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Posts Tagged ‘la dame en blanc wilkie collins’

Né en 1824, William Wilkie Collins entame une brillante carrière littéraire en 1850. Il est l’auteur prolifique de nombreux romans, nouvelles et feuilletons, et est considéré aujourd’hui comme le père du roman policier anglais. Parmi ses œuvres les plus célèbres on trouve : La Dame en blanc, La Pierre de Lune et parmi ses admirateurs, Dickens ou encore le poète T.S. Eliot.

Dans la fournaise de l’été, en ce milieu du XIXe siècle, William Hartright, jeune professeur de dessin émérite, s’apprête à quitter Londres pour enseigner l’aquarelle à Marian Halcombe et Laura Fairlie, deux jeunes filles de l’aristocratie, dans le Cumberland.

Il laisse derrière lui la vie trépidante de la ville et ses étranges incidents, comme cette rencontre en pleine nuit avec une jeune femme terrorisée, toute de blanc vêtue, semblant fuir un invisible danger.

Il apprend peu après qu’il s’agit d’une folle échappée d’un asile. Le jour suivant, il se rend à Limmeridge House afin de donner des leçons à ses nouvelles élèves, et il découvre avec stupéfaction que Laura Fairlie ressemble quasiment trait pour trait à la femme en blanc qu’il a secourue à Londres.

Hartright se rend aussi compte que la demeure de Limmeridge recèle de bien lourds secrets, et lorsque resurgit la mystérieuse dame en blanc, à la faveur de la nuit, il est bien difficile d’affirmer qu‘il ne s’agit pas d un présage funeste…

La dame en blanc faisait partie de ma PAL d’origine, c’est-à-dire qu’il était présent sur mes étagères avant la création du blog il y a sept ans déjà mais ayant beaucoup apprécié au printemps Monkton le fou, je me suis dit qu’il était vraiment temps de l’en sortir et j’ai débuté cette lecture avec grand plaisir.

Comme vous le savez sans doute, les romans de William Wilkie Collins sont les précurseurs du genre roman policier ou roman à suspens. La dame en blanc fait partie de ses romans à sensation qui ont tant plu au public de l’époque victorienne.

Mais si l’intrigue de ce roman est bien celle d’un roman à suspens, son auteur critique aussi beaucoup son époque, le mariage et le rôle dévolu aux femmes, c’est ce que j’ai apprécié ici.

J’ai aimé aussi la structure narrative du roman, proche du genre épistolaire puisque le récit a plusieurs narrateurs qui prennent tour à tour la plume sous formes de lettres afin de nous conter l’histoire et ses rebondissements.

Comme tous les romans parus sous formes de feuilletons dans la presse, La dame en blanc a de nombreuses longueurs qui m’ont par moment lassées, j’ai donc fractionné ma lecture sur près d’une semaine, sinon j’aurai fini par l’abandonner tant l’auteur nous abreuve de moult passages inutiles, justes là pour noircir des lignes et des pages.

Le rythme très lent m’a aussi un peu gênée mais au final, j’ai apprécié l’histoire et surtout les personnages, notamment celui de Marian, jeune femme intelligente et perspicace qui fera son possible pour faire le bonheur de sa sœur.

Autre point positif : l’auteur sait à merveille cultiver le mystère et les peurs de ses contemporains pour nous proposer une histoire angoissante avec des rebondissements !

Ma Belette n’a pas vu les longueurs et a adoré ce récit, vous pouvez lire son avis ici, quant à moi, je continuerai à explorer l’œuvre de l’auteur, en misant sur des œuvres plus courtes.

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