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Posts Tagged ‘lee jackson’

Dans le quartier de Chelsea, à Londres, les Jardins de Cremorne sont un lieu de plaisirs très prisé. Malgré une réputation sulfureuse, les Londoniens s’y pressent chaque soir pour oublier la grisaille quotidienne, dans un tourbillon d’alcool, de musique et de lumière. Mais au printemps 1875, un sinistre personnage surnommé «La Cisaille» fait régner la terreur en s’attaquant à de jeunes clientes. Par ailleurs, un homme d’église en croisade contre le vice en général et Cremorne en particulier est victime de menaces signées : «La Cisaille». Lorsqu’une de ses domestiques meurt assassinée, le plus fin limier de Scotland Yard, l’inspecteur Decimus Webb et son équipier, le zélé sergent Bartleby, sont chargés de l’enquête. Loin des conclusions hâtives, armé de son imperturbable flegme et de son ironie mordante, Webb se lance dans une chasse à l’homme patiente et déterminée qui lui réserve bien des surprises…

Troisième volet de la trilogie Decimus Webb, le jardin des plaisirs se déroule en 1875, soit 11 ans après le cadavre du Métropolitain et un an après les bienfaits de la mort. Si le premier tome m’avait peu emballé, le second relevait le niveau, quand serait-il du troisième ? Et bien, Lee Jackson relève le défi et ce troisième opus est bien meilleur que les précédents. La narration s’attarde un peu moins sur la dissection de la vie à l’époque victorienne et se concentre davantage sur l’histoire policière.

Le livre s’ouvre sur un banal fait divers : la cisaille s’en prend aux jeunes femmes qui fréquent les jardins de Crémorne la nuit, au grand dam de l’institution religieuse voisine et du révérend Featherstone ! La canaille coupe une mèche de cheveux à ses victimes, qui en sont quittes pour une belle frayeur. L’affaire se corse lorsqu’une jeune femme, Jane Budge, bonne du révérend Featherstone, meurt brûlée vive, quelques jours seulement après que George Nelson, condamné pour le viol de la jeune femme 5 ans auparavant, soit libéré.

L’ancien violeur a-t-il fait le coup ? Veut-il se venger de Charles Perfitt, témoin à charge et ex-employeur de Jane Budge ? A-t-il au contraire été victime d’un complot ? Les fausses pistes se multiplient, les rumeurs et mystères aussi. Comme dans les autres volets de la trilogie, une jeune femme se détache du lot des personnages, Rose Perfitt, 18 ans tout juste et qui vit sa première saison, son entrée dans le monde.

A vrai dire, j’ai beaucoup aimé l’intrigue et eu l’impression de lire du Anne Perry. J’ai aimé le suspens distillé avec deux histoires parallèles, si la première se devinait sans trop de peine, la seconde s’est révélée nettement plus surprenante. On retrouve l’inspecteur Decimus Webb, toujours aussi antipathique, flanqué du sergent Barttleby que je trouve très attachant. Le fin limier de Scotland a toutefois du retard à l’allumage et on ne peut pas dire qu’il soit très versé dans la psychologie criminelle, il se plante de suspect à chaque fois, et en profite pour houspiller son sergent à tord et à travers.

Le suspens est bien mené jusqu’au bout et fait de ce livre, un bon moment de lecture, que je vous recommande, si vous êtes fan de roman policier victorien !

Lu dans le cadre du challenge Polars Historiques, du challenge God save the livre, du challenge Victorien

   

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Deux jeunes prostituées sont retrouvées sauvagement assassinées dans une maison close de Londres.

Dans la main de l’une des victimes, un morceau de papier sur lequel est inscrite une énigmatique citation biblique. Quelques jours plus tard, un cadavre est volé dans un cimetière de la capitale. L’inspecteur Decimus Webb de Scotland Yard suspecte rapidement un lien entre ces deux macabres affaires. Si Webb connaît par cœur les dédales crasseux et les maisons cossues de la capitale britannique, il est aussi aguerri aux turpitudes de l’âme humaine.

Ses investigations vont bientôt le mener jusqu’à un honorable homme d’affaires et bon père de famille, Jasper Woodrow. Au cœur des faux-semblants de la société victorienne, Webb devra user de sa légendaire perspicacité s’il veut empêcher un nouveau meurtre…

Second volet de la trilogie ayant pour héros l’inspecteur Decimus Webb de Scotlard Yard, l’histoire se déroule en 1874, soit 10 ans après Le cadavre du Métropolitain. Decimus Webb est le seul personnage rescapé dans ce nouveau volume, et cette fois-ci il mène l’enquête, secondé du Sergent Bartleby. Il a remisé au garage son vélo sans lequel il ne se déplaçait pas dans sa précédente enquête. Ce second volume est en tout cas meilleur que le premier et s’ancre bien dans le genre du polar historique, contrairement au premier qui tenait davantage de l’histoire de mœurs.

Lee Jackson plante toujours son décor en pleine époque victorienne, cette fois-ci au sein d’une famille bourgeoise de commerçants ayant fait fortune dans les habits de deuil. L’atmosphère se rapproche de celle que l’on retrouve chez Anne Perry, et si l’inspecteur Webb n’est pas attachant comme peut l’être Thomas Pitt, son héroïne, l’américaine Annabel Krout se révèle nettement plus intéressante. Chaque chapitre est d’ailleurs centré soit sur la progression de l’enquête soit sur ce qu’il se passe dans la famille Woodrow, chez laquelle est logée la jeune femme, jusqu’au dénouement final, un peu trop précipité à mon goût.

L’ensemble est néanmoins bien construit et l’histoire, prenante. Le suspens est là et les pièges tendus au lecteur, nombreux, Lee Jackson nous balade allègrement et pour tout vous dire, je n’ai pas résolu l’affaire avant le fin limier de Scotland Yard. Je l’ai dévoré en deux jours et je vais retrouver avec beaucoup de curiosité l’inspecteur dans le dernier tome de la trilogie. Decimus Webb n’a toutefois aucun charisme, il est même plutôt antipathique et horripilant et si je n’avais pas acheté les 3 en même temps, je n’aurais sans doute pas poursuivi ses aventures tant je préfère le style d’Anne Perry à celui de Lee Jackson.

Lu dans le cadre du challenge Polars Historiques, du challenge God save the livre, du challenge Victorien

   

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A la fin du XIXe siècle, Londres est une cité tentaculaire aussi monstrueuse que fascinante où le crime s’épanouit sans vergogne. Cette capitale est le terrain de chasse de Decimus Webb, inspecteur de Scotland Yard au flegme tout britannique… Lorsqu’une jeune femme est étranglée dans le métro fraîchement inauguré, la presse s’empare de l’affaire et le public en émoi réclame l’arrestation du  » meurtrier du métropolitain « . L’ inspecteur Webb aura besoin de toute sa clairvoyance pour progresser dans cette enquête qui va l’entraîner des taudis londoniens jusqu’au  » Foyer d’Holborn pour femmes repenties « , dirigé par l’intraitable Miss Philomena Sparrow.

Premier volet d’une trilogie, le cadavre du Métropolitain se déroule en 1864, l’année où est inaugurée la ligne 1 du métro londonien, et dès cette première année, un meurtre est commis. Inspiré par un fait réel, Lee Jackson plante son décor en pleine époque victorienne et en profite pour disséquer la société qui est en plein bouleversement avec la révolution industriel. Il met en scène ici un inspecteur bien ancré dans son époque puisqu’il se déplace en vélocipède, une rareté à l’époque. Ce moyen de transport, surnommé casse-patates, apparaît pour le moins comme incongru et fait passer son propriétaire pour un original.

L’auteur est comme Anne Perry un spécialiste du roman policier victorien et cet ouvrage, s’il a comme un point de départ un meurtre, n’est pas vraiment un roman policier, enfin pas assez à mon goût, l’enquête est surtout un prétexte qui permet à Lee Jackson d’explorer les bas-fonds de Londres et en particulier le sort réservé aux femmes pauvres qui n’ont comme autre choix qu’être bonne dans une maison, esclave serait un meilleur terme, ou prostituée.

Roman choral, il met en scène une foule de personnages, tous divers, mais dont les noms se ressemblent et j’ai eu du mal à entrer dans l’intrigue et surtout à repérer qui était qui. Il y a aussi beaucoup de mise en scène et un procédé narratif qui peut irriter par moments, dans un même chapitre, on saute de lieux en lieux et de personnages en personnages et on est par moment pris à témoin, cela m’a un peu décontenancé je l’avoue. Les personnages de Clara White, ancienne voleuse repentie, et de Mr Phibbs alias Henry Cotton, écrivain naturaliste en herbe, sont en revanche attachants. L’inspecteur Decimus Webb n’est là qu’en filigrane, Lee Jackson ne lui donne pas d’épaisseur alors qu’il est censé mener l’intrigue.

La lecture reste néanmoins agréable et intéressante mais j’espère que les volumes 2 et 3 (que j’ai déjà achetés) seront d’une verve plus policière que celui-ci.

Si vous recherchez un roman policier victorien, je vous conseille plutôt la série des Thomas et Charlotte Pitt d’Anne Perry.

Lu dans le cadre du challenge Polars Historiques, du challenge God save the livre, du challenge Victorien

   

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