Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘les brumes de riverton’

Eté 1924, dans la propriété de Riverton. L’étoile montante de la poésie anglaise, lord Robert Hunter, se donne la mort au bord d’un lac, lors d’une soirée. Dès lors, les soeurs Emmeline et Hannah Hartford, seuls témoins de ce drame, ne se sont plus adressé la parole. Selon la rumeur, l’une était sa fiancée et l’autre son amante…

1999. Une jeune réalisatrice décide de faire un film autour de ce scandale et s’adresse au dernier témoin vivant, Grace Bradley, à l’époque domestique au château. Grace s’est toujours efforcée d’oublier cette nuit-là. Mais les fantômes du passé ne demandent qu’à se réveiller…

les-brumes-de-riverton-kate-mortonauteur-éditeur-pagesL’année dernière j’avais lu et beaucoup aimé Le jardin des secrets et je m’étais promis de lire les autres romans de Kate Morton. Je comptais emprunter son dernier titre à la médiathèque mais dans les rayonnages il ne restait que Les brumes de Riverton, preuve du succès de l’auteure !

L’histoire démarre en 1914 à Riverton, dans la campagne anglaise. Grace, alors âgée de 14 ans, vient d’être engagée comme domestique au service des Harford, une famille de la noblesse, qui vit dans une grande demeure à la Donwton Abbey. Sa mère y a d’ailleurs travaillé jusqu’à sa naissance. Comme dans la série anglaise que j’adore, l’auteur trousse son récit, entre le monde des domestiques et celui des maitres. L’office, comme le reste de la maison, est régi par des traditions et un rang à tenir, chaque chose et chacun doit y être à sa place.

On assiste via cette grande famille et la jeune Grace, la narratrice, aux bouleversements qui secouent la société en ce début du 20è siècle, à l’heure où l’Europe va plonger dans la boucherie que fut la première guerre mondiale. Grace, désormais âgée de 99 ans, se confie sur la vie à Riverton à l’occasion d’un film qui retrace le suicide du poète Robert Hunter, qui se donna à la mort à Riverton un soir de 1924. L’auteure alterne de façon trop maladroite et abrupte le présent et le passé, un mode narratif qu’emprunte bon nombre de romanciers sans forcément en avoir le talent ou l’inspiration nécessaire. Ce que je reprochais à Tout ce que je suis d’Anna Funder, je le reproche aussi à Kate Morton que j’ai trouvé plus inspirée dans Le jardin des secrets. Le roman était lui aussi empli d’allers et retours entre le passé et le présent mais de façon très réussie. Ici l’histoire faite de flashbacks constants se révèle parfois un peu difficile à lire et à comprendre et elle m’a vite lassée. J’ai trouvé l’histoire au final plutôt banale même si l’auteure évoque des sujets intéressants et importants au sortir de la guerre comme le traumatisme des hommes rescapés du front, l’évolution des femmes à travers le mouvement des garçonnes, l’envie de celles-ci de travailler, d’exister par elles-mêmes.

Je n’ai pas ressenti l’engouement de bien des lectrices qui ont eu un véritable coup de cœur pour ce roman. Certains passages sont prenants mais d’autres sont vraiment poussifs et ennuyeux. Sur le papier, cette atmosphère british avait tout pour me plaire, hélas pour moi, j’ai trouvé que le récit avait trop de longueurs et recelait bien peu de secrets, contrairement à ce que la 4è de couverture laissait présager. Peut-être que j’ai lu trop de romans ayant cette construction cette année et que ça a fini par me lasser ? En bref, une grosse déception pour moi, et vous, l’avez-vous aimé ?

heart_2Lu dans le cadre du challenge La plume au féminin édition 2013 :

Read Full Post »