Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘le secret de lady audley’

Mais qu’est donc devenue feue Helen Talboys ? Après trois années à chercher fortune en Australie, George Talboys est de retour au pays. Accueilli par son ami Robert Audley, avocat, il s’apprête à retrouver sa femme Helen, quand il apprend que celle-ci est mystérieusement décédée. À Audley Court, la propriété familiale où Robert a invité son ami, d’autres événements curieux se produisent. La tante de Robert, Lady Audley, évite de croiser George. Lequel, après s’être fait montrer un portrait d’elle, disparaît brusquement. Presque aussitôt, Lady Audley se rend à Londres pour mettre la main sur les lettres d’Helen… Lancé à ses trousses, Robert ne trouve qu’un livre annoté de la main de celle-ci, dont l’écriture rappelle à s’y méprendre celle de Lady Audley… Ses soupçons s’épaississent lorsqu’il fait la découverte d’une malle de voyage ayant appartenu à sa tante lorsqu’elle était gouvernante… et qui porte l’étiquette d’Helen Talboys ! L’étrange châtelaine serait-elle l’ex-femme de George, qui aurait maquillé son identité pour épouser le riche veuf Sir Audley ? A-t-elle toute sa tête ? La vérité semble proche, mais bientôt Robert échappe par miracle à un incendie, tandis que George est poussé dans un puits…

le-secret-de-lady-audley-mary-elizabeth-braddonauteur-éditeur-pagesLorsque l’on pense aux grandes dames du crime anglaises, le premier nom qui nous vient immédiatement à l’esprit est celui d’Agatha Christie et l’on oublie trop souvent celui de Mary-Elizabeth Braddon qui a pourtant connu un grand succès au milieu du 19è siècle, notamment avec Le secret de Lady Audley, paru en 1862 sous la forme d’un roman feuilleton et qui a tenu en haleine ses lectrices pendant de longues semaines, ce fut même un véritable phénomène d’édition, pulvérisant des records !

Dans ce roman policier victorien, nous suivons Robert Audley, avocat plutôt indolent et futur héritier du titre et du domaine d’Audley qui appartient à son oncle sir Michaël. Il recueille Georges Talboys, venu tout droit d’Australie après avoir trouvé la fortune, de retour en Angleterre pour retrouver son épouse Helen. Il apprend alors via une annonce dans le journal que celle-ci est décédée. Fou de douleur, Talboys accompagné d’Audley, se rend sur sa tombe et se fait confirmer le décès par le capitaine Maddon, son beau-père. Le veuf n’a alors plus qu’une idée en tête, repartir au plus vite en Australie. Audley, prenant en pitié sa douleur, le convainc de l’accompagner en Russie. A leur retour, il l’emmène voir son oncle sir Michaël, veuf depuis seize ans et qui vient de convoler avec une jeune institutrice, Lucy, au grand dam de sa fille Alicia. Mais lady Audley refuse de recevoir George Talboys et ce dernier disparait sans une explication dès le lendemain. Audley est très inquiet pour son ami, il craint l’irréparable et décide de mener l’enquête.

Ce livre, empli de longueurs, et vous savez que je les boude souvent, m’a néanmoins beaucoup plu et intéressé. L’auteure est une formidable conteuse et tisse son intrigue de façon très subtile. L’atmosphère emplie de gothique, de brume est très bien rendue, je n’étais pas trop dépaysée après le mois Halloween et cela m’a fait plaisir de la retrouver. Mary Elizabeth Braddon a bien su construire son récit : les mystères apparaissent par strates successives, les chapitres sont relativement courts, ce qui sert l’intrigue et relance à chaque fois l’intérêt du lecteur. On comprend malgré tout assez vite où veut en venir Mary Elizabeth Braddon et quel est le terrible secret de Lady Audley. Ce thriller victorien est un petit bijou qui m’a captivé je dois bien l’admettre, l’écriture du XIXe siècle a certes un peu vieilli mais elle reste très plaisante à lire notamment grâce au vocabulaire riche employé par l’auteure et ses longues narrations d’intérieurs, de mobiliers, de costumes, de peintures et de paysages donnent un charme certain au récit.

Il y a certes beaucoup de longueurs car les auteurs de romans feuilletons étaient souvent payés à la ligne et ils ne boudaient pas leur plaisir à allonger considérablement leurs intrigues par de longues digressions, c’est mon seul bémol, ce qui ne m’a pas empêchée d’être totalement embarquée et sous le charme de cette histoire victorienne que je ne peux que vous recommander si vous aimez les romans de cette époque, vous ne devriez pas être déçues.

Un grand merci à Babelio et aux éditions Archipoche pour cette agréable lecture !

heart_4

Lu dans le cadre d’une lecture commune avec Fanny, de l’opération Masse critique de Babelio et des challenges La plume au féminin édition 2013, God save the livre édition 2013, Challenge Victorien 2013 et British mysteries  :

       challenge-victorien-2013    2168108069.2

Read Full Post »