Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘l’air de l’espoir geneviève senger’

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

challenge-un-pave-par-mois

Près de Colmar, berceau du vignoble alsacien, l’Occupation et la révélation de secrets familiaux ont emporté les rêves d’amour de la jeune Viviane.
En 1944, un soldat venu d’ailleurs fera-t-il enfin renaître les élans de sa jeunesse malmenée ?

Viviane a la fougue et la sincérité de ses vingt ans. Mais en cette lumineuse journée d’été 1940, jour de son anniversaire, lorsque Viviane voit arriver les soldats allemands, au pied des vignes, envahissant sa terre, son village alsacien, ses illusions s’envolent. L’Alsace est annexée au IIIème Reich et aussitôt germanisée.

Elle doit céder sa chambre à un général de la Luftwaffe, francophile, fin lettré et amateur de musique, et doit s’installer chez mémé Madeleine. Entre compromis et résistance, sa famille, jusqu’alors soudée autour de la grand-mère Madeleine et du vignoble, ne risque-t-elle pas de voler en éclats ?

Sa mère Juliette, qui vit désormais dans la peur de l’occupant, semble lui cacher quelque chose de terrible. Et Mado, sa cousine dont elle admire tant la beauté séductrice, qui s’étourdit de plaisir avec des soldats allemands, ne joue-t-elle pas avec le feu à Colmar ?

Tout au long de sa vie, Viviane s’est confiée par bribes à sa fille Jeanne. Mais, c’est en 1980, le jour de son soixantième anniversaire, lorsque sa cousine Mado, qu’elle a refusé de voir depuis la fin de la guerre, fait son apparition, qu’elle lui relate sa vie pendant l’Occupation et celle de sa famille.

J’avais beaucoup aimé Le roman d’Elsa de Geneviève Senger qui retraçait le parcours d’une jeune femme de 1900 à 1914, dans sa volonté de devenir médecin. Et bien que n’ayant pas demandé à recevoir L’air de l’espoir, j’étais toutefois ravie de retrouver l’auteure, hélas pour moi, ce roman ne m’a pas intéressée autant que je l’espérais.

Geneviève Senger s’empare d’un thème moult fois débattu : l’occupation. Ce qui est plus original ici, c’est que l’histoire se passe en Alsace, un territoire tour à tour français ou allemand, au gré des guerres.

L’autrice s’attache à nous décrire la vie en Alsace pendant la guerre, l’Allemagne nazie considère cette terre allemande et souhaite rallier ses habitants à son idéologie. Il leur est interdit de parler français et leurs prénoms doivent être germanisés. Cet aspect historique est très bien montré, nul doute que Geneviève Senger s’est bien documentée pour nous broder une toile de fond historique convaincante.

Comme partout en France, les juifs, les communistes et tous ceux qui ne correspondent pas aux critères des nazis, ou qui s’opposent à eux, sont arrêtés. Il y a bien sûr les résistants et les collaborateurs, qui profitent de l’Occupation pour s’enrichir.

Rien de nouveau donc d’un point de vue historique exceptée la germanisation : il y a les collabos, les résistants, les filles qui ont des liaisons avec l’occupants et qui seront tondus à la libération et la grande majorité de la population qui subit sans être dans un camp ou dans un autre.

Quant à la fiction proprement dite, elle a clairement un air de déjà-vu. Les personnages qui traversent ce récit sont stéréotypés et caricaturaux : l’héroïne, Viviane, est sage, lisse, à la limite de la bigoterie et se révèle totalement ennuyeuse à suivre. Sa mère, Juliette, on le comprend très vite, est une juive qui a fui sa famille pour épouser le père de Viviane et a gommé toute judaïcité en elle. Quant à Mado, la cousine, sans doute la plus intéressante à suivre, elle est montrée comme une délurée qui ne vit que pour ses 5 à 7 avec son général alors que je vois surtout une jeune femme éprise de liberté, fuyant les conventions sociales, qui va sincèrement tomber amoureuse. C’est d’ailleurs le personnage que j’ai préféré suivre mais elle apparaît assez peu hélas.

Trop de points négatifs pour moi et une déception que ce roman qui manque d’intérêt, de profondeur et d’originalité à mes yeux. Dans le même registre et la même collection, je vous conseille plutôt Les amants de l’été 44 et Pour l’amour de Lauren de Karine Lebert.

Merci aux Editions Presse de la Cité pour leur confiance.

Read Full Post »