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Posts Tagged ‘lauren willig’

À la mort de sa mère, Rachel découvre une coupure de presse qui fait voler en éclats toutes ses certitudes : son père, qu’elle croyait décédé, est bel et bien en vie. Mieux encore, il a une autre fille.
En quête d’explications, la jeune femme part pour Oxford où elle fait la connaissance de Simon Montfort, aristocrate et journaliste mondain. Ensemble, ils échafaudent un plan pour approcher le père de Rachel, le comte d’Ardmore : elle devient la pétillante Vera Merton, une cousine éloignée de Simon. Il l’introduit dans l’aristocratie londonienne, elle lui fournit en retour de quoi alimenter sa chronique. Un échange de bons procédés qui n’est pas sans risque… Rachel découvre bientôt les dessous de ce monde sans pitié.

Normandie, 1928. Rachel Woodley est la gouvernante anglaise des trois filles du comte et de la comtesse de Brillac. Elle s’applique à leur enseigner aussi bien que possible la langue de Shakespeare et les bonnes manières lorsqu’elle reçoit un télégramme de son parrain l’informant que sa mère a contracté la grippe et qu’elle est au plus mal.

Ni une ni deux, Rachel regagne Paris, Calais, Londres et enfin son village perdu dans la campagne, la peur au ventre. Sa mère est la seule famille qui lui reste depuis que son père, Edward Woodley, botaniste de son état, a trouvé la mort alors qu’elle avait tout juste quatre ans.

Arrivée à bon port, elle trouve la maison familiale vide et sa meilleure amie lui apprend que Katharine a été enterrée la veille. Effondrée par la nouvelle et désormais sans travail, elle doit aussi vider les lieux car le propriétaire a déjà de nouveaux locataires prêts à emménager.

Alors qu’elle rassemble les affaires de sa mère, elle découvre une coupure de presse montrant un homme qui ressemble comme deux gouttes d’eau à son père, immortalisé auprès de sa fille.

Le lendemain, Rachel part pour Oxford afin de remercier son parrain d’avoir veillé sur sa mère et organisé les funérailles et en profite pour lui montrer la coupure de presse. David lui confirme que l’homme en question, Edward Standish, comte d’Ardmore, est bien son père.

Sonnée par la nouvelle, elle quitte brusquement David lorsque Simon Montfort, un ancien élève de son parrain arrive dans son bureau. Le jeune homme, artistocrate lié aux Standish et journaliste mondain lui propose de se venger de son père en devenant Vera Morton…

Une fois n’est pas coutume, aussi reçu, aussi lu ! Il faut dire que j’avais aimé le premier roman de l’autrice, Ashford Park, et que son second récit fourmillant de secrets de famille et ayant pour cadre le Londres des années 20, ne pouvait que me faire saliver.

L’autre héritière n’a donc pas eu le temps de croupir dans ma PAL et je peux d’ores et déjà vous dire que j’ai bien fait car j’ai adoré ma lecture. J’ai trouvé cette immersion au coeur de l’aristocratie et de la jeunesse dorée de la fin des années 20, qui s’étourdit encore et encore chaque nuit afin d’oublier les quatre années de guerre, totalement réussie.

Lauren Willig montre très bien à travers une myriade de personnages tous plus superficiels les uns que les autres, le monde de la nuit investi par la gentry anglaise, qui s’enivre de musique et d’alcool toutes les nuits en attendant de faire un beau mariage ou de percer en politique ou en littérature.

Une peinture historique et trépidante des années folles très réussie de cette aristocratie à bout de souffle avec d’un coté la vieille garde snob et prétentieuse, et de l’autre, la jeunesse plus moderne qui n’arrive cependant pas s’opposer à ses parents.

J’ai adoré aussi Rachel et Simon, les deux personnages principaux. Rachel est une héroïne comme je les aime, courageuse et honnête, qui ne veut compter que sur elle-même et qui va finir par être dépassée par sa vengeance.

Malgré son personnage de jeune fille futile qu’elle endosse, elle n’oublie pas d’où elle vient et juge plutôt sévèrement ces jeunes bohèmes qui vivent une existence oisive, faite de plaisirs. Quant à Simon, qui apparaît très superficiel et imbu de lui-même au départ, il se révèle finalement plein de surprises, avec ses failles et une gravité bien cachée.

Si vous aimez les secrets de famille, les années 20 et une ambiance à la Downton Abbey, précipitez-vous sur L’autre héritière, il ne pourra que vous plaire, en tout cas j’espère qu’il vous séduira tout autant que moi.

Merci à Anne et aux Presses de la Cité pour cette très agréable lecture, j’ai adoré !

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Juriste dans une grande entreprise new-yorkaise, Clementine a tout sacrifié à sa carrière. A trente-quatre ans, c’est seule qu’elle se rend à la fête d’anniversaire organisée pour les quatre-vingt-dix-neuf ans de sa grand-mère, Addie. Pendant les festivités, Clementine découvre un secret de famille enfoui depuis des années. Lorsqu’elle arrive à Ashford Park, en 1905, Addie a à peine cinq ans et est orpheline. Bien que son oncle et sa tante lui fassent comprendre qu’elle n’a été recueillie que par charité, elle passe une enfance et une adolescence heureuses auprès de sa cousine, la belle et audacieuse Bea. Quand la guerre éclate, leurs chemins se séparent. Addie s’engage comme infirmière tandis que Bea fait un mariage de convenance. Après un scandaleux divorce, cette dernière quitte Londres pour épouser le petit ami d’Addie, et s’enfuir avec lui au Kenya.

ashford-park-lauren-willig auteur-éditeur-pagesVous connaissez mon intérêt pour les romans qui alternent époques et lieux, aussi lorsque Les presses de la cité m’ont envoyé Ashford Park, je n’ai pas boudé mon plaisir même si j’ai mis quelques semaines pour l’extirper de ma PAL.

Ici, nous suivons en parallèle Clemmie, juriste chez CPM, un gros cabinet d’avocats new-yorkais. La jeune femme se trouve à un tournant de sa vie puisqu’à 34 ans, elle vient de rompre ses fiançailles avec Dan, un homme gentil et terne avec lequel elle ne se voyait pas passer le reste de sa vie même si son horloge biologique commence à la travailler. Elle ne vit que pour son job, travaille 7 jours sur 7, ne prend jamais de vacances, car elle espère bien être promue associée incessamment sous peu. Et surtout, elle est amoureuse de Jon, le beau-fils de sa tante Anna, un homme inaccessible car marié et avec qui les relations sont plutôt tendues depuis leur séjour à Rome.

En parallèle, nous découvrons le passé d’Addie, sa grand-mère, qui fête au début du roman ses 99 ans. Veuve de Frederick, elle est en train de s’éteindre doucement et va léguer à sa petite-fille des documents qui lui permettront de découvrir la vérité sur sa famille. Une famille qui recèle bien des secrets et des non-dits.

Le récit navigue donc entre plusieurs époques dans le passé d’Addie et dans différents lieux : Londres, le château d’Ashford Park dans la campagne anglaise, le Kenya et bien sûr New-York. Lorsqu’Addie meurt, Clemmie va s’attacher à dénouer les nœuds patiemment tissés par sa grand-mère et sa mère, pour découvrir toute la vérité sur ses origines. Elle y sera aidée par Jon, spécialiste de l’histoire anglaise moderne.

C’est une jolie histoire de femmes avec une intrigue bien construite même si les mystères sont finalement assez simples à percer mais Lauren Willig sait très bien nous plonger dans les différentes atmosphères et époques, ce qui rend la lecture de ce roman très agréable et dépaysante. J’ai notamment beaucoup apprécié toutes les scènes qui ont lieu à Ashford Park et au Kenya.

Les personnages sont touchants et bien construits, avec leurs forces et leurs failles. Une belle romance au style fluide qui se lit très rapidement, on tourne les pages inlassablement tant on a envie de savoir si les secrets tus sont bien ceux que l’on croie.

Une romance que j’ai donc beaucoup apprécié et qui m’a rappelé Le jardin des secrets de Kate Morton qui alterne lui aussi différents lieux et époques et que je vous conseille au passage.

Merci à Anne et aux Presses de la Cité pour cette très agréable lecture, idéale pour les vacances.

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Lu dans le cadre d’une lecture commune avec Claire et Céline et du challenge 1 pavé par mois :

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