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Posts Tagged ‘la maison de la falaise Audrey perri’

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Dévastée par une récente rupture, Alma quitte Londres pour passer l’été chez sa grand-mère dans un petit village, au bord de la mer. C’est là, dans la bibliothèque familiale, qu’elle découvre entre les pages d’un livre une ancienne lettre.
Le courrier est adressé à l’arrière-grand-mère d’Alma, employée autrefois chez les Wilson, une famille habitant dans une grande maison battue par les embruns. Qui est cette femme noyée dont la lettre parle avec tant de douleur ? Quel rôle a joué par sa propre famille dans ce drame ?
Alma se lance sur les traces de Selina Wilson, une jeune femme qui a vécu dans les années 1910. Une femme éprise de liberté et refusant de se plier à un mariage arrangé. Dans les méandres d’une histoire familiale dévastée, Julia va découvrir un secret bouleversant…

Juin 2011. Alma est une jeune londonienne de 29 ans qui s’est fait plaquer au bout de 10 ans de vie commune. Depuis, elle est tombée dans une grave dépression au point de perdre son job et n’arrive pas à tourner la plage.

Sa mère l’envoie passer l’été chez sa grand-mère Mina, quasi centenaire, qui a une santé de fer et un moral d’acier. La vieille femme vit dans une bourgade perdue à côté de la mer, cela devrait changer les idées d’Alma.

Alma n’a plus goût à rien mais un jour où elle s’ennuie ferme, elle décide d’emprunter un livre à Mina et tombe sur une lettre destinée à son arrière grand-mère, Helen. Son interlocutrice parle d’une femme noyée et semble visiblement mal à l’aise avec la situation dont il est question.

Il n’en faut pas plus pour éveiller l’intérêt d’Alma qui questionne aussitôt sa grand-mère : qui est la femme noyée ? Est-elle morte accidentellement, assassinée ou s’est-elle suicidée ? Qui est la mystérieuse expéditrice de cette lettre à Helen ?

Alma va mener l’enquête et plonger dans l’histoire de Selina Wilson, une jeune femme éprise de liberté, pour qui Helen travaillait….

Vous savez combien j’aime les secrets de famille, les romans chorals, les récits à double temporalité et plus généralement les sagas familiales, La maison de la falaise, le premier roman de Audrey Perri avait donc sur le papier tout pour me plaire.

Et ce roman m’a plu en partie : j’ai beaucoup aimé tous les passages qui ont pour décor le début du 20è. Le récit s’ouvre d’ailleurs dans le passé puisqu’il nous offre les derniers instants d’une femme dont on ne connait pas l’identité, qui est en train de se noyer.

Puis, le récit se partage entre deux époques : tout en suivant Alma en 2011, nous découvrons en parallèle l’histoire des familles Wilson et Clark entre 1909 et 1914.

Ces deux familles voisines ont chacune une demeure surplombant l’océan et des liens d’amitié vont se nouer entre les enfants, en particulier chez les cadettes Selina et Laura, deux jeunes filles qui veulent s’émanciper.

Les deux aînés, Matthew et Sibyl, on va vouloir les marier. Les Wilson sont très endettés et la dote promise par les Clark, les effaceraient. Mais tout ne va pas se passer exactement comme prévu et un certain nombre d’évènements vont chambouler le quotidien et l’avenir des deux familles.

Comme je le disais plus haut, la partie historique est passionnante, pleine de secrets et de rebondissements, j’ai été transportée au cœur de ces familles et j’ai beaucoup aimé suivre Selina et Laura. J’ai été captivée par les mystères qui les entourent et notamment l’identité de la noyée et ce qui avait bien pu se passer ce terrible jour de 1912 où elle a trouvé la mort.

J’ai apprécié la plume fluide d’Audrey Perri qui nous embarque dans cette histoire du passé. Il y a plusieurs rebondissements, des fausses pistes, des secrets en veux-tu en voilà et comme dans un polar, j’ai échafaudé des théories qui se sont révélées parfois vraies et à d’autres moments totalement fausses.

Tout n’était pas prévisible, loin de là, et j’ai vraiment apprécié d’autant plus que l’auteure ancre bien son récit dans son époque : les mariages arrangés, les dots, l’éducation des jeunes filles reposant uniquement sur ses futurs devoirs de femme de maison, pas de place pour l’émancipation ni les études, etc.

Hélas pour moi, la partie contemporaine, qui représente tout de même un chapitre sur deux, m’a bien ennuyée. Alma ne fait que ressasser sa rupture à longueurs de pages et à l’exception des moments où elle est enquête ce qui s’est passé entre 1909 et 1912, il ne se passe rien ou presque.

Et si je me suis attachée aux héroïnes du passé, celle du présent m’a vraiment tapé sur les nerfs, dommage car cela aurait pu être un coup de cœur dans la présence d’Alma. Si vous aimez les sagas familiales, La maison de la falaise devrait combler vos attentes, en dépit de mes bémols, car peut-être qu’Alma vous plaira davantage qu’à moi !

Un grand merci aux éditions City pour cette lecture et pour leur confiance.

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