du mal à démarrer : pendant près de 150 pages, Kate Morton pose le décor et les personnages et on se demande franchement quand on va vraiment rentrer dans le vif du sujet.

Ensuite, c’est un pur régal ! Des allers-retours entre 1933 et 2003 mais en plus de ces deux dates charnières, Kate Morton nous emmène aussi juste avant et pendant la première guerre mondiale puis pendant la seconde guerre mondiale, ce ne sont que quelques scènes mais elles sont très importantes et l’auteure nous montre ainsi qu’elle excelle toujours à multiplier les époques.

Autour de la disparition du jeune Théo, l’auteure aborde ce qu’on appelle le stress post-traumatique des soldats et en particulier celui d’Anthony le père de Théo, détruit par l’horreur des tranchées et que sa femme bien-aimée Eléanor protège jusqu’au bout.

Il est aussi beaucoup question d’enfance à travers « Eleanor sur le seuil magique » le roman de Daffyd Llewellyn qui a abandonné la médecine pour se consacrer à la littérature et qui a fait de Eleanor, une héroïne à la Alice au pays des merveilles.

J’ai adoré toute cette partie qui couvre la quasi-intégralité du roman, le récit est foisonnant, bien documenté, bien construit, les personnages féminins intéressants, les propos sur les conséquences du premier conflit mondial, aboutis, rien à redire.

Mais ça se gâte dans les cent dernières pages, le dénouement est facile et prévisible et j’avoue que ça m’a déçue, j’aurai préféré que Kate Morton cède moins à la facilité et nous offre un final à la hauteur du reste du roman.

Ceci mis à part, L’enfant du lac est un très bon roman historique qui m’a passionnée et tenue en haleine pendant la grande majorité du récit.

Un grand merci à Anne et aux éditions Presses de la cité pour cette belle lecture !

L’avis de Claire

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Eté 1924, dans la propriété de Riverton. L’étoile montante de la poésie anglaise, lord Robert Hunter, se donne la mort au bord d’un lac, lors d’une soirée. Dès lors, les soeurs Emmeline et Hannah Hartford, seuls témoins de ce drame, ne se sont plus adressé la parole. Selon la rumeur, l’une était sa fiancée et l’autre son amante…

1999. Une jeune réalisatrice décide de faire un film autour de ce scandale et s’adresse au dernier témoin vivant, Grace Bradley, à l’époque domestique au château. Grace s’est toujours efforcée d’oublier cette nuit-là. Mais les fantômes du passé ne demandent qu’à se réveiller…

les-brumes-de-riverton-kate-mortonauteur-éditeur-pagesL’année dernière j’avais lu et beaucoup aimé Le jardin des secrets et je m’étais promis de lire les autres romans de Kate Morton. Je comptais emprunter son dernier titre à la médiathèque mais dans les rayonnages il ne restait que Les brumes de Riverton, preuve du succès de l’auteure !

L’histoire démarre en 1914 à Riverton, dans la campagne anglaise. Grace, alors âgée de 14 ans, vient d’être engagée comme domestique au service des Harford, une famille de la noblesse, qui vit dans une grande demeure à la Donwton Abbey. Sa mère y a d’ailleurs travaillé jusqu’à sa naissance. Comme dans la série anglaise que j’adore, l’auteur trousse son récit, entre le monde des domestiques et celui des maitres. L’office, comme le reste de la maison, est régi par des traditions et un rang à tenir, chaque chose et chacun doit y être à sa place.

On assiste via cette grande famille et la jeune Grace, la narratrice, aux bouleversements qui secouent la société en ce début du 20è siècle, à l’heure où l’Europe va plonger dans la boucherie que fut la première guerre mondiale. Grace, désormais âgée de 99 ans, se confie sur la vie à Riverton à l’occasion d’un film qui retrace le suicide du poète Robert Hunter, qui se donna à la mort à Riverton un soir de 1924. L’auteure alterne de façon trop maladroite et abrupte le présent et le passé, un mode narratif qu’emprunte bon nombre de romanciers sans forcément en avoir le talent ou l’inspiration nécessaire. Ce que je reprochais à Tout ce que je suis d’Anna Funder, je le reproche aussi à Kate Morton que j’ai trouvé plus inspirée dans Le jardin des secrets. Le roman était lui aussi empli d’allers et retours entre le passé et le présent mais de façon très réussie. Ici l’histoire faite de flashbacks constants se révèle parfois un peu difficile à lire et à comprendre et elle m’a vite lassée. J’ai trouvé l’histoire au final plutôt banale même si l’auteure évoque des sujets intéressants et importants au sortir de la guerre comme le traumatisme des hommes rescapés du front, l’évolution des femmes à travers le mouvement des garçonnes, l’envie de celles-ci de travailler, d’exister par elles-mêmes.

Je n’ai pas ressenti l’engouement de bien des lectrices qui ont eu un véritable coup de cœur pour ce roman. Certains passages sont prenants mais d’autres sont vraiment poussifs et ennuyeux. Sur le papier, cette atmosphère british avait tout pour me plaire, hélas pour moi, j’ai trouvé que le récit avait trop de longueurs et recelait bien peu de secrets, contrairement à ce que la 4è de couverture laissait présager. Peut-être que j’ai lu trop de romans ayant cette construction cette année et que ça a fini par me lasser ? En bref, une grosse déception pour moi, et vous, l’avez-vous aimé ?

heart_2Lu dans le cadre du challenge La plume au féminin édition 2013 :

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1913. Sur un bateau en partance pour l’Australie se trouve une petite fille de quatre ans, seule et terrorisée. Le navire lève l’ancre et elle se retrouve à Brisbane. Si le secret de son débarquement est religieusement gardé par ses parents adoptifs, ceux-ci décident, le jour de ses 21 ans, de révéler à Nell les circonstances étranges de son arrivée dans la famille. Les questions se bousculent : Qui est-elle ? D’où viennent ses souvenirs ? Que représente le livre trouvé dans sa petite valise, seule relique d’un passé perdu ? Bouleversée, ce n’est que des années plus tard qu’elle entreprend le voyage vers ses origines. Une quête difficile pour lever le voile sur près d’un siècle d’histoire familiale…

Voilà un roman épais que j’ai littéralement dévoré, un de ces romans dont on se dit allez encore un chapitre et qu’on se surprend à ne pas lâcher et à avaler les pages et les chapitres encore et encore.

Ce roman à trois voix alterne trois époques et trois lieux. Eliza, surnommée la Conteuse, que l’on suit de 1900 à 1913 dans le Londres victorien au départ puis en Écosse ; Nell, la petite fille abandonnée sur un navire reliant l’Angleterre et l’Australie qui mène l’enquête sur ses origines en 1975 alors qu’elle est déjà âgée d’une soixantaine d’années et Cassandra sa petite-fille qui vit de nos jours et qui décide de finir l’enquête commencée par sa grand-mère.

L’histoire prend place tranquillement et les fils du récit se nouent lentement, on fait connaissance des trois protagonistes mais aussi de la myriade de personnages secondaires. De temps à autres, un conte de fée écrit par Eliza se glisse dans la narration. Ces contes merveilleux, très réussis, m’ont d’ailleurs fait penser à ceux écrits au 17è siècle, notamment par Madame d’Aulnoy. Ils ont d’ailleurs une grande importante car ils permettent un éclairage sur les situations ou les personnages.

D’autres éléments ancrent aussi le roman dans le merveilleux : le jardin et son labyrinthe, une chaumière, un secret bien gardé, une famille sur laquelle pèse une malédiction, les pirates qui sévissaient sur ces côtes tout comme les paysages des Cornouailles, les personnages répondant à un caractère précis (la méchante tante, le gentil jardinier, le mari docile, la pauvre malade…) tout concoure à nous mettre dans une ambiance toute particulière, celle des contes de fées.

Tout comme Du bout des doigts, difficile de vous livrer mes impressions sans trop en dévoiler. Tout commence par une petite fille de 4 ans qui débarque seule en Australie, ne se souvenant plus de son nom, et ayant pour seul bagage une petite valise blanche renfermant une robe et un recueil de contes de fées. Elle est recueillie par Hugh et Lil, un couple qui n’arrive pas à avoir d’enfants, et qui la prennent pour fille. Toute à son amnésie, l’enfant devenue jeune femme, ne se souvient pas qu’ils ne sont pas ses parents. A sa majorité, son père lui avoue tout et plus rien ne sera comme avant. A sa mort, Nell décide de se rendre en Cornouailles et de découvrir qui sont ses parents. Elle achète le cottage de la Conteuse et retourne en Australie afin de vendre sa maison et sa boutique d’antiquités afin d’y vivre définitivement. Elle ne pourra pas exaucer ce souhait car sa fille lui abandonne au même moment Cassandra, sa fille. A la mort de Nell, Cassandra découvrira toute l’histoire et part à son tour en Cornouailles.

C’est une jolie histoire de femmes, dont l’intrigue est bien construite. Les premières pages sont un peu déroutantes car on change sans cesse d’époques et de personnages, mais on s’y fait rapidement. C’est aussi un livre sur les origines, la quête de soi et on se rend compte de l’importance de ses aïeux et de la mémoire familiale.

Un livre d’un charme fou dont la fin est malheureusement un peu trop prévisible mais que je vous conseille de lire car il vaut vraiment le détour.

Lu dans le cadre des challenges La plume au féminin et S.T.A.R

    

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