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Posts Tagged ‘Laëtita Colombani’

Cinéaste, scénariste, comédienne et romancière, Laetitia Colombani est l’auteure de La Tresse, vendu à plus d’un million d’exemplaires en France, traduit dans 40 langues et couronné d’une vingtaine de prix littéraires. Le roman est actuellement en cours d’adaptation pour le grand écran. 

Village de Badlapur, Uttar Pradesh, Inde. Smita est une Intouchable. Elle ne sait ni lire ni écrire, n’a aucun droit, et son quotidien se résume à ramasser les excréments avec ses mains. Et ce quotidien, elle veut que sa fille n’ait jamais le même, et pour ça, la petite fille doit aller à l’école pour apprendre à lire et à écrire.

Palerme, Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de perruques de son père, Pietro Lanfredi. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle, qui doit lui succéder, découvre que l’entreprise familiale est ruinée.

Montreal, Canada. Sarah, avocate réputée, mère de trois enfants et deux fois divorcée, fait passer son job d’associée avant tout. Elle ne prend jamais de vacances ou d’arrêt maladie mais elle enfin sur le point d’être promue à la tête de son cabinet. Sauf que lorsqu’elle apprend qu’elle est gravement malade, tout s’effondre…

La tresse de Laëtitia Colombani a connu un grand succès lors de sa parution il y a quatre ans déjà. Je n’avais pas l’intention de le lire, trop vu, trop plébiscité ! Mais j’ai tellement aimé Les victorieuses que je me suis laissée tenter par ce titre.

Trois femmes sur trois continents. Trois femmes qui vont dire non. Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est réservé et décident de se battre.

Trois femmes, trois vies, trois continents et une même soif de liberté. Leurs histoires proposées par Laëtitia Colombani sont évidemment touchantes.

Difficile de ne pas s’émouvoir devant le sort de Smita qui veut le meilleur pour sa fille, quitte à prendre tous les risques dans une Inde encore corsetée par son systèmes de castes. De Giulia qui souhaite sauver son atelier et les emplois dont elle a la responsabilité et de Sarah qui se retrouve mise au banc de son cabinet car moins disponible pour lui !

Roman choral, on suit tour à tour ces trois héroïnes à un instant crucial de leur vie, trois femmes à la fois tellement proches et éloignées, que tout sépare et qui sont cependant liées par un cheveu.

Les thèmes qui traversent ce roman sont aussi plein d’intérêts : la maladie, la crise économique, la pauvreté, l’amour…

L’histoire n’est pas inintéressante mais bien trop survolée à mon goût. Et si le destin de Smita m’a captivée et m’a serrée le coeur, celui de Giulia m’a laissé de marbre et Sarah m’a touchée à cause de son cancer mais sa personnalité m’a irritée.

Un roman facile à lire mais qui manque pour moi de profondeur, tout va bien trop vite et j’aurai aimé que l’histoire soit davantage développée.

Et vous, vous l’avez lu ? Aimé ?


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Cinéaste, scénariste, comédienne et romancière, Laetitia Colombani est l’auteur de La Tresse, vendus à près d’un million d’exemplaires en France et traduit dans 35 langues. Egalement décliné en album pour enfants, le roman est en cours d’adaptation pour le grand écran.

A 40 ans, Solène a tout sacrifié à sa carrière d’avocate : ses rêves, ses amis, ses amours, ses envies de maternité. Un jour, alors qu’elle sort d’un procès, son client se suicide devant elle et, sous le choc, elle craque, s’effondre. C’est la dépression, le burn-out.

Tandis qu’elle cherche à remonter la pente, à coup d’antidépresseurs, son psychiatre l’oriente vers le bénévolat : sortez de vous-même, tournez-vous vers les autres, lui dit-il. Peu convaincue, Solène répond pourtant à une petite annonce : « association cherche volontaire pour mission d’écrivain public ». Elle est aussitôt acceptée et envoyée en mission.

Elle déchante lorsqu’elle est envoyée dans un foyer pour femmes en difficultés. Dans le hall de l’immense Palais de la Femme où elle pose son ordinateur, elle se sent perdue. Loin de l’accueillir à bras ouverts, les résidentes se montrent distantes, insaisissables.

A la faveur d’un cours de Zumba, d’une lettre à la Reine d’Angleterre ou d’une tasse de thé à la menthe, Solène va découvrir des femmes aux parcours singuliers, issues de toutes les traditions, venant du monde entier. Auprès de Binta, Sumeya, Cynthia, Iris, Salma, Viviane, La Renée et les autres, elle va se révéler étonnamment vivante, et comprendre le sens de sa vocation : l’écriture.

Près d’un siècle plus tôt, Blanche Peyron a un combat. Capitaine de l’Armée de Salut, elle rêve d’offrir un toit à toutes les femmes exclues de la société. Sa bataille porte un nom : le Palais de la Femme.

Avec Les victorieuses, Laëtitia Colombani nous propose une histoire à double temporalité comme je les affectionne tant ! De nos jours, nous suivons Solène, une avocate qui s’en donné corps et âme à son cabinet au point d’avoir fait une croix sur toute vie sociale et privée.

Et quasiment un siècle plus tôt, nous mettons nos pas dans ceux de Blanche Peyron, une activiste de l’Armée du Salut ayant réellement existé, et qui a mis sa vie au service des autres.

Le Palais de la Femme existe, grâce à l’obstination de Blanche et de son mari qui ont remué ciel et terre pour qu’il puisse accueillir des femmes pauvres, précaires, venues de tous horizons.

Laetitia Colombani nous invite à y entrer pour découvrir ses habitantes, leurs drames et leur misère, mais aussi leurs passions, leur puissance de vie, leur générosité.

Ce roman m’a beaucoup touchée, émue, remuée. Malgré sa brieveté, l’autrice y aborde des thèmes actuels et très intéressants, de façon très intelligente, qui touchent les femmes : la pauvreté, la précarité, le mal-logement, la difficulté de se réinsérer, l’excision, l’abandon, la vie dans la rue, la drogue, la prostitution, le viol…

Et elle met en parallèle, les mêmes difficultés vécues par les femmes au début du siècle dernier, et le combat incessant de Blanche Peyron pour vaincre la pauvreté, la faim, la précarité… au sein de l’Armée du Salut.

Sa grand oeuvre étant d’avoir convaincue les riches et les puissants de lui donner les moyens d’accueillir des femmes dans un endroit décent, chauffé, où elles ne connaitraient plus la faim, le froid.

J’avoue, en entamant cette lecture, je ne connaissais absolument pas Blanche Peyrin ni les débuts de l’Armée du Salut, une oeuvre de bienfaisance portée par des laïcs protestants, qui a eu énormément de mal à s’implanter en France, fille aînée de l’Eglise.

J’ai été choquée de lire toutes les avanies dont Blanche et les siens ont été l’objet, eux, qui voulaient simplement soulager les heurs et malheurs de leurs contemporains. Choquée aussi de voir, qu’hélas, un siècle après, les femmes paient toujours un lourd tribu à la précarité. Emue aussi de partager les joies et les bonheurs de toutes les femmes que l’on croise au fil de notre lecture.

Un beau roman, plein de solidarité, de sororité, de générosité, d’amour, de force aussi. Je vous le recommande vivement !

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