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Posts Tagged ‘lady susan’

Une veuve spirituelle et jolie, mais sans un sou, trouve refuge chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle sans scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou juste une coquette qui veut s’amuser ? Le jeune Reginald risque de payer cher la réponse à cette question…

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Lady Susan est ma première rencontre avec Jane Austen qui est, je me rends compte depuis que je blogue, l’auteure préférée de plusieurs de mes copinautes qui m’ont proposées cette lecture commune et je les en remercie. C’est l’un des premiers romans écrits par Jane Austen, vers 1795, et pour ce court récit, l’auteure a privilégié le roman par lettres, un genre particulièrement en vogue aux 17è et 18è siècle, et sur lequel je fais un gros blocage depuis la fac de lettres. Bien qu’il soit court, j’ai eu du mal à le lire, alors que le style est vif et incisif et que cette lecture fut fort plaisante, au bout de 3, 4 ou 5 lettres, j’ai eu besoin de faire une pause, on peut dire sans trop se tromper que le roman par lettres n’est vraiment pas fait pour moi. C’est d’ailleurs pour cette raison que je n’ai toujours pas lu Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates.

Lady Susan Vernon est une jeune veuve particulièrement insupportable, vaniteuse à l’orgueil exacerbé, visiblement loin d’être éplorée, à qui l’épithète veuve joyeuse irait d’ailleurs comme un gant. Elle est totalement représentative de la noblesse du 18è siècle, à la fois superficielle et égoïste, pour laquelle seule l’apparence compte. Désargentée car elle a ruiné son mari à force de dépenses somptuaires et a ruiné sa réputation par des flirts appuyés avec plusieurs hommes, dont Manwaring. C’est aussi une mère tyrannique, qui méprise sa fille Frederica, elle la trouve tout à faite sotte et souhaite lui faire épouse sir James. Elle est aussi à la recherche d’un époux et se verrait bien convoler avec le jeune frère de sa belle-sœur, sir Reginald Vernon, qu’elle a réussi à littéralement envouter.

Le roman est totalement centré sur ce personnage qui éclipse tous les autres. Composé d’une quarantaine de lettres, essentiellement entre Lady Susan et son amie Mrs Alicia Johnson, et entre Mrs Vernon (la femme de son beau-frère, née Catherine de Courcy) et sa mère Lady de Courcy qui déteste profondément Lady Susan, d’autant plus que cette dernière a tout fait pour empêcher son mariage, désireuse que son beau-frère reste célibataire, pour s’accaparer le domaine et la fortune familiales.

Cette coquette n’a pas son pareil pour manipuler les hommes, séduits par sa beauté et sa vivacité d’esprit. Elle manie très bien le verbe pour mieux arriver à ses fins et ses lettres sont un modèle d’insincérité flagrante. Sa véritable personnalité, que seule sa belle-soeur perçoit véritablement, nous est révélé, par touches, dans ses lettres à son amie Alicia, qui est toute aussi fourbe qu’elle.

Un roman simple mais qui ne manque pas d’humour et de causticité et qui me donne envie de découvrir le reste de l’oeuvre de Jane Austen !

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Lu en lecture commune avec Claire, Céline et Fanny, dans le cadre des challenges La plume au féminin, Thursday Next, God save the livre et  Le tour du monde en 8 ans :

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