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Posts Tagged ‘le réseau corneille ken follett’

Fin mai 1944, les armées alliées préparent le débarquement sur les côtes normandes. Dans le village de Sainte-Cécile, à quinze kilomètres de Reims, les Allemands ont installé un central téléphonique à l’intérieur d’un château historique. En vain, l’aviation britannique a essayé de détruire cette place stratégique. Un raid des résistants locaux organisé par Betty Clairet, major de vingt-neuf ans dans l’armée anglaise, s’est également soldé par un échec car le MI6 avait sous-estimé les effectifs de la garnison. Revenue à Londres en ayant subtilisé le laissez-passer d’une femme de ménage du central téléphonique, Betty réussit à convaincre ses supérieurs d’organiser une nouvelle tentative de sabotage en recrutant elle-même quelques femmes qui vont former un commando unique en son genre. Elles ont une semaine pour réussir leur mission mais elles ignorent qu’à Sainte-Cécile, un agent de renseignement nazi a pu obtenir des informations capitales sur la résistance en torturant un des rescapés de l’assaut manqué.

Après avoir beaucoup lu et entendu de bien de Ken Follett, je me suis décidée à découvrir cet auteur, et plutôt que de commencer par son chef d’œuvre, les piliers de la terre, j’ai préféré attaquer avec le réseau Corneille, dont le sujet m’intéressait beaucoup. En lisant la 4è de couverture, j’ai imaginé que ce réseau Corneille existait bel et bien pendant la seconde guerre mondiale, il n’en est rien, mais je trouve intéressant que pour une fois, on mette la lumière sur des femmes courageuses.

Courageuses, Betty, Diana, Maude, Jelly, Greta et Ruby le sont assurément, inconscientes sans doute aussi, et malgré certains défauts agaçants, Ken Follett sait les rend attachantes. Cette escouade en jupe – version féminine des Douze Salopards – doit détruire le central téléphonique de Reims pour permettre la réussite du Débarquement. Pendant les 7 jours qui les séparent du D-Day, nous assistons à leur recrutement, à leur formation accélérée (c’est le moins que l’on puisse dire), à leur parachutage sur l’ennemi, etc,  jusqu’au jour J, celui du sabotage.

Le suspens est bien mené, l’histoire prenante et construite, et le duel à distance que se livre Betty, l’agent anglais, et Dieter, l’officier allemand de la Wermarth, les deux personnages principaux du roman, est très prenant. La fin est en revanche plutôt convenue et pas très surprenante.

Le livre est bien documenté et pas manichéen, il démontre bien qu’il n’y a pas qu’un seul profil allemand forcément nazi, mais des allemands S.S et des militaires allemands, qui se détestent cordialement. Du côté français également, il y a des collaborateurs et des résistants, des miliciens et la majorité silencieuse, qui se terre, s’épie et vit dans la peur.

Ce livre se lit très vite, j’ai été happée par les multiples rebondissements, et cette lecture m’a donné envie de lire d’autres romans de Ken Follett, mais un bémol toutefois : je n’ai pas goûté les scènes d’interrogatoires et de tortures où certains détails insoutenables auraient pu être passés sous silence, on n’imagine que trop bien ce que les résistants devaient endurer en cas de capture, les précisions sont ici superflues !

Lu dans le cadre des challenges God save the livre et ABC Babelio 2012-2013

     

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